Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Qu'est ce que la néophobie alimentaire ?

 

Cette peur de la nouveauté en matière d'alimentation apparaît le plus souvent chez l'enfant à partir de 18 mois.


L'enfant, à partir de cet âge, a l'aptitude à rejeter tout aliment inconnu qui ne correspond pas à ses préférences alimentaires. Du jour au lendemain, son bel appétit disparaît et l'enfant refuse de gouter ce qu'on lui propose.

Les parents peuvent s'en trouver déroutés ou même s'inquiéter.

Cependant, il n'y a aucune raison de paniquer. La néophobie est donc un trouble alimentaire qui se définit par la crainte et le refus de goûter de nouveaux aliments. Ce trouble correspond à une phase normale de développement de l'enfant.

La néophobie peut avoir plusieurs causes :

- L'enfant a envie de s'affirmer et d'exprimer son indépendance envers ces parents en appliquant le pouvoir de dire "non". En effet, l'enfant exprime ainsi sa prise d'autonomie par rapport à maman et papa.

- Il recherche la sécurité dans le domaine alimentaire. Lors de cette période, l'enfant peut aussi prendre conscience des dangers et développent une crainte face à de nouveaux aliments.

- Il a besoin de confiance pour ne pas se bloquer devant un aliment inhabituel.

La néophobie est souvent d'origine génétique, elle frappe surtout les enfants entre 2 à 10 ans. Un pic semble avoir lieu entre 4 et 7 ans.

Quelles que soient les causes de ce trouble, les conséquences peuvent être catastrophiques sur la santé de l'enfant. Car elle touche généralement les légumes et fruits qui sont riches par les éléments nutritifs qui aident l'enfant à se prévenir de certaines maladies et surtout à bien grandir. Donc il est nécessaire d'aider son enfant à élargir ses goûts alimentaires et atténuer cette néophobie.

Pour cela :

- Il faut obliger l'enfant à gouter un petit peu de tout, sans le forcer à continuer.

- Lui parlez des bienfaits des légumes et fruits pour la santé.

- Lui permettre le droit d'avoir un ou deux dégouts alimentaires et les respecter.

- Ne jamais le forcez à terminer son assiette s'il n'a plus faim.

- Essayer toujours de varier son alimentation : textures, couleurs, modes de cuisson, présentations...

- Lui montrer que l'aliment est bon et que les adultes prennent plaisir à le manger.

- Ne perdez pas patience lorsque vous présenter un aliment au repas autant de fois qu'il le faudra pour qu'il l'accepte.

- Enfin, ne dramatisez pas les repas s'il fait une petite crise, c'est presque un passage obligé.

- Associer votre enfant à la préparation du repas, aux courses, au choix du menu.......

Il s'agit de faire face en trouvant un bon compromis.

 

Commentaires  

 
+1 #2 02-12-2010 14:12
bonjour Isa, avez vous suivi les conseils donnés dans l'article ci-dessus? En ce qui concerne une éventuelle consultation spécialisée, je vous conseille de prendre RDV avec un pédopsychiatre. Vous pouvez demander des coordonnées à votre pédiatre. Bon courage.
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0 #1 01-12-2010 16:05
Bonjour,
J'ai besoin de savoir si quelqu'un à réussis à passer au travers ce problème avec son enfant! Comment avez-vous faits?Qui avez-vous consulter?
Mille merci!
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Actualités

La loi contre la fessée : ce qu'en pense Aldo Naouri

 

(Photo AFP)

La proposition de loi d'Edwige Antier, pédiatre et députée UMP, au sujet de l'interdiction de la fessée a été refusée par Xavier Bertrand. Voici l'avis du pédiatre Aldo Naouri concernant ce projet de loi très controversé.


Que pensez-vous de l'idée d'Edwige Antier d'interdire la fessée par la loi ?

Cela n'a aucun sens. Les parents d'aujourd'hui ont été réduits à l'impuissance. Ils sont déjà surinformés, conseillés de toutes parts. On leur serine quantité de choses sur leur enfant en faisant de lui un être fragile qu'un rien peut détruire. Ils n'osent plus faire quoi que ce soit d'euxmêmes. Et voilà qu'on voudrait que même l'Etat s'en mêle ! On est là dans un domaine privatif dans lequel l'Etat n'a pas à intervenir. En outre, comment faire appliquer une telle loi ? Comme il s'agit de petits, faudrait-il leur enseigner comment dénoncer leurs parents, ou bien encourager le voisinage à la délation ? Je signerais demain une tribune, une pétition, un livre contre la fessée avec Mme Antier. Mais une loi, non !

Vous êtes contre la fessée ?

Je le dis clairement et je l'ai écrit : la fessée, comme toute autre forme de châtiment corporel fût-il une tape sur la main , doit être proscrite. Il n'est pas question de battre un enfant. C'est attentatoire à sa dignité et au respect qui lui est dû. Et d'ailleurs, que répond l'enfant quand il reçoit une fessée ? « Même pas mal ! », atteint dans son amourpropre et profondément vexé. Si on doit le punir, et c'est inévitable, la seule façon de le faire est de l'isoler. C'est bien suffisant. Les enfants souffrent de quantité de choses qui sont bien plus traumatisantes qu'une fessée. Toutes les mères, par exemple, ne peuvent éviter de forcer un enfant à manger. Faudrait- il faire une loi pour interdire cela aussi ? Même chose pour ces parents qui veulent à tout prix mettre un enfant sur le pot avant l'âge de 2 ans, ce que tous les pédiatres déconseillent. L'Etat doit-il intervenir ? Ça suffit. Le métier de parent est un métier extrêmement difficile et il y a déjà suffisamment de sonnettes d'alarme paralysantes. Il est inutile d'en rajouter et d'altérer un peu plus la responsabilité et l'esprit d'initiative.

D'autres pays, y compris en Europe, se sont pourtant dotés de telles lois…

S'il fallait copier tout ce que font nos voisins... Savez-vous qu'aux Pays-Bas, il existe un parti politique pédophile qui a une existence officielle et pignon sur rue ? Et que dire de cette loi, qui a été votée il y a une vingtaine d'années en Allemagne, interdisant de coucher les nourrissons autrement que sur le ventre ? A cette époque-là on pensait que c'était le meilleur moyen de prévenir la mort subite du nourrisson. Cette position est aujourd'hui proscrite parce qu'il a été prouvé qu'elle majorait le risque de mort subite. Alors, les pays voisins... Mais je suis sans illusions. Déjà, en 1989, avec 14 autres spécialistes, nous nous étions prononcés à l'unanimité contre la ratification par la France de la Convention sur les droits de l'enfant lorsque le Premier ministre de l'époque, Michel Rocard, nous avait consultés. Nous pensions déjà pour bon nombre d'articles de cette convention, que les Etats n'avaient pas à intervenir dans la sphère privée. Nous avons appris que la France l'avait ratifiée six mois avant de nous consulter.

Comment vont les parents et les enfants de 2009 ?

Les parents vont très mal et, quand les parents vont mal, les enfants vont mal aussi. Car ils perçoivent le monde tel qu'on le leur donne. Eduquer un enfant consiste à l'aider à réfréner ses pulsions, à lui poser des limites. Pour cela, il est urgent de restaurer le pouvoir intuitif des parents et leur donner confiance en eux-mêmes. Une loi antifessée, ou anti-tout autre chose d'ailleurs, ne ferait qu'aggraver leur situation.

Aldo Naouri, pédiatre, est l'auteur de nombreux ouvrages sur les rapports parents-enfants. En 2008, il a publié Eduquer ses enfants, l'urgence aujourd'hui (Odile Jacob), dans lequel il prônait le retour de l'autorité.

(Le figaro.fr)

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