Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Comment soigner l'énurésie ?

 

Votre enfant fait encore pipi au lit et cela commence à avoir des conséquences sur sa vie scolaire, amicale, familiale.... Quels traitements peuvent être proposés ?


- L’approche comportementaliste : une alarme « pipi-stop » constitue un premier pas. Cela ne suffit généralement pas ! Il s’agit d’accompagner votre enfant en lui proposant des astuces : - remplir un calendrier mictionnel, - éviter les boissons le soir, - apprendre des exercices pelviens (retenir sa miction)… - aller souvent aux toilettes pendant la journée, - ne pas porter de couches pour dormir. Surtout, il faut déculpabiliser votre enfant! Au contraire, responsabilisez-le, en le faisant participer, par exemple en vous aidant à changer les draps, non pas parce que c’est « sa faute » mais parce que vous réglez le problème ensemble…

Toute méthode doit être de préférence mise en œuvre avec le médecin, et encadrée par des consultations régulières. Cela prendra du temps et exigera de la patience, mais elle est efficace. Elle apporte en effet jusqu’à 60% de réussite.

- La desmopressine (Minirin) : ce traitement est efficace (40% de réussite et même 60% quand il est associé à l’alarme pipi-stop). Il peut être utilisé de façon ponctuelle pour une nuit passée chez un copain ou la durée d’une colonie de vacances. Mais il doit être poursuivi pendant 3 à 4 mois, et les rechutes sont nombreuses à l’arrêt. De plus, mieux vaut l’utiliser avec précaution : l’enfant ne doit pas boire juste avant ni après sa prise, car une rétention d’urine trop importante est dangereuse. Ce qui explique que seule la forme orale existe maintenant, et non plus la forme nasale, à l’effet trop rapide. Les comprimés sont réservés aux plus de 6 ans. Dans 50% des cas, la situation est améliorée. Et plus l’énurésie est prise en charge précocement, meilleurs sont les résultats.

- Les antidépresseurs tricycliques : ils ne sont plus prescrits aujourd’hui en raison de leurs effets secondaires nombreux, et graves. Sans oublier que leur efficacité s’avère très faible, avec moins de 20% de réussite.

Ainsi chaque enfant peut ainsi bénéficier d’un traitement bien adapté.

 

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Actualités

Quel est l’avenir des enfants souffrant de syndrome d’alcoolisation fœtale ?

 

L’alcoolisation de la mère pendant la grossesse a des répercutions sur le développement du fœtus mais aussi sur l’avenir du futur enfant grandissant.



Le retard de croissance du fœtus va persister chez l’enfant une fois né.
Dans les formes sévères, le retard de croissance apparaît comme majeur et cela est désespérant car, même en présence d'une alimentation correcte et de soins adaptés, le retard ne se refait pas. Le volume crânien restera très inférieur à la normale.

Les troubles neuro-comportementaux vont également persister s’ils étaient présents à la naissance voire apparaître plus tardivement. Ce sont ces troubles neurologiques et comportementaux qui vont prédominer à l'adolescence et persister chez l'adulte.

Les troubles des acquisitions sont variables en fonction de l'atteinte cérébrale et des troubles environnementaux.

En ce qui concerne le retard mental, on estime que la moitié des enfants présenteront un QI moyen aux alentours de 65 (20 à 120), la sévérité semble corrélé au retard de croissance et à la dysmorphie.
Très souvent apparaissent des difficultés d'apprentissage scolaire même si l’enfant a un QI normal. Ces difficultés scolaires sont dues à l'hyperkinésie , aux troubles de l’attention avec souvent impulsivité mais aussi aux troubles de la mémoire spatiale et à court terme.
On rencontre aussi des troubles du langage, que ce soit d’expression et/ou de compréhension et d’autres troubles comme le défaut d'inhibition , de raisonnement …

Les troubles du comportement les plus rencontrés sont les suivants :

- diminution des compétences sociales (problème d’adaptation),
- trouble des conduites,
- difficultés de contrôle des émotions,
- chez l'adolescent : tendances à s'engager dans des comportements délinquants, des fugues, risque plus élevé de devenir toxicomane,
- réussite scolaire et professionnelle compromises.

Les enfants les plus touchés vivent en institution : 10 à 14 % se retrouvent en collectivités pour handicapés mentaux.

Le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale est ainsi la 1ère cause de déficience intellectuelle évitable.

Les Troubles secondaires liés aux effets de l'alcool sur le Fœtus sont ces dysfonctionnements qui deviennent manifestes plus tardivement et qui auraient pu bénéficier d'une prise en charge précoce :

- échec scolaire,
- comportement sexuel inapproprié,
- difficultés d’insertion professionnelle,
- problèmes avec la justice,
- poly-toxicomanie dont l'alcoolisme,
- consommation d'alcool pendant la grossesse et plus d'un tiers des femmes donnera naissance à un enfant souffrant du SAF,
- maladie Mentale dans la plupart des cas.

L'identification précoce est une étape importante pour comprendre la cause première des problèmes de comportement et d'apprentissage d'un enfant et prévenir les troubles secondaires.

Les dommages infligés au fœtus par l'alcool, se décèlent pendant les 3 trimestres de la grossesse. Les dommages engendrés le resteront pour toute la vie.

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