Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Malade d'Alzheimer à domicile

Quand une personne est atteinte de la maladie d’Alzheimer, c’est toute la famille qui a besoin d’aide. En effet, cette pathologie est très lourde et nécessite une certaine organisation mais aussi beaucoup d’aide que ce soit au niveau médical, social, soutien psychologique…


Dans 70 % des cas, c'est la famille qui prend en charge la personne malade et lui permet de rester à domicile.

On a pris conscience de l'apport considérable de ces aidants "naturels" et les professionnels se rendent compte que soutenir et épaules ces aidants est probablement une des manières de répondre à cet énorme défi de santé publique.

Démographiquement, la catégorie d'âge la plus touchée (80 ans et plus) ne cesse de s'accroître. Il faut absolument améliorer rapidement le système des soins offerts aux personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer, et surtout à leurs proches.

Information, formation, groupes d'entraide, possibilités de répit : accueils de jour, ou pour des périodes déterminées sont les principaux moyens de permettre aux proches de se ressourcer et de faire face à leur tâche avec efficacité et humanité.

Services de soins infirmiers à domicile : (SSIAD) structure associative ou publique (communautés de communes, mairies), dont le but est de prodiguer des soins infirmiers aux personnes âgées de plus de 60 ans et, depuis 2004, aux personnes handicapées.
Le personnel participant à l'activité du SSIAD comprend des infirmier(e)s et des aides soignant(e)s.
Il est donc possible d'avoir à domicile des soins infirmiers ou d'hygiène par un infirmier mais aussi d'autres soignants (kinésithérapeute, orthophoniste...).

L’auxiliaire de vie : emploi d’une personne à domicile :

L’aide à domicile est l’intervention d’une personne salariée qui se rend à domicile pour assurer différentes tâches, comme le ménage, repassage, lessive, courses, préparation du repas et/ou soins de base d’hygiène et de toilette courante...

Ce salarié peut être toute personne, excepté le conjoint de la personne malade.

Son embauche peut se faire de trois façons :

- directement du salarié à la personne,

- par l’intermédiaire d’un organisme public mandataire,

- par l'intermédiaire d'une entreprise privée prestataire de services à la personne,

- par une association.

Pour l’emploi de personne à domicile, l’employeur peut avoir une déduction fiscale et une exonération de charges sociales sur le salaire de l’intervenant. L'APA peut prendre en charge les dépenses de rémunération de l'intervenant à domicile si ses interventions font partie du Plan d'aide personnalisé élaboré par l'équipe médico-sociale.

L'aménagement du lieu de vie :

Pour cela, il semble nécessaire de se faire aider par des personnes compétentes (conseillère en économie sociale et familiale, ergothérapeutes, assistants de service social...).

Lors de l'aménagement du lieu de vie, quelques mesures simples sont recommandées (liste non exhaustive) :

- Prévenir les accidents domestiques :

Le principal danger se situe dans la cuisine, notamment le problème du gaz.

La salle de bain doit être la plus fonctionnelle et sécurisée possible : température de l'eau bloquée pour éviter tout risque de brûlure, sol anti-dérapant pour éviter les chutes, barres de maintien sur les murs...

- Prévenir les chutes : éviter l'encombrement inutile, les sols glissants...

- Favoriser l'autonomie dans toutes les pièces de la maison : objets usuels facilement accessibles....

- Supprimer les sources de stress et de confusion :

Ne pas changer les repères familiers du patient.

Favoriser l'orientation de la personne dans le temps : mettre une horloge facilement lisible dans chaque pièce ; accrocher un calendrier éphéméride (dont la personne arrachera une page chaque jour).

Écrire lisiblement (par exemple au dessus du téléphone) le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de la personne.

Quand la personne sort du domicile, même accompagnée, qu’elle ait toujours sur elle, les coordonnées téléphoniques d’une personne à contacter en cas d’urgence ; ainsi que son nom, adresse et téléphone. Même surveillée, la personne peut échapper à la vigilance et se perdre.

Les aides matérielles

- portage des repas à domicile

- service de blanchisserie

- livraison de courses

- téléalarme (les mairies ou le conseil général disposent des renseignements quant à sa mise en place) : se présente sous forme de médaillon ou de bracelet que l'on porte sur soi en continu. Cela permet à la personne d'être en liaison avec une centrale de surveillance opérationnelle (24h/24). Le dispositif peut être couplé à un détecteur d'activité en complément du "bip" traditionnel, installé à un endroit de passage régulier de la personne.

- matériel médical : certains appareils ou matériel médical installés au domicile du patient peuvent êtres loués ou achetés et pris en charge par la Sécurité Sociale. Pour les achats et locations importants, il faut demander un avis et faire une demande d'entente préalable auprès de la Sécurité Sociale.

Tout cela doit être mis en place pour soulager la famille, au niveau des tâches quotidiennes.

Pour plus d'informations et de conseils :

http://alzheimernews.unblog.fr/

www.francealzheimer.org

 

 

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

Allergies alimentaires et diversification trop précoce

 


Beaucoup de parents ont hâte de constater les progrès de leur enfant et de voir leur petit gagner en autonomie... Chaque petit geste appris est une fierté pour le parent qui se dit que son enfant évolue bien, comme tous les autres.
En matière d'apprentissage vers la vie d'adulte, l'alimentation, et surtout la diversification alimentaire, est le sujet qui fait le plus débat depuis une trentaine d'années.
Quand doit-on commencer à introduire des aliments en dehors du lait ? Comment ? Lesquels ? Tous les parents se posent ces questions, souvent génératrices d'angoisses, et se retrouvent confrontés aux multitudes de théories qui ont vu le jour depuis les années 60.
Avant de discuter des effets pervers de la diversification précoce, le meilleur conseil que nous puissions vous donner c'est de :
Lire le tableau récapitulatif du carnet de santé de votre enfant, ainsi que ses légendes.Il résume parfaitement les besoins alimentaires de votre enfant en correspondance avec son age.

Si malgré ces recommandations vous vous décidez à introduire des aliments avant que ce ne soit nécessaire, sachez que vous faites encourir sciemment certains risques à votre bébé. Alors avant de franchir le pas, consultez votre pédiatre ou demandez conseil à la PMI.

Aujourd’hui, la France reste, d’après le Pr Voyer, « le pays d’Europe où la diversification de l’alimentation est la plus précoce »
Pourtant, à ce jour, aucune étude n'a révélé qu'une diversification alimentaire précoce développerait mieux l'intelligence de l'enfant... Ni même que nos voisins européens seraient plus déficients que nous...
NE PAS CONFONDRE, DONC : précocité alimentaire et précocité intellectuelle...
Depuis un arrêté du 17 avril 1998, les aliments pour bébés doivent obligatoirement porter la mention « à partir de 4 mois ».
Espérons qu'un jour elles porteront la mention « à partir de 6 mois » qui est l'âge "recommandé" (et non "possible") par le carnet de santé.

Les partisans de la diversification précoce avancent généralement deux arguments en sa faveur : la formation du goût et la croissance harmonieuse de l’enfant.
Malheureusement pour ces deux points, toutes les études récemment menées indiquent entièrement le contraire.

Pour le premier point, les bébés allaités bénéficient dès le début d’une diversité de goûts, puisque le lait change de goût selon ce que mange la mère dans les heures précédant la tétée. Pour eux, la formation du goût est donc bien assurée !
Quant aux bébés au biberon, s'ils ont "plat unique" chaque jour, aucune étude n'a révélé de retard de croissance pour début de diversification plus tardive.
Attention donc à ne pas assimiler développement gustatif et croissance / autonomie de l'enfant .

Pour le deuxième point, sachez qu'un enfant diversifié trop tôt encourt les risques suivants :

  • étude UNICEF : excès de risque significatif de gastro-entérite (rappelons que la diarrhée est un vrai problème de la petite enfance mondiale), le système digestif n'étant pas pret pour d'autres aliments.ce n’est que vers l’âge de 6 mois que le nourrisson est capable d’entraîner les aliments vers l’arrière pour les avaler et il faudra attendre 9 mois pour voir apparaître les premiers mouvements masticatoires réflexes.
  • étude ANAES : risque de pneumonie / otites supérieur à la normale
  • risque d'Obésité précoce : à l'heure où l'on fait la chasse aux sorcières de l'obésité, il serait bon de faire un point sur l'appétit du nourrisson. Un nourrisson sait naturellement ce dont il a besoin et en quelle quantité. Il est naturellement capable en grandissant, même sans y être inciter, et ne serait-ce que par curiosité, de progressivement avoir envie de gouter certains aliments. Les mères ont tendance à choisir ou à préparer des aliments au goût sucré pour débuter la diversification de leur enfant (cette habitude est préjudiciable tant pour son caractère cariogène que pour l’appétence particulière pour le sucre à laquelle elle conduit). S'il existe un terrain familial (direct ou non), il est fortement recommandé d'en discuter avec votre pédiatre
  • risque d'Allergies (alimentaires ou non): Plusieurs travaux prospectifs démontrent que l’introduction d’aliments autres que le lait avant l’âge de 6 mois augmente significativement le risque de survenue de manifestations allergiques, notamment eczéma et allergie alimentaire.

Lorsqu'un terrain familial allergique existe (ascendance directe ou non), il est recommandé de repousser la diversification au début du sixième mois car ces enfants sont considérés comme une "population à risque". Il vous sera peut être même conseillé par votre médecin d'attendre 9 mois avant l’introduction d'aliments très antigéniques (œufs, poissons, arachide, soja, blé, oranges). Par ailleurs, l’introduction des amidons (farines, féculents…) et celle des graisses saturées (graisses lactées naturelles, viandes…) doit être évitée avant l’âge de la maturation des sécrétions amylasiques et lipasiques pancréatiques qui se situe vers 6 mois. C'est à dire qu'avant, votre enfant n'est pas capable de digérer ces farines correctement, et que votre enfant peut développer une intolérance, voire une allergie.

Une allergie (alimentaire ou non) peut être vécue comme un véritable fardeau. Bien sûr nous ne sommes pas tous égaux face aux allergies. Certains enfants seront résistants à une exposition précoce aux allergènes, d'autres y seront sensibles... Mais qu'est ce qu'attendre 2 mois, contre une allergie au gluten... qui vous empèche de partager le gateau d'anniversaire que vos copains rapportent en classe...contre un eczéma atopique, qui vous empèche de vous exposer au soleil chaque année...

Si vous avez toujours l'impression que ces recommandations sont issues de fantaisies collectives, consultez les sites suivants
Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports avec son site Manger-Bouger.fr
Allaiter Aujourd'hui n° 62, LLL France 2005 (documentation la leche league)
Centre de Documentation OMS sur l'alimentation Infantile
Centre de Documentation UNICEF sur la Nutrition
Cahier de Nutrition

Espace Client







Partenaires

Allo-Medecins.fr

les-numeros-medicaux.fr

Trouvez un psychologue près de chez vous sur Allo-psychologues.fr


Conseil Psy