Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Végano sceptique

 

Simple phénomène de mode ou véritable changement de société à venir ?

Partout dans le monde, le phénomène végane prend de l’ampleur. Nous avons tous été confrontés un jour à la question : faut-il arrêter de consommer des produits d’origine animale ?

Et d’autant plus, depuis la diffusion alarmante des vidéos de l’association L214 et L269 Life révélant la maltraitance des animaux destinés à la consommation.

Les véganes refusent tout produit issu de l’exploitation du monde animal, dont le cuir, la laine, la soie, certains cosmétiques, et proscrivent la chasse, l’équitation, les spectacles de corrida et les visites de zoo.

Simple provocation ou glaçante vérité, le message végane produit son effet : il bouleverse, désempare et surtout questionne chacun d’entre nous. Et si les véganes avaient raison ? Cependant, les matières textiles qu’ils préconisent sont, ironiquement, issues de l’exploitation humaine et polluent fortement.

Berger et éleveur préoccupé d’écologie et amoureux du monde animal, Pierre Rault répond à l’idéologie végane dont les discours moralisateurs placent la profession au banc des accusés. En ouvrant le dialogue, il soulève des questions concrètes qui ne cèdent pas à la complaisance émotionnelle. La voix originale de cet homme qui se revendique comme paysan tend à prouver que l’harmonie est possible entre les hommes et les bêtes… à condition que les pratiques des consommateurs soient cohérentes avec ce qu’ils dénoncent.

À 27 ans, Pierre Rault devient berger d’alpage après un début de carrière en tant qu’officier de Marine Marchande. Il se confronte à la réalité de ce métier et pour la première fois en tant qu’éleveur, doit amener ses propres agneaux à l’abattoir. Il lui faut donc trouver de solides réponses pour légitimer ses actes et leur donner un sens. C’est alors, en quête d’une vérité, qu’il a lu et écouté le message des véganes tout en continuant à vivre avec ses bêtes, à les soigner, à les admirer. Il a entrepris de comprendre les fondements de leur idéologie, et bien que très sensible aux questions environnementales et aux considérations liées à l’éthique animale, leurs discours moralisateurs ne lui permettaient pas de trouver sa place sur le banc des accusés. 

La préface a été rédigée par Marie Astier, journaliste à Reporterre, spécialiste des questions d’agriculture et d’alimentation et également auteure de « Quel pain voulons-nous ? » paru aux Éditions du Seuil/Reporterre. 

Parution 2 novembre 2017

 

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Actualités

Le sommeil des tout-petits

Pourquoi votre bébé ne fait-il pas ses nuits ? Que faire si votre enfant n'arrive pas à s'endormir ou qu'il fait des cauchemars en pleine nuit ?


Le sommeil est important dès les premiers instants de la vie mais il met du temps à se mettre en place.

Quand ils viennent au monde, les nouveaux-nés passent la plus grande partie de leur temps les yeux fermés : 16 heures par jour en moyenne ! C'est le temps dont ils ont besoin pour mémoriser toutes les informations leur permettant une adaptation progressive à leur nouvel environnement. Leur développement affectif et intellectuel est donc intimement lié à la qualité de leur sommeil. Qui plus est l'hormone impliquée dans le contrôle de la taille et du poids est sécrétée à partir de 1 mois, pendant le sommeil.

Beaucoup de parents se demandent pourquoi leur bébé ne fait pas ses nuits ?

Si le nouveau né peut dormir n'importe quand et n'importe où, c'est parce qu'il n'est pas soumis aux mêmes rythmes de sommeil que l'adulte. Alors que nous dormons habituellement lorsque le soleil se couche, lui s'endort aussi bien le jour que la nuit. En fait, le rythme circadien, conditionné par l'alternance du jour et de la nuit, apparaît progressivement, vers 3 ou 4 mois. Il se façonne sous l'effet des variations de la lumière mais aussi de synchroniseurs sociaux : alternance du bruit et du silence, horaires fixés par les parents etc. Et plus l'enfant grandit, plus les cycles de son sommeil deviennent complexes. A la naissance, le sommeil se compose de deux phases de 50 minutes : le sommeil agité et le sommeil calme. Entre 1 et 6 mois, on en compte trois : le sommeil paradoxal (les rêves apparaissent), le sommeil lent, le sommeil lent profond. La durée d'ensommeillement diminue et les phases de réveils sont plus longues, généralement en fin d'après-midi et en début de soirée.

Plus tard, quand l’enfant grandit, le sommeil diminue et commence à se perturber.

Avec le temps, les enfants vont à l'école, ont des activités et font de moins en moins la sieste. Résultat : ils dorment de moins en moins. Entre 6 mois et 3 ans, la durée totale de sommeil, siestes comprises, diminue ainsi de 15 heures à 12 heures par jour. Alors que le besoin de sommeil, lui, ne faiblit pas ! A force, ce manque peut avoir des répercutions sur son quotidien, et par exemple sur sa concentration à l'école. C'est pour cela qu'il faut veiller à ce que l'enfant ne se couche pas trop tard le soir.

Il est important de créer un climat rassurant au moment où l'enfant va s'endormir.

S'il arrive que les enfants rencontrent des difficultés pour s'endormir, il s'agit souvent d'un problème de courte durée. La plupart du temps, un décalage entre le rythme imposé par les parents et les besoins de l'enfant en est la cause. Rien ne sert de dramatiser ! Chaque enfant a déjà son propre rythme, même au sein d'une même fratrie. Plutôt que de coucher l'enfant à une heure fixe, il faut essayer de trouver le moment où l'enfant montre des signes de fatigue (bâillements, paupières lourdes…). Et bien sûr créer un climat rassurant en lui racontant une histoire par exemple. Eventuellement il ne faut pas hésiter à en parler avec lui pour essayer de comprendre pourquoi il n'arrive pas à s'endormir. Cela suffit généralement à évacuer ses petites angoisses.

En ce qui concerne les terreurs nocturnes et cauchemars., il ne faut pas confondre ! Le premier trouble est très impressionnant : l'enfant se réveille terrorisé, en pleine nuit. Il hurle, s'agite dans tous les sens, transpire ! Au bout d'un moment, l'enfant se calme seul et se rendort. Mais à son réveil, il n'en garde aucun souvenir ! La raison ? Les terreurs nocturnes surviennent pendant les phases de sommeil lent profond. Rien ne sert donc de réveiller son enfant car celui-ci est endormi et n'a pas conscience de ce qui lui arrive. En revanche, l'enfant garde un souvenir plus traumatisant de ses cauchemars car ceux-ci se déclenchent en phase de sommeil paradoxal (sommeil plus léger). Lorsque l'enfant est trop angoissé, il parvient difficilement à se ré-endormir car il craint de retomber dans son cauchemar. Bien que les cauchemars soient fréquents, il ne faut pas les négliger et surtout rassurer les enfants.

Il peut arriver que votre enfant fasse des crises de somnambulisme. Ce trouble est observé entre 5 et 10 ans, il est plus spectaculaire, que grave. Le plus souvent, il disparaît d'ailleurs spontanément avec le temps. Il se manifeste par un " réveil " pendant les premières heures de la nuit. L'enfant se lève, peut s'habiller, sortir de sa chambre, marcher et revenir se coucher. Il est inutile de réveiller l'enfant mais il est important d'adopter certaines règles de sécurité : verrouiller les portes d'entrée et les fenêtres, éviter de faire dormir l'enfant sur un lit superposé, ou près d'un escalier, etc...

Souvent, les troubles du sommeil chez l’enfant correspondent à des périodes bien précises du développement et se régulent souvent facilement d’eux-mêmes. Si cela n’est pas le cas pour votre enfant, parlez en à votre pédiatre ou médecin de famille ou même à la PMI.

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