Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Sept jours pour vivre

 

« Tu vois, Antoine, là y’a deux coquelicots qui se touchent. Ils se prennent dans les bras pour danser… »

Que feriez-vous si vous appreniez qu’il ne vous reste que quelques jours à vivre, et si une inconnue vous invitait dans sa maison de campagne pour vous apprendre à respirer ?

Antoine, lui, ne réfléchit pas longtemps. Après avoir prévenu son associé, il quitte tout pour rejoindre Andernos, dans le sud-ouest de la France, avec ses peurs et son avenir en suspens.

Rythmé par l’improvisation quotidienne et porté par le regard écarquillé d’un petit garçon devant un champ de coquelicots, c’est à vous, finalement, que ce livre posera la plus grande question…

Et si vous n’attendiez pas l’irréversible pour commencer à vivre ?

Un roman généreux et authentique, un outil puissant d’accompagnement.

Valérie Capelle est orthophoniste à Bordeaux. Forte de sa formation en soins palliatifs, elle s’est spécialisée dans l’accompagnement en fin de vie. Sept jours pour vivre est son premier roman.

 

Parution : octobre 2017

 

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

La loi contre la fessée : ce qu'en pense Marcel Rufo

  

(Photo AFP)

La proposition de loi d'Edwige Antier, pédiatre et députée UMP, au sujet de l'interdiction de la fessée a été refusée par Xavier Bertrand. Voici l'avis du pédopsychiatre Marcel Rufo, concernant ce projet de loi très controversé.


Une loi antifessée, est-ce une bonne idée ?

Je suis contre la fessée. On n'a pas le droit de frapper un enfant, d'autant que, paradoxalement, cela peut lui plaire. Et un parent qui donne une fessée est toujours un parent qui disjoncte. Etre parent, c'est maîtriser ses affects pour que l'enfant comprenne. Plus que jamais, alors qu'on fête les 20 ans de la Convention des droits de l'enfant, il faut rappeler que la fessée ne sert à rien et que battre un enfant est toujours un signe de faiblesse. Pour autant, légiférer sur le sujet est une véritable bêtise. Cela risquerait de radicaliser ceux qui sont pour la fessée. Et puis se pose la question de la dénonciation : verrait-on dans les allées des supermarchés des clients dénoncer des parents qu'ils ont vus donner une claque ou une fessée à leur enfant ? Bien sûr, personne ne peut nier qu'un enfant de 2 ans et demi peut parfois être casse-pied, provoquant, et se comporter en véritable petit tyran. On lui va donner une tape sur les fesses pour le calmer. Bon, c'est inutile mais on ne va pas faire une loi contre cela. Pour les enfants opposants, la meilleure réponse est de les envoyer à la maternelle !

N'est-ce pas déresponsabiliser les parents ?

Non, car il faut se séparer pour grandir. Je suggère d'ailleurs aux députés dont c'est le rôle de se pencher sur la question. Plutôt que de faire une loi pour interdire la fessée, pourquoi ne pas prévoir des structures d'accueil pour les jeunes enfants dans la phase d'opposition de 2 à 3 ans ? Cela soulagerait les familles les plus vulnérables qui seraient les premières visées par une loi antifessée. Car c'est dans les familles fragiles que les enfants sont battus : frapper son enfant, c'est frapper un devenir qui paraît impossible. Les parents qui frappent leurs enfants frappent l'avenir alors qu'ils ont un présent dévasté. Il faudrait créer des groupes de parole pour aider ces familles déboussolées.

C'est donc si grave de recevoir une fessée ?

Il y a deux générations de parents : celle d'hier qui a reçu des fessées et des claques et qui dit « ça ne nous a pas traumatisés ». Et puis il y a les parents d'aujourd'hui, que je trouve bien meilleurs, car ils sont plus dans la compréhension de l'enfant que dans l'interdit. Le rôle d'un parent est de donner son avis à l'enfant, de lui expliquer les choses. L'enfant l'acceptera.

La proposition d'Edwige Antier a en tout cas ouvert un débat...

Elle pose une belle question, celle des changements qu'a connus la famille ces dernières décennies. Souvenons-nous des hussards qui donnaient des coups de règle sur les doigts des élèves turbulents. Aujourd'hui, si un instituteur donne une fessée à un enfant, il se retrouve au tribunal. Et pourtant, on conserve le droit de frapper son propre enfant.

Des pays d'Europe l'ont interdit...

L'Europe du Nord a une conception différente de la place de l'enfant. Nous, nous sommes un pays latin où l'on considère que l'enfant nous appartient. On ne peut pas délatiniser la France.

Pédopsychiatre, expert de l'adolescence, le Pr Marcel Rufo exerce à l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille. Auteur prolifique, il a publié notamment, en 2009, Chacun cherche un père et, en 2000, OEdipe toi-même ! (Anne Carrière).

(Le figaro.fr)

Espace Client







Partenaires

Allo-Medecins.fr

les-numeros-medicaux.fr

Trouvez un psychologue près de chez vous sur Allo-psychologues.fr


Conseil Psy