Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Mon enfant entre en Maternelle, comment Réussir cette Rentrée ?

Dans quelques semaines, votre enfant va découvrir un nouveau monde, celui de l'école, et à travers la petite section de maternelle, un nouveau mode de vie.


Votre enfant ne sera pas seul à vivre cette aventure. Vous également. Surtout si c'est votre premier enfant qui rentre à l’école.

Certaines inquiétudes peuvent survenir. Rien de plus légitime. Il s’agit de ne pas transformer celles-ci en angoisse, que vous risqueriez de transmettre à votre enfant. Alors préparez votre enfant et vous-même à ce grand jour.

Avant la rentrée… il est souhaitable de lui montrer son école. De plus en plus d'écoles organisent de visites de celles-ci au mois de juin, conjointement à la réunion de préparation et d'accueil en maternelle.

Emmenez votre enfant visiter l’établissement avant la rentrée. Ainsi, il reconnaîtra alors l’endroit et se sentira moins perdu.

L'idéal serait d'y retourner plusieurs fois avant la rentrée, et éventuellement lui présenter la maîtresse ou le maître qui sera dans sa petite section. Cependant, ne tombez pas dans l'excès inverse. N'en faites pas trop, cela pourrait créer de l'angoisse chez votre enfant.

Profitez de ces vacances scolaires pour parler de la rentrée, de l'école.
Il existe de nombreux livres pour enfants qui traitent de l’école. N’hésitez pas à vous en procurer quelques-uns pendant les vacances. L'école ne doit pas être un lieu inconnu, rempli de mystères. Votre enfant sera ravi de savoir ce qu'il va y faire, à quoi cela sert d'aller à l'école. Présentez lui les différents apprentissages sous forme ludique en précisant à votre enfant qu'à l'école maternelle on travaille, mais on continue aussi à jouer, pas seulement pendant la récréation.

Rassurez-le sur le fait qu'il se fera de nouveaux copains, nouvelles copines. Positivez tout cela.

En effet, il s'agit de valoriser cette rentrée !
Maintenant qu’il rentre à l’école, votre "bébé" devient grand ! Montrez toutes les acquisitions qu'il a faites, notamment la propreté qui marque bien la fin de la période "bébé" pour entrer dans la phase "grand".

Répétez-lui souvent ce message, de façon à ce qu’il puisse aborder fièrement sa rentrée en maternelle.

Comment se passe cette première journée ?

Le plus souvent, en maternelle et notamment en petite section, la rentrée se fait de façon échelonnée. Deux jours sont prévus pour le rentrée des petits de 3 ans afin qu'ils s'adaptent bien en petit groupe. La plupart du temps, le premier jour de classe se déroule sans planning, sans rythme. Chacun prend ses marques, découvre les lieux. Souvent, l'institutrice présente la classe, est à l'écoute de toutes les interrogations et laisse les enfants raconter ce qu'ils ont fait pendant les vacances, etc...
Le matin, les enfants arrivent donc accompagnés leurs parents respectifs. Ces derniers restent un petit moment, jouent avec leur enfant. Cependant, il est préférable que les parents s'éclipsent, laissant leur enfant faire connaissance entre les autres et découvrir la maîtresse.
Souvent, pour commencer, les petits ne restent que la demi-journée, le matin. Ils retrouvent alors leurs parents ou leur nourrice à l'heure du déjeuner et peuvent faire la sieste dans leur propre lit, ce qui peut être rassurant pour eux.

Bien-sûr les doudous sont acceptés, surtout les premiers jours. Au cours de l'année scolaire, les enfants apprendront à laisser leur doudou dans un bac à doudous, souvent à disposition dans un coin de la classe. Les doudous sont ainsi accessibles pour la sieste en cas de gros chagrin... et viendra alors le moment où les enfants n'en auront plus besoin à l'école, si possible avant la fin de la petite section.

Le moment le plus redouté et certainement le plus difficile pour les parents est la séparation, quand ceux-ci doivent partir et laisser leur enfant, devenu grand !
Tous les parents redoutent les larmes de leur bambin.
Les parents sont souvent également très émus lors de la rentrée en maternelle de leur petit. Cette première rentrée scolaire est très symbolique. Il est vrai que ses premiers pas dans la scolarité sont très importants. Mais il est souhaitable de prendre sur soi et de ne pas pleurer ! En effet, voir vos larmes ou votre émotion pourrait perturber votre enfant… qui vous imitera très vite.

Il est donc conseiller de ne pas s’éterniser.
Ce n’est pas facile, mais inutile de rester longtemps avec votre enfant une fois qu’il est rentré dans sa classe. Prolonger les "au-revoir" ne fait que compliquer les choses, surtout si votre enfant pleure. Plus votre présence sera longue plus la séparation sera dure pour votre enfant.
Faite-lui un gros câlin, dites-lui que vous venez le chercher après l'école et partez.

Ayez confiance en l'institutrice de votre enfant. Elle est habituée !!!! Autre détail, quand vous expliquez à votre enfant qu'il va aller à l'école, précisez lui que cela ne dure pas une seule journée...... Il arrive que des enfants, le premier soir après l'école, pensent que c'est terminé l'école!!!!

N'hésitez pas à discuter régulièrement avec la maîtresse de votre enfant (surtout en cas de problèmes dans la famille). Pas de cartable pour votre chérubin mais un sac de rechange vous sera demandé. Pensez à récupérer ses affaires à chaques vacances scolaires pour vérifier que votre enfant entre toujours dans ses habits de rechange. Pensez à lui faire de temps en temps un shampooing anti-poux (au cas où...).

Un enfant est une véritable éponge. Alors, si vous êtes stressé(e) pour sa première rentrée, il le sera aussi. Accompagnez-le à l’école le cœur léger et confiant. Tout se passera bien !

Si votre enfant refuse d'aller à l'école, perséverez !! L'équipe d'enseignants vous aidera et vous conseillera.
Parfois, (mais rarement), il est bénéfique de faire une interruption pendant 15 jours ou 1 mois puis de refaire un autre essai. Mais toujours en concertation avec les instituteurs et le directeur de l'école.

 

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La fessée : pour ou contre ?


Le Conseil de l'Europe veut en finir avec cette brimade. Il a lancé dimanche 15 juin 2008 (justement jour de la fête des pères en France……alors père « noël » ou père « fouettard » ??) une campagne — «Levez la main contre la fessée » — pour l’abolition de ce qu’il nomme «les châtiments corporels» dans les 47 pays qui le composent. Le terme de «châtiment corporel», qui fait penser au martinet, à la maltraitance, englobe également la fessée. Actuellement, seuls dix-huit pays interdisent ces gestes à l’école, mais aussi à la maison. En France, les parents ont tout à fait le droit de donner la fessée à leur enfant…..pour l’instant !


Cela m’a interpellée en tant que mère….. la fessée, un châtiment corporel ? je trouve le mot un peu fort. Mais il faut savoir de quoi on parle. Il y a les fessées à tour de bras, « gratuites », qui n’ont aucun sens et sont en elles-mêmes un principe éducatif. Dans ce cas-là, cela ne construit pas l’enfant, au contraire, cela lui laisse entrevoir l’apologie de la violence physique en toute occasion. Et il y a la fessée qui sert à poser les limites.

Personne ne veut promouvoir les sévères raclées, mais l’initiative du Conseil, basée sur l’idéologie de la protection de l’enfance et de celle des droits de l’homme, risque de culpabiliser des générations de parents, notamment français donc. Parents dont je fais partie, je ne suis pas « pro » fessée mais il m’arrive d’en donner à mes enfants et cela à bon escient, il me semble. Ce sont mes principes éducatifs et tous les bien-pensants et les pseudos conseils de psychologues et autres pédopsychiatres n’y changeront rien (je précise que je suis moi-même psychologue). Par contre, le débat est intéressant, s’il ne tombe pas dans l’affrontement de deux franges intégristes qui camperont sur leur position. Moi j’accepte d’entendre les arguments des « anti-fessées » et je peux les comprendre mais arrêtons de jouer aux bien-pensants. Bien sur je suis contre la violence, la maltraitance, les châtiments corporels……bien sur je ne prône pas la fessée à tout bout de champ mais tout n’est pas blanc ou noir.

Jusqu’où peut aller l’ingérence de la loi dans notre vie privée ? A mon avis, la loi est protectrice et permet une certaine organisation de la société. Si elle intervient dans la sphère privée, c’est lorsque les conséquences jaillissent sur le collectif. « Protectrice » allez-vous me dire ? la loi a donc pour visée de protéger les enfants contre les coups de leurs parents. D’accord. Mais c’est là où je fais la distinction entre la violence et la fessée. Même si c’est un acte corporel, parfois douloureux, je ne considère pas un adulte donnant une fessée « justifiée » « expliquée » comme une personne maltraitante.

Sinon, quid de la violence psychologique
? insultes, hurlements perpétuels, humiliations…..créent d’énormes dégâts dans la construction de l’enfant, notamment au niveau du développement narcissique et de la confiance en soi. Un enfant peut échapper à toutes les fessées du monde et être fragile psychiquement par maltraitance psychologique. Que faire dans ce cas-là ? S’enorgueillir d’être « anti-fessée » parce que cela n’est pas bien pour l’enfant mais faire plus de dégâts encore

Revenons au Conseil Européen, qui prône en la matière la ''«tolérance zéro»: ni baffe, ni tape, ni claque, assimilées à des «mauvais traitements», des «humiliations» et autres «mutilations»''. Lors de la 28e conférence européenne des ministres chargés des Affaires familiales, en mai 2006, la secrétaire générale adjointe invoquait le ''«devoir de protéger l’intégrité physique et psychologique» et «la dignité humaine de nos enfants». «Nous ne sommes pas autorisés à les frapper, les blesser et les humilier. Un point c’est tout. [.] Nous devons changer de mentalités et adapter nos lois en conséquence.»'' Les blessures et autres humiliations sont réduites à des actes physiques. Alors que chacun sait les dégâts que peut causer tout ce qui est de l’ordre psychique. Alors, pourquoi ne pas élargir le texte. Et puis changer les mentalités, cela est risqué, il faudrait mettre des garde-fous…..cela impliquerait d’imposer non seulement une façon de faire, un comportement, mais aussi une façon de penser, d’être….et qui déciderait de ce qui est bien ou mal, avec quelle légitimité
? Je trouve le sujet très « casse-gueule » (excusez le terme !!)

La psychanalyste et philosophe Alice Miller émet depuis longtemps, l’idée qu’il n’y a pas de bonne fessée. Que la violence à l’égard des enfants génère la violence chez les adultes. En enregistrant le «message erroné», selon lequel «les enfants sont frappés pour leur bien», les parents nient la souffrance et enseignent le recours à la violence. «Les sanctions entraînent une obéissance à court terme, mais, à plus long terme, engendrent la peur, souvent déguisée en agressivité, soif de vengeance, haine, volonté d’être enfin au pouvoir, pour punir les plus faibles. Elles conduisent à un cercle vicieux», déclarait-elle à Libération, en 1999, lors de la création de l’association Eduquer sans frapper. De même, l’association Ni claques ni fessées fait circuler une pétition pour la promulgation d’une loi «qui dise le droit de l’enfant à être élevé sans claques ni fessées, et le devoir du parent contrevenant de se faire aider dans sa tâche éducative».

Là aussi je m’insurge !!! La fessée est une punition parmi tant d’autres. Ce n’est pas quelque chose pour le bien de l’enfant. Il faut évidemment expliquer aux enfants les tenants et les aboutissants de la punition. Chaque enfant est différent, chaque parent est différent……..Quand j’entends qu’il faudrait, lorsque le parent est en colère ou stressé et est tenté de donner la fessée, qu’il dise à l’enfant d’aller dans sa chambre un moment pour pouvoir faire une pause et se calmer, je rigole !!!!!!!! et si l’enfant refuse d’aller dans sa chambre Quelle solution me donnent ces associations ?? En matière d’éducation, il n’y a pas de livre de recettes à appliquer à tout moment par tous, ce serait trop simple !!

Quand on me parle de violence qui engendre la violence ou de mauvais modèle pour l’enfant, tout cela peut se verbaliser de la part des parents. Nous pouvons expliquer à l’enfant la raison de la fessée ou autre punition. En effet, il ne faut pas que cela tombe comme cela et laisse l’enfant dans l’incompréhension. L’enfant a besoin de repères mais aussi de limites et à mon avis, une fessée donnée parfois (comme toute autre punition expliquée) permet de poser non seulement son autorité mais aussi des limites éducatives. Et justement, ce genre de projet de loi entraîne de la culpabilisation de la part des parents qui donnent parfois une fessée et déstabilise leur mode éducatif mais aussi les repères de l’enfant face à l’autorité parentale qui d’un coup se trouve flageolante.

Tout n’est pas blanc ou noir. Il faut trouver le juste milieu, de la modération dans les actes et les propos. Arrêtons de tout sanctionner ou diriger, ou alors tout le modèle éducatif doit être imposé et dans tous les domaines : fessées mais aussi remarques blessantes, violence psychologique, alimentation (à quand des menus imposés par l’autorité européenne pour que nos enfants devenus adultes rentrent dans la taille 36/38 ?)….

Le parent doit montrer l’exemple, doit accompagner son enfant tout au long de son développement pour que celui-ci soit le plus heureux possible, devienne un adulte respectable, respectueux. Bien sur la parole et le dialogue sont les meilleures armes pour cela mais il ne faut pas pour autant passer par un projet de loi pour interdire les autres méthodes alternatives quand celles-ci font partie d’une globalité éducative et n’en sont pas que les seuls moyens. Montrer son autorité à son enfant en lui imposant des règles, des repères, des limites, c’est aussi lui montrer qu’on le protège, qu’on le prépare à l’avenir, qu’il peut donc grandir en toute confiance et devenir autonome et je ne crois pas que la fessée aille à l’encontre de cela.

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