Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Enurésie, quand faut-il s’en préoccuper ?

 

Votre enfant fait encore pipi au lit ? Ce trouble est très fréquent, et votre enfant n’est pas responsable !


L’acquisition de la propreté est basée sur la maturité de la vessie... et celle du cerveau qui doit la contrôler. Mais si vous pouvez apprendre à votre enfant à être propre le jour, c’est pratiquement impossible pour la nuit ! D’abord, la marche doit être bien maîtrisée. S’il monte les marches d’un escalier debout, c’est la preuve qu’il contrôle ses sphincters. A partir de 2 ans il peut être propre le jour. Il commence à l’être la nuit vers 3 ans avec votre aide, et de manière autonome vers 3 ans et demi. De petits "accidents" peuvent malgré tout subsister de temps en temps, jusqu’à 5 ans.

Il existe différents types d’énurésie nocturne, c’est à dire une incontinence urinaire pendant le sommeil, ce qui inclut aussi la sieste ! Les causes et les mécanismes de l’énurésie ne sont pas connus avec certitude, mais la plupart des médecins la considère comme une maladie dont l’enfant n’est en rien responsable. Sa survenue diminue avec l’âge : 20% des enfants de 5 ans sont atteints, mais ils sont encore 5% chez les 7-10 ans et 1% chez les jeunes adultes autour de 15 ans. Les petits garçons sont les plus concernés : 2 à 3 fois plus souvent que les filles !

Il y a plusieurs énurésies :

- L’énurésie nocturne primaire : l’enfant n’a jamais été propre la nuit. S’il fait pipi au lit presque quotidiennement, vous pouvez commencer à vous en inquiéter dès son entrée au CP. Consultez alors votre médecin, généraliste ou pédiatre… Avec le début de la socialisation en effet, ce trouble devient gênant pour l’enfant ;

- L’énurésie secondaire : après une période de propreté, l’enfant recommence à faire pipi au lit. Une consultation assez rapide s’impose : il peut en effet s’agir d’une pathologie organique, comme un diabète ou une maladie rénale ; il faut aussi penser à une perturbation psychologique : déménagement, arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur... ou tout événement perturbateur, cette énurésie disparaît assez rapidement.

- L’énurésie diurne : quand l’enfant a la phobie d’uriner hors de son domicile, il se retient toute la journée, et des « urgences-pipi » avec des « fuites » peuvent survenir. On parle alors d’instabilité vésicale. Une consultation permettra de lui expliquer le fonctionnement de la vessie, et le cas échéant un traitement médicamenteux pourra lui venir en aide.

N’attendez plus pour consulter car le "pipi au lit" a de nombreuses répercussions sur la vie scolaire et familiale de votre enfant. Le fait de parler avec le médecin permet de démystifier l’énurésie et produit souvent un déclic chez l’enfant.

 

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Le doudou, quand votre enfant ne peut se passer de son "objet transitionnel"

 

C'est une peluche, un morceau de tissu qui a une valeur particulière pour le nourrisson et le jeune enfant. Substitut du sein maternel, l'objet transitionnel ou "doudou" est choisi par le bébé et lui permet de mieux supporter la séparation et facilite la transition entre l'attachement à la mère et la relation aux autres.


C'est un objet privilégié qui symbolise la présence de la mère, qui apporte à l’enfant la sécurité et qui par lui-même peut l’aider à s’endormir.
Insignifiant en apparence, cet objet est capital pour le bien-être psychologique de l’enfant et il mérite que les parents lui accordent toute leur attention. Cet objet transitionnel est utilisé généralement entre 4 et 12 mois, pour son rôle de présence rassurante (de la mère). L'objet transitionnel vient remplir une fonction essentielle : celle de défense contre l'angoisse. L'objet vient pour rassurer l'enfant, le réconforter, et tout parent connaît ce rôle. Winnicott précise surtout qu'il s'agit d'une protection contre l'angoisse de type dépressif, soit l'angoisse, justement, de perdre l'objet, c'est-à-dire l'objet maternel.

A la naissance prend fin l’état de fusion, mais le bébé ne sait pas encore discerner ce qui est lui et ce qui est sa mère.
Selon les théories psychanalytiques, l'enfant n'a pas (dans les premiers mois de son existence) conscience des limites de son corps et de celui des autres (principalement sa mère), vivant dans une sorte d'indistinction. Il est donc sujet à des angoisses spécifiques, en partie liées à ses besoins physiologiques.
Selon Winnicott, le bébé est dans l'« illusion » : lorsque tout se passe bien, ses cris (déclenchés par exemple par la faim) entraînent une réponse à ses besoins, sous la forme d'un sein ou un biberon, qu'il fantasme comme étant une partie de lui et qui semble apparaître magiquement. La mère, normalement dans un état de « préoccupation maternelle primaire », permet au bébé d'avoir cette « illusion d'omnipotence ».

En effet, la mère se montre hypersensible au désir de l'enfant, lui présentant le sein au moment où il s'apprête à le créer pour soulager ses besoins. Il est primordial que la mère permette à l'enfant de rester, au départ, dans cette illusion car celui-ci ne pourrait supporter des carences précoces et répétées. Ultérieurement, la mère suffisamment bonne sera celle qui introduit progressivement la frustration, en laissant le bébé pleurer avant d'accourir pour répondre immédiatement à sa demande.

La mère devient une personne extérieure et séparée lorsque l’enfant prend conscience qu’elle ne répond pas immédiatement à ses besoins. Comme il lui faut attendre avant d’être satisfait, il cherche à anticiper son plaisir en tétant dans le vide ou en suçant son pouce, puis, dans un 2ème temps, en désignant un objet particulier qu’il investit affectivement et qui lui permet de prendre patience.

Ours en peluche, couverture, morceau de tissu, cet objet devient un substitut de la mère. Il est choisi en fonction de son odeur (celle de l’enfant, de son lit) de sa couleur et de sa consistance (il s’agit en général d’un objet mou). Les parents doivent faire abstraction de son apparence insignifiante et comprendre l’importance qu’il a pour l’enfant. Si jamais il est perdu, jeté ou même lavé, cela peut prendre des proportions dramatiques.

L’objet transitionnel peut remplir son office pendant toute l’enfance et perdre toute valeur du jour au lendemain ; un cap a alors été franchi et il ne signifie plus rien. Certains enfants se passent de ce soutien extérieur ; ils réussissent à se sécuriser grâce à leur corps et à un environnement familier. Qu’ils aient ou non un objet transitionnel, n'oublions pas que tous les bébés préfèrent dormir dans un espace clos, qui leur rappelle le ventre maternel et leur donne l’impression d’être protégés.

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