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Le Vieillissement du Sommeil : Pourquoi les Personnes Agées Dorment Moins Bien?

 

Les personnes âgées se plaignent assez souvent de troubles du sommeil. Il est important de s'en préoccuper car ces troubles ont des conséquences sur la vie elle-même et l'activité diurne (de la journée). La personne qui vieillit se fragilise et son sommeil aussi, tant au niveau de la quantité que de la qualité.


Nous remarquons fréquemment une évolution du sommeil avec l'âge. Celui-ci semble subir certaines perturbations : le temps de sommeil semble diminuer alors que le temps passé au lit augmente. De même, le délai d'endormissement s'allonge pour la plupart. Il est à noter l'apparition d'éveils nocturnes. De ce fait, le besoin de compenser dans la journée se fait sentir et la personne âgée a donc besoin de faire la sieste. Il ne faut pas occulter cette réalité, que nous montre bien les chiffres de prescription d'hypnotiques et d'anxiolytiques pour cette tranche d'âge de la population.

On note donc une réorganisation et des perturbations du sommeil plutôt qu'une détérioration. Mais cela peut avoir de graves conséquences.

En détaillant, la principale modification du sommeil induite par l'âge est la diminution du sommeil lent profond au cours des 3 premières heures de sommeil. Cela a des répercutions sur la sécrétion d'hormones, notamment de croissance. La sécrétion diminue et cela entraîne de la fatigue.
Autre perturbation à prendre en compte : celle de l'automatisme cardiorespiratoire. Cela entraîne une modification de la qualité du sommeil et éventuellement des apnées du sommeil qui peuvent aboutir à des accidents respiratoires nocturnes.

En résumé, le vieillissement perturbe l'induction du sommeil, c'est à dire qu'il entraîne des difficultés d'endormissement. Il provoque aussi des éveils nocturnes mais aussi un réveil précoce. Pour compenser l'insuffisance du sommeil nocturne, la personne âgée a besoin de faire la sieste. Tout cela fait que la vigilance diurne fait défaut et peut entraîner une augmentation des risques de chute.

Outre le vieillissement, certaines maladies, qu'elles soient aigües ou chroniques, ont un rôle dans ces perturbations. Les pathologies cardiovasculaires peuvent expliquer l'insomnie par la gêne respiratoire nocturne et la prise de diurétiques (crampes douloureuses et envies d'uriner). La douleur dùe à la maladie augmente un stress éventuel et empêche de dormir. Notons que les douleurs rhumatismales notamment dans l'arthrite et la goutte, sont causes de réveils dans la deuxième moitié de la nuit. Les mouvements périodiques nocturnes, c'est à dire les secousses musculaires des membres inférieurs, ont une fréquence qui augmente avec l'âge. Ils ne réveillent généralement pas la personne mais allègent le sommeil. Les démences séniles, notamment la maladie d'Alzheimer, ont comme conséquences rapportées par l'entourage, des insomnies voire une inversion du rythme veille/sommeil. Il ne faut pas oublier certains troubles psychiatriques ou psychologiques qui sont de grands pourvoyeurs de troubles du sommeil, notamment la dépression, l'anxiété...

Il existe aussi une relation entre l'alimentation et le sommeil : par exemple, l'alcool va déstructurer le sommeil. Attention aussi à la caféine qui va augmenter le nombre d'éveils nocturnes.

Quelle approche thérapeutique peut s'avérer efficace face à ces troubles du sommeil ?

- Tout d'abord, il s'agit d'éduquer le patient et lui proposer une hygiène des rythmes de vie. Il faut donc combattre les idées fausses sur le sommeil du point de vue de la qualité et de la quantité de celui-ci. C'est à dire qu'il n'existe pas de norme quant à la durée du sommeil nocturne : on est moyen, court ou long dormeur, c'est selon.
Le plus important est la qualité du sommeil et l'état de la personne à son réveil : elle doit se sentir en forme et avoir un fonctionnement satisfaisant dans la journée.
Autre idée reçue à combattre, celle de la grasse matinée. En effet, faire la grasse matinée n'est pas salutaire et cela n'apporte pas la récupération escomptée. Car ce temps là se compose surtout de microépisodes de sommeil hâché. Mieux vaut encore se coucher plus tôt si le besoin de sommeil est plus important.
De même, faire la sieste c'est bien mais pas plus de 20 à 30 minutes, pour ne pas perturber le rythme veille/sommeil.
Il est également nécessaire de faire attention aux conditions qui entourent le sommeil : qualité de la literie, température de la chambre, bruit, ronflements éventuels du conjoint... Il faut également "préparer" l'organisme à la venue du sommeil. Le soir, il est indispensable de diminuer la température corporelle (température centrale) : pour cela on préconise un bain tiède relaxant et non chaud, une tisane qui favorise la détente, on bannit toute pratique sportive et dernier conseil : la chambre doit être peu ou pas chauffée. Par contre, le matin, il faut faire remonter la température centrale. Rien de mieux qu'une douche chaude qui réveille mieux que la douche froide!!! Sans oublier un petit déjeuner protéïnique, l'exposition à la lumière vive et quelques mouvements de gymnastique (quand cela est possible!).

- Si cette "rééducation" n'est pas suffisante, le médecin peut prescrire des médicaments. Cependant, il faut être vigilant et faire attention à la prescription d'hypnotiques (inducteurs de sommeil) car ce sont des dépresseurs respiratoires. Ils ont donc des conséquences sur la vigilance et la mémoire mais aussi et surtout peuvent entraîner des complications des apnées du sommeil : infarctus, démence, décès au cours du sommeil.... Alors pas d'automédication!!!!!
De même, il ne faut pas prescrire de barbituriques comme inducteurs du sommeil car ils ont de nombreux inconvénients : outre la mauvaise qualité du sommeil, ils peuvent entraîner la persistance de la somnolence diurne, une dépendance....
Il existe de nouvelles molécules hypnotiques qui engendrent peu de dépendance et favorisent moins les apnées du sommeil. Cependant, la prescription doit être limitée dans le temps et revue voire modifiée ou diminuée régulièrement.
Il s'agit aussi de penser aux antidépresseurs surtout sédatifs, souvent suffisants pour traiter les troubles du sommeil liés à la dépression (troubles courants chez les personnes âgées).
La recherche s'intéresse aux hormones et notamment aux oestrogènes qui ont une action anxiogène et stimulante voire antidépressive.

Le traitement médicamenteux doit toujours être transitoire et d'utilisation brève. Les contre-indications existent et nécessitent une vigilance de la part du médecin à la prescription (interrogatoire minutieux du patient et/ou de la famille).
Cette thérapeutique est délicate car susceptible de mettre à mal des équilibres et organismes fragiles. On pourrait se poser la question de traiter l'hyperéveil plutôt que le sommeil, notamment le stress, l'angoisse qui maintiennent en hypervigilance.

Les modifications "physiologiques" du sommeil avec l'âge sont incontestables. Elles sont dues aussi à la cassure que représente la retraite ou le manque d'activité. Cassure à laquelle s'en rajoutent d'autres comme le départ ou l'éloignement des enfants, les différents deuils dans l'entourage familial et amical.... Tout cela contribue à une sorte d'involution de la personne âgée. L'évolution du sommeil avec l'âge peut également venir d'un certain ennui, d'une démotivation due au manque de stimulation sociale. L'inactivité et la somnolence qui peuplent des journées entières peuvent entraîner des "nuit-jour" ou "jour-nuit" (Jacques Mouret), et le cercle vicieux inactivité-insomnie se met en route.

 

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Doudou perdu

 

Vous redoutez la perte du doudou de votre enfant. En fait, vous redoutez surtout sa réaction.


Cependant, cette perte est souvent la 1ère expérience de séparation que connaîtra votre enfant.
Ce premier traumatisme lui permettra de mieux supporter les séparations futures ou deuils futurs.

Si votre enfant perd son doudou, ne vous affolez pas pour lui trouver le frère jumeau. Soyez présent pour votre enfant, soutenez le, il en aura besoin. En effet, l’enfant réagira de façon différente selon son âge. Cette perte sera vécue dans la douleur vers 2 ans car l’attachement aux objets ou personnes est encore très fort à ce moment là. A contrario, vers 4 ans, quand l’autonomie est installée, votre enfant réagira avec plus de sérénité.

Si un jour votre enfant perd son doudou. Surtout, évitez de lui mentir, même si cela part d’une bonne intention. Ne lui dites pas que doudou est parti, ne culpabilisez pas l’enfant. Le mieux à faire est de dédramatiser, en soutenant et accompagnant votre enfant dans cette période délicate. Cela sera positif car cela posera de bonnes bases pour plus tard. Ecoutez sa peine et dites lui que le fait de perdre doudou est une chose qui arrive et que maman et papa sont là pour le câliner et l’aider à surmonter cette perte.

Il semble aussi important pour l’enfant de procéder à des recherches pour retrouver éventuellement ou en vain « doudou ». Il est primordial de prendre ce temps là avec votre enfant et de constater ensemble que doudou n’a pas été retrouvé. Cela permettra à votre enfant de faire son deuil petit à petit.

Ne vous précipitez pas pour remplacer le doudou perdu par un autre. Laissez cette liberté à votre enfant. Quand il se sentira prêt, il en réclamera ou en choisira un autre, ou pas. Car s’il n’est jamais prêt pour cela, tant pis, ce n’est pas grave.

Parfois, cette période délicate pour l’enfant est également difficile à vivre pour les parents car il n’est pas évident de voir son enfant confronté à un chagrin, à de la peine. Pourtant, cela fait partie du développement "classique". On ne peut, et heureusement, protéger les enfants de toute émotion négative, de tout imprévu. Alors, laissez votre enfant profiter de son doudou sans qu'il ne s'y attache de trop.

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