Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Maman, tu seras là ?

 

NANE Editions présente « Maman, tu seras là ? », un album illustré soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller et par les donateurs de l’Institut Gustave Roussy, dans le cadre du programme « Mieux Vivre le Cancer » développé par l’IGR.

La nécessité d’un outil pour soutenir le dialogue des patients

Pour le Dr. Sarah Dauchy, psychiatre en chef du département des soins de support et de l’unité de psychooncologie à l’Institut Gustave Roussy, lorsqu’une maladie grave, comme le cancer, touche un parent et rend la fragilité de la vie plus évidente, la discussion avec les enfants ne doit pas être taboue : elle est indispensable.

La rencontre du Dr. Dauchy avec une illustratrice et une journaliste a motivé l’élaboration d’un album enrichi des échanges avec ses patients. 

« Maman, tu seras là ? », un album à lire à deux

Au fil de scénettes toutes simples de la vie quotidienne, une petite fille et sa mère rêvent ensemble de l’avenir. Peu à peu, l’enfant abandonne l’idée d’être dépendante de sa mère pour exister et parvenir à l’age adulte. Elle prend conscience qu’elle a tout en elle pour devenir autonome, que l’amour de sa mère durera et l’accompagnera tout au long de sa vie, et cela même séparées. Dialogue à lire et à poursuivre, l’ouvrage propose des pages ludiques réservées à l’enfant lui permettant de s’approprier l’album.

Pourquoi cet album ?

Ce petit livre illustré a été imaginé pour aider les familles dans lesquelles la maladie d’un parent fait craindre aux enfants ou aux parents eux-mêmes une séparation. Souvent, l’angoisse de l’avenir conduit à cesser de s’y projeter, alors même que les enfants en ont besoin pour grandir. Le regard de leurs parents sur leur futur  est tout autant nécessaire. L’album n’évoque directement ni la maladie, ni la mort, afin d’être mis, à terme, entre toutes les mains sans éveiller des peurs qu’il s’agit, bien au contraire, d’apaiser. En effet, la crainte de la séparation, l’acquisition de l’autonomie, l’échange et la transmission parent-enfant sont des thèmes universels.

http://www.lacollectionducitoyen.fr/fr/et-encore/99-maman-tu-seras-la.html

 

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LE JEU DE LA BOBINE (FREUD)

 

Le jeu de la bobine (ou "Fort/Da") a été décrit par Freud dans "Au-delà du principe de plaisir" (1920).


Le jeu a une fonction symbolique. Il ne montre pas la réalité objective que vit l'enfant mais la réalité psychique. Le jeu est un moyen d'accès au vécu psychique de l'enfant.

Lorsqu’on veut parler des jeux d’enfants, comment ne pas évoquer le « fort-da » ou jeu de la bobine observé par Freud chez un petit enfant de son entourage.
L’enfant passait son temps à jeter au loin ses jouets, sous le lit, etc. En même temps, il prononçait le son prolongé « o-o-o-o-o » qui est l’ébauche du mot « fort « (« loin » en allemand).
Un jour, Freud observa également chez le même enfant un jeu plus complet. Il le vit jouer avec une bobine en bois entourée d’une ficelle. L’enfant jetait la bobine par-dessus son lit derrière les rideaux où elle disparaissait, tout en s’écriant et prononçant le même son « o-o-o-o » puis l’enfant tirait sur la ficelle pour faire réapparaître la bobine et la ramenait à lui en s’exclamant « Da ! » (« là »).

Freud relie alors ces jeux à la situation de l’enfant à cette période : une période où sa mère s’absentait pendant de longues heures. Le jeu symboliserait ainsi la disparition et la réapparition de la mère .

Freud a interprété ce jeu de « disparition-retour » comme une manière pour l’enfant de mettre en scène les disparitions et retours de sa mère et par là même de devenir actif par rapport à cet événement au lieu de simplement le subir.

Freud a donné un sens profond à ce jeu du « fort-da » : il lui paraissait évident que la disparition et la réapparition de la bobine représentait le départ et le retour de la mère. Comme les enfants vivent douloureusement cette séparation, ils la reproduisent symboliquement de façon répétitive. La joie de ces retours joués leur permet de supporter l’attente du retour réel. Ils aiment tous les jeux qui se répètent. Le jeu de cache-cache des yeux « coucou, beuh » recommencé indéfiniment est un autre exemple des situations par lesquelles les enfants vont aménager la séparation et vont se montrer capables d’agir intérieurement sur un monde extérieur qu’ils ont du mal à appréhender.

Le jeu serait donc similaire à un espace psychique dans lequel l’enfant peut faire le lien entre présence et absence, dedans et dehors, lui et les autres. Dans cet espace qui apprivoise le manque, il ne se pose pas la question du vrai ou du faux, et pénètre dans un univers singulier situé entre le réel et l’imaginaire où il peut déplacer, représenter, jouer ses émotions : c’est l’univers symbolique.

Pour Freud, la psyché de l’enfant va se construire sur ce prototype de la maîtrise de la présence-absence (de la mère, du corps).

Le jeu mène vers une unification et une intégration générale de la personnalité.

L’intériorisation psychique de la séparation signifie en même temps d’autres jeux : la capacité de se mettre à la place de l’autre, l’imitation, l’identification. A travers les jeux symboliques, la construction des relations sociales mais aussi le concept de temps vont pouvoir s’élaborer. Une grande partie de la vie de l’enfant est remplie par le jeu. Le jeu, c’est la preuve continue de la créativité, qui signifie la vie.

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