Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Décret Morano : mobilisation des professionnels de la petite enfance

« Des sardines pour Nadine », c’est le nom donné au rassemblement, organisé pour les Professionnels de la Petiteenfance par le Collectif “Pas de bébés à la consigne”, contre le décret relatif aux modes d’accueil collectif. Un décret qui modifie le taux d’accueil en surnombre et, dans certains cas, la qualification des encadrants. 

Les arguments du gouvernement : Le Ministère invoque la nécessité d’être pragmatique pour répondre aux besoins des familles sur le terrain. Augmenter le taux de surnombre d’accueil exceptionnel de 10 à 20%, en fonction de la taille de la structure signifie qu’une crèche pourra ponctuellement accueillir des enfants en plus à certains moments de la journée, pourvu que sur le mois le taux d’occupation ne dépasse pas 100%. Une mesure de souplesse qui selon le Ministère permettra de rendre service ponctuellement aux parents…

Le passage de 50 à 60% de la part des personnels de niveau CAP et BEP dans les taux d’encadrement ne devrait rien changer, selon le gouvernement,  ouvrant la possibilité de recruter une personne en plus, de niveau CAP ou BEP, à la place d’une personne plus qualifiée, et tenir compte de la validation des acquis de l’expérience…

Depuis le début de l’année, les professionnels de santé se mobilisent. Dernière journée en date, le 11 mars, durant laquelle la majorité des crèches sont restées fermées et de nombreux professionnels du collectif "Pas de bébés à la consigne" ont manifesté contre ce décret. Pour le collectif, il ya en effet dégradation des conditions d’accueil avec l’augmentation possible du nombre d'enfants par encadrant et donc augmentation déguisée du taux d'encadrement. Evidemment, avec cette augmentation, une perspective inéluctable d’augmentation de la pénibilité et une régression de la personnalisation du suivi de chaque enfant. Quant à la révision possible des niveaux de qualification, la profession craint une véritable “déprofessionnalisation”.

Le décret en question a néanmoins été validé par la Caisse nationale d'allocations familiales en février dernier et, pour le gouvernement, il sera difficile voire impossible de faire marce arrière. février dernier. Le collectif "Pas de bébés à la consigne" parle aujourd’hui de “passage en force” et veut encore empêcher l’application de ce décret. Il invite les professionnels et les parents à se tourner vers les élus locaux, gestionnaires des établissements d’accueil et les autres responsables associatifs et privés de structures pour qu’ils s’engagent à demander le retrait du décret et à ne pas appliquer les taux d’accueil en surnombre, la modification du ratio de personnels les plus qualifiés, la mise en place des jardins d’éveil.

 Sources : Ministère du Travail et de la Solidarité, Collectif “"Pas de bébés à la consigne",

 

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Alcool pendant la grossesse

Une étude de l'Inserm sur le sujet "Grossesse et alcool" publiée le 8 décembre 2010,  montre qu'en France, un quart des femmes enceintes continueraient de boire durant leur grossesse.

La consommation d'alcool pendant la grossesse fait partie de tous les débats. D'ailleurs, depuis trois ans, les bouteilles d'alcool se sont vues habillées d'un nouveau pictogramme : celui d'une femme enceinte un verre à la main, le tout barré.

Le gouvernement a également, ces dernières années, mis en place plusieurs campagnes d'information et de sensibilisation, afin que le message "zéro alcool pendant la grossesse" soit suivi par la majorité des femmes enceintes. Cependant, les résultats ne sont pas probants. D4ailleurs, un nouveau rapport sur le sujet montre qu'un quart des Françaises enceintes continueraient à boire durant la grossesse, dont 6% avec excès, soit plus de deux verres par jour.

Lors d'un colloque de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, le professeur Mickaël Naassila a expliqué qu'un bébé exposé à l'alcool durant la période de gestation de la mère peut naitre avec des particularités physiques au niveau du visage, avec des déficiences mentales, le syndrome d'alcoolisation fœtale ou des malformations organiques.
Le spécialiste a ajouté que "de nombreux enfants chez qui on détecte, à l’âge scolaire, des problèmes d’hyperactivité, de déficits d’attention, de troubles du comportement sont en fait des enfants dont la mère a consommé de l’alcool enceinte. C'est d'autant plus délicat que le problème ne se voit pas à la naissance".

Le Dr Chabrolle, spécialiste du Syndrome d'alcoolisation fœtale, explique quant à lui que "les pictogrammes, c’est bien. Mais le vrai problème, c’est que l’alcool est un sujet complètement tabou en France. Les gynécologues n’abordent pas assez le sujet avec leurs patientes. Il faut mieux les former à repérer la consommation d’alcool chez les futures mères. Un seul verre fait courir un risque au bébé (...) le cerveau du fœtus est l’organe le plus sensible à l’alcool, car il se développe pendant neuf mois, alors que les autres organes se forment au premier trimestre".

Il serait temps que l'information passe au niveau de la prévention.

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