Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Titre de Psychothérapeute : le psychologue clinicien peut pratiquer!!!

Le psychologue peut pratiquer la psychothérapie

« [...]  il convient de rappeler que l’article 52 de la loi du 9 août 2004 et le décret du 20 mai 2010 susvisés ont pour objet d’encadrer l’usage du titre de psychothérapeute, et non l’exercice de la profession que les psychologues et psychologues cliniciens peuvent continuer de pratiquer. » (extrait de la réponse à la question écrite ci-dessous)

Question écrite n° 14642 de M. Jean-Pierre Sueur (Loiret – SOC)

publiée dans le JO Sénat du 29/07/2010 – page 1954

M. Jean-Pierre Sueur s’étonne auprès de Mme la ministre de la santé et des sports des termes du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute eu égard aux diplômes et qualifications dont peuvent se prévaloir les psychologues des filières psychopathologie et psychologie clinique.

Ces derniers ont reçu une formation de haut niveau en psychopathologie, articulant enseignements, stages et travaux de recherche. Il est, dans ces conditions, incompréhensible que ces professionnels soient mis dans l’obligation par le décret précité, s’ils veulent user du titre de psychothérapeute, de suivre une formation en psychopathologie… qu’ils ont déjà suivie.

Il lui demande en conséquence quelles dispositions elle compte prendre pour mettre fin à cette anomalie. Il lui demande en particulier si elle compte modifier ce décret après concertation avec les professionnels concernés.

Réponse du Ministère de la santé et des sports

publiée dans le JO Sénat du 25/11/2010 – page 3126

En application de l’article 52 de la loi n°  2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, l’usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes ; cette inscription est subordonnée à la validation d’une formation spécifique en psychopathologie clinique.

Dans le souci d’assurer à des personnes présentant des troubles psychiques et potentiellement vulnérables une prise en charge de qualité, l’accès à cette formation a été réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.

De plus, le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 exige une formation minimale en psychopathologie clinique. Cette formation comprend 400 heures de formation théorique minimum et un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois pour tous les professionnels souhaitant user du titre de psychothérapeute.

Cependant, afin de tenir compte des acquis préalables de certains professionnels dûment distingués par la loi, et notamment des psychologues et psychologues cliniciens, un régime de dispenses partielles ou totales est prévu.

Par ailleurs, un cahier des charges a été défini par l’arrêté du 8 juin 2010 relatif à la formation en psychopathologie clinique conduisant au titre de psychothérapeute afin de préciser le contenu de la formation.

Ce dernier ainsi que le régime des dispenses accordées aux différentes catégories de professionnels ont été rédigés conjointement par le ministère chargé de la santé et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, en concertation avec les représentants des différents professionnels susmentionnés. Il a en outre recueilli à plusieurs reprises l’avis favorable au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui réunit des représentants de la conférence des présidents d’université et des professeurs d’université.

Ainsi, ces exigences en termes de formation, fruit d’un équilibre entre les volontés des différentes organisations professionnelles concernées, permettront de s’assurer que tous les professionnels autorisés à user du titre ont un niveau de connaissances en psychopathologie clinique équivalent, grâce à une formation offrant ainsi une garantie aux personnes souhaitant avoir recours à ce type de prestations et prévenant les dérives sectaires.

Enfin, il convient de rappeler que l’article 52 de la loi du 9 août 2004 et le décret du 20 mai 2010 susvisés ont pour objet d’encadrer l’usage du titre de psychothérapeute, et non l’exercice de la profession que les psychologues et psychologues cliniciens peuvent continuer de pratiquer.

Dans ce cadre, afin d’éviter toute confusion dans l’interprétation des différents textes précités, l’action du ministère chargé de la santé portera principalement sur l’information des agences régionales de santé, des établissements de santé, ainsi que des usagers, étudiants et patients, sur la formation en psychothérapie et sur l’usage du titre de psychothérapeute. Cette action va dans le sens des différentes réunions qui se sont tenues avec les organisations professionnelles concernées à la suite de la publication du décret du 20 mai 2010 précité.

Publié par SNP Siège le 26/11/2010

 

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

Le «baby blues» : les papas aussi !

Une étude américaine menée par le Dr James Paulson de l'Eastern Virginia Medical School, et publiée dans le Journal of the American Medical Association conclut que le « baby-blues» n'est pas seulement l'affaire des jeunes mères. Les conclusions se fondent sur 43 études ayant inclus 28.004 parents de 16 pays différents.


Les papas souffrent aussi de dépression post-natale et il serait pertinent que les médecins songent à moins les ignorer. En effet, selon les chercheurs, un jeune père sur 10 pourrait souffrir de «baby blues».

Le Dr Paulson espère que plus d'attention sera accordée à ces pères dont la dépression post-natale est rarement diagnostiquée. Il déplore que peu de médecins soient même au courant du phénomène.

Le manque de sommeil, les nouvelles responsabilités, ou la dépression post-natale de la jeune mère comptent parmi les causes de ce «baby blues». La dépression, quand elle existe, étant souvent partagée par les deux parents, les chercheurs proposent donc que des traitements en couple soient envisagés.

D'après l'étude, le «baby blues» n'apparaît pas tout de suite. Les pères sont généralement très heureux dans les premières semaines après la naissance. La dépression n'arrive qu'au bout de 3 ou 6 mois. Comme chez les jeunes mères, les signes de dépression sont très variables, pouvant aller d'une dépression relativement faible à des pensées suicidaires.

Le «baby blues» des papas ne doit pas être sous-estimé, cependant, pas d’excès, il ne faut pas en arriver à médicaliser des émotions normales.

(www.slate.fr)

Espace Client







Partenaires

Allo-Medecins.fr

les-numeros-medicaux.fr

Trouvez un psychologue près de chez vous sur Allo-psychologues.fr


Conseil Psy