Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Le doudou, quand votre enfant ne peut se passer de son "objet transitionnel"

 

C'est une peluche, un morceau de tissu qui a une valeur particulière pour le nourrisson et le jeune enfant. Substitut du sein maternel, l'objet transitionnel ou "doudou" est choisi par le bébé et lui permet de mieux supporter la séparation et facilite la transition entre l'attachement à la mère et la relation aux autres.


C'est un objet privilégié qui symbolise la présence de la mère, qui apporte à l’enfant la sécurité et qui par lui-même peut l’aider à s’endormir.
Insignifiant en apparence, cet objet est capital pour le bien-être psychologique de l’enfant et il mérite que les parents lui accordent toute leur attention. Cet objet transitionnel est utilisé généralement entre 4 et 12 mois, pour son rôle de présence rassurante (de la mère). L'objet transitionnel vient remplir une fonction essentielle : celle de défense contre l'angoisse. L'objet vient pour rassurer l'enfant, le réconforter, et tout parent connaît ce rôle. Winnicott précise surtout qu'il s'agit d'une protection contre l'angoisse de type dépressif, soit l'angoisse, justement, de perdre l'objet, c'est-à-dire l'objet maternel.

A la naissance prend fin l’état de fusion, mais le bébé ne sait pas encore discerner ce qui est lui et ce qui est sa mère.
Selon les théories psychanalytiques, l'enfant n'a pas (dans les premiers mois de son existence) conscience des limites de son corps et de celui des autres (principalement sa mère), vivant dans une sorte d'indistinction. Il est donc sujet à des angoisses spécifiques, en partie liées à ses besoins physiologiques.
Selon Winnicott, le bébé est dans l'« illusion » : lorsque tout se passe bien, ses cris (déclenchés par exemple par la faim) entraînent une réponse à ses besoins, sous la forme d'un sein ou un biberon, qu'il fantasme comme étant une partie de lui et qui semble apparaître magiquement. La mère, normalement dans un état de « préoccupation maternelle primaire », permet au bébé d'avoir cette « illusion d'omnipotence ».

En effet, la mère se montre hypersensible au désir de l'enfant, lui présentant le sein au moment où il s'apprête à le créer pour soulager ses besoins. Il est primordial que la mère permette à l'enfant de rester, au départ, dans cette illusion car celui-ci ne pourrait supporter des carences précoces et répétées. Ultérieurement, la mère suffisamment bonne sera celle qui introduit progressivement la frustration, en laissant le bébé pleurer avant d'accourir pour répondre immédiatement à sa demande.

La mère devient une personne extérieure et séparée lorsque l’enfant prend conscience qu’elle ne répond pas immédiatement à ses besoins. Comme il lui faut attendre avant d’être satisfait, il cherche à anticiper son plaisir en tétant dans le vide ou en suçant son pouce, puis, dans un 2ème temps, en désignant un objet particulier qu’il investit affectivement et qui lui permet de prendre patience.

Ours en peluche, couverture, morceau de tissu, cet objet devient un substitut de la mère. Il est choisi en fonction de son odeur (celle de l’enfant, de son lit) de sa couleur et de sa consistance (il s’agit en général d’un objet mou). Les parents doivent faire abstraction de son apparence insignifiante et comprendre l’importance qu’il a pour l’enfant. Si jamais il est perdu, jeté ou même lavé, cela peut prendre des proportions dramatiques.

L’objet transitionnel peut remplir son office pendant toute l’enfance et perdre toute valeur du jour au lendemain ; un cap a alors été franchi et il ne signifie plus rien. Certains enfants se passent de ce soutien extérieur ; ils réussissent à se sécuriser grâce à leur corps et à un environnement familier. Qu’ils aient ou non un objet transitionnel, n'oublions pas que tous les bébés préfèrent dormir dans un espace clos, qui leur rappelle le ventre maternel et leur donne l’impression d’être protégés.

 

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Dyslexies, dysphasies, dyspraxies...

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) publie un guide à l'attention des parents d’enfants atteints de l’un des troubles "dys" : dyslexies, dysphasies, dyspraxies : "Troubles dys de l’enfant : un guide ressource pour les parents".

Dyslexies, dysphasies, dyspraxies… constituent chez l’enfant des troubles cognitifs affectant l'apprentissage scolaire, en particulier la lecture, l’écriture et le calcul.
Les enfants souffrant d'un trouble "dys" ont besoin d’aménagements individualisés dans leur scolarité et leur vie sociale.
Ce guide permet aux parents de mieux connaître les différentes étapes de prise en charge de leur enfant, le déroulement de sa scolarité et les adaptations ou aménagements qui pourront être proposés si besoin est.
Il présente les structures et les professionnels compétents, et renseigne sur les aides existantes et la prise en charge financière de l’accompagnement nécessaire.

Ils peuvent être identifiés, le plus souvent, parce que "quelque chose ne va pas" dans le développement de l’enfant : il parle mal, a des difficultés à apprendre, à écrire, à dessiner, à lacer ses chaussures…
Le repérage, puis le dépistage via des tests et le diagnostic vont permettre de définir un projet d’accompagnement adapté au trouble de l’enfant.
En effet, si la très grande majorité des enfants "dys" sont scolarisés dans l’école maternelle ou primaire de leur quartier, certains devront bénéficier d’aménagements spécifiques ou d’aides supplémentaires comme du matériel pédagogique adapté.

Le suivi de l’enfant est pluridisciplinaire et relève aussi bien du domaine pédagogique, et donc de l’équipe enseignante, que du domaine médical et paramédical avec différents professionnels : orthophoniste, psychologue scolaire, etc. C’est toute une stratégie d’apprentissage qu’il convient de mettre en œuvre pour chacun.
Ce guide "Troubles dys de l’enfant : un guide ressource pour les parents", est disponible dans les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), les principales associations de parents d’enfants présentant un trouble dys, les centres de références et chez les orthophonistes.
Il est également téléchargeable gratuitement sur le site de l’Inpes.

 

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