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Le risque d'autisme chez l'enfant augmenterait avec l'âge de la mère.

Une étude américaine réalisée sur plus de cinq millions de naissances révèle que le risque d'avoir un enfant autiste croît avec l'âge de la mère alors que l'âge du père semble avoir moins d'influence.

L'étude de l'Université de Californie, publiée dans le numéro de février 2010 de la revue "Autism Research", montre que les mères âgées de plus de 40 ans ont 50% plus de risques de mettre au monde un enfant atteint d'autisme que les mères âgées de 20 ans.
Chez les pères de plus de 40 ans, le risque est supérieur de 36% à celui des hommes de 20 ans.

Toutefois, le message le plus important est que le risque pour une femme de plus de 40 ans de donner le jour à un enfant autiste reste inférieur à 4 pour 1.000.

"Bien que l'âge des pères puisse constituer un facteur de risque, ce risque est éclipsé par l'âge de la mère", constate le principal auteur de la recherche, contredisant ainsi de récents travaux suggérant que l'âge du père jouait un rôle plus important que celui de la mère.

L'âge du père serait un facteur de risque probant uniquement dans les cas où la mère est jeune, révèle cette nouvelle étude. Chez les mères de moins de 25 ans, les cas d'autisme de l'enfant étaient deux fois plus courants lorsque le père était âgé de plus de 40 ans.

Pour de nombreux chercheurs et spécialistes de l'autisme, cette nouvelle étude s'avérerait plus concluante que les précédentes, car elle nous dresse un tableau plus complet de ce qui se passe, notamment grâce à son large échantillon.

Les conclusions de l'étude sont en effet basées sur les 5,6 millions de naissances survenues en Californie entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 1999, et notamment sur 13.000 cas d'autisme diagnostiqués avant l'âge de six ans.
Chez 12.159 des enfants atteints d'autisme, l'âge des deux parents était connu. Des facteurs tels que l'éducation et la couleur des parents ont également été pris en compte, car ils peuvent avoir une influence sur le diagnostic.

L'autisme est un trouble du développement qui se traduit par des troubles plus ou moins sévères du comportement, de communication et de sociabilisation. Selon des chiffres récents, un enfant sur 100 serait atteint d'autisme aux Etats-Unis, ce qui révèle une nette augmentation ces dernières années.

De nombreux spécialistes estiment que cette augmentation est le reflet d'un meilleur dépistage de la maladie et d'une prise en compte plus étendue de l'ensemble des troubles du spectre autistique.

 
Tout sur l'encoprésie

C’est la persistance d’un non contrôle de l’émission de selles chez un enfant de plus de 2 ans, ceci en l’absence de tout trouble médical neurologique ou digestif de type malformation. On parle également d’incontinence fécale fonctionnelle.

L'encoprésie est la défécation "involontaire" ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d'âge chronologique et d'âge mental d'au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d'au moins une fois par mois.

L'encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l'enfant étant conscient de l'émission de la selle, qu'il dit ne pouvoir contrôler. Il s'agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L'encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l'enfant qui s'essuie mal après être allé à la selle.

L'encoprésie survient le plus souvent après une période de continence fécale d'au moins un an.

La fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l'énurésie (" pipi au lit ") ou à d'autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

L’encoprésie primaire est le fait d’enfants qui n’ont jamais pu maîtriser le contrôle de leurs selles. Les lésions neurologiques sont alors souvent la cause.

Bien souvent, l'encoprésie a été précédée d'une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés. Dans d'autres cas, il s'agit d'épisodes d'encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d'opposition ou de vengeance, naissance d'un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l'encoprésie est la manière de l'enfant de dire :"non"!

L’encoprésie secondaire est en effet le versant « fécal » de l’énurésie : c’est un mode de protestation ou de réaction contre des contraintes extérieures que l’enfant juge trop fortes ou trop contraignantes.
Il s’agit alors d’une régression, dont la cause est souvent une rigidité trop importante des parents, ou une volonté de ceux-ci à ce que l’enfant brûle des étapes. Le passage délicat de la mise sur le pot, s’il est mal géré peut être à l’origine d’une encoprésie secondaire.

Le mécanisme de l'encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l'enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c'est une opposition à la mère. L'effort qu'il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L'enfant s'isole, s'accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l'expulsion a commencé.

Une erreur éducative sphinctérienne est à l'origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l'encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l'enfant sont débordés ou lorsqu'une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.

Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l'enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d'opposition.

Les mères d'enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l'enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée. L'encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l'entourage, à l'école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l'enfant encoprétique. Le garçon d'âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.

Le trouble entraîne très souvent une baisse de l'estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.

Comment réagir ?

Préventivement il s’agit de laisser l’enfant aller à son rythme pour acquérir son autonomie.
Une fois installée, l’encoprésie primaire nécessite la consultation d’un pédiatre qui adressera l’enfant à un neurologue pour éliminer un trouble neurologique. Une encoprésie secondaire, elle, ne nécessite que le recours au psychologue. Celui-ci essayera de comprendre la raison de cette régression dans le contexte familial et personnel de l’enfant.

 
Les conduites excrémentielles

Ce sont tous les comportements qui ont trait à la fonction d'élimination et à la maîtrise corporelle. Elles sont à l'origine des conduites psychologiques visant la maîtrise affective, intellectuelle ou émotionnelle.

Au stade anal, l'échange se fait sur un mode d'opposition ou d'acceptation. Il y a eu un conditionnement des comportements "donner" et "perdre", "être passif" ou "être actif", traduisant une ambivalence des sentiments.
Survient l'autonomie affective et sociale : l'enfant sort du stade anal grâce aux substituts que sont les jouets et le langage. La fonction du boudin fécal se déplacera sur d'autres Objets. Chez l'adulte, l'argent sera le principal substitut du boudin fécal.
C'est une fonction de revalorisation.

L'argent : comme le boudin fécal, il sert à l'échange. C'est aussi le fruit du travail. Plus on s'est détaché du stade anal, plus on parvient à accéder au symbolique de l'argent. Une bonne résolution du stade anal est dans l'acquisition du don et de la dette.

L'ordre et la maîtrise : il y a eu déplacement du plaisir de contrôle sphinctérien dans le rapport hiérarchique, ou d'autorité, ou encore dans l'anarchie, le désordre. Quelqu'un de scrupuleux, consciencieux, est quelqu'un qui maîtrise. De là viennent aussi l'entêtement, la bouderie, l'obstination, le caprice... etc.

L'agressivité : les deux comportements extrêmes de l'agressivité sont le sadisme et le masochisme, secondairement liés à la sexualité. Quand il n'y a pas érotisation, on peut parler de pulsion d'emprise vis à vis de l'autre ou de soi-même, sublimation de la pulsion agressive.

 

 
Quelles sont les pathologies liées aux conduites excrémentielles ?

Il s'agit de l'énurésie, l'encoprésie et la constipation.

L'énurésie : c'est la miction involontaire, inconsciente, sans liaisons directes avec le fonctionnement de l'appareil urinaire, et qui persiste ou réapparaît à l'âge de 4 ans.
C'est un symptôme toutefois banal : 75 % des enfants sont des énurétiques primaires (sans avoir jamais été propres), dont 65% la nuit, 32% diurnes et nocturnes et seulement 3% diurnes. A 4 ans, il y a 60% d'énurétiques, à 10 ans il y en a 20% tandis qu'à 14 ans n'en restent que 10%. Cette pathologie est plus fréquente chez les garçons.

On note dans les facteurs aggravants la potomanie (boire beaucoup), le sommeil profond et lourd, la vessie de petite taille...
L'énurésie n'est jamais un symptôme isolé. Très souvent il est accompagné d'instabilité, de tics, de bégaiement. C'est révélateur d'un conflit, comme peuvent entraîner une carence affective, la naissance d'un frère, l'angoisse de castration, un abandon familial... etc. Tous ces facteurs provoquent une anxiété, une régression et/ou une agressivité chez l'enfant qui s'oppose en devenant énurétique, amenant ainsi le rapprochement avec la mère, et des bénéfices masochistes pour se déculpabiliser. Le caractère sera timide, émotif, ou au contraire têtu et grincheux.

Il s’agit donc de rendre l'enfant actif par rapport à son symptôme (lui faire par exemple changer les draps mouillés) pour qu'il parvienne à l'accepter. On va proposer aussi d'autres satisfactions sur le plan affectif que celle de faire pipi au lit, puis le faire évoluer vers le stade affectif où il devrait être. On peut ajouter à ceci des séances de relaxation, d'acupuncture.

L'encoprésie : c'est l'élimination involontaire des selles, dans le même contexte psychologique que pour l'énurésie. Ce sera néanmoins un symptôme plus grave, plus régressif et plus agressif.
On distingue 3 personnalités:

Le "délinquant" : il s'agit de l'enfant qui fait des selles bien moulées et dures, avec un plaisir indéniable. Ces enfants s'expriment par l'agir. Il y a un double plaisir dans la rétention et dans l'agression. Ils expriment un comportement à caractère social: les parents sont soit trop laxistes, soit trop rigides.

Le "clochard" : enfants passifs, anxieux, qui n'ont aucune possibilité d'organisation par eux-mêmes, indifférents à la menace ou à la solitude. Les selles sont molles, en bouses. Ce sont des enfants sans règles ni lois.

Le "pervers" : enfant qui tire son plaisir à déféquer en public. Ces enfants ont un gros problème Oedipien.

Le traitement est le même que celui proposé pour l’énurésie.

La constipation : fréquente chez les obsessionnels, les autistes. Peut s'associer au fantasme de grossesse. Les hypocondriaques sont souvent malades des intestins. Chez les personnes âgées, la perte ou l'altération du contrôle sphinctérien s'appelle le "gâtisme".

 
Les lacunes de la pédopsychiatrie

Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CES), sort un rapport qui pointe les lacunes de la pédopsychiatrie en France, malgré des progrès considérables.

Le rapport révèle notamment que les troubles mentaux sont souvent détectés tardivement chez les enfants. Ainsi, le délai moyen d'attente pour une première consultation en centre médico-psycho-pédagogique (CMPP)est de 50 jours en Seine-Saint-Denis.
Pour le CES, "le retard dans le dépistage est d'autant plus préjudiciable qu'il annonce des difficultés supplémentaires dans le traitement. Les détections tardives sont également à l'origine d'un passage à l'acte délictuel chez les jeunes".

Le rapport pointe également les difficultés à prendre en charge les urgences et à répondre au désarroi des familles.
En France, seuls 24% des secteurs peuvent adresser des patients à des centres de crise permettant un accueil en urgence. Ainsi, 78% des secteurs renvoient les patients vers les urgences de l'hôpital général et 41% vers un médecin de ville.

Enfin, les difficultés à assurer la continuité des soins dans certains secteurs sont également pointées du doigt. Ainsi, 1 enfant pris en charge en Seine-Saint-Denis reçoit en moyenne 10 soins dans l'année alors que la fréquence devrait être d'un soin par semaine.
Selon le rapport, cela s'explique par le non-remboursement par la sécurité sociale des soins délivrés par certains professionnels en libéral.

Pour palier à ces lacunes, le CES propose notamment d'"associer l'école au repérage des troubles", d'organiser un suivi pour les jeunes en situation d'absentéisme scolaire, d'assurer la prise en charge des professionnels par l'assurance maladie, ou encore de renforcer l'accompagnement des familles tout au long du parcours de soins.

 

 
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Josué n'arrête pas de bégayer

 

 


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Josué le perroquet veut inviter tous amis à déguster de beaux fruits sucré. Oui, mais voilà, il bégaie ! Personne ne lui laisse le temps de s'expliquer, c'est trop long ! Josué est désespéré jusqu'au moment où il rencontre Mathieu le paresseux.

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