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Les fantasmes

 

Les fantasmes, qu'ils soient conscients ou inconscients, représentent une activité psychique qui met en scène au moins deux personnes ainsi qu' une action reliant ceux-ci. Le sujet y est acteur ou spectateur. Cette activité de la pensée est soumise au principe de plaisir, comme le sont le rêve et l'hallucination. Les fantasmes orientent les conduites de chacun et peuvent se traduire par des symptômes.

Les fantasmes figurent l'accomplissement d'un désir inconscient et sont souvent plus ou moins déformés par les mécanismes de défense. Ils mettent en scène un conflit entre un désir sexuel et sa défense.

En effet, les fantasmes et désir ont un rapport étroit, cependant complexe. Les fantasmes ne visent pas seulement à la satisfaction d’un désir. Il s’agit de scénarios, de scènes organisées, susceptibles d’être dramatisées. Dans la mesure où il existe cette articulation entre désir et fantasme, cela ne pourra donner lieu qu’aux mécanismes de défense tels que la dénégation, la projection.... Ces mécanismes de défense sont fondamentalement liés à la fonction première du fantasme à savoir la mise en scène du désir, mise en scène dans laquelle l’interdit se trouve toujours dans la position même du désir.

Le fantasme n’est pas seulement l’effet du désir archaïque, c'est également la matrice des désirs actuels. Les fantasmes archaïques inconscients sont à l’origine des rêves, des lapsus et des actes manqués, ils induisent les activités masturbatoires, ils s’expriment dans les rêveries diurnes, ils cherchent à s’actualiser, de façon déguisée, par les choix professionnels, relationnels, sexuels et affectifs du sujet. 

Nous devons distinguer :

- l' « imagination sexuelle » qui regroupe tout ce qui peut être mis en place contre la routine sexuelle : ensemble d'activités, des gestes et des attitudes visant à varier les pratiques sexuelles. Le terme « fantasmes » est plus large et plus précis que le terme imagination sexuelle.

- le « rêve érotique » est quant à lui, une production cérébrale à caractère sexuel ou érotique pendant le sommeil. Il s'agit d'un rêve à caractère sexuel, involontaire. 

Le fantasme sexuel est un terme banalisé à notre époque, associé au désir sexuel. Dans la plupart des fantasmes on a ce que l'on nomme « scénario » : récit ou une mise en scène impliquant un lieu précis ou imprécis, un décor plus ou moins sophistiqué, une succession d'actions pouvant être simple ou complexe, des personnages familiers, connus , inconnus ou anonymes. (Le scénario sexuel excitant est un ensemble complexe associant lieu, temps, personnages, actions, décor et détail dans le but de créer une excitation sexuelle).

Le contenu du fantasme varie selon l'âge, la culture et les besoins. Il peut être purement érotique insistant sur la sensualité, peut être narcissique visant à rehausser l'estime de soi et la désirabilité, peut être agressif pour exprimer des désirs sadiques ou masochistes, etc...

Les fantasmes peuvent surgir sous forme de rêverie sexuelle éveillée, pendant l'acte sexuel solitaire ou partagé avec un partenaire, ou dans le cadre d'un rêve sexuel ou érotique.

Mais à quoi servent les fantasmes ?

Leur fonction conditionne leur contenu et leur fréquence. La fonction la plus fréquente est la stimulation érotique, qui vise à améliorer et à stimuler le désir sexuel. Une autre fonction, est l'expression du désir inapproprié comme le désir sadique, les désirs d'inceste, le désir du viol. Les fantasmes peuvent également jouer un rôle pour rehausser l'estime de soi, ou pour ajouter de la nouveauté au désir sexuel en imaginant une satisfaction sexuelle différente. Le fantasme joue un rôle important également dans l'attirance sexuelle. Un homme peut être attiré par une femme car il fantasme sur certains critères ou images. L'attirance sera donc spécifique, c'est-à-dire fondée sur une image, un geste, une émotion et stimulée, dirigée vers un point précis. 

Dans ce cas, l'homme est plus attiré par la caractéristique excitante que par la femme elle-même. Le rôle des fantasmes dans l'attirance sexuelle spécifique est primordial.

Le fantasme va naître comme réponse à une attirance sexuelle spécifique, il va catalyser, et entretenir cette attirance.

L'attirance sexuelle spécifique (érotiser des points précis chez le partenaire désiré) se différencie d'un fétichisme sexuel (conditionner le plaisir sexuel de la jouissance par des points précis, le partenaire dans ce cas n'a plus d'importance).

Le désir jaillit de notre monde intérieur, pour des raisons inconnues, ayant des liens avec l'enfance ou avec l'inconscient. Progressivement, ce désir va engendrer un monde imaginaire, complexe, variable, en créant un fantasme, qui va rendre cette attirance sexuelle irrésistible plus puissante, et plus vivante.

Enfin, un fantasme est ce qu'il est, et se doit de rester en l'état et non être agi, acté.

 

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Mort subite du nourrisson: encore trop de décès pourtant évitables

 

Si le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé ces dernières années, un nombre important de décès pourraient encore être évités, selon une enquête menée par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Il observe qu'un tiers des décès d'enfants de moins de deux ans sont expliqués après une autopsie, examen pratiqué dans 72% des cas seulement.

L'étude a été menée entre octobre 2007 et septembre 2009 dans 17 départements volontaires représentant 38,5% des naissances en France pendant cette période. Au total, 281 morts inattendues du nourrisson (MIN) sont survenues et parmi elles, 256 ont été incluses dans l'enquête: 220 chez des petits de moins d'un an, dont 65% chez des garçons, et 36 chez des enfants d'un à deux ans.

Cinquante pour cent de ces décès sont survenus autour de trois mois, au domicile des parents dans 72% des cas. Leur cause a pu être identifiée dans 33% des cas. Il s'agissait à 42% de décès liés à une infection, à 24% d'un accident de couchage, à 15% d'une inhalation massive de lait, à 13% de maladies métaboliques et à 8% de diarrhée et/ou de déshydratation, observe le rapporteur de l'étude, le Dr Juliette Bloch. Et un décès était lié à une maltraitance.

Les autres décès étaient inexpliqués, mais "45% des enfants présentaient des facteurs de risques de mort subite du nourrisson", c'est-à-dire des "facteurs liés au couchage", a expliqué la pédiatre devant la presse à Paris. Et de citer une literie inadaptée (24% des cas), la présence d'une couette, d'un oreiller ou d'un objet de type doudou près du visage de l'enfant (57%) ou un couchage ventral (33%). Dans 13% des cas, le bébé avait été victime d'un tabagisme passif.

Si dans l'hypothèse d'un retournement de l'enfant (12% des cas), elle a reconnu que les parents ne pouvaient rien faire, le Dr Bloch a observé que les autres décès étaient "totalement évitables", avec de simples mesures: le couchage sur le dos, sans oreiller et sans couette, sans objet près du visage, dans une pièce tempérée et dans son propre lit, "pour tous les sommeils et jusqu'à l'âge de six mois". Au-delà, "c'est plus sûr". Elle a ajouté qu'il était "conseillé de faire dormir l'enfant dans la chambre de ses parents les six premiers mois". Il "a été démontré que c'est un facteur protecteur dans la mort subite du nourrisson".

Grâce à ces mesures de prévention, le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé depuis une vingtaine d'années, passant de 1.464 en 1991 à 244 en 2008.

Le Dr Bloch a également insisté sur la nécessité de mener des investigations post-mortem, notamment des autopsies, pour tenter d'apporter des réponses aux parents. "Comprendre, c'est très important pour les parents en premier, parce que ça permet de déculpabiliser et aussi parfois de prévenir un décès ultérieur chez un enfant qui va naître", a-t-elle confié.

Elle a regretté qu'un fond d'oeil n'ait été réalisé que dans 6,5% des cas alors que cet examen est crucial pour diagnostiquer un syndrome du bébé secoué. Une autopsie a été pratiquée chez 72% des enfants, mais son utilisation variait de 33 à 100% selon les départements. Le refus des parents était le principal motif de non-réalisation d'une autopsie. La pédiatre a plaidé pour que sa pratique soit favorisée et pour qu'une imagerie complète soit obligatoire en cas de refus de la famille. Outre l'autopsie, des prélèvements (sanguins, urinaires, bactériologiques) peuvent être effectués, de même que des radios et des scanners.

AP

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