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L'Angoisse de Castration

 

Ce concept freudien est central dans les théories de la psychanalyse. Il peut se formuler aussi comme Complexe de Castration, et repose sur un fantasme originaire, celui de la castration, comme expliquant la différence des sexes.


Considérée comme un élément structurant de la personnalité, l’angoisse de castration correspond, chez l’enfant, à la découverte de la différence des sexes. On parle de complexe de castration lorsque, à l’âge adulte, ces angoisses continuent d’influencer de manière problématique les différents pans de la vie de l’individu.

La castration se distingue comme fantasme en ce qu'elle organise la vie fantasmatique. Comme complexe, elle est liée au complexe d'Oedipe (celui-ci se crevant les yeux : symbole de châtiment). Comme angoisse, l’angoisse de castration caractérise la névrose par son opposition à l'angoisse de mort.

Comment peut-on expliquer ce complexe de castration ?

Le complexe de castration se retrouve à la fois chez le petit garçon et chez la petite fille, mais n’y engendre pas les mêmes effets. Chez le petit garçon, il lui donne l’occasion de sortir du complexe d’Œdipe, chez la petite fille, il lui donne l’occasion d’y entrer.

Pour le garçon, il s’agit d’une peur de perdre le pénis. Le petit garçon interprète la castration comme une menace : celle d'une autorité paternelle réprimant la sexualité.
Ce complexe de castration survient donc au sortir de l'Oedipe (durant la petite enfance). C’est le renoncement à l'objet maternel. L’acceptation de la castration, c’est-à-dire de la perte du phallus imaginaire dans l’inconscient, érige à son tour le phallus imaginaire en phallus symbolique. Le petit garçon abandonne la mère comme objet et son désir peut se porter sur d’autres objets.
Cela marque le début de la période de latence (période entre l’enfance et l’adolescence) et de la formation du surmoi.
Le Surmoi est un concept psychanalytique. Il est avec le Ça et le Moi l'une des trois instances de la personnalité.
C'est la structure morale (conception du bien et du mal) et judiciaire (capacité de récompense ou de punition) de notre psychisme. Il répercute toute notre culture sous la catégorie de « ce qu'il convient de faire ». C'est une instance sévère et cruelle, surtout formée d'interdits qui culpabilisent l'individu.

Chez la fille, cela se traduit par un sentiment de manque vis-à-vis de ce même pénis. La petite fille interprète la castration comme ayant eu lieu (contrairement au petit garçon, elle n’a pas –plus- de pénis). Elle se doit donc de réparer cette castration. Ce moment, l'envie du pénis, marque alors l'entrée dans l'Oedipe.
L'objet premier, tout comme celui du petit garçon, est, bien entendu, la mère ou toute personne qui prodigue les soins. Elle s’érige elle aussi, dans l’inconscient, en phallus imaginaire susceptible de combler la mère et d’être comblée par elle.
Là encore, le principe de réalité et la parole paternelle, va venir refouler le complexe de castration, qui va venir s’effectuer dans l’inconscient. Dans l’inconscient, la petite fille doit accepter la castration, c’est-à-dire perdre le phallus imaginaire qui de ce fait s’érige en phallus symbolique. Ce n’est qu’à ce moment, qu’elle entre dans la variante féminine du complexe d’Œdipe. Le père prend la place de la mère comme objet d’amour et le phallus imaginaire vient s’échanger symboliquement contre le désir d’avoir un enfant. Chez la petite fille, la reconnaissance et l’acceptation de la castration, amène celle-ci à céder la mère comme principal objet d’amour, afin d’entrer dans la normalité et de désirer le père et ses substituts, c’est-à-dire les hommes, susceptibles de répondre à son envie de pénis.

 

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Mort subite du nourrisson: encore trop de décès pourtant évitables

 

Si le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé ces dernières années, un nombre important de décès pourraient encore être évités, selon une enquête menée par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Il observe qu'un tiers des décès d'enfants de moins de deux ans sont expliqués après une autopsie, examen pratiqué dans 72% des cas seulement.

L'étude a été menée entre octobre 2007 et septembre 2009 dans 17 départements volontaires représentant 38,5% des naissances en France pendant cette période. Au total, 281 morts inattendues du nourrisson (MIN) sont survenues et parmi elles, 256 ont été incluses dans l'enquête: 220 chez des petits de moins d'un an, dont 65% chez des garçons, et 36 chez des enfants d'un à deux ans.

Cinquante pour cent de ces décès sont survenus autour de trois mois, au domicile des parents dans 72% des cas. Leur cause a pu être identifiée dans 33% des cas. Il s'agissait à 42% de décès liés à une infection, à 24% d'un accident de couchage, à 15% d'une inhalation massive de lait, à 13% de maladies métaboliques et à 8% de diarrhée et/ou de déshydratation, observe le rapporteur de l'étude, le Dr Juliette Bloch. Et un décès était lié à une maltraitance.

Les autres décès étaient inexpliqués, mais "45% des enfants présentaient des facteurs de risques de mort subite du nourrisson", c'est-à-dire des "facteurs liés au couchage", a expliqué la pédiatre devant la presse à Paris. Et de citer une literie inadaptée (24% des cas), la présence d'une couette, d'un oreiller ou d'un objet de type doudou près du visage de l'enfant (57%) ou un couchage ventral (33%). Dans 13% des cas, le bébé avait été victime d'un tabagisme passif.

Si dans l'hypothèse d'un retournement de l'enfant (12% des cas), elle a reconnu que les parents ne pouvaient rien faire, le Dr Bloch a observé que les autres décès étaient "totalement évitables", avec de simples mesures: le couchage sur le dos, sans oreiller et sans couette, sans objet près du visage, dans une pièce tempérée et dans son propre lit, "pour tous les sommeils et jusqu'à l'âge de six mois". Au-delà, "c'est plus sûr". Elle a ajouté qu'il était "conseillé de faire dormir l'enfant dans la chambre de ses parents les six premiers mois". Il "a été démontré que c'est un facteur protecteur dans la mort subite du nourrisson".

Grâce à ces mesures de prévention, le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé depuis une vingtaine d'années, passant de 1.464 en 1991 à 244 en 2008.

Le Dr Bloch a également insisté sur la nécessité de mener des investigations post-mortem, notamment des autopsies, pour tenter d'apporter des réponses aux parents. "Comprendre, c'est très important pour les parents en premier, parce que ça permet de déculpabiliser et aussi parfois de prévenir un décès ultérieur chez un enfant qui va naître", a-t-elle confié.

Elle a regretté qu'un fond d'oeil n'ait été réalisé que dans 6,5% des cas alors que cet examen est crucial pour diagnostiquer un syndrome du bébé secoué. Une autopsie a été pratiquée chez 72% des enfants, mais son utilisation variait de 33 à 100% selon les départements. Le refus des parents était le principal motif de non-réalisation d'une autopsie. La pédiatre a plaidé pour que sa pratique soit favorisée et pour qu'une imagerie complète soit obligatoire en cas de refus de la famille. Outre l'autopsie, des prélèvements (sanguins, urinaires, bactériologiques) peuvent être effectués, de même que des radios et des scanners.

AP

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