Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Les lacunes de la pédopsychiatrie

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CES), sort un rapport qui pointe les lacunes de la pédopsychiatrie en France, malgré des progrès considérables.

Le rapport révèle notamment que les troubles mentaux sont souvent détectés tardivement chez les enfants. Ainsi, le délai moyen d'attente pour une première consultation en centre médico-psycho-pédagogique (CMPP)est de 50 jours en Seine-Saint-Denis.
Pour le CES, "le retard dans le dépistage est d'autant plus préjudiciable qu'il annonce des difficultés supplémentaires dans le traitement. Les détections tardives sont également à l'origine d'un passage à l'acte délictuel chez les jeunes".

Le rapport pointe également les difficultés à prendre en charge les urgences et à répondre au désarroi des familles.
En France, seuls 24% des secteurs peuvent adresser des patients à des centres de crise permettant un accueil en urgence. Ainsi, 78% des secteurs renvoient les patients vers les urgences de l'hôpital général et 41% vers un médecin de ville.

Enfin, les difficultés à assurer la continuité des soins dans certains secteurs sont également pointées du doigt. Ainsi, 1 enfant pris en charge en Seine-Saint-Denis reçoit en moyenne 10 soins dans l'année alors que la fréquence devrait être d'un soin par semaine.
Selon le rapport, cela s'explique par le non-remboursement par la sécurité sociale des soins délivrés par certains professionnels en libéral.

Pour palier à ces lacunes, le CES propose notamment d'"associer l'école au repérage des troubles", d'organiser un suivi pour les jeunes en situation d'absentéisme scolaire, d'assurer la prise en charge des professionnels par l'assurance maladie, ou encore de renforcer l'accompagnement des familles tout au long du parcours de soins.

 

 

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Exposition précoce à la télévision, régression à l’adolescence ?

L’exposition à la télévision des enfants dès leur plus jeune âge, causerait à l'adolescence, régression du niveau et de l’engagement scolaire, tendance à la victimisation, diminution des activités sportives et physique, prise de poids...

Une nouvelle étude, réalisée par des chercheurs des universités de Montréal et du Michigan, publiée dans la dernière édition de la revue "Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine", émet un avis scientifique et très critique sur l'influence de l'exposition des enfants à la télévision sur leurs futurs développement psychosocial et mode de vie.

Les données recueillies par interview des parents, pour 1314 enfants âgés de 23 à 53 mois (4 ans et demi), portaient en particulier sur le nombre d’heures hebdomadaires d’exposition à la télévision. Les chercheurs ont établi une série de modèles statistiques mettant en évidence, sous forme d’unités, la régression des résultats scolaires, le comportement psychosocial, des caractéristiques de mode de vie en fonction de l’importance de l'exposition précoce et préscolaire des enfants à la télévision.

Par la suite, les parents et les professeurs ont pu rapporter les résultats scolaires, le comportement psychosocial, l’hygiène de vie et l’indice de masse corporelle (IMC) de l’enfant à l’âge de 10 ans.

Les résultats obtenus ont montré que chaque heure supplémentaire d’exposition à la télévision à l'âge de 29 mois correspond (en unités de base utilisées par les modèles statistiques) :
- à 7% de régression dans l'engagement en classe,
- à 6% de régression en mathématiques,
- à 10% d’augmentation de la victimisation de l’enfant par ses camarades de classe,
- à 13% de diminution du temps consacré à une activité physique le week-end,
- à 9% de diminutions du temps consacré à des activités impliquant un effort physique,
- à 10% d’augmentation de la consommation de boissons gazeuses et de collations,
- à 5% d’augmentation de l'indice de masse corporelle.

L'étude conclue que les risques à long terme associés à des niveaux plus élevés de l'exposition précoce à la télévision peuvent entraver le développement harmonieux de l’enfant et favoriser un mode de vie “malsain” à l'adolescence. Le grand public doit donc être plus que conscient des risques engendrés par une exposition des enfants à la télévision, dès le plus jeune âge.

Une précédente étude, publiée dans la même revue en juin 2009 mettait en garde professionnels et parents contre ce risque. Une étude réalisée par une équipe de l'université de Washington avait déjà démontré que la télévision, simplement allumée, provoquait chez les petits enfants de moins de 2 ans, un déficit de la capacité d’écoute et d’expression.

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