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Alzheimer : les tests de la mémoire

 

Ceux-ci sont les outils privilégiés, utilisés dans le diagnostic de la maladie d'Alzheimer.


Les médecins généralistes et spécialistes du grand âge disposent d'outils de repérage, les tests de la mémoire, pour détecter les maladies neurodégénératives.

Les deux tiers des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer au stade débutant ne sont pas diagnostiquées. Pourtant, dès ce stade, elles présentent des troubles de l'attention et de la mémoire qui gênent le quotidien. Des outils de diagnostic simples existent ! Les tests d’évaluation cognitive, plus communément appelés tests de mémoire, sont indispensables pour repérer et diagnostiquer la maladie d’Alzheimer. Ils permettent d’évaluer différentes fonctions cognitives parmi lesquelles la mémoire, le langage, les praxies et l’attention. Ces tests ne sont pas des jeux, comme il en existe dans le commerce, mais des outils médicaux pour évaluer les troubles de la mémoire. Ils ne doivent pas être utilisés sans avoir au préalable pris connaissance de ces informations. Leur interprétation doit se faire par un médecin.

Lorsque le doute sur une maladie de la mémoire naît, c'est auprès de son médecin généraliste que la question est le plus souvent évoquée. Ce dernier peut vous faire réaliser des tests de mémoire ou vous recommander un rendez-vous auprès d'un centre de la mémoire (CMRR) ou d'un neuropsychologue.

Les tests de mémoire les plus fréquents (et ayant fait l'objet d'études scientifiques) sont les suivants :

1. Le mini mental status examination (MMSE)
2. Le CODEX
3. Le test de l'horloge
4. Le test des 5 mots

Le mini mental status examination (MMSE)

Il comporte 18 questions et dure environ 15 minutes.

Le CODEX

Le professeur Joel Belmin, chef du service hospitalo-universitaire de gériatrie de l'hôpital Charles-Foix à Ivry-sur-Seine, et son équipe ont mis au point un test pour dépister une démence du sujet âgé en trois minutes. Pour en savoir plus sur ce test, voir le site testcodex réalisé par le Pr. Belmin.

Le test de l'horloge

Ce test est une épreuve visuo-graphique où l'exercice consiste à dessiner une horloge avec la petite et la grande aiguille indiquant, par exemple, cinq heures moins le quart, à partir d'un cercle pré-dessiné.

Le test des 5 mots

Phase 1 : on présente une liste de 5 mots et on demande à la personne de les lier à haute voix et de les retenir.
Phase 2 : immédiatement et avec la liste devant elle, on demande à la personne de retrouver les mots en citant les catégories (le nom du fruit, de l'animal, etc.)
Phase 3 : en masquant la liste, on lui demande de redonner les mots sans fournir la catégorie ; puis, en donnant la catégorie. Cela nécessite donc 10 réponses.
Phase 4 : on fait effectuer à la personne une autre tâche, comme compter de 20 à 0, de 2 en 2 ou toute autre activité.
Phase 5 : on lui demande ensuite de redonner les 5 mots du départ.

Maintenant, n'hésitez plus à poser la question à votre médecin !

Vous trouverez d'autres articles sur la maladie d'Alzheimer, du même auteur, Laurence Alenda, sur www.suite101.fr

 

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Actualités

Mort subite du nourrisson: encore trop de décès pourtant évitables

 

Si le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé ces dernières années, un nombre important de décès pourraient encore être évités, selon une enquête menée par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Il observe qu'un tiers des décès d'enfants de moins de deux ans sont expliqués après une autopsie, examen pratiqué dans 72% des cas seulement.

L'étude a été menée entre octobre 2007 et septembre 2009 dans 17 départements volontaires représentant 38,5% des naissances en France pendant cette période. Au total, 281 morts inattendues du nourrisson (MIN) sont survenues et parmi elles, 256 ont été incluses dans l'enquête: 220 chez des petits de moins d'un an, dont 65% chez des garçons, et 36 chez des enfants d'un à deux ans.

Cinquante pour cent de ces décès sont survenus autour de trois mois, au domicile des parents dans 72% des cas. Leur cause a pu être identifiée dans 33% des cas. Il s'agissait à 42% de décès liés à une infection, à 24% d'un accident de couchage, à 15% d'une inhalation massive de lait, à 13% de maladies métaboliques et à 8% de diarrhée et/ou de déshydratation, observe le rapporteur de l'étude, le Dr Juliette Bloch. Et un décès était lié à une maltraitance.

Les autres décès étaient inexpliqués, mais "45% des enfants présentaient des facteurs de risques de mort subite du nourrisson", c'est-à-dire des "facteurs liés au couchage", a expliqué la pédiatre devant la presse à Paris. Et de citer une literie inadaptée (24% des cas), la présence d'une couette, d'un oreiller ou d'un objet de type doudou près du visage de l'enfant (57%) ou un couchage ventral (33%). Dans 13% des cas, le bébé avait été victime d'un tabagisme passif.

Si dans l'hypothèse d'un retournement de l'enfant (12% des cas), elle a reconnu que les parents ne pouvaient rien faire, le Dr Bloch a observé que les autres décès étaient "totalement évitables", avec de simples mesures: le couchage sur le dos, sans oreiller et sans couette, sans objet près du visage, dans une pièce tempérée et dans son propre lit, "pour tous les sommeils et jusqu'à l'âge de six mois". Au-delà, "c'est plus sûr". Elle a ajouté qu'il était "conseillé de faire dormir l'enfant dans la chambre de ses parents les six premiers mois". Il "a été démontré que c'est un facteur protecteur dans la mort subite du nourrisson".

Grâce à ces mesures de prévention, le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé depuis une vingtaine d'années, passant de 1.464 en 1991 à 244 en 2008.

Le Dr Bloch a également insisté sur la nécessité de mener des investigations post-mortem, notamment des autopsies, pour tenter d'apporter des réponses aux parents. "Comprendre, c'est très important pour les parents en premier, parce que ça permet de déculpabiliser et aussi parfois de prévenir un décès ultérieur chez un enfant qui va naître", a-t-elle confié.

Elle a regretté qu'un fond d'oeil n'ait été réalisé que dans 6,5% des cas alors que cet examen est crucial pour diagnostiquer un syndrome du bébé secoué. Une autopsie a été pratiquée chez 72% des enfants, mais son utilisation variait de 33 à 100% selon les départements. Le refus des parents était le principal motif de non-réalisation d'une autopsie. La pédiatre a plaidé pour que sa pratique soit favorisée et pour qu'une imagerie complète soit obligatoire en cas de refus de la famille. Outre l'autopsie, des prélèvements (sanguins, urinaires, bactériologiques) peuvent être effectués, de même que des radios et des scanners.

AP

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