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Alzheimer : la consultation mémoire

La consultation mémoire permet d'évaluer de façon précise les fonctions cognitives et, en cas d'anomalies, d'en rechercher la ou les causes. Il s’agit donc de mieux connaître ces lieux de diagnostic des troubles de la mémoire.


La maladie d’Alzheimer n’est diagnostiquée, en France, que chez 50 % des patients atteints. Pourtant, des consultations mémoire existent maintenant un peu partout.

La circulaire Kouchner sur « la mise en œuvre du programme d'action pour des personnes souffrant de maladie d'Alzheimer ou syndromes apparentés » distingue deux niveaux de consultations spécialisées pour les troubles de la mémoire :

1. Les consultations mémoire (CM).
2. Les consultations mémoire de ressources et de recherche (CMRR ou CM2R).

Les consultations mémoire

La consultation mémoire a pour but : le diagnostic fiable d'une maladie neurodégénérative, la mise en place d'un projet de soins personnalisé et d'un plan d'aide, le suivi du patient en concertation avec les médecins de ville et les professionnels médico-sociaux, la formation des professionnels impliqués dans ce suivi.
Elle nécessite une équipe pluridisciplinaire formée d'un médecin capable de faire le diagnostic de maladie d'Alzheimer ou d'une maladie apparentée, le recours à un psychiatre et à une personne chargée de faire passer des tests et d'assurer le soutien psychologique, au mieux un neuropsychologue.

Les CMRR

La consultation mémoire de ressources et de recherche a un double rôle :
- local pour la consultation mémoire de proximité ;
- régional (voire inter-régional) de recours pour les consultations mémoire et les spécialistes pour les diagnostics et les prises en charge les plus difficiles.

De plus, le CMRR est à la tête du réseau des consultations mémoires, qu'il doit coordonner, et a par ailleurs une fonction dans la recherche clinique, la formation universitaire et la réflexion à caractère éthique.
Le caractère pluridisciplinaire de la consultation mémoire est renforcé par d'autres professionnels : médecins gériatres, neurologues, psychiatres, généralistes, psychologues, infirmières, orthophonistes et assistantes sociales.

Voici la liste des CMRR (ou CM2R) :

http://cm2r.enamax.net/cm2r/Liste-des-CM2R/liste_cm2rfr.php

Vous pourrez retrouver d'autres articles, du même auteur, Laurence Alenda, sur les sites :
http://www.Suite101.fr
http://alzheimernews.unblog.fr

 
A quoi sert une consultation mémoire ?

Quels sont les objectifs des consultations mémoire ?


En premier lieu, il s'agit d'effectuer des tests d'évaluation cognitive afin de détecter d'éventuelles maladies cognitives de type Alzheimer.

Les données médicales sont confrontées aux résultats du bilan neuropsychologique.

Les tests de mémoire effectués varient selon les équipes : leur interprétation tient compte du niveau socioculturel et du degré de l’atteinte de la personne testée.

La consultation mémoire a pour but :

· confirmer le trouble de la mémoire et évaluer les fonctions cognitives, autres que la mémoire
· rechercher le diagnostic de maladies de la mémoire
· en cas de maladie neurodégénérative, retrouver son origine (maladie d’ Alzheimer, démence à corps de Lewy, démence vasculaire...)

Vous trouverez d'autres articles sur la maladie d'Alzheimer, du même auteur, Laurence Alenda, sur www.suite101.fr

 
Comment se déroule une consultation mémoire ?

Il peut s'agir d'une simple consultation sur rendez-vous ou de journées d'hospitalisation (hôpital de jour d'évaluation).


Cette dernière formule, plus rare, permet d'effectuer une évaluation complète sans induire la perte de repères qui est fréquente lors d'une hospitalisation de plusieurs jours.

La consultation comportera (tout ou partie) :

· une étude des traitements médicamenteux en cours de la personne venue consultée ;
· des tests neuropsychologiques ;
· un examen neurologique et nutritionnel (notamment mesure du poids) ;
· un examen psychologique et comportemental ;
· une évaluation des troubles ressentis dans le quotidien ;
· des examens biologiques vérifiant, en particulier, l'absence de troubles thyroïdiens ou un déficit en vitamines susceptibles de participer aux troubles de la mémoire ;
· une IRM, en cas de doutes sur l'existence de lésions vasculaires.

En cas de diagnostic posé d'une maladie neurodégénérative de type Alzheimer, la consultation mémoire aura, les fois suivantes, pour objet :

· évaluer la sévérité de la maladie
· définir les possibilités de traitement médicamenteux et/ou non médicamenteux
· évaluer la perte d'autonomie
· organiser la prise en charge
· accompagner le malade et sa famille

Différents outils validés permettent d'apprécier le stade de la maladie, le fardeau de l'accompagnant et la qualité de vie.
La réponse au traitement est également évaluée lors du suivi.

De nombreux CMRR (ou CM2R) existent dans toutes les régions françaises.

Vous trouverez d’autres articles similaires sur Alzheimer de Laurence ALENDA sur suite101.fr

http://alzheimernews.unblog.fr

 
Les médicaments de la maladie d'Alzheimer, quelle efficacité ?

Voici les résultats de la réévaluation des médicaments anti-Alzheimer menée par la Haute autorité de santé pour connaître le service médical rendu par ces médicaments.


En 2007, les 2/3 des patients ne recevaient aucun médicament. Or, selon de nombreux avis d'experts, l'intérêt de la prescription de ces médicaments ne réside pas seulement dans leurs effets sur les symptômes.
Ils ont aussi un rôle structurant : leur prescription représente une occasion privilégiée pour mettre en place, à long terme, une prise en charge thérapeutique, médico-psycho-sociale individualisée et pour favoriser un accompagnement personnalisé des patients avec le soutien des aidants.

Qui prescrit les médicaments en cas de maladie d'Alzheimer diagnostiquée ?

Le gériatre, le neurologue et le psychiatre sont les spécialistes pouvant prescrire le traitement médicamenteux chez les personnes souffrant d'une maladie d'Alzheimer. Les médecins généralistes sont habilités à renouveler la prescription pendant un an. Au terme de cette période, un spécialiste doit réévaluer son bien-fondé.
Cependant, l'évaluation régulière, par le médecin traitant, du bénéfice apporté par le médicament et de sa tolérance est l'occasion de faire le bilan de l'évolution de la maladie et d'évaluer l'efficacité des moyens thérapeutiques mis en œuvre.

Quels sont les médicaments ?

Quatre médicaments sont indiqués et remboursables à 100 % dans le cadre de l'ALD (affection longue durée) d'Alzheimer, pour le traitement des symptômes :

· aux stades légers, modérés et modérément sévères, sont indiqués les anticholinestérasiques : donepezil (Aricept®), galantamine (Reminyl® et Reminyl®LP), et rivastigmine (Exelon®) ; ils ont une action sur les symptômes de la maladie ;

· aux stades modérés, modérément sévères et sévères : la mémantine (Ebixa®) dont le mécanisme d'action est différent des autres médicaments cités.

Quels sont leurs effets ?

· Sur les troubles de la cognition : la quantité d'effet à court terme est bien établie, quoique de petite taille sur les échelles.

· Sur les troubles du comportement : la quantité d'effet à court terme est moins bien établie. L'effet des médicaments sur les troubles du comportement a été moins étudié que sur les troubles cognitifs. L'effet mis en évidence, au cours d'une étude clinique et après 6 mois de traitement, est modeste.

Aux stades modérément sévères à sévères, les résultats d'une étude suggèrent chez certains patients un bénéfice supplémentaire de l'association donépézil + mémantine, par comparaison à la poursuite d'une monothérapie par donépézil.

La Haute autorité de santé (HAS) a conclu que "le service rendu par ces médicaments reste important. En revanche, l'amélioration du service médical rendu par chacun de ces médicaments a été jugée mineure dans la prise en charge de la maladie".

Les effets bénéfiques de ces médicaments sur les fonctions cognitives et le fonctionnement global des patients sont donc prouvés, quoique mineurs. Mais, les dosages doivent être régulièrement réévalués et des effets secondaires peuvent être plus néfastes que certains symptômes de la maladie.

L'effet indésirable le plus fréquent est l'intolérance digestive, qui peut conduire à l'arrêt du traitement.

Pourquoi l'effet thérapeutique est-il considéré comme mineur ?

Ces médicaments sont efficaces sur certains symptômes (réduction de troubles cognitifs et comportementaux). Ils peuvent avoir un effet favorable sur les activités quotidiennes, mais ils ne peuvent enrayer la progression de la maladie.
L'efficacité des médicaments après plusieurs années de traitement est incertaine, car mal documentée. Leurs effets n'ont été clairement établis que pour des durées de traitement courtes, limitées le plus souvent à 6 mois.
En cas d'inefficacité apparente, les données actuelles ne permettent pas de dire s'il convient d'augmenter la posologie ou de changer de médicament.

Quid des antidépresseurs ?

Ces médicaments n'ont, par eux-même, aucun effet antidépresseur.
La prescription de psychotropes (antidépresseurs ou antipsychotiques) pour le traitement des troubles de l'humeur et du comportement peut se justifier chez certains patients. On ignore cependant ce que devient l'efficacité des médicaments anti-alzheimer lors de la prise simultanée de ces psychotropes.

En complément des médicaments,
Il est important de corriger également les handicaps sensoriels éventuels du patient, de pratiquer les soins dentaires, de surveiller l'état nutritionnel, de prévenir les troubles de la mobilité et de la posture, ainsi que les contractions musculaires et articulaires à un stade évolué de la maladie.

La kinésithérapie et l'orthophonie sont essentielles dans l'entretien ou le ré-apprentissage des mots, de processus de pas, ainsi que dans la conservation du mouvement.

Les ateliers mémoire, l'ergothérapie, l'art-thérapie, la musico-thérapie, etc., sont utiles au malade. Ils stimulent les capacités qui lui restent, en vue d'améliorer sa qualité de vie.

Vous trouverez d'autres articles sur la maladie d'Alzheimer, du même auteur, Laurence Alenda, sur www.suite101.fr

  

 
Troubles du fonctionnement sexuel

 

 

Nous entendons par dysfonctionnement sexuel les différents types de troubles qui ne permettent pas d’avoir des relations sexuelles satisfaisantes. Nous parlons ici des troubles qui ne sont pas dus à un trouble somatique ou une maladie organique.


Absence ou perte du désir sexuel : plus fréquents chez les femmes, ces troubles peuvent être secondaires à des difficultés relationnelles dans le couple ou à un trouble dépressif.

Aversion sexuelle : toute perspective d’une relation sexuelle avec un partenaire est ressentie négativement et provoque une peur ou une anxiété telle que tout est fait pour que l’activité sexuelle soit évitée.

Absence de plaisir sexuel : l’orgasme a lieu car les réponses sexuelles arrivent normalement mais sans procurer le plaisir attendu. Ce trouble est plus fréquent chez les femmes.

Echec de la réponse génitale : Chez la femme, ce trouble se manifeste surtout par une sécheresse vaginale ou un manque de lubrification. La sécheresse vaginale peut être un symptôme de carence hormonale due à la période post-ménopause. Chez l’homme, c’est surtout un trouble de la fonction érectile, avec difficulté à obtenir une érection ou à la maintenir suffisamment longtemps pour que le rapport soit satisfaisant. Dans certaines situations, l’érection peut se produire normalement, notamment au réveil par exemple, ou pendant la masturbation, ou avec d’autres partenaires sexuels. Il est à noter que le trouble est souvent d’origine psychogène plutôt que physiologique. Il est plus fréquent chez les hommes âgés. La dysfonction érectile peut être due à une baisse de l’intérêt sexuel pour le partenaire, à une baisse de la pulsion sexuelle, à une anxiété relative quant à la performance à réaliser, ou à un épisode dépressif.

Dysfonctionnement orgasmique : on note l’absence ou un retard de l’orgasme. Le trouble est probablement de nature psychogène plutôt que physiologique, si il est dû à la situation. Le dysfonctionnement orgasmique est plus fréquent chez la femme, les causes peuvent être l’absence de préliminaires, une baisse de la pulsion sexuelle, le manque d’intérêt pour le partenaire ou la fatigue.

Ejaculation précoce : quand celle-ci a lieu souvent avant la pénétration ou trop rapidement après celle-ci. Cela ne permet pas à la/le partenaire de parvenir au plaisir. On note une fréquence plus élevée chez les hommes jeunes, notamment lorsque l’expérience sexuelle est limitée.

Vaginisme (non organique) : il s’agit d’ une occlusion de l’orifice vaginal due à un spasme des muscles périvaginaux. Ce trouble rend la pénétration douloureuse ou impossible. Le vaginisme peut être la conséquence de sentiments de culpabilité.

Dyspareunie (non organique) : Trouble qui survient chez la femme comme chez l’homme et qui se traduit par une douleur apparaissant durant les rapports.

Activité sexuelle excessive : Trouble survenant chez les 2 sexes, souvent plus fréquente à la fin de l’adolescence ou dans les premières années de la vie d’adulte. Elle peut être secondaire à une démence précoce ou une (hypo)manie.

 
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