Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Dyslexies, dysphasies, dyspraxies...

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) publie un guide à l'attention des parents d’enfants atteints de l’un des troubles "dys" : dyslexies, dysphasies, dyspraxies : "Troubles dys de l’enfant : un guide ressource pour les parents".

Dyslexies, dysphasies, dyspraxies… constituent chez l’enfant des troubles cognitifs affectant l'apprentissage scolaire, en particulier la lecture, l’écriture et le calcul.
Les enfants souffrant d'un trouble "dys" ont besoin d’aménagements individualisés dans leur scolarité et leur vie sociale.
Ce guide permet aux parents de mieux connaître les différentes étapes de prise en charge de leur enfant, le déroulement de sa scolarité et les adaptations ou aménagements qui pourront être proposés si besoin est.
Il présente les structures et les professionnels compétents, et renseigne sur les aides existantes et la prise en charge financière de l’accompagnement nécessaire.

Ils peuvent être identifiés, le plus souvent, parce que "quelque chose ne va pas" dans le développement de l’enfant : il parle mal, a des difficultés à apprendre, à écrire, à dessiner, à lacer ses chaussures…
Le repérage, puis le dépistage via des tests et le diagnostic vont permettre de définir un projet d’accompagnement adapté au trouble de l’enfant.
En effet, si la très grande majorité des enfants "dys" sont scolarisés dans l’école maternelle ou primaire de leur quartier, certains devront bénéficier d’aménagements spécifiques ou d’aides supplémentaires comme du matériel pédagogique adapté.

Le suivi de l’enfant est pluridisciplinaire et relève aussi bien du domaine pédagogique, et donc de l’équipe enseignante, que du domaine médical et paramédical avec différents professionnels : orthophoniste, psychologue scolaire, etc. C’est toute une stratégie d’apprentissage qu’il convient de mettre en œuvre pour chacun.
Ce guide "Troubles dys de l’enfant : un guide ressource pour les parents", est disponible dans les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), les principales associations de parents d’enfants présentant un trouble dys, les centres de références et chez les orthophonistes.
Il est également téléchargeable gratuitement sur le site de l’Inpes.

 

 

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Hyperactivité : le sommeil en cause ?

Le déficit d’attention et l’hyperactivité forment un duo dont les conséquences, en l’absence de prise en charge adaptée, peuvent être néfastes. Une série d’études montre de nombreuses associations entre ce syndrome et les troubles du sommeil, ouvrant de nouvelles pistes de traitement.

Il bouge, il s’agite, il parle tout le temps, c’est une « tornade »… mais avant tout, le gros problème de l’enfant ou de l’adulte « hyperactif », c’est qu’il n’arrive pas à se concentrer. Résultat : il est gêné dans les apprentissages, dérange ses proches, et ses difficultés affectent tous les domaines de sa vie quotidienne. Le trouble déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est un trouble de la vigilance. Le cerveau n’est pas assez « éveillé » et le patient se comporte comme s’il devait lutter contre la fatigue, d’où l’agitation et le manque de concentration.

Près de 200 000 enfants pourraient être concernés, de façon plus ou moins importante. Le TDAH est un problème de santé publique, car il entraîne dans de nombreux cas un échec scolaire, mais aussi des difficultés psychosociales, affectives et professionnelles – chez les enfants, puis à l’âge adulte. Il s’agit en effet d’un trouble développemental, évoluant tout au long de la vie. Il serait dû à un mauvais fonctionnement de la circulation de l’information dans le cerveau, via les neurotransmetteurs, notamment au niveau des systèmes dopaminergiques et noradrénergiques.

L’hyperactivité est souvent associée à des troubles du sommeil, un lien encore souvent méconnu par les médecins. Chez l’enfant, ce peuvent être des difficultés d’endormissement, ou du maintien du sommeil nocturne. On peut aussi observer, chez l’enfant comme chez l’adulte, un « syndrome des jambes sans repos ». Un besoin irrépressible de bouger les jambes empêche le patient de s’endormir, et s’il y arrive, ses jambes échappent à son contrôle et bougent sans arrêt : on parle alors de « syndrome de mouvements périodiques des membres inférieurs ».
A l’Hôpital Robert Debré (AP-HP), le Dr Eric Konofal étudie depuis 10 ans les liens entre les troubles du sommeil et le TDAH. Ses recherches ont montré une augmentation de 30% de la motricité au cours du sommeil chez les enfants présentant un TDAH. Ces derniers ont également tendance à somnoler durant le jour – tout en s’agitant pour se maintenir éveillés – ce qui aggrave leur trouble.

Les études sur le sujet ont montré qu’une baisse des réserves de fer dans l’organisme pouvait être lié au déficit d’attention avec hyperactivité, tout comme aux troubles du sommeil, car le fer est impliqué dans le bon fonctionnement du système dopaminergique. Le Dr Konofal a ainsi retrouvé un manque de fer chez 84% des enfants « hyperactifs » participant à son étude.
Suite à ces résultats, un traitement de sulfate de fer pendant 3 mois a amélioré significativement leurs symptômes. D’autres recherches sont menées pour savoir si un apport de fer pourrait diminuer les troubles du sommeil.

Pour en savoir plus : http://www.thada-france.org/

(Flavie Chatel-Baudrier AP-HP)

 

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