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Quel est l'impact de la grève sur les salariés non grévistes ?

  

En ces temps de grève, certains salariés, employés, travailleurs, ont décidé, pour des raisons qui leur sont propres, d'aller travailler et de ne pas être grévistes. Voyons les conséquences qu'ils peuvent subir non seulement en tant qu'usagers de la société mais également en tant que professionnels.

 Difficultés dans les transports/ blocage dû aux manifestations :

  • Retard au travail : conséquences sur le quota horaire mensuel ; réprimande éventuelle de la hiérarchie ; retard dans la production ; baisse de la productivité ; surcharge de travail pour suppléer l'absence des collègues grévistes.

  • Incertitude quant aux horaires, aux conditions de trajet : angoisse, stress, troubles du sommeil, moins de temps à la maison.

  • Retour tard le soir à la maison : désorganisation familiale ; fatigue ; stress.

Blocage des moyens de transports en commun et blocage suite à la pénurie de carburant : quel statut pour cet absentéisme, comment cela sera imputé à l'employé ?

Ré-organisation familiale quotidienne par rapport à la grève dans les écoles et les crèches :

  • Trouver une solution au jour le jour, souvent dans l'urgence (stress, angoisse...)

  • Poser des jours de congés (perte de vacances).

  • Prendre des congés sans solde (perte financière).

Blocage du lieu de travail par les autres salariés grévistes :

  • Tension, pression syndicale, reproches, menaces : conflits, violence psychique et physique parfois (angoisse, insomnie, isolement ou mise à l'écart, manque de reconnaissance)

  • Incitations (culpabilisation).

Appréhension d'éventuels dégâts en marge des manifestations : casseurs (notamment pour les commerçants) ; vandalisme ; agressions ….

 

Le constat semble clair : la grève est un facteur de STRESS pour ceux qui ne la font pas, avec tous les troubles que cela peut engendrer : irritabilité, fatigue, difficultés de concentration, perte du sens de l’humour, insomnies, angoisse, conflits familiaux ou de couple......

Au niveau professionnel, cela peut conduire à des arrêts maladie à venir, moins d'implication professionnelle et/ou baisse de motivation, conflits avec les collègues et/ou la hiérarchie.....

 Si vous pensez que la grève a des répercussions sur votre bien-être, réagissez rapidement, avant que ce stress ne s'installe et ne devienne chronique.

 

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Actualités

Mon enfant bégaie.....

 

Le bégaiement est peu reconnu et mal pris en charge (structures pas adaptées, manque de formation professionnelle...). L'Association Parole-Bégaiement essaie de remédier à ce triste constat.


Il y a 650 000 personnes bègues en France, soit 1% de la population. Il est pertinent de parler de handicap, même si certains bègues refusent de l'admettre. C'est une vraie souffrance, qui invalide fortement la personne. Certains bègues montent ce que l'on peut nommer des stratégies d'évitement. On parle alors de "bégaiement masqué"; la personne bègue fait semblant de dire qu'elle n'a pas compris, elle choisit ses interlocuteurs, ses mots (plus courts, plus faciles à prononcer), ce qui crée chez elle un réel problème d'identité.

Le bégaiement est un trouble de la communication affectant la parole. Les causes précises sont mal connues. Et au niveau mondial, on parle seulement de causes par la preuve.
Il existe ce que l'on appelle les facteurs 3P : Prédispose l'enfant, Précipite le trouble et le Pérennise.

Après avoir rencontré famille et enfant en consultation, on peut essayer de comprendre et de déterminer le facteur agissant. Ce peut être les trois comme un seul.
La maladie touche des domaines comme l'endocrinologie, la psychiatrie, ou encore la neurologie. La génétique a permis de voir qu'il existe des familles de bègues, qu'un parent bègue a trois fois plus de risques d'avoir un enfant qui bégaiera, que les vrais jumeaux ont six fois plus de risques que les deux soient bègues.

Le bégaiement apparaît le plus souvent avant l'âge de 7 ans. Entre 11-12 ans, lors de la période pubertaire, c'est encore possible. Plus rarement, il peut survenir à l'âge adulte.
En général, c'est au moment de l'acquisition du langage que les enfants peuvent présenter le risque de devenir bègue. Les premiers signes sont la notion d'effort, de lutte avec les mots.
Un enfant qui commence à bégayer est différent d'un enfant qui a certaines difficultés à parler, qui hésite ou répète certains mots. La différence est subtile. Les spécialistes repèrent cela, les parents pas toujours. Les pédiatres disent que cela passe avec le temps. Cependant, ce raisonnement pose problème, car moins un enfant bégaie, plus vite il arrêtera, d'où l'importance de repérer tôt ce problème.

Dès la maternelle, les enfants bègues sont plus isolés que les autres, et lorsque les enfants s'aperçoivent de leur handicap, ils sont victimes de moqueries. Et cela est valable et s'amplifie à l'adolescence.

Quand une personne non-bègue bute sur un mot, il suffit qu'elle se détende pour reprendre la fin de sa phrase. Une personne bègue, elle, fera ce que l'on appelle une "inversion des réflexes de détente", c'est-à-dire qu'elle va bloquer son élocution en devenant tendue, lorsqu'elle va bégayer. Il faudrait au contraire qu'elle se détende.

Plus tard, dans le milieu professionnel, entre deux personnes qui se présentent à un poste, il est certain que le recruteur prendra la personne non-bègue. A cause d'elle, parce qu'elle se dévalorise, elle est la propre source de leur échec. Il est possible pour une personne bègue de faire classer son bégaiement en handicap: il faut pour cela se rendre à la maison du Handicap et obtenir une reconnaissance selon la sévérité du degré de bégaiement.

En ce qui concerne les structures adaptées ou les consultations spécialisées, il existe une grande latence dans ce domaine. Dans la région parisienne, il n'existe qu'une seule consultation hebdomadaire à l'hôpital Pompidou.
Le premier objectif de l'association Parole-Bégaiement est de récolter les moyens afin de créer une maison du bégaiement, regroupant des acteurs sociaux, soignants, une bibliothèque, un lieu de rencontre en quelque sorte...

Le bégaiement n'est pas une maladie, mais plutôt un trouble et il faut en sortir par une thérapie. Le but est de pouvoir s'accepter tel que l'on est et ne pas être tyrannisé par son handicap. Un enfant qui joue seul et parle avec son ours en peluche ou avec son chien ne bégaiera pas. C'est là que l'on se rend compte que ce trouble est un problème de relation à l'autre. 80% du bégaiement provient de la peur de bégayer. La thérapie apprend donc à la personne à s'affirmer davantage, à ne pas hésiter à taper du point sur la table pour montrer son mécontentement et dire ce qu'elle veut quand elle le veut. Evidemment, le "must" est la disparition du bégaiement.

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