Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Un Enfant doit-il assister à l’Enterrement d’un proche ?

 

Face à la perte d’un être cher, le premier réflexe des parents est de protéger leur enfant. Pourtant, celui-ci doit aussi pouvoir faire ses adieux mais surtout pouvoir commencer son travail de deuil.


Il semble important pour l’enfant de comprendre que la mort est définitive. Les paroles et explications n’ont pas toujours « l’impact » voulu. L’enterrement est en cela un bon principe de réalité.

Alors, il est fortement conseillé de permettre à l’enfant d’assister aux funérailles.

Cette cérémonie des funérailles peut lui permettre de comprendre la disparition du proche, et ainsi de vivre cette épreuve en étant entouré et en bénéficiant du soutien familial : présence rassurante, paroles réconfortantes, gestes tendres, textes en souvenir de l’être cher…

L’enfant peut ainsi observer les rituels, prendre le temps de la cérémonie pour assimiler le deuil en se fabriquant des souvenirs et pleurer librement.

L’enterrement est aussi le meilleur moyen de faire ses adieux à une personne disparue.

Ainsi, associer l'enfant au deuil de la famille, lui permet d'affronter la réalité tout en profitant de l’entourage réconfortant.

Cela n’a pas de sens de laisser l’enfant seul à la maison pendant que toute la famille assiste à un enterrement. Peut-être le vivra-t-il comme une punition, comme une mise à l’écart et son imagination aura tout le loisir de créer des fantasmes concernant ce décès. Les choses doivent être claires et posées et pour cela la présence de l’enfant est très souhaitable.

L'enfant a le droit de pleurer, de se fabriquer des souvenirs, de faire son deuil, sinon comment pourrait-il se construire? L’enfant a parfois aussi envie d’être aux côtés de ses parents, pour les soutenir.

On a longtemps pensé qu’il fallait protéger les enfants des réalités trop dures de l'existence. Ce genre de réflexe ne fait que repousser le moment où l'enfant devra affronter la réalité. C'est exactement le même principe de fuite lorsqu'un parent rachète un doudou identique à celui perdu la veille !

 

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Actualités

Alcool pendant la grossesse

Une étude de l'Inserm sur le sujet "Grossesse et alcool" publiée le 8 décembre 2010,  montre qu'en France, un quart des femmes enceintes continueraient de boire durant leur grossesse.

La consommation d'alcool pendant la grossesse fait partie de tous les débats. D'ailleurs, depuis trois ans, les bouteilles d'alcool se sont vues habillées d'un nouveau pictogramme : celui d'une femme enceinte un verre à la main, le tout barré.

Le gouvernement a également, ces dernières années, mis en place plusieurs campagnes d'information et de sensibilisation, afin que le message "zéro alcool pendant la grossesse" soit suivi par la majorité des femmes enceintes. Cependant, les résultats ne sont pas probants. D4ailleurs, un nouveau rapport sur le sujet montre qu'un quart des Françaises enceintes continueraient à boire durant la grossesse, dont 6% avec excès, soit plus de deux verres par jour.

Lors d'un colloque de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, le professeur Mickaël Naassila a expliqué qu'un bébé exposé à l'alcool durant la période de gestation de la mère peut naitre avec des particularités physiques au niveau du visage, avec des déficiences mentales, le syndrome d'alcoolisation fœtale ou des malformations organiques.
Le spécialiste a ajouté que "de nombreux enfants chez qui on détecte, à l’âge scolaire, des problèmes d’hyperactivité, de déficits d’attention, de troubles du comportement sont en fait des enfants dont la mère a consommé de l’alcool enceinte. C'est d'autant plus délicat que le problème ne se voit pas à la naissance".

Le Dr Chabrolle, spécialiste du Syndrome d'alcoolisation fœtale, explique quant à lui que "les pictogrammes, c’est bien. Mais le vrai problème, c’est que l’alcool est un sujet complètement tabou en France. Les gynécologues n’abordent pas assez le sujet avec leurs patientes. Il faut mieux les former à repérer la consommation d’alcool chez les futures mères. Un seul verre fait courir un risque au bébé (...) le cerveau du fœtus est l’organe le plus sensible à l’alcool, car il se développe pendant neuf mois, alors que les autres organes se forment au premier trimestre".

Il serait temps que l'information passe au niveau de la prévention.

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