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Drogues en milieu professionnel

L'alcool dans les métiers de la construction, de l'agriculture et de la pêche, le cannabis dans les arts et le spectacle, la cocaïne dans l'hôtellerie... Tour d'horizon de la consommation de drogues selon les secteurs. 

C'est la première fois que l'INPES se penche de manière aussi approfondie sur la consommation de drogues dans le monde du travail. Un baromètre complet, réalisé entre octobre 2009 et juillet 2010 sur un panel de 27653 personnes, qui concerne la consommation des principales substances psychoactives (alcool, tabac, cocaïne, amphétamines) de l'ensemble de la population active résidant en France métropolitaine. Petit tour d'horizon détaillé. 

L'alcool : " jamais pendant le service " pas si vrai que ça. 

La consommation dite "ponctuelle", soit le fait de boire 6 verres ou plus dans la même soirée au moins une fois par mois, touche plus de 30% des personnes dans les métiers de la construction, de l'agriculture et de la pêche. Ce qui représente 10% de plus que la moyenne française. A l'inverse les métiers de la santé humaine et de l'éducation affichent des chiffres beaucoup plus bas, entre 8 et 11% seulement. 

Mais qu'on ne s'y trompe pas. L'alcool reste de très loin la substance la plus consommée par les Français au travail: plus de 40% d'entre eux reconnaissent avoir déjà bu un verre sur leur lieu de travail ou à l'occasion d'un pot entre collègues. 

Le cannabis : une consommation très hétérogène. 

Pour ce qui est du cannabis la consommation est beaucoup plus éparse. Il est consommé par 17% des personnes interrogées dans le domaine des arts et du spectacle, et 13% dans la construction, tandis que les pourcentages chutent drastiquement pour d'autres professions, avec à peine 2,5% dans l'administration publique et seulement 1% dans les services de ménages (concierges, jardiniers, femmes de ménage, baby-sitter...). La drogue douce préférée des Français, avec plus de deux millions de consommateurs réguliers, ne divise pas uniquement la classe politique. Si le cannabis est relativement toléré dans certains milieux professionnels, il reste complètement banni ailleurs. 

La cocaïne : victime de son succès. 

L'usage de la cocaïne s'est, quant à lui, très largement démocratisé dans le monde du travail. D'abord en raison de la pénibilité croissante dans tous les domaines d'activités mais aussi, et surtout, du fait de la chute substantielle de son prix d'achat. En quelques années seulement le prix au gramme a été divisé par deux. 

Du coup, près de 10% des travailleurs de l'hôtellerie et de la restauration reconnaissent en avoir déjà consommé au cours de leur vie sur leur lieu de travail. Les métiers à forte tension comme les traders, les avocats, ou les architectes ne sont donc plus du tout les uniques consommateurs de la poudre blanche. On en trouve même aujourd'hui parmi les cheminots, les employés de centre de tri de la poste ou les ouvriers du bâtiment, qui pour faire face à la pénibilité de leur travail, se mettent à consommer de la cocaïne voire même parfois de l'extasy. 

Le plus souvent, cela se passe en deux temps. Le salarié commence par prendre des stimulants légaux (médicaments et autres) pour être plus efficace au travail. Puis, ce même salarié passe aux drogues illicites parce qu'il est dépassé par son travail. Et c'est le cycle de la dépendance qui s'installe : le travail permet de se payer sa drogue ; la drogue permet d'assurer le travail. 

Le tabac : la plus tolérée et la plus ancrée de toutes les drogues. 

Journée mondiale contre le tabagisme, campagnes publicitaires, augmentations du prix... Rien n'y fait. La cigarette, cette fameuse pause clope quotidienne, fait toujours un tabac parmi les actifs. Une consommation universelle, qui va de 23,4% chez les enseignants jusqu'à 43,8% dans le secteur de la construction. La cigarette au travail est la drogue la plus présente et la plus régulièrement consommée par l'ensemble de la population. 

Le travail c'est la santé ! 

A la lecture de ce baromètre, le constat est limpide. Les populations les plus touchées par l'usage de la drogue au travail ne sont pas celles aux revenus les plus élevés mais, au contraire, celles dont les métiers sont les plus pénibles physiquement, notamment les métiers de l'agriculture, de la pêche et du bâtiment. Cette donnée importante explique, en partie, pourquoi les femmes sont proportionnellement moins touchées que les hommes par la consommation de produits psychoactifs (90% des métiers de la construction sont exercés par des hommes). 

La conclusion de l'INPS se veut cependant optimiste: "en dépit d'une surconsommation dans certains secteurs, le travail reste globalement protecteur en matière d'addictions, les chômeurs ayant une tendance à la consommation encore plus élevée". 

Malgré tout une question mérite d'être posée. Que doivent faire les entreprises pour lutter contre les drogues? A la SNCF, par exemple, la direction a choisi l'option de la prévention: les policiers formateurs antidrogues, habitués à intervenir dans les collèges et lycées, se retrouvent aujourd'hui au sein des entreprises pour interpeller les employés face au danger qu'ils encourent en consommant de la drogue. Mieux vaut prévenir que guérir. Mais ce vieux proverbe ne suffit pas pour la Mission Interministérielle de la Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) qui prône le dépistage obligatoire. 

Pour l'instant cette pratique reste très encadrée et discutable car beaucoup jugent qu'elle porte atteinte aux libertés individuelles et qu'elle fait sortir de son cadre le médecin du travail. Ce dernier est en effet censé vérifier que le travail n'altère pas la santé d'un employé et non pas punir ou menacer celui qui consommerait des drogues. Aujourd'hui le dépistage est obligatoire uniquement pour les postes comportant de grandes exigences en matière de sécurité et de maitrise du comportement, à l'instar des contrôleurs aériens ou des conducteurs d'engins. 

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Si vous pensez avoir un problème de consommation de psychotropes, contactez nos thérapeutes : www.conseil-psy.fr

 

 

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Hyperactivité : le sommeil en cause ?

Le déficit d’attention et l’hyperactivité forment un duo dont les conséquences, en l’absence de prise en charge adaptée, peuvent être néfastes. Une série d’études montre de nombreuses associations entre ce syndrome et les troubles du sommeil, ouvrant de nouvelles pistes de traitement.

Il bouge, il s’agite, il parle tout le temps, c’est une « tornade »… mais avant tout, le gros problème de l’enfant ou de l’adulte « hyperactif », c’est qu’il n’arrive pas à se concentrer. Résultat : il est gêné dans les apprentissages, dérange ses proches, et ses difficultés affectent tous les domaines de sa vie quotidienne. Le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble de la vigilance. Le cerveau n’est pas assez « éveillé » et le patient se comporte comme s’il devait lutter contre la fatigue, d’où l’agitation et le manque de concentration.

Près de 200 000 enfants pourraient être concernés, de façon plus ou moins importante. Le TDAH est un problème de santé publique, car il entraîne dans de nombreux cas un échec scolaire, mais aussi des difficultés psychosociales, affectives et professionnelles – chez les enfants, puis à l’âge adulte. Il s’agit en effet d’un trouble développemental, évoluant tout au long de la vie. Il serait dû à un mauvais fonctionnement de la circulation de l’information dans le cerveau, via les neurotransmetteurs, notamment au niveau des systèmes dopaminergiques et noradrénergiques.

L’hyperactivité est souvent associée à des troubles du sommeil, un lien encore souvent méconnu par les médecins. Chez l’enfant, ce peuvent être des difficultés d’endormissement, ou du maintien du sommeil nocturne. On peut aussi observer, chez l’enfant comme chez l’adulte, un « syndrome des jambes sans repos ». Un besoin irrépressible de bouger les jambes empêche le patient de s’endormir, et s’il y arrive, ses jambes échappent à son contrôle et bougent sans arrêt : on parle alors de « syndrome de mouvements périodiques des membres inférieurs ».
A l’Hôpital Robert Debré (AP-HP), le Dr Eric Konofal étudie depuis 10 ans les liens entre les troubles du sommeil et le TDAH. Ses recherches ont montré une augmentation de 30% de la motricité au cours du sommeil chez les enfants présentant un TDAH. Ces derniers ont également tendance à somnoler durant le jour – tout en s’agitant pour se maintenir éveillés – ce qui aggrave leur trouble.

Les études sur le sujet ont montré qu’une baisse des réserves de fer dans l’organisme pouvait être lié au déficit d’attention avec hyperactivité, tout comme aux troubles du sommeil, car le fer est impliqué dans le bon fonctionnement du système dopaminergique. Le Dr Konofal a ainsi retrouvé un manque de fer chez 84% des enfants « hyperactifs » participant à son étude.
Suite à ces résultats, un traitement de sulfate de fer pendant 3 mois a amélioré significativement leurs symptômes. D’autres recherches sont menées pour savoir si un apport de fer pourrait diminuer les troubles du sommeil.

Pour en savoir plus : http://www.thada-france.org/

(Flavie Chatel-Baudrier AP-HP)

 

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