Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Un enfant peut-il grandir sans père ?

 

Le couple parental traditionnel avec ses rôles partagés entre une mère au foyer et un père à l’activité professionnelle extérieure, a beaucoup évolué depuis plusieurs dizaines d’années. Actuellement, la majorité des mères ont une activité professionnelle. On note également de plus en plus de familles monoparentales.


Les nouveaux types de famille ont-ils des conséquences sur le développement de l’enfant?

Grandir sans père au quotidien, est-ce un risque pour les enfants des familles monoparentales ?

Comment l’identité masculine se forge-t-elle dans ces familles qui sont surtout structurées autour de la mère avec des relations distendues avec les pères ?

En fait, un père, à quoi ça sert ?

Selon les psychanalystes, avoir un père, c’est, dans le premier âge, avoir d’abord quelqu’un qui va faire fonction de tiers dans la relation entre la mère et l’enfant. La présence du père oblige l’enfant à admettre que sa mère n’est pas « toute » à lui. Il favorise ainsi l’acquisition de l’autonomie et de l’indépendance et permet à l’enfant de s’ouvrir au monde qui l’entoure. De plus, la présence active des pères auprès des tout-petits exerce une action dynamisante sur leur développement.

En grandissant, l’enfant attribue au père les prohibitions, les interdits, les obligations et les ordres. Dans les cultures traditionnelles, la fonction paternelle était principalement centrée sur la limitation des désirs de l’enfant et, en lui transmettant des règles et des valeurs, à acquérir force de caractère, pouvoir de contrôle, sens moral et désir d’affirmation positive de soi. Il reste aujourd’hui une image encore très présente de cette fonction paternelle traditionnelle.

Comment cela se passe quand « papa » est absent…

Certes, l’absence du père peut entraîner un sentiment d’insécurité. Pour autant, cette absence n’entrave pas le cadre du développement psychique de l’enfant. Celui-ci évolue au sein d’une constellation de références dont les principaux acteurs sont son père et sa mère. Si l’un des deux vient à disparaître ou à s’éloigner, l’enfant peut continuer néanmoins à se développer en « adoptant» dans son entourage de nouvelles « références adultes » ou « tuteurs d’attachement » qui sauront remplir le vide affectif laissé. Dans le cas de l’absence du père, il peut tout aussi bien s’agir d’un autre parent masculin, d’un professeur ou d’un éducateur… toute personne auprès de qui l’enfant saura retrouver ce sentiment de sécurité.

Ainsi les enfants font un travail psychique d’intériorisation des images parentales qu’ils vont puiser, en premier lieu, chez leurs parents mais aussi chez les adultes qui s’occupent d’eux au quotidien et qui leur proposent des images d’identification solides, fiables et sources de sécurité.

On peut penser que l’enfant a besoin d’une fonction parentale adéquate plutôt que d’un père ou d’une mère à tout prix. On entend souvent dire que « rien ne remplace une mère ou un père », on devrait plutôt dire que rien ne remplace une fonction maternelle/paternelle adéquate.

Reste néanmoins, le réel besoin pour tout enfant de connaître ses deux géniteurs afin de situer ses racines et origines, même s’il ne peut, au quotidien, vivre avec.

 

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Actualités

Allergies alimentaires et diversification trop précoce

 


Beaucoup de parents ont hâte de constater les progrès de leur enfant et de voir leur petit gagner en autonomie... Chaque petit geste appris est une fierté pour le parent qui se dit que son enfant évolue bien, comme tous les autres.
En matière d'apprentissage vers la vie d'adulte, l'alimentation, et surtout la diversification alimentaire, est le sujet qui fait le plus débat depuis une trentaine d'années.
Quand doit-on commencer à introduire des aliments en dehors du lait ? Comment ? Lesquels ? Tous les parents se posent ces questions, souvent génératrices d'angoisses, et se retrouvent confrontés aux multitudes de théories qui ont vu le jour depuis les années 60.
Avant de discuter des effets pervers de la diversification précoce, le meilleur conseil que nous puissions vous donner c'est de :
Lire le tableau récapitulatif du carnet de santé de votre enfant, ainsi que ses légendes.Il résume parfaitement les besoins alimentaires de votre enfant en correspondance avec son age.

Si malgré ces recommandations vous vous décidez à introduire des aliments avant que ce ne soit nécessaire, sachez que vous faites encourir sciemment certains risques à votre bébé. Alors avant de franchir le pas, consultez votre pédiatre ou demandez conseil à la PMI.

Aujourd’hui, la France reste, d’après le Pr Voyer, « le pays d’Europe où la diversification de l’alimentation est la plus précoce »
Pourtant, à ce jour, aucune étude n'a révélé qu'une diversification alimentaire précoce développerait mieux l'intelligence de l'enfant... Ni même que nos voisins européens seraient plus déficients que nous...
NE PAS CONFONDRE, DONC : précocité alimentaire et précocité intellectuelle...
Depuis un arrêté du 17 avril 1998, les aliments pour bébés doivent obligatoirement porter la mention « à partir de 4 mois ».
Espérons qu'un jour elles porteront la mention « à partir de 6 mois » qui est l'âge "recommandé" (et non "possible") par le carnet de santé.

Les partisans de la diversification précoce avancent généralement deux arguments en sa faveur : la formation du goût et la croissance harmonieuse de l’enfant.
Malheureusement pour ces deux points, toutes les études récemment menées indiquent entièrement le contraire.

Pour le premier point, les bébés allaités bénéficient dès le début d’une diversité de goûts, puisque le lait change de goût selon ce que mange la mère dans les heures précédant la tétée. Pour eux, la formation du goût est donc bien assurée !
Quant aux bébés au biberon, s'ils ont "plat unique" chaque jour, aucune étude n'a révélé de retard de croissance pour début de diversification plus tardive.
Attention donc à ne pas assimiler développement gustatif et croissance / autonomie de l'enfant .

Pour le deuxième point, sachez qu'un enfant diversifié trop tôt encourt les risques suivants :

  • étude UNICEF : excès de risque significatif de gastro-entérite (rappelons que la diarrhée est un vrai problème de la petite enfance mondiale), le système digestif n'étant pas pret pour d'autres aliments.ce n’est que vers l’âge de 6 mois que le nourrisson est capable d’entraîner les aliments vers l’arrière pour les avaler et il faudra attendre 9 mois pour voir apparaître les premiers mouvements masticatoires réflexes.
  • étude ANAES : risque de pneumonie / otites supérieur à la normale
  • risque d'Obésité précoce : à l'heure où l'on fait la chasse aux sorcières de l'obésité, il serait bon de faire un point sur l'appétit du nourrisson. Un nourrisson sait naturellement ce dont il a besoin et en quelle quantité. Il est naturellement capable en grandissant, même sans y être inciter, et ne serait-ce que par curiosité, de progressivement avoir envie de gouter certains aliments. Les mères ont tendance à choisir ou à préparer des aliments au goût sucré pour débuter la diversification de leur enfant (cette habitude est préjudiciable tant pour son caractère cariogène que pour l’appétence particulière pour le sucre à laquelle elle conduit). S'il existe un terrain familial (direct ou non), il est fortement recommandé d'en discuter avec votre pédiatre
  • risque d'Allergies (alimentaires ou non): Plusieurs travaux prospectifs démontrent que l’introduction d’aliments autres que le lait avant l’âge de 6 mois augmente significativement le risque de survenue de manifestations allergiques, notamment eczéma et allergie alimentaire.

Lorsqu'un terrain familial allergique existe (ascendance directe ou non), il est recommandé de repousser la diversification au début du sixième mois car ces enfants sont considérés comme une "population à risque". Il vous sera peut être même conseillé par votre médecin d'attendre 9 mois avant l’introduction d'aliments très antigéniques (œufs, poissons, arachide, soja, blé, oranges). Par ailleurs, l’introduction des amidons (farines, féculents…) et celle des graisses saturées (graisses lactées naturelles, viandes…) doit être évitée avant l’âge de la maturation des sécrétions amylasiques et lipasiques pancréatiques qui se situe vers 6 mois. C'est à dire qu'avant, votre enfant n'est pas capable de digérer ces farines correctement, et que votre enfant peut développer une intolérance, voire une allergie.

Une allergie (alimentaire ou non) peut être vécue comme un véritable fardeau. Bien sûr nous ne sommes pas tous égaux face aux allergies. Certains enfants seront résistants à une exposition précoce aux allergènes, d'autres y seront sensibles... Mais qu'est ce qu'attendre 2 mois, contre une allergie au gluten... qui vous empèche de partager le gateau d'anniversaire que vos copains rapportent en classe...contre un eczéma atopique, qui vous empèche de vous exposer au soleil chaque année...

Si vous avez toujours l'impression que ces recommandations sont issues de fantaisies collectives, consultez les sites suivants
Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports avec son site Manger-Bouger.fr
Allaiter Aujourd'hui n° 62, LLL France 2005 (documentation la leche league)
Centre de Documentation OMS sur l'alimentation Infantile
Centre de Documentation UNICEF sur la Nutrition
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