Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Les dossiers de Conseil-Psy
L'automutilation plus présente chez les filles

 

Des chercheurs de l'Université McGill (Canada), ont montré que 85% des personnes ayant recours à l'automutilation sont des adolescentes provenant de milieux sociaux divers.

Encore tabou, le phénomène d'automutilation touche cependant 0,2 à 2,4% de la population générale.

Pour la majorité des personnes qui se mutilent, porter atteinte à son corps permettrait de réguler les émotions trop intenses, qu'elles soient positives ou négatives.
Les jeunes filles de 14 à 16 ans sont les plus concernées par ce phénomène de dégradation corporelle volontaire.
Cependant, les études réalisées auprès de 4.000 étudiants du Canada et des États-Unis au cours des 6 dernières années montrent que 9% des garçons de niveau secondaire s'automutilent eux-aussi.
"Les modifications corporelles de la puberté sont beaucoup moins bien acceptées par les filles que par les garçons", explique le docteur Patricia Garel, psychiatre au CHU Sainte-Justine de Montréal.
Les garçons et les filles auraient cependant une façon différente de porter atteinte à leur corps. D'après la spécialiste : "Les filles se coupent. Les garçons se coupent aussi mais ils se donnent des coups et se brûlent. Les filles se blessent sur les bras et les cuisses et les garçons, en différentes parties du corps, quelquefois sur les parties génitales, la poitrine et même le visage."

De même, "l'adolescence est une période particulière en termes de consolidation de l'identité et l'automutilation touche la peau, enveloppe première de notre identité".
D'après Patricia Garel, l'automutilation serait en partie due à la difficulté d'accepter son image durant la période de modification qu'est l'adolescence. On sait cependant qu'elle résulte souvent de souffrances liées à l'enfance, comme des épisodes de violences ou d'abus sexuels.

 
Les jeunes et le tabac : quelle prévention ?

 

Une enquête d’opinion révèle que 72% des Français estiment que les pouvoirs publics n’ont pas un rôle suffisamment efficace pour protéger les jeunes du tabac. Si la majorité reconnaissent que choquer est nécessaire pour prévenir, en parler plus, serait aussi un mode de prévention efficace. L’enquête a été réalisée auprès d’un panel IPSOS Interactive Services de 1.239 personnes âgées de 15 à 60 ans et représentatif de la population française réalisée sur internet du 2 au 8 mars 2010 , à l’initiative de DNF.

La nocivité du tabac, quand elle est bien connue, peut décourager les gens de fumer.

Avec près de 70.000 décès annuels, le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France. Le tabac tue 1 fumeur sur 2 mais aussi, chaque année, 3.000 à 5.000 non fumeurs. Une consommation en hausse de 66 % chez les jeunes de 14 ans. Car la plupart des fumeurs commencent avant l’âge de 18 ans.
Plus les jeunes commencent à fumer tôt, plus ils risquent de devenir des fumeurs réguliers et moins ils auront de chances de pouvoir arrêter de fumer.

Quel moyen de prévention faut-il privilégier avec les ados ?

Le fait de choquer semble nécessaire : 86% des 15-60 ans estiment que la prévention contre le tabagisme mérite que l’on prenne le risque de choquer dans les campagnes anti-tabac et c’est le cas de 91% des jeunes de 15 à 24 ans, qui, en particulier, recommencent à fumer davantage. Les fumeurs eux-mêmes estiment à 76,9% qu’il faut choquer.

L’OMS avait déjà bien communiqué sur cet aspect, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, en mai dernier, alors sur le thème de la « mise en garde », en invitant « instamment » les gouvernements à exiger que tous les paquets de produits du tabac comportent des avertissements illustrant les maladies et les souffrances causées par le tabagisme. Selon l’OMS, les mises en garde comportant des illustrations choc, peuvent amener le consommateur à cesser de fumer et réduire l’attrait du tabac auprès de ceux qui ne sont pas encore dépendants.

Les pouvoirs publics « doivent faire mieux » : En effet, seuls, 5% des 15-60 ans et 6% des 15-24 ans sont tout à fait d’accord sur l’efficacité du rôle des Pouvoirs publics concernant la protection des jeunes contre le tabac. Une grande majorité des interviewés (72%) jugent donc les campagnes de prévention publiques contre le tabagisme des jeunes insuffisantes.

De plus, 88,6% des 15-60 ans et 91% des 15-24 ans pensent qu’il est important d’avoir un débat sur leur propre protection face au tabac.

L’association DNF, à l’initiative de cette enquête, intervient quotidiennement depuis plus de 30 ans pour défendre les victimes du tabagisme. L’action de DNF est avant tout de sensibiliser aux dangers du tabagisme.

 
La contraception : l'affaire des filles et des garçons!

Le ministère de la Santé et l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) lancent une campagne de sensibilisation à la contraception à destination des garçons.

Une série de spots jouant la carte de l'humour à grand renfort de "Monsieur, poussez bien, poussez!", aborde ce sujet qui n'en est pas moins sérieux.

Cette campagne vise en particulier les adolescents de 13 à 19 ans, mais également les filles, lesquelles sont les premières victimes des grossesses non désirées. Elle est constituée de 4 films et est justement intitulée "Faut-il que les garçons soient enceintes pour que la contraception nous concerne tous ?".

Dans ces vidéos, ce sont les garçons qui se retrouvent enceintes... et dans l'impasse. Les 4 films déclinent donc des situations de grossesses non-désirées, et leurs conséquences. Les vidéos seront diffusées sur des sites destinés aux 13-19 ans. Avec l'espoir de bannir le «ce qu'on va faire? C'est qui "on"?» des échanges hommes-femmes autour de la grossesse, et de faire de la contraception une affaire de couple.

Pour visualiser ces vidéos, rendez-vous sur le site officiel : www.choisirsacontraception.fr

Cependant, si les spots manient l'humour et les petites phrases du genre «Tu crois que je t’ai pas vu te faire caresser comme un poney», le site du ministère rappelle une réalité moins joyeuse. Près d’1 femme sur 5 déclare déjà avoir eu recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Les15-19 ans sont 6,3% dans ce cas, et parmi les adolescentes ayant eu recours à l’IVG en 2007, 30 % déclaraient ne pas avoir utilisé de contraception dans le mois de survenue de la grossesse.

 
Qu'est-ce que le GHB (GBL) ?

Le GHB (Gamma HydroxyButyrate de sodium) est un médicament utilisé comme anesthésique.

Synthétisé en 1961, le GHB a également été utilisé en médecine pour le traitement de l'insomnie grave et lors du sevrage alcoolique.

Ce produit de synthèse est vendu en poudre blanche cristalline, ou bien sous forme liquide. Incolore et inodore, il a un gôut amer et est destiné à être dilué dans de l'eau pour être bu.

Le GHB est un produit stupéfiant que les consommateurs utilisent pour favoriser des relations sexuelles " forcées ". Les hommes y trouveraient une relative stimulation sexuelle, les femmes verraient leur sexualité exacerbée, avec des relations multiples, involontaires et dont elles garderaient inconstamment le souvenir. Le produit serait parfois mis dans les boissons à l'insu des consommatrices. Il s'ensuivrait des relations sexuelles " consentantes " et débridées.

Le GHB est classé comme stupéfiant à usage exclusivement médical, dont le détournement à des fins récréatives est interdit. A ce titre, ce détournement expose à des poursuites judiciaires.

La GBL, Gamma ButyroLactone, est un liquide visqueux et incolore. Ce produit chimique fortement acide est utilisé dans l'industrie, notamment comme solvant ou décapant pour peintures.
Il se transforme dans le corps, après absorption, principalement en GHB et en GBL ainsi qu'en acide succinique. Les effets des 2 produits sont identiques.
La GBL est un produit légal mais contrôlé. Le fait d'en proposer ou d'en vendre en vu de consommation est passible de poursuites judiciaires.

Le GHB/GBL est parfois aussi appelé "ecstasy liquide" ou "MDMA liquide".

 
Champignons hallucinogènes

Psilo, Chami, Mush..... de nombreux champignons (mexicains, hawaïens...) produisent des effets hallucinogènes.

Les champignons hallucinogènes se trouvent sous différentes formes : entiers, en morceaux, séchés ou même frais.

Les champignons hallucinogènes rencontrés le plus couramment sont de type Psilocybe.

Les principes actifs sont la psilocine et la psilocybine. Les concentrations varient d'un champignon à l'autre selon la variété.
En France, les champignons hallucinogènes sont inscrits au tableau des stupéfiants. Ainsi, l'usage, la possession, l'achat, la production, le transport, la vente et même la cession gracieuse sont prohibés par le Code Pénal et le Code de la Santé Publique.

Il faut en outre, être prudent et ne pas confondre les champignons avec des variétés non consommables ou toxiques (pafois mortellement).

 
<< Début < Précédent 501 502 503 504 505 506 507 508 Suivant > Fin >>

Page 503 sur 508

Consultations

Votre panier est actuellement vide.

Les News par Mail

Entrez votre adresse email:

YouCMSAndBlog Module Generator Wizard Plugin

Actualités

Qu'est ce que La Mort Subite du Nourrisson ?

 

Ce syndrome est défini comme le décès soudain d'un bébé. Ce décès est inattendu de part l’histoire de l’enfant, et reste inexpliqué malgré les examens réalisés après la mort.


La mort subite du nourrisson concerne 330 à 350 bébés par an, soit une naissance sur 2000. La M.S.N est, dans les pays développés, la circonstance la plus fréquente de la mort du nourrisson dans la période post-néonatale : c’est à dire de la fin du premier mois à la fin de la première année.

A l'âge de prédilection de ce drame, il se produit une multitude de changements pour l’enfant concernant notamment les rythmes de veille et de sommeil, l'alimentation, les relations psycho-affectives avec l'environnement, les mécanismes de défense contre l'infection, les influences respectives des systèmes sympathique et parasympathique...

Notons certains facteurs de risque :

- Facteurs propres à l'enfant :

Tout d’abord l'âge du décès puisque ce syndrome survient avec un maximum très net de fréquence entre 2 et 4 mois. Le garçon est plus touché que la fille. Le risque de M.S.N serait plus élevé lorsque le poids de naissance est plus faible et de ce fait est augmenté en cas de prématurité, de grossesses multiples, d'antécédents d'hospitalisation en unité de soins intensifs en période néonatale. Le risque est également plus élevé en cas de dysplasie broncho-pulmonaire.

- Facteurs familiaux :

Il existe un risque de répétition au sein d'une même famille. Ce risque est multiplié par 2 à 4 chez les jumeaux d'enfants morts subitement, et serait particulièrement élevé chez ceux dont le poids de naissance était inférieur à 2 kg.

- Facteurs socio-économiques :

La M.S.N serait plus fréquente parmi les classes sociales défavorisées, surtout lorsque la mère est jeune, célibataire, avec une fécondité élevée. Les enfants nés de mères héroïnomanes auraient également un risque plus élevé. Il faut savoir que ces résultats d'études restent parfois controversés.

- Circonstances favorisantes :

Les circonstances du décès liées à la M.S.N sont habituellement stéréotypées. Un nourrisson en parfaite santé, couché normalement quelques heures plut tôt, est retrouvé mort dans son berceau. Le plus souvent, il est en décubitus ventral, la face appuyée sur l'oreiller, lequel est taché d'un peu de mousse plus ou moins rosée, voire d'un peu de liquide gastrique. La mort est toujours silencieuse : elle n'est précédée d'aucun cri, d'aucun pleur. Ce syndrome serait plus fréquemment rencontré en hiver et au printemps. Il est parfois retrouvé dans les jours précédents, la notion de privation de sommeil, de modification des rythmes de vie habituels, d'infection des voies respiratoires supérieures ou de la prise d'une médication sédative (contre-indication des PHENOTHIAZINES chez le nourrisson).

Que faut-il faire en cas de Mort Subite du Nourrisson ?

Il est impératif d’appeler un médecin. Malheureusement, celui-ci, appelé par la famille n'arrive que lorsque le drame est joué et ne peut que constater le décès ou accomplir des gestes souvent illusoires de réanimation.

La prise en charge de la famille est alors capitale afin de la déculpabiliser. La M.S.N constitue pour les parents un traumatisme psychique majeur. Ceux-ci vont devoir se débattre non seulement avec l’ ignorance des risques favorisant ce syndrome, leur chagrin, un réel sentiment de culpabilité et souvent l’absence d’explications.

L'examen du corps du bébé en présence des parents a pour but de rechercher un certain nombre de symptômes. Cela est nécessaire pour déterminer l'heure du décès (rigidité, taches de lividité). La seconde indication est d’orienter le médecin sur une cause éventuelle (éruption, purpura, signes de déshydratation, température rectale, traces de sévices). Il est nécessaire d’être minutieux car certains signes ne peuvent être retrouvés qu'à ce moment là et risquent d'être oubliés secondairement (heure du dernier biberon, circonstances de découverte, pathologie des jours précédents, médication, position du corps au moment où il a été trouvé mort, gestes de réanimation déjà pratiqués).

Si la mort ne semble pas suspecte, le médecin doit impérativement proposer une autopsie médicale et s'efforcer d'en obtenir la réalisation. Il faut savoir que depuis 1987, il a été confié aux C.H.R toute la gestion concernant le problème de la M.S.N et notamment le transport du corps et les autopsies, sans participation financière des familles.

Il semble primordial que cette autopsie soit pratiquée pour que les parents ne restent pas dans le flou de ce décès soudain. Il s’agit de laisser le moins de questions possibles sans réponse. Cependant, on note que l’autopsie est trop rarement pratiquée.

Pourtant, celle-ci permet de confirmer soit la découverte d'une cause évidente qui explique le décès soit de statuer qu’il n’y a vraiment aucune explication et que l’on se trouve donc en face d’un syndrome de Mort Subite du Nourrisson.

Il est réellement primordial que les parents puissent faire leur travail de deuil. N’oublions pas la fratrie qui subit aussi de façon violente et traumatisante cette perte brutale. Il semble nécessaire que toutes les équipes qui prennent en charge ce syndrome, soient formées à l’écoute, au soutien pour entourer la famille lors de ce drame.

Espace Client







Partenaires

Allo-Medecins.fr

les-numeros-medicaux.fr

Trouvez un psychologue près de chez vous sur Allo-psychologues.fr


Conseil Psy