Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Quelles sont les pathologies liées aux conduites excrémentielles ?

Il s'agit de l'énurésie, l'encoprésie et la constipation.

L'énurésie : c'est la miction involontaire, inconsciente, sans liaisons directes avec le fonctionnement de l'appareil urinaire, et qui persiste ou réapparaît à l'âge de 4 ans.
C'est un symptôme toutefois banal : 75 % des enfants sont des énurétiques primaires (sans avoir jamais été propres), dont 65% la nuit, 32% diurnes et nocturnes et seulement 3% diurnes. A 4 ans, il y a 60% d'énurétiques, à 10 ans il y en a 20% tandis qu'à 14 ans n'en restent que 10%. Cette pathologie est plus fréquente chez les garçons.

On note dans les facteurs aggravants la potomanie (boire beaucoup), le sommeil profond et lourd, la vessie de petite taille...
L'énurésie n'est jamais un symptôme isolé. Très souvent il est accompagné d'instabilité, de tics, de bégaiement. C'est révélateur d'un conflit, comme peuvent entraîner une carence affective, la naissance d'un frère, l'angoisse de castration, un abandon familial... etc. Tous ces facteurs provoquent une anxiété, une régression et/ou une agressivité chez l'enfant qui s'oppose en devenant énurétique, amenant ainsi le rapprochement avec la mère, et des bénéfices masochistes pour se déculpabiliser. Le caractère sera timide, émotif, ou au contraire têtu et grincheux.

Il s’agit donc de rendre l'enfant actif par rapport à son symptôme (lui faire par exemple changer les draps mouillés) pour qu'il parvienne à l'accepter. On va proposer aussi d'autres satisfactions sur le plan affectif que celle de faire pipi au lit, puis le faire évoluer vers le stade affectif où il devrait être. On peut ajouter à ceci des séances de relaxation, d'acupuncture.

L'encoprésie : c'est l'élimination involontaire des selles, dans le même contexte psychologique que pour l'énurésie. Ce sera néanmoins un symptôme plus grave, plus régressif et plus agressif.
On distingue 3 personnalités:

Le "délinquant" : il s'agit de l'enfant qui fait des selles bien moulées et dures, avec un plaisir indéniable. Ces enfants s'expriment par l'agir. Il y a un double plaisir dans la rétention et dans l'agression. Ils expriment un comportement à caractère social: les parents sont soit trop laxistes, soit trop rigides.

Le "clochard" : enfants passifs, anxieux, qui n'ont aucune possibilité d'organisation par eux-mêmes, indifférents à la menace ou à la solitude. Les selles sont molles, en bouses. Ce sont des enfants sans règles ni lois.

Le "pervers" : enfant qui tire son plaisir à déféquer en public. Ces enfants ont un gros problème Oedipien.

Le traitement est le même que celui proposé pour l’énurésie.

La constipation : fréquente chez les obsessionnels, les autistes. Peut s'associer au fantasme de grossesse. Les hypocondriaques sont souvent malades des intestins. Chez les personnes âgées, la perte ou l'altération du contrôle sphinctérien s'appelle le "gâtisme".

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

Qu'est ce que le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale ?

 

Le syndrome d'alcoolisation fœtale, conséquence de la consommation d'alcool durant la grossesse, est la première cause non génétique de handicap mental en France.


L'alcool est un produit toxique responsable de diverses complications et malformations regroupées sous le terme ETCAF, c’est à dire l’ Ensemble des Troubles Causés par l'Alcoolisation du Fœtus.

La conséquence la mieux connue et la plus typique est représentée par le Syndrome d'Alcoolisation Fœtale (SAF). Elle est la plus visible à la naissance mais pas forcément la plus grave si l'on considère les atteintes neurologiques.

Les formes moins apparentes sont désignées sous le terme : EAF, c’est à dire les Effets de l'Alcool sur le Fœtus et sont responsables de troubles neurologiques et comportementaux, qui aboutissent souvent à un échec scolaire et une exclusion sociale, suivant le degré de gravité. Ce terme d'EAF est utilisé pour définir les enfants ayant été exposés à l'alcool in utero et présentant seulement quelques caractéristiques du SAF : retard de croissance, malformations congénitales ou troubles du comportement ne survenant parfois que des années après la naissance ; l'alcool est alors considéré comme une des causes possibles des anomalies retrouvées chez l'enfant.

Le syndrome d’alcoolisation foetale apparaît chez les enfants nés de mères qui ont continué leur consommation d’alcool pendant leur grossesse. Parmi les anomalies fréquentes : le défaut de croissance (prénatal ou postnatal), la morphogénèse altérée, la déficience mentale et le faciès caractéristique – petits yeux et base aplatie du nez. On observe aussi une fine dysfonction motrice et des tremblements chez le nouveau né.

L'atteinte du cerveau est plus importante que l'atteinte du visage pour comprendre les conséquences de l'alcool in utero sur le bon développement de l'enfant. Les troubles neuro-comportementaux que présentent parfois les enfants sont sévères. Les risques de troubles secondaires sont eux plus importants et le devenir de ces enfants assez incertain !

Malgré une politique de prévention contre les dangers de la consommation d'alcool, une récente étude révèle que la notion d'abstinence n'est pas toujours bien comprise.
L’abstinence signifie « zéro » alcool. Même un verre, même une fois. Il semble évident pour certaines femmes de faire attention à leur alimentation par rapport à la listériose et la toxoplasmose. Alors faisons en sorte que l’alcool ne soit plus un tabou !!!

Si vous pensez avoir un problème avec votre consommation d’alcool, il est impératif, pour vous et votre bébé, de le signaler à votre médecin.

Espace Client







Partenaires

Allo-Medecins.fr

les-numeros-medicaux.fr

Trouvez un psychologue près de chez vous sur Allo-psychologues.fr


Conseil Psy