Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Ma Louloute, le kit premières règles

En un an,  Ma Louloute a distribué plus de 10 000 kits en France et à l’étranger. Sa mission : accompagner, informer, et autonomiser les jeunes filles pour aborder et franchir l'étape des premières règles dans la sérénité. 

Nombreuses sont les jeunes filles pour qui l’arrivée des règles constitue une importante source d'appréhensions. En effet, 1 fille sur 2 n'a jamais osé évoquer explicitement ce sujet qui reste souvent tabou. Et, au niveau institutionnel, il peut exister une carence d’information en matière d'éducation menstruelle.

Avec le soutien d’experts médicaux et une approche pédagogique singulière, Edita Rebours, maman-entrepreneuse bretonne, a lancé Ma Louloute, un kit à destination des jeunes filles qui cherche à pallier le manque d’information et de sensibilisation aux premières menstruations.

L’idée d’un tel kit lui est venue devant la situation rencontrée par sa fille adolescente. Comme à de nombreux parents, cette dernière lui avait demandé comment agir si ses premières règles survenaient à l’école. Pour y remédier, Edita Rebours a conçu une trousse clé à main pour aider les jeunes filles à franchir cette étape avec sérénité.

Le kit Ma Louloute contient des serviettes hygiéniques, un calendrier menstruel et un livret pédagogique, le tout assemblé en Bretagne au sein d’une structure d’insertion par l’activité économique qui emploie des personnes en situation de handicap.

En un an, 10 000 kits Ma Louloute ont été distribués en France, mais aussi à l’étranger, et les demandes affluent de la part de professionnels de santé, d’infirmières scolaires ou d’enseignants

Edita Rebours s’inscrit plus largement dans un enjeu de santé publique et communautaire : permettre à toutes d'accéder à ces produits de première nécessité, développer une éducation à l’hygiène menstruelle de qualité et décomplexer la parole des jeunes filles.

Pour y parvenir, Ma Louloute va mener une série de concertations pour lancer des partenariats innovants avec la sphère publique et associative, en France et à l'international.

 

Le kit premières règles est disponible en ligne sur le site www.ma-louloute.com/

 

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Actualités

Mon enfant bégaie.....

 

Le bégaiement est peu reconnu et mal pris en charge (structures pas adaptées, manque de formation professionnelle...). L'Association Parole-Bégaiement essaie de remédier à ce triste constat.


Il y a 650 000 personnes bègues en France, soit 1% de la population. Il est pertinent de parler de handicap, même si certains bègues refusent de l'admettre. C'est une vraie souffrance, qui invalide fortement la personne. Certains bègues montent ce que l'on peut nommer des stratégies d'évitement. On parle alors de "bégaiement masqué"; la personne bègue fait semblant de dire qu'elle n'a pas compris, elle choisit ses interlocuteurs, ses mots (plus courts, plus faciles à prononcer), ce qui crée chez elle un réel problème d'identité.

Le bégaiement est un trouble de la communication affectant la parole. Les causes précises sont mal connues. Et au niveau mondial, on parle seulement de causes par la preuve.
Il existe ce que l'on appelle les facteurs 3P : Prédispose l'enfant, Précipite le trouble et le Pérennise.

Après avoir rencontré famille et enfant en consultation, on peut essayer de comprendre et de déterminer le facteur agissant. Ce peut être les trois comme un seul.
La maladie touche des domaines comme l'endocrinologie, la psychiatrie, ou encore la neurologie. La génétique a permis de voir qu'il existe des familles de bègues, qu'un parent bègue a trois fois plus de risques d'avoir un enfant qui bégaiera, que les vrais jumeaux ont six fois plus de risques que les deux soient bègues.

Le bégaiement apparaît le plus souvent avant l'âge de 7 ans. Entre 11-12 ans, lors de la période pubertaire, c'est encore possible. Plus rarement, il peut survenir à l'âge adulte.
En général, c'est au moment de l'acquisition du langage que les enfants peuvent présenter le risque de devenir bègue. Les premiers signes sont la notion d'effort, de lutte avec les mots.
Un enfant qui commence à bégayer est différent d'un enfant qui a certaines difficultés à parler, qui hésite ou répète certains mots. La différence est subtile. Les spécialistes repèrent cela, les parents pas toujours. Les pédiatres disent que cela passe avec le temps. Cependant, ce raisonnement pose problème, car moins un enfant bégaie, plus vite il arrêtera, d'où l'importance de repérer tôt ce problème.

Dès la maternelle, les enfants bègues sont plus isolés que les autres, et lorsque les enfants s'aperçoivent de leur handicap, ils sont victimes de moqueries. Et cela est valable et s'amplifie à l'adolescence.

Quand une personne non-bègue bute sur un mot, il suffit qu'elle se détende pour reprendre la fin de sa phrase. Une personne bègue, elle, fera ce que l'on appelle une "inversion des réflexes de détente", c'est-à-dire qu'elle va bloquer son élocution en devenant tendue, lorsqu'elle va bégayer. Il faudrait au contraire qu'elle se détende.

Plus tard, dans le milieu professionnel, entre deux personnes qui se présentent à un poste, il est certain que le recruteur prendra la personne non-bègue. A cause d'elle, parce qu'elle se dévalorise, elle est la propre source de leur échec. Il est possible pour une personne bègue de faire classer son bégaiement en handicap: il faut pour cela se rendre à la maison du Handicap et obtenir une reconnaissance selon la sévérité du degré de bégaiement.

En ce qui concerne les structures adaptées ou les consultations spécialisées, il existe une grande latence dans ce domaine. Dans la région parisienne, il n'existe qu'une seule consultation hebdomadaire à l'hôpital Pompidou.
Le premier objectif de l'association Parole-Bégaiement est de récolter les moyens afin de créer une maison du bégaiement, regroupant des acteurs sociaux, soignants, une bibliothèque, un lieu de rencontre en quelque sorte...

Le bégaiement n'est pas une maladie, mais plutôt un trouble et il faut en sortir par une thérapie. Le but est de pouvoir s'accepter tel que l'on est et ne pas être tyrannisé par son handicap. Un enfant qui joue seul et parle avec son ours en peluche ou avec son chien ne bégaiera pas. C'est là que l'on se rend compte que ce trouble est un problème de relation à l'autre. 80% du bégaiement provient de la peur de bégayer. La thérapie apprend donc à la personne à s'affirmer davantage, à ne pas hésiter à taper du point sur la table pour montrer son mécontentement et dire ce qu'elle veut quand elle le veut. Evidemment, le "must" est la disparition du bégaiement.

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