Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

L'Angoisse du 8ème Mois : Quand Bébé Ne Veut Pas Quitter Maman !

Vous ne reconnaissez plus votre bout de chou, souriant à tout le monde et passant sans problèmes de bras en bras, il devient sauvage et craintif. Il manifeste une peur irraisonnée, parfois un réel effroi, dès lors qu'un visage étranger entre dans son champ de vision. Il ne veut pas vous quitter du matin au soir et hurle dès que vous faites mine de vous éloigner ! Seule sa mère, - et parfois l'entourage proche (père, frère ou soeur) - trouve grâce à ses yeux. On parle "d'angoisse du huitième du 8ème mois". Ce phénomène somme toute banal, n'en reste pas moins très important dans l'élaboration mentale du bébé.

Cette peur de "l'inconnu" fait partie du développement psychique normal de l'enfant. Il faut ajouter que, de même qu'on ne peut pas dire que la marche est acquise à 12 mois, cette peur de l'inconnu ne peut apparaître au même moment chez tous les enfants.

 

Comment expliquer ce qui se passe ?

Votre enfant commence à distinguer ses proches des personnes étrangères. Il n'est plus seulement sensible à un visage souriant, il devient sensible aux visages familiers. Mais en même temps, il devient aussi sensible à la séparation ! Jusqu'à présent, son développement psychique ne lui permet que de croire que ce qui disparaît de sa vue cesse d'exister. . Cette angoisse du huitième mois constitue la dernière étape dans le processus "d'élaboration de soi" du nourrisson.

Au cours de ses premières semaines de vie, l'enfant est en symbiose avec sa mère : 8 mois de lente maturation seront nécessaires pour qu'il apprenne que sa maman et lui sont deux personnes distinctes. Dorénavant, il réalise que maman est un être indépendant de lui et que, lorsque elle le quitte, elle part vivre sa vie de son côté.. Et il ne le supporte pas ! C’est scandaleux d'être ainsi exclu d’une partie de l’ existence maternelle.

Mettons-nous à sa place : votre enfant n'a pas les moyens de comprendre pourquoi sa maman ne passe pas vingt-quatre heures avec lui. Et en plus il n’est même pas sur qu’elle revienne ! Il réalise donc qu'elle n'est pas une partie de lui. D'où une terrible angoisse : celle de la perdre. Angoisse d'autant plus forte qu'à cette période, le bébé n'a pas la notion du temps, ni de la permanence. Une personne ou un objet hors de sa vue n'existe pas pour lui. Cette angoisse est saine et salutaire. Cette angoisse, bébé va la projeter sur tout visage étranger qui va s'approcher de lui. Une projection salvatrice car le fait de détacher du visage de la mère les premiers affects agressifs pour les porter sur un visage étranger, permet aussi à l'enfant de conserver le plaisir de voir sa mère.

Ainsi, il a besoin de s'assurer sans cesse de l’attachement et de la présence maternels. A cet âge, la maman est sa référence absolue et il peut même refuser les bras de son papa. Rassurez-vous, cela ne durera pas.

Il s’agit donc de le rassurer et de l’aider :

- Prenez-le/la dans vos bras lorsqu'il/elle le demande : il/elle a besoin de se sentir rassuré(e) et protégé(e).

- En présence d'un inconnu, laissez-lui le temps de l'apprivoiser.

- Pendant cette période, mieux vaut, pour la maman, éviter les séparations brusques ou prolongées. De même, ne cherchez pas à forcer la séparation « pour l'habituer ». C'est une idée fausse que de croire que quelques demi-journées en halte-garderie, par exemple, l'aideront à mieux supporter votre absence. si vous ne pouvez éviter un changement de nounou ou l'entrée à la crèche durant cette période, prévoyez une période d'adaptation et prenez le temps de lui expliquer la situation.

- Si vous reprenez votre travail ou si vous êtes obligée de le quitter pour tout autre raison, laissez-lui un objet de transition pour qu'il sente bien que vous n'êtes pas définitivement partie : un tissu avec votre odeur par exemple. Il est indispensable de parler à l'enfant, de lui donner des explications. Même s'il ne comprend pas les mots, celui-ci sera sensible au ton rassurant de la voix de l'adulte...Dites-lui que vous comprenez qu'il ait de la peine de vous voir partir mais que vous allez revenir bientôt. Pas besoin de grands discours. Les phrases toutes simples, du style « je t'aime, je te fais de gros bisous et je reviens vite », ont le pouvoir de le rassurer au cours de la journée.

- Et surtout, il ne faut jamais s'esquiver en douce ! Ne partez jamais quand il dort, ni sans lui dire au revoir. Ce comportement a tous les effets contraires : la prochaine fois, il s'agrippera d'autant plus à vous, inquiet de savoir que vous pouvez disparaître à tout moment sans qu'il s’en rende compte.

- Faites des jeux de cache-cache : on dissimule son visage dans ses mains, on fait disparaître et réapparaître un doudou en peluche, on se cache derrière un livre... Cela le rassure de voir que, même disparus, personnes et objets continuent d'exister. Et que, lorsqu'ils réapparaissent, ils sont exactement comme avant et pas du tout changés voire abîmés par l'absence.

Pour aider un enfant à surmonter sa peur des étrangers, il est important de l'accompagner dans cette étape, en lui expliquant qu'il ne doit pas avoir peur et en l'aidant à l'"apprivoiser". Même si ce passage n'est pas facile à vivre, rassurez vous : cette crise est normale et ne dure pas. Quand il aura compris qu'il est différent des autres et que le monde qui l'entoure n'est pas hostile, votre bébé aura compris l'idée de sa propre identité. Un premier pas vers l'autonomie

 

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Mort subite du nourrisson : comment limiter les risques

 

La mort subite est toujours la conséquence de plusieurs facteurs et c’est en éliminant ceux sur lesquels nous pouvons agir que nous réduirons son incidence.


- Il est important que le visage de bébé reste bien dégagé : il peut ainsi respirer facilement et mieux contrôler la température de son corps.

La première règle est donc de faire dormir bébé sur le dos pour lui dégager le visage. La position ventrale pendant le sommeil est maintenant bien identifiée comme facteur de risque, ainsi, il est fortement recommandé de coucher les nouveau-nés sur le dos. Ce simple conseil a permis de diminuer significativement le taux de MSN.
Professionnels et parents savent qu’il ne faut pas coucher le bébé sur le ventre mais beaucoup ont du mal à abandonner la position sur le côté, pourtant très instable car le bébé risque fort de basculer. Sauf avis médical contraire, couchez toujours votre bébé sur le dos, cette position est la plus adéquate et comporte le moins de risques de mort subite.
Il faut savoir que lorsqu’il est couché sur le dos, le poids de votre bébé repose sur sa colonne. Son nez, sa bouche et sa cage thoracique sont bien dégagés. Il est installé confortablement et respire facilement. En position dorsale, il peut réagir plus facilement à un éventuel problème durant son sommeil. Pour la plupart des bébés, la régurgitation ne pose pas plus de problèmes en position dorsale que dans une autre position.
Lorsqu’il est couché sur le ventre, le poids du bébé repose sur sa cage thoracique. Son nez et sa bouche sont presque contre le matelas, dans un espace exigu. L’air qu’il respire, est moins bien renouvelé et devient peu à peu vicié. Couché sur le ventre, votre enfant dort plus profondément. Il dort en quelque sorte trop bien. Il risque d’avoir plus de difficultés à réagir s’il éprouve un problème durant son sommeil.
La position «sur le côté» n’est pas non plus adéquate. Les coussins spéciaux vendus pour maintenir bébé dans cette position ne le protègent pas de la mort subite. Il existe toujours un risque que le bébé bascule sur le ventre. Lorsqu’ils viennent au monde, les bébés prématurés n’ont pas encore terminé leur développement. Certains prématurés sont couchés sur le ventre pour des raisons médicales. Ils sont dans ce cas sous surveillance constante. Dès que c’est possible, le personnel installe l’enfant sur le dos. C'est ainsi que, comme les autres enfants, les bébés prématurés rentrent à la maison habitués à dormir sur le dos.

Si vous craignez que son crâne s’aplatisse à force de rester sur le dos, déplacez régulièrement son lit ou son mobile pour qu’il regarde dans différentes directions.

Enfin, pensez à le positionner régulièrement sur le ventre lorsqu’il est éveillé. Il saura ainsi comment réagir lors de ses premiers retournements.

- Le second grand facteur de risque est le tabac. Personne ne doit fumer au domicile du bébé, y compris lors de son absence car des composés toxiques subsistent dans l’air pendant plusieurs heures.
Les bébés dont la maman fumait durant sa grossesse sont aussi plus à risque. Il faut savoir que le tabagisme de la mère et de l’entourage durant la grossesse et après la naissance accroît le risque de mort subite. Lorsque la future maman fume (tabagisme actif) ou se trouve dans un environnement enfumé (tabagisme passif), la fumée peut provoquer un manque d'oxygène dans l'utérus. Cela peut entraîner une naissance prématurée ou un nouveau-né de petit poids (moins de 1,5 kg).
De manière générale, le bébé risque d'être plus fragile et est exposé à des risques accrus de MSN. Ces conséquences sont directement liées à la quantité de cigarettes fumées. Alors, toute réduction du nombre de cigarettes fumées (tabagisme actif) et de fumée inhalée par la mère (tabagisme passif) réduit les risques de mort subite. Les futures mamans sont donc conseillées pour qu’elles arrêtent de fumer ou qu’elles réduisent au maximum leur consommation de cigarettes. Placé dans un environnement «enfumé», votre bébé est exposé non seulement à une augmentation des risques de MSN mais également à des risques au niveau respiratoire, à des bronchites chroniques…
De plus, fumer pendant l’allaitement est également nocif pour le bébé. Ne fumez pas en sa présence, et évitez-lui les endroits enfumés. Aérez la chambre matin et soir et interdisez que l’on fume à l’intérieur de la maison.
Si vous fumez alors que vous allaitez, évitez de fumer durant l'heure qui précède la tétée.

- Il faut faire attention à la température dans la chambre du bébé. La température idéale pour la chambre est de 18°C ou 20°C maximum selon son âge. Un bébé a du mal à réguler sa température corporelle. Il aura plus de difficulté à faire chuter sa température s’il fait trop chaud dans sa chambre, qu’à l’élever un peu s’il y fait frais. Les données de recherches laissent entendre que l’excès de chaleur (trop de vêtements, literie pesante, pièce surchauffée) pourrait accroître le risque de Mort Subite. Si vous vous inquiétez que votre bébé prenne froid durant la nuit, sachez que, selon la saison, une turbulette ou un pyjama sont suffisants pour que bébé reste confortable.

- Les conditions de couchage sont également primordiales. Pour dormir, installez votre enfant dans un sac de couchage bien adapté à sa taille et à la saison. Au niveau du couchage, un lit à barreaux (ceux-ci ne devant pas être trop espacés), un matelas ferme aux dimensions exactes du lit (bébé pouvant se coincer entre les parois et un matelas inadapté) , un drap housse et une turbulette suffisent.
En théorie les spécialistes disent : pas de couverture avant 9 mois. Pas d'oreiller avant que votre enfant ne sache le positionner, vers 2 à 3 ans. Ainsi, n’utilisez pas d’oreiller, de couette, de couvertures ou tout autre élément qui peuvent l’étouffer s’il s’y entortille ou y enfouit son visage. La turbulette (ou gigoteuse) limite ces risques. Choisissez-la adaptée à la saison et à la taille du bébé, les nourrissons risquant de " rouler " au fond de modèles trop larges. Évitez le tour de lit ou choisissez le fin et placez-le à l’extérieur.
Les peluches ne sont pas indispensables, surtout les premiers mois. Vous pouvez toutefois en laisser une si elle est petite et sans poils.
Ne laissez jamais votre bébé dormir dans un lit d’adulte, qu’il soit seul ou avec vous. Vous pouvez placer son lit près du vôtre si vous souhaitez le garder près de vous ou si vous êtes trop fatiguée pour le ramener dans sa chambre la nuit quand vous allaitez.

Chez des amis, ne bricolez pas de couchage occasionnel. Utilisez un lit parapluie (lit pliant) où il sera en sécurité, sans rajouter de matelas mou. Si l’enfant est gardé, rappelez par écrit les précautions à prendre et exigez de voir dans quel lit il va dormir.

Ne le laissez pas non plus dormir trop longtemps dans son siège auto rigide.

Méfiez-vous aussi des changements de rythme (longs trajets en voiture, fêtes familiales…) et respectez les heures habituelles de sieste et de repas. D’autres éléments, tels les infections qui fragilisent l’enfant, sont plus difficiles à maîtriser..
Alors essayons de maîtriser ce qui peut l’être pour éviter tout drame.

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