Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Les dossiers de Conseil-Psy
Mon bébé pleure, pourquoi?

Journée PMI, le samedi 29 mai 2010, organisée par le Conseil Général des Hauts de Seine.

Les pleurs des nourrissons ou les larmes des jeunes enfants sont compliqués à interpréter tant que les enfants n'ont pas les capacités pour exprimer clairement la cause de leurs cris et pleurs. Cette incompréhension est souvent source d'anxiété pour les jeunes parents. Les pleurs provoquent des inquiétudes et souvent des incertitudes sur les bonnes façons de réagir à ceux-ci.

Les tous-petits pleurent pour se faire entendre et exprimer un inconfort, une insatisfaction ou de la douleur. Quand ils crient beaucoup, ou pleurent sans raison apparente, il est souvent difficile de les consoler.
Les parents se posent des questions et se demandent s'il faut prendre bébé dans les bras, le laisser pleurer.... etc.

Pour répondre à tous ces questionnements, 150 professionnels de la petite enfance (psychologues, médecins, puéricultrices...) se mobilisent le samedi 29 mai de 10h à 17h.

Vous êtes donc attendus en famille au centre de PMI le plus proche de chez vous. Vous y trouverez un espace dédié aux pleurs des bébés, un jeu pour les plus grands, un coin lecture pour tous.

La Protection Maternelle et Infantile (PMI) est à la disposition des familles pour tout ce qui concerne la santé et le développement des enfants de moins de 6 ans.

La PMI suit les enfants en collaboration avec les crèches et les écoles maternelles. Elle propose un accompagnement aux femmes enceintes pendant leur grossesse. Elle offre une aide aux pères et aux mères dans leur rôle de parents.

 

 
Le «baby blues» : les papas aussi !

Une étude américaine menée par le Dr James Paulson de l'Eastern Virginia Medical School, et publiée dans le Journal of the American Medical Association conclut que le « baby-blues» n'est pas seulement l'affaire des jeunes mères. Les conclusions se fondent sur 43 études ayant inclus 28.004 parents de 16 pays différents.

Les papas souffrent aussi de dépression post-natale et il serait pertinent que les médecins songent à moins les ignorer. En effet, selon les chercheurs, un jeune père sur 10 pourrait souffrir de «baby blues».

Le Dr Paulson espère que plus d'attention sera accordée à ces pères dont la dépression post-natale est rarement diagnostiquée. Il déplore que peu de médecins soient même au courant du phénomène.

Le manque de sommeil, les nouvelles responsabilités, ou la dépression post-natale de la jeune mère comptent parmi les causes de ce «baby blues». La dépression, quand elle existe, étant souvent partagée par les deux parents, les chercheurs proposent donc que des traitements en couple soient envisagés.

D'après l'étude, le «baby blues» n'apparaît pas tout de suite. Les pères sont généralement très heureux dans les premières semaines après la naissance. La dépression n'arrive qu'au bout de 3 ou 6 mois. Comme chez les jeunes mères, les signes de dépression sont très variables, pouvant aller d'une dépression relativement faible à des pensées suicidaires.

Le «baby blues» des papas ne doit pas être sous-estimé, cependant, pas d’excès, il ne faut pas en arriver à médicaliser des émotions normales.

(www.slate.fr)

 

 
Le sommeil des ados : la plupart des étudiants ne dorment pas assez !!

The Journal of Adolescent Health (Février 2010), révèle qu’environ 70% des élèves du secondaire ne dorment pas suffisamment durant la semaine. Les chercheurs ont étudié deux domaines sous-étudiés, les habitudes de sommeil et le fonctionnement diurne, qui peuvent être prédicteurs de troubles du sommeil chez les adolescents plus âgés ou adultes émergents.

Les étudiants d’aujourd’hui auraient « perdu » 1 heure et 15 minutes de sommeil par jour, en quelques années seulement, un manque de sommeil particulièrement généralisé au moment de l’entrée dans les grandes classes.

Ces études récentes jugent que les adolescents et jeunes adultes représentent une population à haut risque de somnolence avec des conséquences particulièrement graves. Le stress est confirmé comme le premier facteur de risque des troubles de sommeil de l’adolescent. Le stress perçu représente nettement plus d'impact sur le sommeil que la caféine et d'alcool, la fréquence de l’exercice physique ou d’autres facteurs comme l’utilisation de l’ordinateur ou le temps passé devant la télévision. Le stress, plus intense lors des transitions de cycles scolaires, reste le premier facteur d’altération du sommeil de l’adolescent, mais le sommeil est un bon moyen de contrebalancer les effets négatifs du stress. Dans les stratégies de santé de l’adolescent, l'exercice physique doit être encouragé comme un médiateur dans la relation stress-sommeil. Enfin, les chercheurs, les éducateurs et les professionnels de santé doivent s’attacher à connaître et comprendre l’évolution des caractéristiques du sommeil de l’adolescent de la fin de l'adolescence à l'âge adulte émergent.

Au cours des 30 dernières années, les chercheurs sont arrivés à une compréhension de plus en plus précise et détaillée des exigences de sommeil des adolescents, de leurs rythmes circadiens, qui sous-tendent des processus bio-régulateurs et subissent les contraintes de l'environnement. Les conséquences de l'insuffisance de sommeil et son incompatibilité avec un bon développement de l’adolescent ont clairement été mises en lumière. L’insuffisance de sommeil peut en effet entraîner de mauvais résultats scolaires, une absentéisme scolaire, une somnolence au volant provoquant des accidents, être un facteur de toxicomanie et de difficultés de contrôle des émotions.

L’étude porte sur les habitudes de sommeil (des personnes âgées de 8 à 90 ans ont été étudiées) : les enfants et les adolescents s’endorment de plus en plus tard jusqu'à l'âge de 20 ans, âge auquel les habitudes et horaires de sommeil changent brusquement, avec un point à mi-parcours du sommeil qui se situe beaucoup plus tôt dans la journée. Selon cette étude, les habitudes de sommeil changent fortement en première année de collège, présentent des cycles de sommeil irrégulier, une heure de coucher retardée en fin de semaine et une durée de sommeil plus courte durant les jours de la semaine.

L’étude porte également sur l’heure du coucher et la durée de sommeil (échantillon de 1.000 étudiants de premier cycle avant leur entrée au collège) : il existe une tendance significative à réduire et retarder le sommeil nocturne d'environ 2 heures durant la période de transition de rentrée. Les étudiants d'aujourd'hui dorment moins que les étudiants d’autrefois et une proportion élevée d’entre eux souffrent de problèmes liés à l’absence de sommeil. Une enquête nationale réalisée auprès d’étudiants de premier cycle a démontré une constante diminution de la durée moyenne de sommeil rapportée: de 7,75 heures en 1969 cette durée moyenne est passée à 6,65 en 2001. Près de 75% des étudiants des collèges ont signalé des troubles occasionnels du sommeil tels que la difficulté d'endormissement, un syndrome de retard de phase et une fréquente somnolence durant la journée. Il y a dix ans, le National Institutes of Health (NIH) avait reconnu les adolescents et les adultes « émergents » comme une population à haut risque de somnolence avec des conséquences particulièrement graves. Ainsi, l’étude confirme :

-le grave problème de l'insuffisance et de l’irrégularité de sommeil chez l’adolescent jusqu’au début de sa vie de jeune adulte.
- une heure de coucher 1 heure et 15 minutes plus tardive, qu’il y a 5 ans, comparée, entre autres études, à celle des étudiants interrogés dans interrogés dans l’étude 2006 de la National Sleep Foundation.
-Après l'âge de 20 ans, l’heure du sommeil à mi-parcours redevient de plus en plus tôt dans la nuit, ce qui signifie que l’heure du coucher a lieu de nouveau plus tôt dans la soirée.

(Journal of Adolescent Health)

 

 
« Entre nous », un nouvel outil professionnel

Nouvel outil d’intervention en éducation pour la santé des adolescents, conçu par et pour des professionnels de santé par le Ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, ce guide explique comment initier et mettre en œuvre une démarche d’éducation pour la santé avec un adolescent.

Education à la santé, repérage, dépistage ou prise en charge sont les multiples objectifs des soignants, parfois difficiles à mettre en œuvre lorsque le patient est adolescent. Médecins, pharmaciens et tous professionnels de santé exerçant en situation d’entretien individuel de santé avec un adolescent, en particulier les infirmières scolaires, sont concernés par ce guide.
Les principaux objectifs de cet outil sont :
- aider les médecins, les pharmaciens d’officine ou les infirmières scolaires à entrer en relation,
- favoriser leur relation avec un adolescent,
- permettre de créer les conditions favorables à la mise en œuvre d’une démarche d’éducation pour la santé dans le cadre de la consultation ou de l’accueil,
- favoriser une approche globale de la santé, centrée sur l’adolescent.

Le guide aborde de manière très pratique comment gagner la confiance d’un adolescent, qui est la première étape d’une démarche de soin. De même, comment choisir entre tutoiement et vouvoiement, cela n’est pas anodin dans la relation adolescent/professionnel de santé.

Des exemples de démarches éducatives sont également traités, de manière pratique : consultation du médecin à l’occasion de l’établissement d’un certificat sportif, d’un problème de scolarité ou familial, d’une question de contraception ou de sexualité. Plus largement, comment amorcer une démarche éducative face à l’acné, l’absence de contraception, l’intention suicidaire ?

(Ministère de la santé ; INPES)

 
VENTE D’ALCOOL AUX MINEURS

Le Journal Officiel du 31 janvier 2010 publie un arrêté du Ministère de la Santé, qui fixe les modèles et lieux d’apposition des nouvelles affiches prévues par l’article L. 3342-4 du Code de la santé publique et réglementant la vente et la consommation d’alcool par les mineurs.

La dernière enquête ESPAD 2009 (European School Survey on Alcohol and Other Drugs) menée auprès des élèves âgés de 16 ans, en France sous la responsabilité scientifique de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) indique que les chiffres de consommation régulière d’alcool sont en nette augmentation de 7 à 8% chez les jeunes âgés de 16 ans par rapport à 1999 et 2003 mais que le « niveau » des ivresses reste stable sur l'ensemble de la période 1999-2007. Près d'un jeune sur deux de 16 ans déclare avoir déjà été ivre au cours de sa vie et près d'un tiers au cours de l'année écoulée. Les boissons favorites des jeunes sont la bière, le champagne et les spiritueux.

Face à la montée des chiffres de consommation, la Ministre de la Santé avait souhaité durcir la réglementation. Les principales mesures qui s’appliquent aujourd’hui sont les suivantes :
- l’interdiction de vendre ou d’offrir à des mineurs de moins de 18 ans toutes les catégories de boissons alcooliques, quelque soit le lieu concerné,
- l’interdiction sauf dans le cadre d’opérations de dégustation… d’offrir gratuitement à volonté des boissons alcooliques dans un but commercial,
- l’interdiction de vente d’alcool à emporter dans les points de vente de carburant entre 18H00 et 8 H00.

Le décret paru fixe ainsi les moindres détails d’emplacement ou d’exposition mais aussi de réalisation des nouvelles affiches règlementant la vente et la consommation par les mineurs.
L’affiche pour les débits de boissons à consommer sur place reproduit le modèle figurant en annexe 1 du présent arrêté. Elle est apposée à l’intérieur de l’établissement, de manière à être immédiatement visible par la clientèle soit à proximité de l’entrée, soit à proximité du comptoir.
L’affiche pour les débits de boissons à emporter reproduit le modèle figurant en annexe 2 ou, pour les points de vente de carburant, en annexe 3 du présent arrêté. Elle est apposée à l’intérieur de l’établissement de manière à être immédiatement visible par la clientèle, à proximité des rayons présentant des boissons alcooliques et aux caisses enregistreuses de l’établissement.

(Journal Officiel)

 
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Actualités

Suicide des jeunes enfants : un rapport alarmant de Boris Cyrulnik

Selon le psychiatre Boris Cyrulnik, les enfants, dont la détresse est souvent difficile à percevoir, sont aussi capables de se donner la mort, même si l'on croit parfois à des accidents.

Comment peut-on parler de suicide pour des enfants âgés de 5 à 12 ans? Cette question relève de l'insoutenable. En effet, si l'on connaissait ce phénomène toujours en progression chez les adolescents, le relier à ce que l'on pensait être jusque-là une mort accidentelle chez les petits, interroge.

Boris Cyrulnik a déposé un rapport (Rapport publié aux éditions Odile Jacob sous le titre «Quand un enfant se donne 'la mort'»), auprès du secrétariat d'État à la Jeunesse. Il y affirme que ce phénomène sous-estimé est en augmentation : officiellement une quarantaine de cas par an, mais il insiste : « si l'on ajoute les accidents non-accidentels qui sont en fait des suicides, on arrive à une centaine chaque année ».

Le professeur Jean-Philippe Raynaud, chef de service en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au CHU de Toulouse, accompagne la démarche : « Même si le phénomène est rare, je pense que cette initiative présente beaucoup d'avantages. On sait aujourd'hui qu'une brimade, la perte d'un animal de compagnie, celle d'un être cher dans la famille, un conflit entre parents ou une maladie chronique doublée de soins lourds à porter peut déclencher l'irréparable. De fait, notre société encourage la précocité et l'autonomie et demande trop souvent à l'enfant de se débrouiller seul. »

Il faut donc penser Prévention ! Car à l'image du rajeunissement de la puberté, des revendications de précocité qui progressent, de l'émergence d'enfants « adultifiés », la souffrance psychique touche de plus en plus tôt les jeunes. Selon le professeur Raynaud, « tout ce qui va créer un décalage entre la maturité réelle d'un enfant et ses aspirations » est un risque.

Selon l'Inserm, en 2009, 37 suicides d'enfants de moins de 14 ans ont été répertoriés en France métropolitaine (majoritairement par pendaison, strangulation ou asphyxie), 526 chez les 15-24 ans, tranche d'âge où le suicide est la deuxième cause de mortalité. Nul doute que cette question élargie aux plus jeunes sera au cœur du 2e Plan national 2011-2014 consacré au suicide. En Midi-Pyrénées, un programme de prévention est à l'étude par l'Agence régionale de santé.


Selon Boris Cyrulnik, les suicides aboutis sont rares chez les 5-12 ans mais ils sont certainement plus fréquents car les chiffres ne parlent que des suicides évidents. Ce sont les carences sensorielles précoces qui créent la vulnérabilité. Une pichenette peut suffire pour passer à l'acte. Une phrase blessante, une petite frustration, une mauvaise note à l'école ou le déménagement d'un copain peuvent provoquer une déflagration exceptionnelle. L'enfant peut écrire une lettre d'adieu. Le plus souvent, il se penche trop par la fenêtre ou descend d'un autobus en marche. Il ne pense pas qu'il va mourir. Il n'a pas la notion adulte de la mort. Et les adultes n'y voient qu'un accident.

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