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Les pères favorisent-ils leurs enfants qui leur ressemblent ?

 

Une équipe de l'Institut des sciences de l'évolution (CNRS / Université de Montpellier 2) a vérifié la prédiction de la théorie de l'évolution de Darwin qui prédit que les hommes s'occupent davantage des enfants qui leur ressemblent.


Cet investissement paternel est un facteur décisif pour leur développement, leur croissance, voire leur survie, notamment dans les pays où la mortalité infantile est importante. Cela est en partie influencé par des similitudes d'origine génétique.

Dès lors que ce comportement est transmis de génération en génération, il peut évoluer par la sélection naturelle. La théorie de l'évolution prédit que les hommes doivent avoir développé la capacité à reconnaître leurs enfants biologiques. Cette reconnaissance du lien paternel génétique peut reposer sur la ressemblance des traits physiques.

L’étude a été menée dans plusieurs villages du Sénégal où les chercheurs ont mis en place une méthodologie pour quantifier à la fois l'investissement des pères et leur ressemblance avec leur progéniture.
En tout, 30 familles ayant deux enfants ont été sollicitées. Pour noter l’investissement du père, les mères ont répondu à un questionnaire où elles devaient évaluer le temps que passait le père à s'occuper de l'enfant, son attention, son affection, ou même l'argent qu'il pouvait donner. D'après leurs réponses, un indice d'investissement était attribué au père.

De plus, des personnes venant d’autres villages et ne connaissant pas les familles étudiées ont participé à l'évaluation de la ressemblance des visages et des odeurs. Pour les visages, une photo de chaque enfant était montrée avec celles de trois hommes, dont le père ; pour l'odeur, de la même façon, l'évaluateur devait comparer les odeurs d'un tee-shirt porté par l'enfant avec celles de deux hommes.
Chaque fois que le père était reconnu, on lui attribuait un point de ressemblance, constituant au final un indice de ressemblance. Une corrélation a ainsi été mise en évidence entre l'investissement paternel et la ressemblance avec l'enfant.
L'étude a également confirmé explicitement l'impact positif de la présence du père sur les conditions de nutrition et de croissance de l'enfant. Dans cette région, les enfants qui bénéficient de la présence paternelle ont des conditions de vie clairement améliorées.

Sur le plan de la théorie de Darwin, très peu d'études avaient été menées sur le lien entre l'investissement paternel et les ressemblances d'origine génétique, et aucune auprès de familles réelles. Ces résultats représentent aujourd'hui une étape importante dans l'étude de l'évolution de l'investissement paternel. L'équipe de l'ISEM a également mené une étude sur l'investissement des pères en France dont les résultats seront publiés dans les mois à venir.

 

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La Fratrie : Frères et Sœurs ou plus si affinité?

Beaucoup définissent la relation fraternelle par le lien biologique unissant des frères et soeurs. Cependant, la proximité affective semble de plus en plus une dimension prépondérante de la notion de « fratrie », notamment du fait des familles recomposées.


De nombreux frères et sœurs pensent que la définition de la relation fraternelle inclut le fait de :

- grandir sous le même toit,

- apprendre la vie ensemble,

- partager des souvenirs d’enfance.

La notion de fratrie est une source de solidarité et de complicité mais est aussi le symbole des origines, de l’inscription dans une histoire, une famille.

Au siècle dernier, être un garçon ou une fille, être l’aîné ou pas, était important et les parents attachaient moins d’importance aux liens fraternels.
D’ailleurs, la mortalité infantile élevée et le fait que les enfants des classes ouvrières et paysannes soient mis au travail, le plus souvent, dès l’âge de 7 ans ne favorisaient pas la construction de liens affectifs durables entre frères et soeurs.
Nous voyons donc un lien entre l’amélioration des conditions de vie et l’enrichissement des relations familiales, et plus particulièrement fraternelles.

Ces dernières années, la notion de « fratrie » a évolué et résulte désormais de la nouvelle dynamique de la vie des couples.
La notion de « fratries recomposées » est en plein essor suite à l’augmentation du nombre des divorces. Ainsi, à la fratrie de « germains » c’est à dire avec les deux mêmes parents, se rajoutent les « demi » avec un seul parent commun ou les « quasi » : aucun parent commun, chaque enfant étant issu d’un couple antérieur. Là ce sont les liens non plus du sang mais de résidence.

La fratrie peut donc désormais se définir comme l’ensemble composé de tous les enfants, frères, sœurs ayant ou non des liens du sang.

Il semble réellement que ce sont surtout les liens affectifs tissés entre eux et non seulement les liens de filiation qui importent.

C’est donc la qualité et l’importance des liens qui se tissent entre enfants, quelque soit les géniteurs, qui dessinent les contours de la fratrie et l’établissement de liens sociaux complexes.

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