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Qu’est-ce que la zoothérapie ?

Appelée aussi « Technique Assistée par l’Animal », c’est une technique préventive et thérapeutique qui est utilisée depuis les années 50. Le psychiatre Levinson fut le premier à rapporter les bienfaits de la zoothérapie dans le traitement des troubles psychiatriques.

La zoothérapie est pratiquée avec l’aide des animaux domestiques afin de soigner des personnes souffrants de troubles mentaux ou physiques.
La zoothérapie réduit considérablement le stress des patients et a de très nombreux autres bienfaits.

Une « séance » de zoothérapie comprend le patient, le zoothérapeute et l’animal. C’est une relation triangulaire où l’animal est le médiateur.

Que ce soit pour des enfants souffrant de troubles du comportement, des personnes handicapées physiques ou des personnes âgées soufrant de solitude (par exemple), la présence d'un animal est bénéfique à plusieurs niveaux.
Ainsi, l'animal permet d'exprimer l’affection, il permet de développer les interactions sociales, il contribue à un sentiment d'acceptation inconditionnelle, il diminue le stress, il permet d'augmenter l'estime de soi, il réduit l'anxiété et la dépression, il est une source de motivation pour l'apprentissage, il permet une stimulation des fonctions cognitives et sensorielles, ainsi que des habiletés perceptivo-motrives, et enfin, il offre un contexte normalisant à la thérapie.
En fait, la présence de l'animal "humanise" la thérapie.

La zoothérapie englobe 2 disciplines principales :

la Thérapie Assistée par l’Animal (TAA) :

C'est une méthode d'intervention utilisée comme auxiliaire aux thérapies conventionnelles où l'animal joue un rôle d'intermédiaire entre le praticien et la personne ciblée. L'animal est considéré comme un adjoint thérapeutique.
Exemples :
- Psychothérapies (ex : analytique, cognitivo-comportementale)
- Physiothérapies (ex : delphino-thérapie = thérapie par le dauphin)
- Thérapie du langage (ex : logopédie, aide à l'apprentissage de la lecture)

l’Activité Assistée par l’Animal (AAA) :

C'est une méthode préventive utilisant l'animal dans le but d'améliorer la qualité de vie de la personne ciblée en augmentant sa motivation à participer à des activités récréatives ou éducatives. Exemples :
- Visite animalière (ex : rendre visite aux patients avec un animal)
- Animation animalière (ex : prévention des morsures dans les écoles)
- Ferme pédagogique (ex : apprendre dans un contexte animalier)
- Service animalier (ex : patient s'occupe d'un oiseau placé dans sa chambre)

Ainsi, la thérapie assistée par l'animal n'est pas de l'activité assistée par l'animal, mais la distinction est parfois difficile à faire !

Les thérapies peuvent utiliser l'activité (ex : thérapie cognitivo-comportementale)

Les activités peuvent être thérapeutiques (ex : la présence d'un animal élimine la dépression)

Il a donc été décidé de distinguer la thérapie de l'activité de la manière suivante :

La thérapie assistée par l'animal requiert :
1) de déterminer clairement les objectifs
2) de procéder à des évaluations aux différentes étapes du traitement (ex : avant et après le traitement).

L'activité assistée par l'animal, quant à elle, ne requiert aucun objectif ni aucune évaluation.

 
Une zoothérapeute à votre service

Audrey Comte, zoothérapeute, aimerait vous présenter son activité qu'est la zoothérapie, encore peu connue et développée.

Le principe de la zoothérapie est simple : l'animal est présent et agit comme médiateur et facilitateur des ateliers mis en place.
Ainsi, sa présence facilite la parole, l'expression de sentiments, fait ressurgir des souvenirs, permet de faire travailler la mémoire, la motricité (gestes précis et marche), permet une valorisation de la personne qui peut passer de soigné à soignant, peut aider à travailler les repères dans l'espace, et apporte un moment de bien être et de plaisir.

Audrey Comte travaille avec 2 chiens, et se déplace chez les particuliers ou en institution.

Vous pouvez retrouver plus d'informations sur son site internet :

N'hésitez pas à la contacter pour tout projet en zoothérapie.

 
SDF et troubles mentaux

Population très touchée par les maladies psychiques, les Sans Domiciles Fixes pourraient bénéficier d'un programme de soins testé dans plusieurs grandes villes françaises.

30 à 50 % des SDF sont atteints de très graves maladies psychiques : schizophrénie ou troubles bipolaires sévères. Livrés à eux-mêmes, sans soins, ils sont désocialisés et souvent atteints d'alcoolisme et de toxicomanie. «Or, on sait aujourd'hui que ces trois facteurs multiplient par huit le risque de délinquance et de criminalité avec des conséquences graves, d'abord pour ces malades eux-mêmes, mais aussi pour les autres», explique le professeur Jean-Pierre Olier, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, qui se refuse pourtant à stigmatiser cette population. «À condition qu'il soit correctement soigné et pris en charge, un schizophrène n'est pas plus dangereux qu'une personne que l'on pourrait qualifier de normale», poursuit-il.

La mission que Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a confiée au Dr Vincent Girard, psychiatre de rue à Marseille, est de soigner les SDF. Au préalable, ce médecin va mener à partir de la fin de l'année dans 4 grandes villes françaises : Lille, Marseille, Toulouse, Paris, une expérimentation prometteuse inspirée de la méthode Housing First («un chez soi d'abord») testée avec succès depuis 20 ans aux États-Unis et au Canada.

«Les résultats montrent que le fait de proposer un logement à des malades psychiques sans abri réduit de 70 % le risque d'incarcération», explique le Dr Girard.

La seule contrainte qui sera imposée aux SDF impliqués dans l’expérimentation (une centaine dans chaque ville dans un 1er temps) sera d'accepter la visite quotidienne d'un travailleur social. L’expérience déjà commencée sur Marseille montre que l'on arrive à soigner ces personnes chez elles et à les rétablir jusqu'à un certain niveau sans qu'il soit nécessaire de les hospitaliser. Tout cela avec un rapport coût-efficacité très bon tant du point de vue médical que social.

L’objectif final est également de convaincre les politiques qu'il vaut mieux aider ces malades à trouver un logement. Cela revient, à tout point de vue, beaucoup moins cher que de les laisser mourir.

 

 
PSYCHIATRIE : nouveautés 2010 du DSM

Depuis plusieurs années maintenant, la psychiatrie américaine fournit à la psychiatrie mondiale un manuel de référence : le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (Manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux), publié par l’Association américaine de psychiatrie (APA).

L’APA vient d’indiquer les principaux changements que l’on devrait trouver dans le DSM 5… Celui-ci n’est pas encore sorti du fait de nouveaux critères retenus dans cette cinquième édition qui sont encore en discussion.

Les modifications proposées sont les suivantes :

- Nouvelle catégorie de troubles de l’apprentissage et une seule catégorie diagnostique : troubles du champ de l’autisme, incorporant les diagnostics actuels des troubles autistiques, la maladie d’Asperger et le trouble désintégrant et le trouble profond de l’enfance.

- Le terme diagnostique de retard mental doit être changé pour handicap intellectuel.

- Supprimer abus et dépendance à des substances, les remplacer par une nouvelle catégorie : addiction et troubles associés ,comprenant les troubles par usage de substances, avec identification de chaque drogue. Eliminer le terme de dépendance permettra de mieux différencier entre le comportement compulsif de recherche de drogue de l’addiction et la réponse normale en terme de syndrome de manque que connaissent certains patients qui utilisent des médicaments prescrits affectant le système nerveux central.

- Nouvelle catégorie d’addictions comportementales, dans laquelle on trouve seulement l’addiction au jeu (gambling). L’addiction à Internet a été envisagée ici, mais les membres du groupe de travail ont finalement conclu qu’ils n’avaient pas assez de données. Cette addiction sera donc mentionnée en annexe du volume, mais avec l’incitation à davantage de recherches.

- Nouvelles échelles comportementales sur les suicides d’adolescents et d’adultes pour aider les cliniciens à identifier les sujets les plus à risque, dans le but d’améliorer les interventions face à un large spectre de troubles mentaux. Ces échelles incluent la recherche de critères tels le comportement impulsif ou la forte alcoolisation des adolescents (13 à 19 ans).

- Nouvelle catégorie de syndromes de risque apportant des informations pour aider les cliniciens à identifier à un stade plus précoce certains troubles mentaux sévères, tels un trouble neurocognitif (démence) ou une psychose.

- Nouvelle catégorie diagnostique proposée : dysrégulation de l’humeur avec dysphorie dans la section Troubles de l’humeur du manuel. Les nouveaux critères sont basés sur une décennie de recherche sur les fluctuations sévères de l’humeur et peuvent aider les cliniciens à mieux différencier les enfants symptomatiques de ceux ayant notamment un trouble bipolaire.

- Reconnaissance de la boulimie et amélioration des critères pour l’anorexie mentale et la boulimie mentale et changement recommandé dans la définition de certains troubles du comportement alimentaires, actuellement décrits dès la petite et moyenne enfance, pour rappeler qu’ils peuvent aussi se développer chez des sujets plus âgés.

(Communiqué de presse de l’APA)

 
« Santé mentale : comment en parler sans stigmatiser ? »

Du 15 au 21 mars : semaine d'information sur la santé mentale. Pour combattre les idées reçues et informer le grand public sur la réalité des différents troubles psychiques comme la dépression, les troubles anxieux et les troubles alimentaires, les professionnels de santé, les patients et leur proche organisent toute cette semaine, une campagne d’information.

Le thème de cette année amène le questionnement sur comment en parler sans que cela désigne ou exclue les personnes concernées ? Comment en parler tôt pour en parler à temps ? L’objectif est d’informer sans dramatiser, de rassembler, d’aider au développement de réseaux de solidarité et de faire connaître aux personnes qui en ont besoin les moyens et les éventuels lieux de soutien.

Pour en savoir plus sur les différentes manifestations et les lieux de rencontre, rendez-vous sur le site www.unafam.org

 
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Actualités

La maison et le développement psychique de l'enfant

 

L’importance du « Toit » dans la construction du moi, et des relations avec les autres…


A travers le monde il existe bien des formes et des types de maisons différents.
On construit une maison pour s’y abriter, s’installer mais aussi pour y partager émotions et souvenirs avec ceux qui y vivent au quotidien. Pourtant à travers le monde, il existe bien des formes de maison… Le toit est l’élément différenciateur par excellence. Sans leur toit, les maisons seraient presque toujours des cubes ou des rectangles. La forme du toit et le matériau qui le couvre permettent ainsi de reconnaître à quel pays ou à quelle région la maison appartient.

Mais dans tous les pays, la maison reste le premier espace exploré par l’enfant. C’est le foyer de sa famille. Celui-ci porte un vécu, amène un rythme et des habitudes qui lui sont propres. La maison est l’endroit privilégié où l’enfant grandit, partage les responsabilités, les joies et les peines de son existence au quotidien. Sous son toit, l’enfant ressent un véritable sentiment de sécurité et d’appartenance. Cela aura une importance majeure dans son développement psycho-affectif.

La maison est en effet le repère phare du jeune enfant.
Dès son plus jeune âge, l’enfant a besoin de repères. Or, les premiers repères de l’enfant sont ceux qui l’entourent et s’imposent à lui. La maison, avec ses murs et ses meubles, constitue autant de limites qui permettent à l’enfant d’apprendre à s’orienter et à gérer son corps dans l’espace.
Plus tard, la maison devient le lieu où se répètent, chaque jour, des situations qui permettent à l’enfant d’acquérir et d’assimiler ses premiers apprentissages, indispensables à la socialisation de l’enfant.
Chaque pièce de la maison correspond, en effet, à une expérience spécifique et récurrente (qui se répète). Ainsi, la salle de bains est l’endroit où l’on prend son bain, où l’on se brosse les dents tous les matins et tous les soirs, la cuisine celui où l’on prépare et où l’on prend ses repas en famille, le salon l’endroit où l’on regarde la télévision et enfin la chambre l’endroit où l’on joue et où l’on dort.
Chaque lieu est dédié à une tâche ou une activité spécifique et constante, et reconnue par l’enfant. Cela contribue à le rassurer et à lui donner la confiance nécessaire pour s’ouvrir à de nouvelles expériences.

Une fois les limites de la maison parfaitement intégrées, l’enfant sera alors en mesure d’étendre son cadre d’actions à son jardin, à son immeuble, à son quartier puis de définir ses propres limites vis-à-vis de l’extérieur.

D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si après le dessin du « bonhomme », celui de la maison est le thème favori des enfants. Même lorsqu’ils habitent un appartement, c’est presque toujours sous la forme d’une maison qu’ils représentent le lieu d’habitation.
Dessiner une maison, ce n’est pas seulement dessiner un volume, mais aussi représenter sa vie de famille. L’enfant y projette ses angoisses, ses fantasmes. Ainsi, sur les dessins, on note souvent que la porte de la maison est rarement ouverte car une porte fermée est perçue comme un endroit sécurisant ; une porte ouverte matérialisera souvent une maison inhabitée, inconnue ou source d’angoisse…
Un enfant ayant des problèmes relationnels aura tendance à dessiner une toute petite porte. S’il est angoissé ou s’il se sent insécurisé, il pourra même ajouter des barreaux aux fenêtres.

Après la maison, qu’en est-il de la cabane ?
Tous les enfants ont un jour envie de construire la fameuse cabane. C’est alors un repaire secret, interdit aux étrangers, mais aussi aux adultes, une sorte de tanière. Dans la maison, c’est un jardin secret. Dehors, c’est un prolongement de la maison.
Cela permet à l’enfant de s’approprier un espace, souvent suffisamment petit ou biscornu pour que les adultes ne puissent y entrer aisément mais quand même assez grand pour que tous les rêves y soient permis. Un espace propre dans lequel c’est l’enfant qui décide et qui dicte les règles du jeu. Dans ce royaume taillé à sa mesure, l’enfant s’invente des histoires fantastiques. Il peut ainsi passer de princesse à maîtresse d’école, de papa à cow-boy ou docteur !
Que ce soit une banale cabane en bois bricolée avec quelques branches, un abri de fortune sous une couverture ou une vraie petite maison construite avec l’aide d’un parent, l’enfant s’y sent chez lui. C’est son domaine où il peut inviter ses copains pour se dire des secrets, échanger des confidences, refaire le monde à leur image et se lancer dans de grandes parties de jeu très imaginatives. A l’abri du regard des parents, ils peuvent s’inventer tout un monde peuplé de secrets et d’objets fétiches.

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