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Travail : stress au féminin, attention à l'infarctus

Une vaste étude menée aux Etats-Unis (17415 femmes suivies pendant 10 ans) montre qu'un stress trop élevé au travail augmente le risque pour les femmes de subir un infarctus ou d'autres accidents cardiovasculaires, en comparaison avec celles moins exposées et évoluant dans milieu de travail plus stable.

Les résultats des travaux du Dr Michelle Albert et de ses collègues du Brigham and Women's Hospital montrent que les femmes qui ont un travail stressant courent 40 % de risques en plus d'avoir une crise cardiaque ou cérébrale ou d'avoir des artères obstruées, comparativement à celles dont le milieu de travail est plus équilibré et satisfaisant.

Plus le stress est grand, plus le risque augmente, notent aussi les auteurs des travaux présentés lors de la rencontre annuelle de l'American Heart Association qui se tenait à Chicago en fin de semaine.

Ainsi, des activités très stressantes et peu satisfaisantes augmentent de 88 % environ le risque d'infarctus et de 43 % le risque de pontage coronarien ou d'autres chirurgies cardiaques. 

Cette étude montre l'existence à la fois d'effets cardiovasculaires cliniques immédiats et à long terme de ces emplois stressants et pas épanouissants chez ces femmes.

Les chercheurs ont aussi démontré que l'insécurité de l'emploi est liée à un accroissement des facteurs de risque cardiovasculaires que sont lun excès de poids, un taux élevé de cholestérol et une hypertension artérielle. 

Les auteurs montrent également que la notion de contrôle a aussi son importance, en affirmant que les femmes qui ont un travail exigeant sur lequel elles exercent peu de contrôle courent le plus grand risque à long terme de présenter des problèmes cardiaques.

Pour finir, ces travaux n'ont pas permis d'établir de lien direct entre la crainte de perdre son travail et un risque accru de problèmes cardiaques.

 

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Obésité précoce, décelable dès 9 mois?

 

Une nouvelle étude, publiée dans l'American Journal of Health Promotion, montre que l’obésité serait décelable dès 9 mois chez le petit enfant. Des bébés « trop lourds » à 9 mois ont en effet 20% de plus de risque de devenir les enfants en surpoids à 2 ans. De même, certains groupes d’enfants sont plus à risque de développer une obésité.

Les résultats incitent donc à recommander une stratégie de surveillance de l’obésité dès le plus jeune âge, notamment pour certains groupes ethniques.

Les chercheurs ont cherché à estimer la prévalence des risques de surpoids et d’obésité des enfants américains à l'âge de 9 mois et à l'âge de 2 ans, ainsi qu'évaluer les changements de poids entre ces deux périodes, et examiner les relations entre le poids (normal, à risque, ou obésité) et les évolutions démographiques.

Le Dr Brian G. Moss, de la Wayne State University (Detroit, Michigan), et le Dr William H. Yeaton, de l'Université du Michigan, ont réalisé l’analyse du poids de 8.900 bébés de 9 mois et 7.500 enfants de 2 ans à partir des données de la Early Childhood Longitudinal Study–Birth Cohort (ECLS-B), une étude cohorte longitudinale portant sur un échantillon national représentatif d'enfants américains nés en 2001.

Les mesures comprenaient le sexe de l'enfant, la race ou l'origine ethnique, le statut socio-économique, la communauté, la région et le statut pondéral. Un enfant était considéré comme obèse si son poids était situé au-delà du 95e percentile des courbes de croissance standard. Les chercheurs ont évalué si les bébés avaient un poids normal, à risque, ou obèses à 9 mois, suivi leur évolution à 2 ans et ont utilisé des modèles de régression logistique pour déterminer la probabilité selon les caractéristiques démographiques des enfants, d’une stabilité, d’une perte ou d’un gain de poids.

Les résultats montrent que, environ un tiers des enfants américains sont soit à risque soit obèses dès l’âge de 9 mois (31,9%) et à 2 ans (34,3%). Les chercheurs constatent que les bébés obèses à 9 mois présentent le plus grand risque d'être obèse à 2 ans. Certains enfants sont plus à risque (par exemple, les Hispaniques et les enfants de faible statut socio-économique), tandis que d'autres enfants ont réduit leur risque.

Attention, ces résultats ne signifient pas que tous les bébés en surpoids vont devenir des adultes obèses, cependant, l’obésité à 9 mois est un facteur prédictif de risque accru d’obésité même si ce risque n'est pas uniforme dans les sous-groupes démographiques.

Les auteurs de l'étude concluent donc que la surveillance et la stratégie de lutte contre l’obésité doivent ciblées sur les enfants des groupes les plus à risque.

(American Journal of Health Promotions January/February 2011, Vol. 25, No. 3, pp. 190-198. DOI: 10.4278/ajhp.090123-QUAN-29- "Young Children's Weight Trajectories and Associated Risk Factors: Results From the Early Childhood Longitudinal Study-Birth Cohort")

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