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Les bienfaits de l'allaitement sur le plan de l'orthodontie

 

 

Les bienfaits nutritionnels de l'allaitement maternel ainsi que leurs apports sur le plan des allergies, de la prévention du surpoids et de certaines infections sont bien connus. Mais qu'en est-il sur le plan de l'orthodontie ?


L'allaitement maternel agit sur la croissance de la mâchoire dès le premier trimestre. Les orthodontistes insistent aujourd'hui sur l'importance de ce mode d'alimentation, capable d'assurer ainsi une croissance optimale de la mâchoire du nourrisson.

L'allaitement maternel favorise également le développement harmonieux du visage de l'enfant. En effet, la tétée au sein, contrairement à la prise du biberon, nécessite une gymnastique musculaire intense. Le bébé happe le sein, avance sa langue et sa mâchoire inférieure et serre énergiquement le mamelon contre son palais pendant qu'il serre les lèvres pour maintenir le mamelon dans sa bouche. Ainsi, la tétée au sein se fait dans un mouvement complexe mettant en jeu tous les muscles de la langue, des joues, des lèvres et des mâchoires.

Or, à sa naissance, le bébé a pratiquement toujours le menton en retrait et c'est cette gymnastique effectuée lors de la tétée qui va remodeler son profil.

Par ailleurs, les pressions exercées à l'intérieur de la bouche du bébé vont également développer les maxillaires, préparant ainsi les arcades dentaires à recevoir les futures dents.

L'allaitement maternel a également un autre avantage : par le travail musculaire intense qu'il exige, l'allaitement fatigue le bébé qui, épuisé, s'endort ainsi plus facilement, sans prendre son pouce.

La 1ère année de la vie est une période de croissance intense et rapide, durant laquelle il est souhaitable que le nourrisson bénéficie de tous les stimuli nécessaires à une croissance faciale optimale.
L'allaitement prolongé, de 6 à 12 mois, sans éliminer tous les risques de voir apparaître des malpositions dentaires, peut constituer un moyen de prévention simple, et agréable, des ces malpositions si repandues de nos jours.

(Docteurs Jacqueline Kolf et Jean-Louis Raymond, membres de la Fédération Française d'Orthodontie)

 

Commentaires  

 
-1 #1 16-06-2010 09:34
L'allaitement au sein est une excellente prévention des troubles orthodontiques, à condition cependant de savoir l'arrêter à temps.
A contrario d'un allaitement trop court, un allaitement trop long est nocif pour le développement des mâchoires:
http://www.holodent.com/article-30063359.html
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Hyperactivité : le sommeil en cause ?

Le déficit d’attention et l’hyperactivité forment un duo dont les conséquences, en l’absence de prise en charge adaptée, peuvent être néfastes. Une série d’études montre de nombreuses associations entre ce syndrome et les troubles du sommeil, ouvrant de nouvelles pistes de traitement.

Il bouge, il s’agite, il parle tout le temps, c’est une « tornade »… mais avant tout, le gros problème de l’enfant ou de l’adulte « hyperactif », c’est qu’il n’arrive pas à se concentrer. Résultat : il est gêné dans les apprentissages, dérange ses proches, et ses difficultés affectent tous les domaines de sa vie quotidienne. Le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble de la vigilance. Le cerveau n’est pas assez « éveillé » et le patient se comporte comme s’il devait lutter contre la fatigue, d’où l’agitation et le manque de concentration.

Près de 200 000 enfants pourraient être concernés, de façon plus ou moins importante. Le TDAH est un problème de santé publique, car il entraîne dans de nombreux cas un échec scolaire, mais aussi des difficultés psychosociales, affectives et professionnelles – chez les enfants, puis à l’âge adulte. Il s’agit en effet d’un trouble développemental, évoluant tout au long de la vie. Il serait dû à un mauvais fonctionnement de la circulation de l’information dans le cerveau, via les neurotransmetteurs, notamment au niveau des systèmes dopaminergiques et noradrénergiques.

L’hyperactivité est souvent associée à des troubles du sommeil, un lien encore souvent méconnu par les médecins. Chez l’enfant, ce peuvent être des difficultés d’endormissement, ou du maintien du sommeil nocturne. On peut aussi observer, chez l’enfant comme chez l’adulte, un « syndrome des jambes sans repos ». Un besoin irrépressible de bouger les jambes empêche le patient de s’endormir, et s’il y arrive, ses jambes échappent à son contrôle et bougent sans arrêt : on parle alors de « syndrome de mouvements périodiques des membres inférieurs ».
A l’Hôpital Robert Debré (AP-HP), le Dr Eric Konofal étudie depuis 10 ans les liens entre les troubles du sommeil et le TDAH. Ses recherches ont montré une augmentation de 30% de la motricité au cours du sommeil chez les enfants présentant un TDAH. Ces derniers ont également tendance à somnoler durant le jour – tout en s’agitant pour se maintenir éveillés – ce qui aggrave leur trouble.

Les études sur le sujet ont montré qu’une baisse des réserves de fer dans l’organisme pouvait être lié au déficit d’attention avec hyperactivité, tout comme aux troubles du sommeil, car le fer est impliqué dans le bon fonctionnement du système dopaminergique. Le Dr Konofal a ainsi retrouvé un manque de fer chez 84% des enfants « hyperactifs » participant à son étude.
Suite à ces résultats, un traitement de sulfate de fer pendant 3 mois a amélioré significativement leurs symptômes. D’autres recherches sont menées pour savoir si un apport de fer pourrait diminuer les troubles du sommeil.

Pour en savoir plus : http://www.thada-france.org/

(Flavie Chatel-Baudrier AP-HP)

 

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