Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Parler de la maladie avec ses enfants

 

Il est rarement évident de trouver les mots justes pour aborder le thème délicat de la maladie avec les enfants, surtout lorsque c'est l'un de ses proches qui est gravement malade.


Les parents hésitent souvent et montrent parfois la volonté de maintenir l'enfant hors de la sphère de la peur ou de la tristesse...
Certains parents considèrent qu’il faut préserver l’enfant de l'impact des mauvaises nouvelles qui seront douloureuses.
Le silence est souvent de mise alors qu’il engendre des effets néfastes. Il est donc nettement préférable de lui dire simplement la vérité, à laquelle il a parfaitement droit, à l'aide de mots raisonnables et honnêtes.

Parler franchement à l’enfant lui montrera, de façon consciente ou non, qu'il peut avoir confiance en ses parents, mais également que ceux-ci ont confiance en lui. Il est préférable que les deux parents soient présents pour l'annonce, mais l'un et l'autre peuvent en parler chacun de leur côté. Il s’agit surtout de ne pas laisser le silence s’installer par facilité ou maladresse.

Cependant, avant d’annoncer la maladie, il est nécessaire d'être soi-même suffisamment préparé à cette nouvelle : si le parent se met à pleurer devant son enfant, cela pourrait inutilement l'effrayer à outrance. Rester calmes et posés, permet à l’enfant d’être dans de bonnes conditions pour apprendre et accepter la nouvelle.

Bien sûr, la façon de parler à l’enfant doit être adaptée à son âge et donc le discours doit être clair et compréhensible. Cependant, certains mots, tels que "maladie", "incurable", "cancer" ou "mort" doivent être dits. Sinon, si les parents restent trop vagues ou trop légers, l'enfant risque de ne pas comprendre l'exactitude et le sérieux de la situation. Il est parfois nécessaire de donner des explications plus détaillées de la maladie, des soins qu'elle nécessite et des bouleversements familiaux que cela peut entraîner.

L’annonce doit se baser sur un dialogue, c’est à dire un échange entre les parents et l’enfant. Celui-ci posera certainement des questions, et les parents devront s’assurer qu’il a bien tout compris et être attentif à son état d'esprit.

Ensuite, rien n’empêche de prolonger la discussion sur le thème de la mort, par exemple. Il faut bien à un moment donné aborder les moments qui appartiennent à l'existence : vie, mort, souffrance … Cela va permettre à l'enfant une réflexion efficace et une bonne appréhension du monde. C’est tout simplement une façon pertinente de procéder à son éducation, nécessaire à son développement intellectuel et psychologique.

Quand l'enfant aura assimilé et accepté la nouvelle, il sera prêt à affronter « l’endroit où est pris en charge le malade », c’est à dire l'hôpital dans la majorité des cas. Cependant, il est essentiel de lui en avoir parlé auparavant et de lui avoir décrit les diverses visions auxquelles il pourrait être confronté (alitement du malade, tuyaux et machines qui l'environnent, fatigue et maigreur éventuelle...) afin d'éviter un choc visuel.

Il semble primordial que l’enfant puisse avoir ce contact avec le malade. Toute coupure radicale et soudaine peut être un réel traumatisme pour l’enfant qui ne pourra que fantasmer « sa réalité ».

Il est possible que l'enfant refuse d'accepter la maladie et manifester alors des pleurs, de la prostration, de la colère, un certaine mutisme. Cela pouvant parfois aboutir à des problèmes psychologiques sérieux.

L’enfant doit pouvoir compter sur ses parents. Il peut être envisagé d’avoir recours à l'intervention d'un spécialiste (ex : psychologue) afin que l’enfant intègre cette nouvelle mais surtout pour l’aider à mener à bien le travail mental nécessaire pour acquérir les bases qui feront de lui un adulte équilibré et confiant.

 

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Actualités

Le sommeil, nécessaire au bon développement de bébé

 


Le sommeil est la deuxième fonction fondamentale chez le nouveau-né, après l’alimentation. Le fait de dormir est primordial pour se reposer, grandir, régénérer les cellules ….
C’est aussi une coupure avec le monde extérieur et ressemble à la fusion retrouvée avec la mère.
Au cours de la première année de la vie, la durée totale du sommeil diminue alors que les réveils deviennent de moins en moins fréquents. L’enfant dort moins mais par périodes plus longues.

Le sommeil du nouveau-né est lié à l’alimentation ; le bébé se réveille quand il a faim ou soif et se rendort une fois que ce besoin est comblé. Durant les premiers mois de vie du bébé, ses parents devront se conformer à son rythme. Dans le cas contraire, le bébé ressentira un sentiment de malaise et se mettra à pleurer.

Vers 6-8mois, le cadre environnemental de l’enfant joue un grand rôle pour celui-ci. Bébé a pris conscience de l’existence distincte de ses parents, de son entourage, mais aussi des odeurs, des bruits, des variations de lumière, etc. Tout changement de cadre pourra donc affecter l’enfant même si cela n’implique pas une séparation d’avec les parents (ex : déménagement, une naissance…).

Entre 1 et 3 ans, les parents remarqueront souvent que leur enfant dort souvent moins bien. Il est très excité par l’apprentissage de la marche ; petit curieux, il s’intéresse à tout ce qui l’entoure. Il prend plaisir à bouger, et donc pourra avoir du mal à s’endormir, ou à vouloir arrêter les activités nouvelles et intéressantes même s’il est fatigué.

De même, l’acquisition de l’autonomie qui le rend explorateur, peut aussi le rendre souvent craintif, anxieux. L’enfant pourra être troublé par un changement dans ses habitudes, par un départ, par la naissance d’un petit frère ou petite sœur. De cet événement perturbateur pourra en résulter parfois des rêves pénibles, des difficultés pour s’assoupir, des réveils très matinaux.

Il faut savoir qu’un rite rassurant est souvent nécessaire à l’enfant pour s’endormir ; il a besoin de la présence de ses parents, d’un doudou, d’une histoire, d’une boîte à musique ou de toute autre coutume apaisante.

La question du sommeil sera aussi en jeu surtout dans la période du « non ». Le moment du coucher pourra être le prétexte à une opposition systématique. L’enfant refuse alors de se coucher malgré la fatigue, l’esprit de contradiction l’emportant sur le besoin physiologique de repos.

Pour l’enfant, dormir signifie être séparé de ses parents ; il a parfaitement conscience que ceux-ci continuent à vivre sans lui. Inconsciemment il sait que la nuit est le moment où ses parents ont des relations intimes. Au moment de l’apparition du complexe d’Œdipe, l’enfant peut donc chercher à empêcher ce rapprochement en refusant de se coucher dans son lit, en pleurant et en les appelant ou bien en venant les retrouver dans leur chambre.

Tout en rassurant l’enfant et en lui montrant qu’ils là, il est indispensable que les parents se gardent un espace pour eux seuls, adultes. Cela signifie dormir dans une chambre à eux, distincte de celle de l’enfant. Même mère, la maman est en même temps une femme, et un père en même temps un homme. Il est primordial de se réserver une certaine intimité, non seulement pour l’équilibre du couple mais aussi dans l’intérêt de l’enfant. Le complexe d’Œdipe est une phase indispensable du développement de l’enfant. Celui-ci doit sortir de cette période, grandi, rassuré et prêt à assumer quelques années plus tard (mais sur ces bases là), sa vie d’adolescent puis d’adulte.

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