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La semaine de 4 jours néfaste pour les élèves ?

L'Académie nationale de médecine se prononce contre la semaine de 4 jours pour les élèves de primaire.

Le rythme de 4 jours par semaine et 144 jours par an dans les écoles primaires, facteur de longues journées scolaires, est donc à nouveau mis en cause, cette fois par l'Académie de médecine. Pour autant, le ministère de l'Education nationale n'entend pas trancher cette question, préférant en laisser la responsabilité aux conseils d'école, instances composées notamment du directeur, du maire de la commune, des maîtres et de représentants des parents.
Il n'est prévu pour l'instant ni débat ni conférence sur les rythmes scolaires, a précisé le ministère, alors que la FCPE a fait une demande en ce sens. La première fédération de parents a réclamé jeudi "des décisions concrètes pour mettre fin aux aberrations pédagogiques et de santé actuelles".

Ce système de 4 jours ne serait pas adapté au rythme biologique de l'enfant et tendrait à le fatiguer davantage qu'une semaine classique de 4,5 ou 5 jours. Elle entraînerait une désynchronisation du rythme de l'enfant. Le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi, les élèves auront 6 heures de cours, c'est déjà beaucoup trop pour un enfant.
De plus, ils ont 2 coupures dans la semaine qui cassent leur rythme : une longue coupure le week-end et une autre le mercredi en plein milieu de la semaine. Ces journées, trop longues et pas assez équilibrées, entraînent une diminution de l'attention.
Selon l'Académie, des recherches ont montré que la semaine de 4 jours "n'est pas favorable à l'enfant car celui-ci est plus désynchronisé le lundi et le mardi matin", avec pour conséquence une diminution de la vigilance.

Une semaine étalée sur 4,5 ou 5 jours permet de réduire cet écart entre journées libres et jours d'école et ainsi, diminue le risque de déséquilibrer les élèves.
De plus, elle permet un rythme de scolarité plus fluide tout au long de l'année avec 2 semaines de vacances toutes les 8 semaines d'école. Avec la semaine de 4 jours, les écoliers bénéficient de 12 jours de congé en moins qu'ils doivent, de surcroît, rattraper sur leurs grandes vacances.

Selon l'Académie de médecine, il faudrait 180 à 200 jours de cours par an au lieu de 144 si l'on veut réellement tenir compte du rythme biologique des enfants.

Les Académiciens proposent des journées moins longues mais un temps scolaire, en primaire notamment, plus étalé : « 5 heures par exemple et sur une semaine de 4 jours et demi ou 5 jours comme dans la plupart des pays européens ».
A leurs yeux, le début des cours à 8h30 est une aberration sur le plan des rythmes psychophysiologiques. « L'enfant arrive fatigué à l'école, quelle que soit la durée de son sommeil la nuit précédente », explique l'Académie.
Quant aux cours du samedi matin, ils permettraient d'éviter « la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi matin est libre ».
Elle estime aussi que les vacances de Toussaint, période difficile pour l'enfant, devraient être allongées à deux semaines.

Il s’agit aussi de profiter des pics d'attention et d'apprentissage de l'enfant. Les auteurs proposent également « d'enseigner les matières difficiles aux moments d'efficience reconnus » : en milieu de matinée et en milieu d'après-midi. En conclusion, il faut « respecter le sommeil de l'enfant et le considérer comme un sujet de santé publique, au même titre que le tabac, l'alcool et l'alimentation ».

Il s’agit d’être en cohérence avec les rythmes biologiques de l’enfant.

 

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Obésité précoce, décelable dès 9 mois?

 

Une nouvelle étude, publiée dans l'American Journal of Health Promotion, montre que l’obésité serait décelable dès 9 mois chez le petit enfant. Des bébés « trop lourds » à 9 mois ont en effet 20% de plus de risque de devenir les enfants en surpoids à 2 ans. De même, certains groupes d’enfants sont plus à risque de développer une obésité.

Les résultats incitent donc à recommander une stratégie de surveillance de l’obésité dès le plus jeune âge, notamment pour certains groupes ethniques.

Les chercheurs ont cherché à estimer la prévalence des risques de surpoids et d’obésité des enfants américains à l'âge de 9 mois et à l'âge de 2 ans, ainsi qu'évaluer les changements de poids entre ces deux périodes, et examiner les relations entre le poids (normal, à risque, ou obésité) et les évolutions démographiques.

Le Dr Brian G. Moss, de la Wayne State University (Detroit, Michigan), et le Dr William H. Yeaton, de l'Université du Michigan, ont réalisé l’analyse du poids de 8.900 bébés de 9 mois et 7.500 enfants de 2 ans à partir des données de la Early Childhood Longitudinal Study–Birth Cohort (ECLS-B), une étude cohorte longitudinale portant sur un échantillon national représentatif d'enfants américains nés en 2001.

Les mesures comprenaient le sexe de l'enfant, la race ou l'origine ethnique, le statut socio-économique, la communauté, la région et le statut pondéral. Un enfant était considéré comme obèse si son poids était situé au-delà du 95e percentile des courbes de croissance standard. Les chercheurs ont évalué si les bébés avaient un poids normal, à risque, ou obèses à 9 mois, suivi leur évolution à 2 ans et ont utilisé des modèles de régression logistique pour déterminer la probabilité selon les caractéristiques démographiques des enfants, d’une stabilité, d’une perte ou d’un gain de poids.

Les résultats montrent que, environ un tiers des enfants américains sont soit à risque soit obèses dès l’âge de 9 mois (31,9%) et à 2 ans (34,3%). Les chercheurs constatent que les bébés obèses à 9 mois présentent le plus grand risque d'être obèse à 2 ans. Certains enfants sont plus à risque (par exemple, les Hispaniques et les enfants de faible statut socio-économique), tandis que d'autres enfants ont réduit leur risque.

Attention, ces résultats ne signifient pas que tous les bébés en surpoids vont devenir des adultes obèses, cependant, l’obésité à 9 mois est un facteur prédictif de risque accru d’obésité même si ce risque n'est pas uniforme dans les sous-groupes démographiques.

Les auteurs de l'étude concluent donc que la surveillance et la stratégie de lutte contre l’obésité doivent ciblées sur les enfants des groupes les plus à risque.

(American Journal of Health Promotions January/February 2011, Vol. 25, No. 3, pp. 190-198. DOI: 10.4278/ajhp.090123-QUAN-29- "Young Children's Weight Trajectories and Associated Risk Factors: Results From the Early Childhood Longitudinal Study-Birth Cohort")

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