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Alzheimer : les femmes souffrant de névrose sont plus à risque

La personnalité d’un individu peut augmenter le risque de démence, au même titre que d’autres facteurs (niveau d’éducation, risque cardiovasculaire, traumatismes crâniens, facteurs héréditaires).

Des chercheurs suédois (Université de Göteborg) ont suivi 800 femmes à qui ils ont fait passer des tests de personnalité afin de mesurer leur état de névrose, d’extraversion et d’introversion. Les participantes ont aussi été soumises à des tests de mémoire.
Résultat

Dix neuf pour cent des femmes ont développé une démence. En analysant les résultats dans le détail, les chercheurs ont constaté que les femmes qui ont obtenu les scores les plus élevés aux tests d’évaluation de la névrose doublaient leur risque de souffrir de démence, comparées à celles qui ont obtenu les scores les plus faibles. Pour rappel, la névrose est caractérisée par des sentiments d’anxiété, de jalousie, de colère, deculpabilité et une humeur maussade.

Un état de stress sur une longue période était également associé à un risque accru.

Enfin, les femmes à la fois névrotiques et introverties (timides, réservées) avaient le risque le plus élevé de souffrir de la maladie d’Alzheimer : 16 sur 63 femmes soit 25% étaient dans ce cas versus 8 sur 64 femmes décrites comme étant extraverties et n’étant pas en détresse psychologique, soit 13%.

http://www.neuromedia.ca/alzheimer-les-femmes-souffrant-nevrose-risque/

Référence : Johannsson et coll. Midlife personality and risk of Alzheimer disease and distress. Neurology, octobre 2014.

 

Commentaires  

 
0 #1 14-11-2014 13:12
Bonjour,

Je suis introvertie, mais alors pas le moins du monde timide ; bon, peut-être réservée, j'admets (je ne vais pas vous raconter ma vie 5mn après vous avoir rencontré, ni même une semaine plus tard) ; mais moins timide que moi, tu meurs ! ...

Je crois que tout le problème vient de la perception franco-française très éloignée des travaux de Jung, qui a tendance à faire le raccourci entre introversion et timidité.
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Obésité précoce, décelable dès 9 mois?

 

Une nouvelle étude, publiée dans l'American Journal of Health Promotion, montre que l’obésité serait décelable dès 9 mois chez le petit enfant. Des bébés « trop lourds » à 9 mois ont en effet 20% de plus de risque de devenir les enfants en surpoids à 2 ans. De même, certains groupes d’enfants sont plus à risque de développer une obésité.

Les résultats incitent donc à recommander une stratégie de surveillance de l’obésité dès le plus jeune âge, notamment pour certains groupes ethniques.

Les chercheurs ont cherché à estimer la prévalence des risques de surpoids et d’obésité des enfants américains à l'âge de 9 mois et à l'âge de 2 ans, ainsi qu'évaluer les changements de poids entre ces deux périodes, et examiner les relations entre le poids (normal, à risque, ou obésité) et les évolutions démographiques.

Le Dr Brian G. Moss, de la Wayne State University (Detroit, Michigan), et le Dr William H. Yeaton, de l'Université du Michigan, ont réalisé l’analyse du poids de 8.900 bébés de 9 mois et 7.500 enfants de 2 ans à partir des données de la Early Childhood Longitudinal Study–Birth Cohort (ECLS-B), une étude cohorte longitudinale portant sur un échantillon national représentatif d'enfants américains nés en 2001.

Les mesures comprenaient le sexe de l'enfant, la race ou l'origine ethnique, le statut socio-économique, la communauté, la région et le statut pondéral. Un enfant était considéré comme obèse si son poids était situé au-delà du 95e percentile des courbes de croissance standard. Les chercheurs ont évalué si les bébés avaient un poids normal, à risque, ou obèses à 9 mois, suivi leur évolution à 2 ans et ont utilisé des modèles de régression logistique pour déterminer la probabilité selon les caractéristiques démographiques des enfants, d’une stabilité, d’une perte ou d’un gain de poids.

Les résultats montrent que, environ un tiers des enfants américains sont soit à risque soit obèses dès l’âge de 9 mois (31,9%) et à 2 ans (34,3%). Les chercheurs constatent que les bébés obèses à 9 mois présentent le plus grand risque d'être obèse à 2 ans. Certains enfants sont plus à risque (par exemple, les Hispaniques et les enfants de faible statut socio-économique), tandis que d'autres enfants ont réduit leur risque.

Attention, ces résultats ne signifient pas que tous les bébés en surpoids vont devenir des adultes obèses, cependant, l’obésité à 9 mois est un facteur prédictif de risque accru d’obésité même si ce risque n'est pas uniforme dans les sous-groupes démographiques.

Les auteurs de l'étude concluent donc que la surveillance et la stratégie de lutte contre l’obésité doivent ciblées sur les enfants des groupes les plus à risque.

(American Journal of Health Promotions January/February 2011, Vol. 25, No. 3, pp. 190-198. DOI: 10.4278/ajhp.090123-QUAN-29- "Young Children's Weight Trajectories and Associated Risk Factors: Results From the Early Childhood Longitudinal Study-Birth Cohort")

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