Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

colloque ANR Santé Environnement Santé Travail
 
Santé-environnement Santé-travail : Colloque bilan et perspectives organisé par l’Agence Nationale de la Recheche
1er et 2 février 2012 à Paris


Le programme « Santé-environnement Santé-travail » a été mis en œuvre par l’ANR afin de favoriser la production de connaissances fondamentales sur le rôle des déterminants environnementaux sur la santé et d’analyser leurs effets conjugués avec les déterminants génétiques, sociaux et comportementaux. Il s’est attaché à l’exploration du rôle des modifications de l’environnement dans la dynamique des pathogènes, de leurs vecteurs et dans le développement des maladies infectieuses. Il a également permis d’étudier les déterminants organisationnels et sociaux de la santé au travail.
114 projets, mobilisant 318 équipes de recherche, ont été financés dans les trois éditions de l’appel à projets pour un montant de 25 millions d’euros.

Principaux résultats du programme :

1/ Dans le domaine du rôle de l’environnement sur la santé humaine les travaux financés ont permis de mieux caractériser les déterminants et leurs effets, en renforçant les connaissances dans le domaine des allergies et maladies respiratoires, et en explorant des domaines plus émergents comme ceux des effets neurologique et des effets sur la reproduction. L’étude conjointe de la caractérisation physicochimique des contaminants physiques (radiations, ondes et nanomatériaux…), chimiques, (pesticides, résidus médicamenteux, métaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques…) et biologiques (virus, agents pathogènes, toxines…) de leur dispersion dans les différents milieux ainsi que de leur diffusion au sein des cellules et de leurs effets biologiques et cliniques, permettent de mieux comprendre les mécanismes d’exposition et de toxicité.

2/ Dans le domaine des maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, les études pluridisciplinaires de la distribution spatio-temporelle des pathogènes, du rôle des vecteurs, des pratiques sociales, des modifications environnementales contribuent à élaborer des modèles de diffusion des maladies virales, pour le chikungunya, la peste, la grippe, etc. D’autres travaux analysent les potentialités de résistances aux biocides (insecticides, antibiotiques…) des agents pathogènes et de leurs vecteurs.

3/ Dans le domaine de la santé au travail, les travaux de recherche en épidémiologie, en clinique et en sciences humaines et sociales permettent de caractériser les troubles et les pathologies (troubles musculo squelettiques, cancers, maladies respiratoires) et d’identifier de nouvelles pénibilités, leurs déterminants organisationnels ou sociaux et les conditions de leur réduction. Ils mettent aussi en évidence les transformations de la prise en charge des problèmes de santé au travail et permettent de comprendre la façon dont les salariés les vivent.


Le colloque des 1er et 2 février a pour objet de faire le point sur les principaux résultats scientifiques de l’édition 2007, de faire un bilan de l’ensemble du programme et de définir de nouvelles perspectives de recherche.

Les 2 journées s’organisent comme suit :
•    4 grands modules présentant les résultats de l’édition 2007 :
- Rôle de l’environnement dans l’émergence et la réémergence des maladies infectieuses : agents pathogènes et leurs vecteurs ; bactéries et toxines
- Facteurs environnementaux et impacts sur la santé : allergies et maladies respiratoires, inflammation ; perturbateurs endocriniens ; environnement, cancers et facteurs de risques ; effets des rayonnements, mécanismes moléculaires ; effets des nanomatériaux et des contaminants chimiques
- Santé, travail et autres déterminants sociaux
- La construction sociale de l’expertise

•     Le bilan de l’ensemble du Programme (2005/06/07) sera l’occasion de faire le point sur les principaux résultats et de présenter des témoignages de chercheurs.

•    Enfin, une discussion sur les perspectives de recherche permettra d’identifier les recherches prioritaires à explorer dans ce thème. Elle réunira des chercheurs des différents champs disciplinaires, des représentants des institutions de recherche et des ministères concernés. Elle sera organisée autour de 4 grands thèmes :
- Dynamiques du vivant et dynamiques de l’environnement
- Nouvelles approches toxicologiques et écotoxicologiques : mécanismes moléculaires et cellulaires
- Connaissances des populations et caractérisation des expositions environnementales
- Santé, environnement, travail et société : dimensions économiques et sociales

Vous trouverez quelques exemples de recherches développées dans le programme SEST (2005/2007)

Programme du colloque : www.agence-nationale-recherche.fr/Colloques/SEST2012/programme-SEST-2012.pdf

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

Frères et soeurs : amitié ou guerre fratricide ?

 

Les rivalités et les jalousies opposent les frères et les sœurs à tout âge. Cependant, ces sentiments et comportements sont particulièrement fréquents entre 3 et 6 ans, notamment du fait du complexe d’Œdipe.


Tout enfant souhaiterait avoir le monopole de l’amour du parent du sexe opposé, mais, à cette époque du complexe d’Œdipe, il découvre que non seulement ses parents s’aiment entre eux, mais encore qu’il doit partager leur affection avec un ou plusieurs autres enfants, qu’ils soient plus jeunes ou plus âgés.
L’enfant en est tout dépité : il veut tout pour lui seul et se retrouve avec une seule part, en présence de rivaux ou rivales……

Les parents ont souvent du mal à supporter les conflits opposant leurs enfants et toutes les disputes qui en découlent. Ils ressentent alors un sentiment de déception. Ils aimeraient que leurs enfants s’aiment comme eux les aiment, avec la notion de famille unie idéalisée !

Cependant, on ne peut pas faire l’économie des conflits : les bonnes relations fraternelles se bâtissent progressivement. Cette étape passe toujours par des phases d’opposition même parfois très marquée.

Par leur attitude, les parents peuvent éviter que les conflits ne prennent un tour trop violent ou trop durable. Tout d’abord en mettant des limites et surtout pas de favoritisme envers le petit dernier ni de sévérité accrue vis à vis de l’aîné.

La rivalité est d’abord ressentie par l’aîné à l’égard du cadet. L’enfant a bien entendu qu’il allait bientôt avoir une petite sœur ou un petit frère, mais en général, il n’y a pas vraiment cru : d’où viendrait ce « nouveau » ? Bien sûr, la mère a un gros ventre, mais d’ici à ce qu’il en sorte un bébé…. Et puis un beau jour, la mère s’absente et ne revient pas seule.

Au début, la mère est fatiguée et s’occupe surtout du nouveau-né ; elle lui demande de ne pas toucher le bébé et de ne pas faire trop de bruit. Pourtant ce nouveau venu est bien intéressant avec son petit corps ; ce serait amusant de le faire bouger et de lui ouvrir les yeux. L’enfant est très curieux et a besoin d’un contact physique avec le bébé. Il en prend possession devant les étrangers « c’est mon bébé ».

Une certaine déception peut naître de l’impression d’être négligé ; la mère accorde fatalement moins de temps à l’aîné, qui en éprouve de la jalousie. Les parents doivent donc faire très attention au favoritisme, et rassurer l’aîné en lui témoignant fréquemment leur affection.
En même temps, on est bien obligé de retenir l’enfant pour protéger le petit être encore très fragile. Il faut d’autant être vigilant que l’aîné peut très bien pratiquer des jeux agressifs sans s’en rendre compte.

On sait aussi que la vue d’un nouveau-né donne envie à l’enfant d’être traité comme lui, et qu’en conséquence il peut régresser dans certaines activités. Les parents devraient accepter ce comportement sans y attacher trop d’importance ; une attitude trop intransigeante risquerait de provoquer des conflits inutiles.

L’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur est donc à l’origine de bien des contraintes pour l’aîné, qui peut manifester ouvertement des sentiments hostiles. Il existe aussi des actions ambivalentes : l’enfant qui embrasse le bébé avec un tel enthousiasme qu’il risque de l’étouffer est mu par un curieux mélange de tendresse et de haine. Finalement, cette agressivité est banale et doit être considérée comme une phase naturelle. Petit à petit, l’aîné comprendra que ce nouveau venu ne retire rien à l’amour que lui portent ses parents, et il consentira à lui faire une place. Il ne faut surtout pas juger ses actes sur le plan de la morale parce qu’ils ne sont ni intentionnés ni calculés.

Les enfants peuvent aussi manifester leur hostilité de façon voilée. Celle ci est déguisée en indifférence exagérée, et la décision des parents de ne pas intervenir est judicieuse.

D’une façon générale, il faut protéger le bébé contre d’éventuelles violences, mais sans pour autant culpabiliser l’aîné. Bien que les parents le souhaitent de tout leur cœur, on doit bien admettre que rien n’oblige les frères et sœurs à s’aimer. L’affection ne se commande pas ; si elle est forcée, elle ne saurait être sincère.

Partenaire passif dans les premiers temps, le cadet a très vite son mot à dire. Il joue alors un rôle actif dans les rapports fraternels. Le bébé est très attiré par les enfants plus âgés, qui le sentent bien. Il cherche à les imiter et se sent honoré lorsqu’ils consentent à jouer avec lui.

Les conflits commencent lorsque le plus petit vient s’imposer dans des jeux qui ne sont pas de son âge, quand il veut prendre les jouets de l’aîné ou mener la même vie que lui. Néanmoins, cette rivalité est très stimulante et souvent il progresse plus rapidement que l’aîné : il parle plus tôt et s’éveille plus aisément à certaines activités ; il commence parfois à lire dans le livres des « grands » qui ne demandent pas mieux que de l’initier à une science nouvellement acquise.

Il y a véritablement un problème quand les enfants font intervenir les parents dans leurs disputes. Les choses risquent alors de s’envenimer car les enfants peuvent avoir un sentiment d’injustice. Bien que ce soit très difficile, il faut donc s’efforcer de toujours conserver un équilibre entre les enfants, de ne jamais se laisser aller au favoritisme même le plus léger car le chouchoutage exaspère l’enfant qui se sent délaissé.

En outre, dans la mesure où il n’y a pas de danger physique, il est préférable de ne pas entrer dans le conflit. Les parents conserveront ainsi le respect dû à l’arbitre impartial, et les enfants apprendront à régler leurs affaires eux-mêmes.

Afin d’éviter d’aggraver les conflits qui opposent les frères et sœurs, rappelons-nous que :

- l’hostilité de l’aîné à l’égard du cadet correspond à une évolution naturelle, de même que la jalousie du cadet quand il voit que certaines choses sont permises au grand et pas à lui. Ces sentiments sont des étapes nécessaires au développement.

- Ces conflits persisteront sous des formes plus ou moins ouvertes bien au-delà de l’âge de raison, mais ils ont une action bénéfique puisqu’ils permettent à chaque enfant de se distinguer de ses frères et sœurs et de renforcer son autonomie.

Cependant, ces considérations générales semblent parfois tellement théoriques et lointaines pour les parents excédés par les chamailleries incessantes de leur marmaille. Voici un petit conseil pratique : les enfants éprouvent le besoin de se réserver des espaces différents. Malgré les difficultés inhérentes à la vie en appartement, il faut s’efforcer de leur ménager à chacun un coin où ils pourront jouer tranquillement lorsque l’envie de solitude se fera sentir. De même, on peut favoriser leur séparation temporaire : activités extra-scolaires différentes….. Il est également possible de les séparer pendant les vacances. Il est permis d’espérer que les retrouvailles seront chaleureuses ou tout du moins que l’hostilité sera apaisée.

Si vraiment la situation s’envenime, parlez-en au pédiatre ou allez consultez avec tout ce petit monde un psychologue (notamment en PMI).

Espace Client







Partenaires

Allo-Medecins.fr

les-numeros-medicaux.fr

Trouvez un psychologue près de chez vous sur Allo-psychologues.fr


Conseil Psy