Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Le sommeil des tout-petits

Pourquoi votre bébé ne fait-il pas ses nuits ? Que faire si votre enfant n'arrive pas à s'endormir ou qu'il fait des cauchemars en pleine nuit ?


Le sommeil est important dès les premiers instants de la vie mais il met du temps à se mettre en place.

Quand ils viennent au monde, les nouveaux-nés passent la plus grande partie de leur temps les yeux fermés : 16 heures par jour en moyenne ! C'est le temps dont ils ont besoin pour mémoriser toutes les informations leur permettant une adaptation progressive à leur nouvel environnement. Leur développement affectif et intellectuel est donc intimement lié à la qualité de leur sommeil. Qui plus est l'hormone impliquée dans le contrôle de la taille et du poids est sécrétée à partir de 1 mois, pendant le sommeil.

Beaucoup de parents se demandent pourquoi leur bébé ne fait pas ses nuits ?

Si le nouveau né peut dormir n'importe quand et n'importe où, c'est parce qu'il n'est pas soumis aux mêmes rythmes de sommeil que l'adulte. Alors que nous dormons habituellement lorsque le soleil se couche, lui s'endort aussi bien le jour que la nuit. En fait, le rythme circadien, conditionné par l'alternance du jour et de la nuit, apparaît progressivement, vers 3 ou 4 mois. Il se façonne sous l'effet des variations de la lumière mais aussi de synchroniseurs sociaux : alternance du bruit et du silence, horaires fixés par les parents etc. Et plus l'enfant grandit, plus les cycles de son sommeil deviennent complexes. A la naissance, le sommeil se compose de deux phases de 50 minutes : le sommeil agité et le sommeil calme. Entre 1 et 6 mois, on en compte trois : le sommeil paradoxal (les rêves apparaissent), le sommeil lent, le sommeil lent profond. La durée d'ensommeillement diminue et les phases de réveils sont plus longues, généralement en fin d'après-midi et en début de soirée.

Plus tard, quand l’enfant grandit, le sommeil diminue et commence à se perturber.

Avec le temps, les enfants vont à l'école, ont des activités et font de moins en moins la sieste. Résultat : ils dorment de moins en moins. Entre 6 mois et 3 ans, la durée totale de sommeil, siestes comprises, diminue ainsi de 15 heures à 12 heures par jour. Alors que le besoin de sommeil, lui, ne faiblit pas ! A force, ce manque peut avoir des répercutions sur son quotidien, et par exemple sur sa concentration à l'école. C'est pour cela qu'il faut veiller à ce que l'enfant ne se couche pas trop tard le soir.

Il est important de créer un climat rassurant au moment où l'enfant va s'endormir.

S'il arrive que les enfants rencontrent des difficultés pour s'endormir, il s'agit souvent d'un problème de courte durée. La plupart du temps, un décalage entre le rythme imposé par les parents et les besoins de l'enfant en est la cause. Rien ne sert de dramatiser ! Chaque enfant a déjà son propre rythme, même au sein d'une même fratrie. Plutôt que de coucher l'enfant à une heure fixe, il faut essayer de trouver le moment où l'enfant montre des signes de fatigue (bâillements, paupières lourdes…). Et bien sûr créer un climat rassurant en lui racontant une histoire par exemple. Eventuellement il ne faut pas hésiter à en parler avec lui pour essayer de comprendre pourquoi il n'arrive pas à s'endormir. Cela suffit généralement à évacuer ses petites angoisses.

En ce qui concerne les terreurs nocturnes et cauchemars., il ne faut pas confondre ! Le premier trouble est très impressionnant : l'enfant se réveille terrorisé, en pleine nuit. Il hurle, s'agite dans tous les sens, transpire ! Au bout d'un moment, l'enfant se calme seul et se rendort. Mais à son réveil, il n'en garde aucun souvenir ! La raison ? Les terreurs nocturnes surviennent pendant les phases de sommeil lent profond. Rien ne sert donc de réveiller son enfant car celui-ci est endormi et n'a pas conscience de ce qui lui arrive. En revanche, l'enfant garde un souvenir plus traumatisant de ses cauchemars car ceux-ci se déclenchent en phase de sommeil paradoxal (sommeil plus léger). Lorsque l'enfant est trop angoissé, il parvient difficilement à se ré-endormir car il craint de retomber dans son cauchemar. Bien que les cauchemars soient fréquents, il ne faut pas les négliger et surtout rassurer les enfants.

Il peut arriver que votre enfant fasse des crises de somnambulisme. Ce trouble est observé entre 5 et 10 ans, il est plus spectaculaire, que grave. Le plus souvent, il disparaît d'ailleurs spontanément avec le temps. Il se manifeste par un " réveil " pendant les premières heures de la nuit. L'enfant se lève, peut s'habiller, sortir de sa chambre, marcher et revenir se coucher. Il est inutile de réveiller l'enfant mais il est important d'adopter certaines règles de sécurité : verrouiller les portes d'entrée et les fenêtres, éviter de faire dormir l'enfant sur un lit superposé, ou près d'un escalier, etc...

Souvent, les troubles du sommeil chez l’enfant correspondent à des périodes bien précises du développement et se régulent souvent facilement d’eux-mêmes. Si cela n’est pas le cas pour votre enfant, parlez en à votre pédiatre ou médecin de famille ou même à la PMI.

 

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Actualités

Comment Parler de la Mort à Votre Enfant ?

 

Comment aborder ce sujet délicat avec votre enfant ? Souvent les parents ont tendance à éviter le sujet pour mieux le protéger. Pourtant, il arrive un moment où l’on ne peut plus reculer devant cette vérité. Comment expliquer de façon claire ce sujet encore tabou et douloureux ?


Cette question existentielle est de la plus haute importante pour un enfant et il ne faut pas attendre la venue d’un drame pour en parler.

Les enfants sont intrigués par la mort. Ils sont très tôt confronté à celle-ci (animal de compagnie, famille…).
Le questionnement sur la mort s’inscrit dans le développement intellectuel, affectif et social de tout enfant, et encore plus à l’adolescence. Il ne faut surtout pas attendre qu'un drame survienne pour amorcer une discussion sur ce thème. En réalité, dans une famille où tous les sujets sont abordés librement, où l'enfant peut poser des questions sans craindre de fâcher ses parents, bref où le dialogue est une habitude, la mort apparaît forcément dans les sujets de conversation.

Dans le souci de préserver l’enfant, les parents sont parfois tentés de taire la gravité d’une maladie ou de la mort. Il est pourtant plus sain de ne pas fuir les questions de l’enfant, de ne pas inventer une histoire du type « Il est parti loin». Cela laisse la porte ouverte à tous les fantasmes. Il faut simplement lui expliquer qu’il ne reviendra pas. Si cela peut être dur à entendre sur le coup, l’acceptation n’en sera ensuite que moins douloureuse.

Il faut savoir que ce n’est pas la mort qui effraie l’enfant mais c’est la séparation, la peur d’être abandonné. Ainsi, le silence qui entoure la mort ne protège qu’illusoirement les adultes. Afin de protéger son enfant contre l’angoisse de mort, il faut le rassurer et lui donner la certitude qu’il est aimé et qu’il ne sera jamais abandonné.

L’enfant réagit différemment en fonction de son âge, de sa personnalité et de sa relation avec la personne décédée.

La vie et la mort sont présentes dès les premiers jours de l’enfant, symbolisées par l’absence, la perte et la réapparition, même si l’enfant ne peut intégrer ce qu’est réellement la mort. Chez les bébés, la relation à l'autre est cruciale. La dépendance physique et affective rendent l'autre constitutif de soi-même et par conséquent, la disparition d'autrui peut s'avérer très destructrice. Pour le petit enfant, les proches représentent une sécurité, une protection. Si l'un d'entre eux disparaît, l'enfant se sent perdu. Livré à lui-même, il ressent une profonde détresse. L'amour de l'autre était la condition sine qua non de son existence. Plus un enfant est petit, plus il perçoit la mort d'un point de vue sensoriel. C'est la disparition physique qui marque son esprit. Le timbre de la voix, le toucher, l'image de la personne disparue lui manquent très concrètement. D'ailleurs, un nourrisson qui perd sa mère, vit cette mort comme une amputation, une perte d'une partie vivante de lui-même. Ce deuil, non élaboré psychiquement, ne s'inscrit pas dans la mémoire du bébé mais dans son propre corps. Il ressent des années plus tard, sans même pouvoir l'identifier, une manière d'être porté ou bercé, l'odeur d'un parfum. Cela peut laisser des traces indélébiles.

Vers 2 ans, l’enfant prend conscience que les personnes et les objets continuent d’exister même hors de sa vue. Il n’a pas de représentation de la mort mais il connaît l’absence, la séparation et l’angoisse qui en découle.

Vers 3 ou 4 ans, l'enfant intègre l'idée de mort par les différentes expériences de perte qu'il traverse : celle de la perte d'une peluche fétiche, d'un animal domestique, la première séparation avec maman à la crèche etc.
Puis, par tout ce qu'il apprend à l'école et auprès de ses aînés, il est forcé d'accepter la notion de mort. La réalité s'impose à lui exactement comme pour la "révélation" de la non-existence du père Noël.
La mort passe d’abord par la notion d’abandon. Plus tard encore, ses aînés lui apprennent ce qu’est la perte, faire le deuil de quelque chose, en lui faisant prendre conscience de certaines réalités. Parmi les plus connues, la non-existence du père noël. Lors de la phase oedipienne, le petit garçon qui voulait tant que son père disparaisse pour enfin bénéficier de toute l'attention de leur mère aura la terrible impression que tout est de sa faute. Pour les filles, c'est bien évidemment le schéma inverse, mais les effets sont identiques. De la même manière, l'adolescence et son lot de conflits représente une période particulièrement délicate. La disparition d'un parent majore à l'extrême les discordes entre les membres de la famille. La mort rend réel les fantasmes les plus inavouables provoquant chez l'enfant une terrible culpabilité.

C’est entre 3 et 5 ans que le concept de mort apparaît, concept que les enfants peuvent utiliser sans angoisse mais qui est associé à de la tristesse ou à du chagrin. Pour les enfants de cet âge, la mort ne touche que les personnes âgées. La mort est également vécue comme temporaire et réversible. Cette idée de réversibilité est influencée par les jeux dans lesquels on joue à être mort et où l’on revit une fois le jeu terminé.

Entre 4 et 6 ans, l'enfant sort donc de son univers magique et perd son impression de toute puissance.

Jusqu’à l’âge de 7 ans, la mort sera imaginée sous la forme d’un personnage méchant et maléfique (fantôme, monstre,...) Les enfants parlent, interrogent et veulent comprendre ce que ressentent les personnes mortes et ce qu’elles font. Pour eux, les morts continuent à avoir des pensées, des ressentis, des sensations. Ils peuvent voir et entendre les humains. Les explications des parents sont d’autant plus nécessaires que cette période est celle de la pensée magique : l’enfant croit qu’il peut provoquer la mort simplement parce qu’il l’a souhaité ou imaginé d’où un sentiment de culpabilité qui peut parfois apparaître.

L’idée de la mort comme irréversible, universelle et inévitable s’installe à partir de 6-7ans, au moment de la scolarité obligatoire.

Vers 8-9 ans, la mort est vécue comme une injustice qui pourrait être évitée par une bonne conduite. D’où la nécessité que les parents soient clairs, simples en parlant du décès d’un proche, notamment en ce qui concerne les circonstances.

Les adolescents peuvent avoirs des difficultés à composer avec la mort. Contrairement à un enfant de 4 ans, ils se projettent déjà dans l’avenir et ont donc une conscience pertinente du deuil et de l’échéance de leur vie future.

Ainsi, si un décès survient dans la vie de votre enfant, il aura été judicieux d’avoir abordé le sujet auparavant.

Il est essentiel de lui annoncer rapidement, sans attendre qu’il s’étonne de ne plus voir la personne depuis quelques temps. Vous devez donc lui annoncer en douceur que cet être cher est parti au ciel et ne reviendra pas. Et si la douleur est trop grande pour vous, dites-lui simplement que vous êtes très triste et que vous lui en direz davantage un peu plus tard. Le mensonge doit donc être totalement exclu, au risque de générer des confusions et des angoisses chez l’enfant. Et puis, sachez aussi qu’un enfant est tout à fait apte à comprendre votre chagrin et peut même être un très bon consolateur.

Il est aussi nécessaire d’expliquer à un enfant que si l’être aimé n’est plus présent physiquement, il le sera toujours dans son cœur et l’accompagnera tout au long de sa vie.

Il n’y a pas qu’une bonne façon de parler de la mort avec les enfants. Mais il y a une très mauvaise façon de l’aborder et de traiter les enfants, c’est de ne pas parler avec ces derniers quand ils questionnent sur la mort ou quand ils la rencontrent.

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