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Tout sur la bisexualité

Vous êtes attiré(e) par les hommes et les femmes et cela vous pose question. Quelle identité sexuelle s’approprier ? Etes vous un(e) homosexuel(le) refoulé(e) ?


Tout d’abord, définissons la bisexualité. Il s’agit de dispositions psychiques masculines et féminines inhérentes à tout individu. La bisexualité désigne des choix, des absences de choix et des comportements.

Ainsi avons-nous, à un moment donné de notre vie au moins, des fantasmes voire une attirance pour le même sexe. Mais l’homosexualité, l’hétérosexualité, la bisexualité désignent avant tout des comportements sexuels. La bisexualité qualifie donc une orientation sexuelle : celle de quelqu’un qui a des partenaires des deux sexes.

Cette attirance amoureuse et/ou sexuelle pour des personnes du sexe opposé ou du même sexe est parfois difficile à vivre car source de questions et d'incertitudes dans une société qui demande souvent aux individus des choix sexuels précis.

La bisexualité a une signification à la fois psychosociologique et biologique. Tout d’abord, il faut différencier les comportements ou les attitudes de son orientation sexuelle d’un rôle sexuel.... Les bisexuels se revendiquent comme un groupe social à part entière au même titre que les hétérosexuels et les homosexuels.

Il faut parler davantage des individus que d'un groupe tant les choix individuels varient. Le choix des partenaires sexuels peut être soit hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, tout dépend de l'histoire de chacun. De plus, l'investissement affectif n'est pas toujours constant, comme cela arrive chez la plupart des gens quelle que soit leur orientation. La bisexualité serait donc le cadre d'expression le plus ouvert de la sexualité.

La plupart des gens ayant une pratique bisexuelle se disent homo ou hétéro, car ces catégories sont socialement mieux acceptées et l'attirance envers les hommes et les femmes n'est pas nécessairement égale. En effet, il ne suffit pas d'avoir des relations sexuelles avec des hommes et des femmes pour acquérir une identité bisexuelle.
De même, tout le monde n’est pas forcément d’un bord ou de l’autre. Ceci explique aussi que certaines personnes se disent bisexuels mais n'ont pas de relations avec les deux sexes. L’inhibition, les contraintes sociales les empêchent de passer à l'acte. Enfin, la bisexualité peut être parfois une étape entre hétérosexualité et homosexualité. L'identité bisexuelle telle qu'elle se dessine au travers de nombreuses publications, livres, presse, internet, associations diverses, correspond à un mode de vie qui tente de déconstruire les normes traditionnelles pour les remplacer par les leurs jugées plus conforme à la réelle ambiguïté humaine.

Cette double orientation sexuelle est très fréquente, autant chez la femme que chez l'homme. Car on peut avoir une conduite bisexuelle ou homosexuelle à une période de sa vie, sans avoir pour autant l'orientation qui lui correspond.

Les comportements bisexuels sont rarement la traduction d'une orientation sexuelle permanente, comme peuvent l'être l'homosexualité ou l'hétérosexualité. En fait, ils procèdent très souvent de rencontres fortuites, l'occasion faisant le larron.

Notre société est paradoxale car d’un côté, elle incite à la fin des tabous, a tendance à encourager les pratiques sexuelles hors norme. Cependant, l'intolérance reste encore fréquente vis-à-vis des sexualités différentes. On peut donc vivre des rencontres avec une personne du même sexe sans être un(e) homosexuel(le) refoulé(e) !

En ce qui concerne la bisexualité, toute explication doit être nuancée ! Avant d’être un comportement sexuel, c’est une position psychique. Pour Freud, il existe en chacun de nous une composante psychique bisexuelle :. C’est la construction psycho-affective de l’individu qui va faire que l’une de ces tendances va l’emporter sur l’autre. La plupart développeront un désir majoritairement hétérosexuel, ce qui n’empêchera pas les fantasmes ou même les possibles expériences homosexuelles. Il n’est ainsi pas rare, à l’adolescence, de se livrer à des pratiques érotiques avec des personnes du même sexe, y compris si l’on est hétérosexuel. Cela traduit la complexité de la construction de l’identité sexuelle.

L'orientation vers l'hétérosexualité est le résultat d'un long processus de maturation psychique, avec des périodes de variabilité et des périodes de fixation. Selon la psychanalyse, tout être humain passe d'abord par un stade classique de bisexualité psychologique durant l'enfance. Celui-ci se résout le plus souvent au moment de l'Oedipe. Mais il en reste des traces, plus ou moins profondes. Ainsi, à l'adolescence, il est fréquent de traverser à nouveau une phase de bisexualité psychologique. S'orienter vers le même que soi fait moins peur que d'aller vers l'inconnu. Les adolescents ne doivent pas avoir peur de cette attirance différente. Certaines personnes demeurent profondément bisexuelles, sans qu'aucune préférence ne se détache. Il se peut que leur histoire personnelle ait entravé leur orientation sexuelle. Outre les facteurs psychosociaux, des théories biologiques expliquent les troubles de la préférence sexuelle par des facteurs de vulnérabilité (d'origine génétique ou endocrinienne) qui influeraient sur la maturation physiologique précoce du cerveau. Mais ces pistes intéressantes ne sont pas encore prouvées et restent controversées.

Cette ambivalence érotique interpelle de nombreux hommes et femmes, soit qu’ils n’aient jamais connu d’attirance pour des personnes du même sexe, soit, au contraire, qu’ils aient été surpris par la force d’un désir auquel ils ne s’attendaient pas. Nous savons que les rencontres et les situations de vie peuvent faire pencher le curseur du désir d’un côté ou de l’autre. Un adulte hétérosexuel ou homosexuel peut avoir une ou plusieurs expériences bisexuelles pour pimenter ou enrichir sa sexualité. Les sexologues constatent que les hommes ont plus de mal que les femmes à accepter leur composante bisexuelle. Revendiquer sa bisexualité peut enfin être le moyen de ne pas assumer, tout au moins socialement, son homosexualité.
En conclusion, c’est une disposition commune à tous et que certains, en fonction de leur construction psychique, vont plus ou moins développer, en fantasmes ou en actes.

 

 

 
Homosexualité : innée ou acquise ?

Une équipe de chercheurs en neuro-endocrinologie de l'université de Liège (Belgique), menée par le Pr Balthazart, affirme que l'homosexualité a des racines génétiques.


Le Pr Balthazart, à l’occasion de la parution de son livre « Biologie de l’homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être". », émet un avis tranché suite à l’étude fouillée qu’il a mené.

Une partie des facteurs de l'homosexualité est génétique, c'est la partie que l'on connaît le moins bien. Trois types de facteurs seraient impliqués dans l'orientation sexuelle : une partie génétique, une partie hormonale, et une partie immunologique, liée à une "réaction immunitaire développée par la mère contre l'embryon de sexe mâle".

Des études suggèrent qu'un stress important subi par la mère peut déséquilibrer les hormones de l'embryon et influencer durablement son orientation sexuelle. L'embryon serait exposé à trop d'hormones masculines pour les femmes et pas assez pour les hommes.
A l'âge adulte se développerait alors des "caractéristiques comportementales du sexe opposé". Ces modifications hormonales pourraient même être provoquées artificiellement après la naissance.

Spécialiste en neuro-endocrinologie du comportement, Jacques Balthazart insiste sur l'absence de facteur psychanalytique dans l'homosexualité. Il affirme avoir rassemblé un "faisceau d'indices suffisants" de facteurs biologiques qui déterminent les comportements sexuels de l'enfant avant même sa naissance et quel que soit son sexe.

Le Vatican maintient une autre ligne. "On ne naît pas homosexuel, mais on le devient. Pour différentes raisons, des questions d'éducation, parce qu'on n'a pas développé sa propre identité au cours de l'adolescence", a ainsi affirmé en décembre le cardinal Javier Lozano Barragan, ancien ministre de la santé du pape.

 
Troubles de l'érection : la moitié des hommes concernés

Une enquête réalisée du 8 au 12 avril auprès d’un échantillon de 954 hommes âgés de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne, révèle que les problèmes d’érection sont un phénomène répandu dans la gente masculine.


Cette enquête, menée par IFOP pour le laboratoire Bayer Schering Pharma, montre que :

-49% des hommes déclarent avoir eu rarement, de temps en temps ou souvent (6%) des problèmes d’érection. Une proportion qui s’élève à 77% au delà de 65 ans.

-La capacité d’érection est essentielle pour les hommes, 93% d’entre eux la jugeant indispensable pour l’équilibre personnel et la confiance en soi. Pourtant 22% déclarent, en même temps, ne pas devoir lui accorder tant d’importance.

-68% des hommes interrogés se déclarent disposés à prendre des médicaments, même non remboursés par la sécurité sociale et/ou leur mutuelle et 18% opterait à coup sûr pour cette solution. Un engouement qui diminue avec l’âge mais augmente avec la fréquence des rapports sexuels.

La dysfonction érectile est un symptôme fréquent. Environ 30 millions d’hommes en Europe (dont 3,5 millions en France) en seraient affectés à des degrés divers mais seuls 15% d’entre eux sont traités. Définie comme l’incapacité permanente ou récidivante (ou récurrente) chez l’homme d’obtenir ou de maintenir une érection suffisante pour l’accomplissement d’un rapport sexuel, elle peut se manifester de manière temporaire ou occasionnelle. Un diagnostic peut être établi quand les difficultés rencontrées par le patient sont permanentes ou récidivantes.

Plusieurs traitements existent, dont les médicaments par voie orale sous forme de comprimés, qui apportent une alternative plus “légère”. Il existe un certain nombre de contre-indications, en particulier les troubles cardio-vasculaires et d’interactions médicamenteuses. De même, la prescription doit être précédée par un examen clinique du patient.

(IFOP, Bayer Schering Pharma)

 
Troubles de l’érection et Syndrome des jambes sans repos (SJSR)

Une étude publiée en janvier dans la revue Sleep montre que la dysfonction érectile est plus fréquente chez les hommes âgés atteints du syndrome des jambes sans repos (SJSR). Ce syndrome des jambes sans repos apparaît de plus en plus, être le symptôme de plusieurs autres maladies associées.


Le SJSR est caractérisé par des sensations insupportables dans les jambes (paresthésies, dysesthésies), qui obligent à bouger les jambes pour soulager ces sensations. Cette affection est probablement d’origine neurologique.

Ces mouvements périodiques perturbent le sommeil car le besoin de changer les jambes de position est permanent et éveille le dormeur. Ces sensations désagréables peuvent apparaître en position assise, quand les jambes ne sont pas en mouvement. Le fait de marcher et de faire des étirements les soulagent.

La dysfonction érectile est définie comme une faible ou très faible capacité d'avoir et de maintenir une érection suffisante pour les rapports.

Les données ont été recueillies auprès de 23.119 hommes participant à la Health Professionals Follow-up study, étude cohorte américaine menée auprès de dentistes, orthoptistes, ostéopathes, podologues, pharmaciens et vétérinaires, de sexe masculin. Les participants étaient âgés entre 56 et 91 ans, avec une moyenne d'âge de 69 ans. Les participants ont été interrogés en 2002 sur le diagnostic et la sévérité du SJSR. 4% des participants présentaient des SJSR et environ 41% une dysfonction érectile. L'apnée du sommeil et la privation de sommeil en abaissant les taux circulants de testostérone peuvent aussi être des facteurs de risque de dysfonction érectile.

53% des patients atteints du SJSR déclarent présenter une dysfonction érectile. Ainsi, la dysfonction érectile est de 16% plus fréquente chez les hommes présentant des symptômes du SJSR qui surviennent 5 à 14 fois par mois et 78 % plus fréquente lorsque les symptômes du SJSR surviennent 15 fois ou plus par mois. Les associations sont indépendantes de l'âge, de l’indice de masse corporelle, de la prise d'antidépresseurs, d'anxiété et d'autres facteurs de risque possibles du SJSR. Enfin, chez les hommes avec SJRS, la prévalence de la dysfonction érectile augmente avec l'âge.

Les résultats suggèrent qu'il est probable que des mécanismes soient communs aux deux maladies, a déclaré l'auteur principal de l’étude, professeur à la Harvard Medical School (Boston). "Les mécanismes qui sous-tendent l'association entre le SJSR et la dysfonction érectile peuvent être causés par une insuffisance de dopamine dans le système nerveux central ". De nouvelles études épidémiologiques restent nécessaires pour clarifier la relation entre le SJSR et la dysfonction érectile et d'explorer les mécanismes biologiques sous-jacents de cette association. Cependant le SJSR apparaît aujourd’hui comme un symptôme annonciateur d’autres pathologies associées.

Source: Academy of Sleep Medicine (“Restless Legs Syndrome and Erectile Dysfunction”)

 
Pourquoi mon conjoint est-il infidèle ?

L'infidélité est l’une des crises majeures que peut traverser un couple, mais aussi l'une des plus douloureuses. Elle n’est plus l’apanage des hommes par contre, elle n’ est souvent pas la même : plus accidentelle pour les hommes, et souvent plus calculée et réfléchie chez les femmes. L'adultère n'est plus puni, et devient aujourd'hui une affaire strictement privée. D'ailleurs, cela fait longtemps qu'on ne dit plus «adultère» ni «flagrant délit» au sujet des frasques extraconjugales.

L'infidélité est souvent le reflet d’un problème perdurant au sein du couple, mais elle révèle souvent également l’existence d’un conflit à l'intérieur de soi. Il est donc essentiel de s'interroger sur le pourquoi de l'infidélité, tant du côté de celui ou celle qui trompe son partenaire que de celui ou celle qui est trompé.
Pour certains d’ailleurs, l'infidélité peut s'avérer une crise salutaire pour le couple, une occasion réelle pour faire le point et repartir, ensemble, dans une même direction. il s’agit alors de considérer ce bouleversement comme une chance pour essayer de mieux se comprendre et d'avancer.
Cependant, par les émotions, les remaniements personnels qu'elle entraîne, l'infidélité reste un bouleversement qui peut causer autant de bonheur que de dégâts irréparables.

En mettant de côté le plan moral et en se basant sur un plan purement psychologique, l’infidélité commence lorsque dans notre tête, on n'est pas avec la personne présente mais avec quelqu'un d'autre. Faire l'amour en pensant à quelqu'un d'autre, c'est déjà de l'infidélité. Par contre, éprouver de la tendresse pour quelqu'un, ce n'est pas de l' infidélité si les gestes sont exempts de désir. Souvent, dans l’infidélité, de toute façon, on se trompe soi-même, mais il n'y a pas à culpabiliser.

Pourquoi de nombreux couples connaissent l’infidélité ?

Le plus souvent, on pense que l'insatisfaction sexuelle est le moteur de la relation extraconjugale, ou que celle-ci résulte d’une perte de désir d’un des deux partenaires ou du couple lui-même. En tout cas, les raisons peuvent être multiples : l'ennui, combattre la routine du couple (ou la redouter), le coup de foudre, le plaisir de la transgression, le goût de la vengeance, chercher ailleurs tendresse et attention …

Un adultère n'est jamais anodin. Il s'agit d'un signal d'alarme qui indique un problème de couple : la perte du désir sous la pression anesthésiante de l'habitude ou un besoin profond d'espace personnel, par exemple. L’amant ou la maîtresse comblerait tous les manques, les angoisses et les désirs.

L'amant(e) serait le dopant du mariage, aussi efficace que le Viagra? Faire ménage à trois serait le seul moyen de réveiller sa vie à deux. Certains avancent même des vertus thérapeutiques sur la libido conjugale.

Le passage à l'acte se prépare longtemps à l'avance, sur le terrain inconscient des rêves, des fantasmes, des frustrations. Dans la majorité des cas, ce qui est en ressort, c’est que l'origine du comportement adultère vient d’un conflit datant de l'enfance, un besoin de réassurance narcissique. Plus rarement ce serait réellement un problème d'origine sexuel qui amènerait à l’infidélité.

Ce qui est nouveau, c’est que les femmes sont en train de rattraper les hommes. Cependant, pour les hommes, il s’agit souvent de se rassurer sur leurs performances, sur leurs capacités à séduire…..C'est aussi le fantasme de la madone et de la putain: d'un côté, la femme légitime, aimée ; de l'autre, la maîtresse, « baisée ». Pour les femmes, le principal est tout autant le plaisir charnel qu'une écoute, une attention, ce qu’elles ne retrouvent plus chez leur mari.

La tromperie est un acte de compensation aux frustrations conjugales. Mais inconsciemment, on trompe l'autre pour le punir de ses défaillances, parce qu'on se sent délaissé ou injustement traité.

Les adultères sont plus fréquents entre 30 et 50 ans tant chez les hommes que chez les femmes. C’est une période de doute quant à sa capacité de séduction. La confiance en soi a besoin d'être restaurée en se confrontant à quelqu’un de nouveau. Tout pour se prouver qu'on plait, et séduire, avec l'insouciance des 20 ans. Une sorte de conjuration face à la vieillesse encore lointaine mais inexorable.
Le couple est également en danger pendant la grossesse et immédiatement après la naissance d'un enfant. Si les deux partenaires n'y prennent garde, leur intimité peut être perturbée par la présence du bébé. Certains hommes ont du mal à faire l'amour à leur femme quand elle est enceinte ou après l’accouchement. Ils expliquent souvent qu'ils ne trouvent plus en leur femme toute la séduction qu'elle déployait au début. Ainsi, ils en viennent à la considérer davantage comme une mère. Souvent, ils ne veulent pas la quitter pour ne pas la faire souffrir et maintenir une stabilité chez l'enfant. Mais il faut savoir que c'est un faux prétexte car l'enfant sera plus heureux avec des parents séparés qu'avec des parents qui se disputent constamment. Certaines femmes, nouvellement mères, se consacrent exclusivement à leur enfant à la naissance de celui-ci. S’ajoute à cela la difficulté parfois à retrouver une image satisfaisante de leur corps... Les femmes qui sont infidèles peuvent aller chercher dans le regard d'un autre ce qu'elles ne trouvent plus dans les yeux de leur partenaire. Souvent aussi, mais cela est valable autant chez les hommes que chez les femmes, la santé sexuelle du couple chavire et elles ont besoin d'un petit coup de piquant pour la relancer. Pendant la période qui entoure la naissance d'un enfant, le couple doit s'efforcer de préserver des espaces de tendresse, d'échange et d'intimité. Sinon, le fait d’être devenu parent risque d’évincer totalement la sexualité et la sensualité.
L'infidélité peut survenir à cause d’un trouble sexuel, culpabilisant l’un et lassant l’autre. Dans ce cas précis, il est salutaire pour le couple d’aller consulter ensemble un spécialiste afin de trouver une solution satisfaisante pour les deux partenaires et pour que ceux-ci puissent exprimer leur vécu face à l'autre.
Chaque couple et même chaque individu donne un sens très personnel à l'infidélité. Est-elle la violation d'un serment social, religieux, sacré? Un petit écart sans lendemain ni conséquence, qui ne fait de mal à personne ou vraiment un coup de canif définitif dans le contrat conjugal?

L’incartade amoureuse est acceptée par la société, mais pour l’individu qui la subit, elle est insupportable. L'adultère incarne désormais l'expression d'une liberté mais peut entraîner une réaction radicale chez le/la trompé(e). Il reste d'ailleurs le motif principal de divorce. Personne n'en sort indemne : il y a toujours de la culpabilité et presque toujours une victime. La personne trompée se sent foudroyée par une blessure narcissique, comme si elle n’existait plus car n’existe plus pour le conjoint (en tout cas dans ses désirs). Parmi les causes d'infidélité, on a énoncé le tiédissement des sentiments et une frustration sous-jacente. Cependant, la réponse n'est pas forcément une aventure extraconjugale. Il faudrait analyser la situation dans le couple et de trouver les moyens d'être satisfait. Néanmoins, on ne peut pas grand chose contre le besoin d'exotisme, le besoin d'aventure. Mais encore faut-il être conscient, que pour assouvir ce besoin, on risque d'entrer dans des situations qui s'avèreront douloureuses.

L'adultère ne résout pas les problèmes du couple. Il est seulement l'indicateur de l'usure conjugale. Il révèle souvent un état de manque profond, qu'il faudrait peut-être analyser par un travail personnel. Et cette quête permanente de l'homme que mènent certaines, traduit sans doute un manque d'amour de soi et d'affirmation.

L'infidélité serait-elle thérapeutique ? Certains lui prêtent cette vertu. En effet, dans certaines circonstances, elle permettrait, en effet, de prendre du recul sur son quotidien... pour s'apercevoir ô combien finalement, on est bien dans son couple ! Cependant, entre l'infidélité qui va ressouder le couple et celle qui va l'éclater, très peu d’écart….. Rien n’est jamais sûr !!! Mais il apparaît que, souvent, lorsqu'un partenaire est infidèle, il lui arrive de réévaluer ses sentiments et de constater qu'il tient finalement à sa vie actuelle et son conjoint. Cela permet parfois de prendre un recul nécessaire afin de tirer un bilan plus positif de son quotidien. L’adultère amène une bouffée d'oxygène, quand un couple est en crise En s'éloignant du couple en souffrance, il pourra retrouver une harmonie après avoir relativisé les problèmes du couple. Cela permet de faire une mise au point. Mais attention, cela n’est pas un conseil, ça fonctionne pour certains mais cela peut mettre un point final à une union pour d’autres.
Les progrès techniques apportent de nouvelles formes d'infidélité, notamment la "cyber-infidélité", à portée d’écran, sans sortir de chez soi... Il existe même des agences spéciales qui fournissent des "alibis" pour "tromper" en toute sécurité. Si la ruse se perfectionne, quel combat permanent pour vivre dans la dissimulation. L'infidèle doit manier la double vie avec précaution parce que apprendre la trahison de son conjoint est toujours un choc.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/27/38-que-faire-en-cas-d-infidelite

 
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Actualités

Exploitation sexuelle des enfants

 

Deux millions d'enfants, filles et garçons de tous âges et de tous milieux, sont victimes d'exploitation et de sévices sexuels.


Considérant souvent l'activité sexuelle comme une affaire privée, les communautés locales répugnent à intervenir dans les affaires d'exploitation sexuelle.
Cette attitude rend les enfants plus vulnérables à cette forme d'exploitation.

Que ce soit le tourisme sexuel, des mythes tels que la conviction que l'on peut guérir du VIH/sida en ayant des rapports sexuels avec une vierge mais également Internet qui facilite la pédo-pornographie, tout cela renforce la vulnérabilité des enfants.

Quelques exemples :

• En Lituanie, entre 20 et 50 % des prostitué(e)s sont des mineur(e)s. Certains enfants d’à peine 11 ans se prostituent. On sait que des enfants vivant dans des maisons d'enfants, dont les plus jeunes avaient entre 10 et 12 ans, ont été utilisés pour réaliser des films pornographiques.

• On considère qu’entre 30 et 35 % des travailleurs du sexe de la sous-région du Mékong en Asie du Sud-est ont entre 12 et 17 ans.

• L'organisme mexicain de services sociaux signale que plus de 16 000 enfants se prostituent, plus particulièrement dans les destinations touristiques.

http://www.unicef.fr

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