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Mon Rêve d'or et de neige

 

A l’aube de l’hiver le plus important de sa carrière où il conduira la délégation française aux JO en Corée, le double Champion olympique de biathlon Martin Fourcade publie un ouvrage très personnel aux éditions Marabout. Un livre en forme d’introspection dans lequel ce grand pudique se dévoile de manière inédite, raconte les moments forts de sa carrière d’athlète et de sa vie d’homme, sans fard. Au travers de cet exercice, et pour la première fois, Martin Fourcade lâche prise et livre des clés pour expliquer de quelle manière il s’est construit en décortiquant les ressorts intimes de son incroyable soif de victoire.

« Je voulais être comme ces types sur les posters qui décoraient ma chambre. C’était plus qu’une envie. Une flamme, une petite flamme qui ne s’est toujours pas éteinte »

A l’origine de ce projet littéraire, son propre journal. Au fil de sa fascinante carrière qui l’a conduit sur les plus hautes marches des podiums mondiaux et olympiques, le Champion français a pris l’habitude d’écrire. Ecrire pour analyser, pour comprendre, pour solder des périodes délicates de sa vie et lui permettre de toujours avancer. Dans cet ouvrage organisé par thèmes avec l’aide de Jean Issartel*, Martin Fourcade raconte avec franchise ses origines, ses ambitions, ses frustrations d’athlète.

« Je me souviens des hésitations d’Hélène, ma compagne, au milieu de sa lecture… ‘Tu es sûr que tu veux que les gens sachent cela ? Tu n’as pas peur de passer pour un aigri ?’ Mais je voulais être transparent. Il n’y a pas d’intérêt à témoigner si c’est pour embellir la réalité. »

Au fil des pages, Martin Fourcade analyse de manière méthodique les mécanismes qui ont fait de lui l’un des sportifs français les plus titrés de tous les temps. Il se raconte aussi de manière très personnelle, notamment sur sa relation complexe avec son frère Simon, en revenant sur des moments forts comme les Jeux Olympiques de Vancouver qui ont bouleversé durablement la hiérarchie sportive entre les deux frères.

« Mon sang se glace lorsque je l’aperçois enfin. En pleurs. Caché derrière le drapeau tricolore de mon père. Je suis en train de vivre le plus beau moment de ma vie tandis que mon frère, lui, vit le pire. En une fraction de seconde, j’ai perdu le sourire qui ne m’avait pas quitté depuis le matin. »

*Jean Issartel a été journaliste et notamment rédacteur en chef de l’Equipe Magazine.

A propos de Martin Fourcade

Martin Fourcade est un athlète français de 29 ans, double Champion Olympique de Biathlon, 6 fois vainqueur de la Coupe du Monde et 10 fois Champion du Monde (en individuel). Il sera le porte-drapeau de l’Equipe de France aux Jeux Olympiques de Pyeongchang en Corée en février 2018.

En libraire le 8 novembre 2017

 

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Qu'est ce que La Mort Subite du Nourrisson ?

 

Ce syndrome est défini comme le décès soudain d'un bébé. Ce décès est inattendu de part l’histoire de l’enfant, et reste inexpliqué malgré les examens réalisés après la mort.


La mort subite du nourrisson concerne 330 à 350 bébés par an, soit une naissance sur 2000. La M.S.N est, dans les pays développés, la circonstance la plus fréquente de la mort du nourrisson dans la période post-néonatale : c’est à dire de la fin du premier mois à la fin de la première année.

A l'âge de prédilection de ce drame, il se produit une multitude de changements pour l’enfant concernant notamment les rythmes de veille et de sommeil, l'alimentation, les relations psycho-affectives avec l'environnement, les mécanismes de défense contre l'infection, les influences respectives des systèmes sympathique et parasympathique...

Notons certains facteurs de risque :

- Facteurs propres à l'enfant :

Tout d’abord l'âge du décès puisque ce syndrome survient avec un maximum très net de fréquence entre 2 et 4 mois. Le garçon est plus touché que la fille. Le risque de M.S.N serait plus élevé lorsque le poids de naissance est plus faible et de ce fait est augmenté en cas de prématurité, de grossesses multiples, d'antécédents d'hospitalisation en unité de soins intensifs en période néonatale. Le risque est également plus élevé en cas de dysplasie broncho-pulmonaire.

- Facteurs familiaux :

Il existe un risque de répétition au sein d'une même famille. Ce risque est multiplié par 2 à 4 chez les jumeaux d'enfants morts subitement, et serait particulièrement élevé chez ceux dont le poids de naissance était inférieur à 2 kg.

- Facteurs socio-économiques :

La M.S.N serait plus fréquente parmi les classes sociales défavorisées, surtout lorsque la mère est jeune, célibataire, avec une fécondité élevée. Les enfants nés de mères héroïnomanes auraient également un risque plus élevé. Il faut savoir que ces résultats d'études restent parfois controversés.

- Circonstances favorisantes :

Les circonstances du décès liées à la M.S.N sont habituellement stéréotypées. Un nourrisson en parfaite santé, couché normalement quelques heures plut tôt, est retrouvé mort dans son berceau. Le plus souvent, il est en décubitus ventral, la face appuyée sur l'oreiller, lequel est taché d'un peu de mousse plus ou moins rosée, voire d'un peu de liquide gastrique. La mort est toujours silencieuse : elle n'est précédée d'aucun cri, d'aucun pleur. Ce syndrome serait plus fréquemment rencontré en hiver et au printemps. Il est parfois retrouvé dans les jours précédents, la notion de privation de sommeil, de modification des rythmes de vie habituels, d'infection des voies respiratoires supérieures ou de la prise d'une médication sédative (contre-indication des PHENOTHIAZINES chez le nourrisson).

Que faut-il faire en cas de Mort Subite du Nourrisson ?

Il est impératif d’appeler un médecin. Malheureusement, celui-ci, appelé par la famille n'arrive que lorsque le drame est joué et ne peut que constater le décès ou accomplir des gestes souvent illusoires de réanimation.

La prise en charge de la famille est alors capitale afin de la déculpabiliser. La M.S.N constitue pour les parents un traumatisme psychique majeur. Ceux-ci vont devoir se débattre non seulement avec l’ ignorance des risques favorisant ce syndrome, leur chagrin, un réel sentiment de culpabilité et souvent l’absence d’explications.

L'examen du corps du bébé en présence des parents a pour but de rechercher un certain nombre de symptômes. Cela est nécessaire pour déterminer l'heure du décès (rigidité, taches de lividité). La seconde indication est d’orienter le médecin sur une cause éventuelle (éruption, purpura, signes de déshydratation, température rectale, traces de sévices). Il est nécessaire d’être minutieux car certains signes ne peuvent être retrouvés qu'à ce moment là et risquent d'être oubliés secondairement (heure du dernier biberon, circonstances de découverte, pathologie des jours précédents, médication, position du corps au moment où il a été trouvé mort, gestes de réanimation déjà pratiqués).

Si la mort ne semble pas suspecte, le médecin doit impérativement proposer une autopsie médicale et s'efforcer d'en obtenir la réalisation. Il faut savoir que depuis 1987, il a été confié aux C.H.R toute la gestion concernant le problème de la M.S.N et notamment le transport du corps et les autopsies, sans participation financière des familles.

Il semble primordial que cette autopsie soit pratiquée pour que les parents ne restent pas dans le flou de ce décès soudain. Il s’agit de laisser le moins de questions possibles sans réponse. Cependant, on note que l’autopsie est trop rarement pratiquée.

Pourtant, celle-ci permet de confirmer soit la découverte d'une cause évidente qui explique le décès soit de statuer qu’il n’y a vraiment aucune explication et que l’on se trouve donc en face d’un syndrome de Mort Subite du Nourrisson.

Il est réellement primordial que les parents puissent faire leur travail de deuil. N’oublions pas la fratrie qui subit aussi de façon violente et traumatisante cette perte brutale. Il semble nécessaire que toutes les équipes qui prennent en charge ce syndrome, soient formées à l’écoute, au soutien pour entourer la famille lors de ce drame.

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