Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Quand mettre mon enfant sur le pot ?

 

L’apprentissage de la propreté est un stade capital pour la socialisation puisque l’enfant va devoir se retenir et déféquer dans un endroit prévu à cet usage. Il va apprendre que ce qu’il fait n’est « pas propre » et que la société impose donc de s’isoler pour ce faire.


D'ailleurs, en ce sens, les parents jouent le rôle de représentants de la société chargés d’inculquer ses lois à l’enfant.

L’apprentissage de la propreté passe obligatoirement par le contrôle actif de ce que l’enfant a dans le corps. Mettre un enfant de 6 mois sur le pot est un non-sens car il n’est absolument pas maître de ses sphincters. Il s’agit alors d’un simple conditionnement qui n’apporte rien à l’enfant puisqu’il est entièrement passif.

Alors, à quel âge peut-on commencer à mettre l’enfant sur le pot ?

Cela varie bien sûr selon les enfants mais aussi selon les principes particuliers d’éducation de chaque parent. Cependant, il vaut mieux attendre que l'enfant ait 18 mois. Vous pouvez cependant commencer à lui en parler et lui montrer le fameux objet "pot" dès l'âge d'un an. Si votre enfant souhaite s'y assoir, ou le manipuler, laissez le faire. Il s'approprie ainsi le pot et celui-ci ne sera pas inquiétant lorsqu'on lui demandera d'y rester assis.

Comment faire pour que cet apprentissage se passe en douceur ?

Il s’agit de proposer le pot, expliquer patiemment ce qu’il faut y faire, ne jamais se décourager, ni critiquer ou décourager l’enfant.
Mais attention, il ne faut pas non plus attendre trop longtemps, sous peine de retarder considérablement le développement de l’enfant. Celui-ci pourrait stagner dans un état de passivité et de dépendance par rapport aux adultes. Alors mettons les limites approximativement entre 18 mois et 3 ans. Cependant, l'entrée en maternelle se fait vers 3 ans et les parents font souvent en sorte que leur enfant soit propre (tout du moins le jour) pour pouvoir l'inscrire à l'école.

L’apprentissage de la propreté est le fait de l’enfant, ses parents étant là simplement pour l’inciter. Cependant, le contrôle est obligatoirement extérieur (parental) avant d’être intérieur (enfant). Parfois, l’enfant peut se plier aux exigences de ses parents à contrecoeur, ce qui peut donner lieu à des conflits plus ou moins marqués.

Dans la littérature, il est conseillé de proposer le pot à l’enfant dans une pièce réservée à cette activité, WC ou salle de bains. Si on l’installe dans la salle de séjour, l'enfant risquerait de tout mélanger : la nourriture, la défécation, le jeu, etc… La tâche lui serait facilitée s’il associe chaque fonction corporelle à un environnement bien précis.
Ne vous affolez pas si vous avez pris l’habitude (par commodité) d’installer votre enfant sur le pot dans la cuisine par exemple. Dans ce cas-là, emmenez-le vider le pot dans les toilettes en lui expliquant que pour les grands (et donc pour lui plus tard) c’est là que ça se passe.

De même, vous pouvez aider votre enfant en le mettant sur le pot à heures fixes, ne serait-ce que pour quelques minutes, pour lui donner un repère. Par exemple, mettez-le sur le pot pendant le goûter. Non seulement l’enfant est occupé, le temps passe plus vite et c’est souvent un horaire fixe. Autre possibilité, une fois votre enfant sur le pot, donnez-lui un livre. C’est ludique et occupationnel et cela lui donne aussi l’habitude de la lecture.

Au début, il y aura certainement un moment plus ou moins long durant lequel l’enfant ne fera pas. Soit du fait du mauvais moment, soit parce que l’enfant prend plaisir à se retenir et à observer comment son comportement affecte l’adulte. Ce stade est important pour son développement affectif. Alors encouragez votre enfant mais ne le grondez pas si le pot reste vide !

Ensuite, il pourra passer à la propreté sans dommage pour sa personnalité. La miction nocturne cessera plus tardivement car, en état de sommeil, l’enfant retrouve son rythme de bébé et perd en partie le contrôle de ses sphincters. Tout se mettra en place de façon plus ou moins rapide selon l’enfant et son développement. Ne dramatisez jamais, cela pourrait bloquer votre enfant et compliquer sérieusement l’apprentissage de la propreté diurne et nocturne.

 

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Actualités

La maison et le développement psychique de l'enfant

 

L’importance du « Toit » dans la construction du moi, et des relations avec les autres…


A travers le monde il existe bien des formes et des types de maisons différents.
On construit une maison pour s’y abriter, s’installer mais aussi pour y partager émotions et souvenirs avec ceux qui y vivent au quotidien. Pourtant à travers le monde, il existe bien des formes de maison… Le toit est l’élément différenciateur par excellence. Sans leur toit, les maisons seraient presque toujours des cubes ou des rectangles. La forme du toit et le matériau qui le couvre permettent ainsi de reconnaître à quel pays ou à quelle région la maison appartient.

Mais dans tous les pays, la maison reste le premier espace exploré par l’enfant. C’est le foyer de sa famille. Celui-ci porte un vécu, amène un rythme et des habitudes qui lui sont propres. La maison est l’endroit privilégié où l’enfant grandit, partage les responsabilités, les joies et les peines de son existence au quotidien. Sous son toit, l’enfant ressent un véritable sentiment de sécurité et d’appartenance. Cela aura une importance majeure dans son développement psycho-affectif.

La maison est en effet le repère phare du jeune enfant.
Dès son plus jeune âge, l’enfant a besoin de repères. Or, les premiers repères de l’enfant sont ceux qui l’entourent et s’imposent à lui. La maison, avec ses murs et ses meubles, constitue autant de limites qui permettent à l’enfant d’apprendre à s’orienter et à gérer son corps dans l’espace.
Plus tard, la maison devient le lieu où se répètent, chaque jour, des situations qui permettent à l’enfant d’acquérir et d’assimiler ses premiers apprentissages, indispensables à la socialisation de l’enfant.
Chaque pièce de la maison correspond, en effet, à une expérience spécifique et récurrente (qui se répète). Ainsi, la salle de bains est l’endroit où l’on prend son bain, où l’on se brosse les dents tous les matins et tous les soirs, la cuisine celui où l’on prépare et où l’on prend ses repas en famille, le salon l’endroit où l’on regarde la télévision et enfin la chambre l’endroit où l’on joue et où l’on dort.
Chaque lieu est dédié à une tâche ou une activité spécifique et constante, et reconnue par l’enfant. Cela contribue à le rassurer et à lui donner la confiance nécessaire pour s’ouvrir à de nouvelles expériences.

Une fois les limites de la maison parfaitement intégrées, l’enfant sera alors en mesure d’étendre son cadre d’actions à son jardin, à son immeuble, à son quartier puis de définir ses propres limites vis-à-vis de l’extérieur.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si après le dessin du « bonhomme », celui de la maison est le thème favori des enfants. Même lorsqu’ils habitent un appartement, c’est presque toujours sous la forme d’une maison qu’ils représentent le lieu d’habitation.
Dessiner une maison, ce n’est pas seulement dessiner un volume, mais aussi représenter sa vie de famille. L’enfant y projette ses angoisses, ses fantasmes. Ainsi, sur les dessins, on note souvent que la porte de la maison est rarement ouverte car une porte fermée est perçue comme un endroit sécurisant ; une porte ouverte matérialisera souvent une maison inhabitée, inconnue ou source d’angoisse…
Un enfant ayant des problèmes relationnels aura tendance à dessiner une toute petite porte. S’il est angoissé ou s’il se sent insécurisé, il pourra même ajouter des barreaux aux fenêtres.

Après la maison, qu’en est-il de la cabane ?
Tous les enfants ont un jour envie de construire la fameuse cabane. C’est alors un repaire secret, interdit aux étrangers, mais aussi aux adultes, une sorte de tanière. Dans la maison, c’est un jardin secret. Dehors, c’est un prolongement de la maison.
Cela permet à l’enfant de s’approprier un espace, souvent suffisamment petit ou biscornu pour que les adultes ne puissent y entrer aisément mais quand même assez grand pour que tous les rêves y soient permis. Un espace propre dans lequel c’est l’enfant qui décide et qui dicte les règles du jeu. Dans ce royaume taillé à sa mesure, l’enfant s’invente des histoires fantastiques. Il peut ainsi passer de princesse à maîtresse d’école, de papa à cow-boy ou docteur !
Que ce soit une banale cabane en bois bricolée avec quelques branches, un abri de fortune sous une couverture ou une vraie petite maison construite avec l’aide d’un parent, l’enfant s’y sent chez lui. C’est son domaine où il peut inviter ses copains pour se dire des secrets, échanger des confidences, refaire le monde à leur image et se lancer dans de grandes parties de jeu très imaginatives. A l’abri du regard des parents, ils peuvent s’inventer tout un monde peuplé de secrets et d’objets fétiches.

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