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La bisexualité : une homosexualité mal assumée ? Comment savoir si je suis bisexuel(le) ? J’ai des doutes…

Vous êtes attiré(e) par les hommes et les femmes et cela vous pose question. Quelle identité sexuelle s’approprier ? Etes vous un(e) homosexuel(le) refoulé(e) ?


Tout d’abord, définissons la bisexualité. Il s’agit de dispositions psychiques masculines et féminines inhérentes à tout individu. La bisexualité désigne des choix, des absences de choix et des comportements.

Ainsi avons-nous, à un moment donné de notre vie au moins, des fantasmes voire une attirance pour le même sexe. Mais l’homosexualité, l’hétérosexualité, la bisexualité désignent avant tout des comportements sexuels. La bisexualité qualifie donc une orientation sexuelle : celle de quelqu’un qui a des partenaires des deux sexes.

Cette attirance amoureuse et/ou sexuelle pour des personnes du sexe opposé ou du même sexe est parfois difficile à vivre car source de questions et d'incertitudes dans une société qui demande souvent aux individus des choix sexuels précis.

La bisexualité a une signification à la fois psychosociologique et biologique. Tout d’abord, il faut différencier les comportements ou les attitudes de son orientation sexuelle d’un rôle sexuel.... Les bisexuels se revendiquent comme un groupe social à part entière au même titre que les hétérosexuels et les homosexuels.

Il faut parler davantage des individus que d'un groupe tant les choix individuels varient. Le choix des partenaires sexuels peut être soit hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, tout dépend de l'histoire de chacun. De plus, l'investissement affectif n'est pas toujours constant, comme cela arrive chez la plupart des gens quelle que soit leur orientation. La bisexualité serait donc le cadre d'expression le plus ouvert de la sexualité.

La plupart des gens ayant une pratique bisexuelle se disent homo ou hétéro, car ces catégories sont socialement mieux acceptées et l'attirance envers les hommes et les femmes n'est pas nécessairement égale. En effet, il ne suffit pas d'avoir des relations sexuelles avec des hommes et des femmes pour acquérir une identité bisexuelle.
De même, tout le monde n’est pas forcément d’un bord ou de l’autre. Ceci explique aussi que certaines personnes se disent bisexuels mais n'ont pas de relations avec les deux sexes. L’inhibition, les contraintes sociales les empêchent de passer à l'acte. Enfin, la bisexualité peut être parfois une étape entre hétérosexualité et homosexualité. L'identité bisexuelle telle qu'elle se dessine au travers de nombreuses publications, livres, presse, internet, associations diverses, correspond à un mode de vie qui tente de déconstruire les normes traditionnelles pour les remplacer par les leurs jugées plus conforme à la réelle ambiguïté humaine.

Cette double orientation sexuelle est très fréquente, autant chez la femme que chez l'homme. Car on peut avoir une conduite bisexuelle ou homosexuelle à une période de sa vie, sans avoir pour autant l'orientation qui lui correspond.

Les comportements bisexuels sont rarement la traduction d'une orientation sexuelle permanente, comme peuvent l'être l'homosexualité ou l'hétérosexualité. En fait, ils procèdent très souvent de rencontres fortuites, l'occasion faisant le larron.

Notre société est paradoxale car d’un côté, elle incite à la fin des tabous, a tendance à encourager les pratiques sexuelles hors norme. Cependant, l'intolérance reste encore fréquente vis-à-vis des sexualités différentes. On peut donc vivre des rencontres avec une personne du même sexe sans être un(e) homosexuel(le) refoulé(e) !

En ce qui concerne la bisexualité, toute explication doit être nuancée ! Avant d’être un comportement sexuel, c’est une position psychique. Pour Freud, il existe en chacun de nous une composante psychique bisexuelle :. C’est la construction psycho-affective de l’individu qui va faire que l’une de ces tendances va l’emporter sur l’autre. La plupart développeront un désir majoritairement hétérosexuel, ce qui n’empêchera pas les fantasmes ou même les possibles expériences homosexuelles. Il n’est ainsi pas rare, à l’adolescence, de se livrer à des pratiques érotiques avec des personnes du même sexe, y compris si l’on est hétérosexuel. Cela traduit la complexité de la construction de l’identité sexuelle.

L'orientation vers l'hétérosexualité est le résultat d'un long processus de maturation psychique, avec des périodes de variabilité et des périodes de fixation. Selon la psychanalyse, tout être humain passe d'abord par un stade classique de bisexualité psychologique durant l'enfance. Celui-ci se résout le plus souvent au moment de l'Oedipe. Mais il en reste des traces, plus ou moins profondes. Ainsi, à l'adolescence, il est fréquent de traverser à nouveau une phase de bisexualité psychologique. S'orienter vers le même que soi fait moins peur que d'aller vers l'inconnu. Les adolescents ne doivent pas avoir peur de cette attirance différente. Certaines personnes demeurent profondément bisexuelles, sans qu'aucune préférence ne se détache. Il se peut que leur histoire personnelle ait entravé leur orientation sexuelle. Outre les facteurs psychosociaux, des théories biologiques expliquent les troubles de la préférence sexuelle par des facteurs de vulnérabilité (d'origine génétique ou endocrinienne) qui influeraient sur la maturation physiologique précoce du cerveau. Mais ces pistes intéressantes ne sont pas encore prouvées et restent controversées.

Cette ambivalence érotique interpelle de nombreux hommes et femmes, soit qu’ils n’aient jamais connu d’attirance pour des personnes du même sexe, soit, au contraire, qu’ils aient été surpris par la force d’un désir auquel ils ne s’attendaient pas. Nous savons que les rencontres et les situations de vie peuvent faire pencher le curseur du désir d’un côté ou de l’autre. Un adulte hétérosexuel ou homosexuel peut avoir une ou plusieurs expériences bisexuelles pour pimenter ou enrichir sa sexualité. Les sexologues constatent que les hommes ont plus de mal que les femmes à accepter leur composante bisexuelle. Revendiquer sa bisexualité peut enfin être le moyen de ne pas assumer, tout au moins socialement, son homosexualité.
En conclusion, c’est une disposition commune à tous et que certains, en fonction de leur construction psychique, vont plus ou moins développer, en fantasmes ou en actes.

 
L' Echangisme : Remède contre l'Ennui du Couple, Sexualité Assumée et Complice ou Pratique Déviante ?

 

L'échangisme est une rencontre sexuelle dans le cadre d’un couple monogame, une rencontre sexuelle extra conjugale avec l’accord des deux partenaires, un adultère consenti en quelque sorte.


L’échangisme est un comportement aussi vieux que le monde et s’est manifesté autant à l’époque des cavernes que lors des orgies romaines, des festins du Moyen-Âge ou au moment du libertinage du XVIIIe siècle. L’époque victorienne le fit presque disparaître, mais l’échangisme reprit de la popularité avec le mouvement hippie des années 70, pour reculer à nouveau à cause du VIH au début des années 80. Actuellement, il connaît un nouvel engouement avec l’ouverture de clubs échangistes, de saunas et de soirées privées, mais également grâce à internet.

Il y a peu d’études scientifiques faites sur les couples échangistes. Sous couvert d’ouverture et d’amoralité, les échangistes sont souvent plus traditionnels et normatifs que les autres couples en défendant l’importance du couple : l’infidélité est vécu en couple, les deux individus n’existent que par le couple, le respect d’autrui est primordial (les quatre personnes doivent être d’accord pour procéder à un échange). Souvent, les membres des couples échangistes, en dehors de ce comportement sexuel marginal, ont une vie tout à fait conventionnelle.

Les motivations avancées par les échangistes sont très variables : mettre du piquant dans leur histoire conjugale et leur vie sexuelle, apprendre à surmonter la jalousie et l’instinct de possession, se faire des nouveaux amis, le sexe pour le sexe sans implication émotive (surtout pour les hommes), pour faire plaisir à son partenaire ou ne pas le perdre (surtout pour les femmes) et finalement, de façon paradoxale, dépasser les limites traditionnelles du couple, pour mieux y rester.

Même des sexologues, en toute bonne foi, préconisent l’échangisme pour certains couples et donnent des arguments en faveur de celui-ci :

- c’est un choix personnel.

- les échangistes ont opté pour la transparence et l’honnêteté, au lieu d’être infidèles.

- plusieurs d’entre eux ont une vie sexuelle saine et épanouie.

- le couple doit avoir une bonne communication et une complicité à tout épreuve pour fixer des règles strictes et les respecter.

- il existe des soirées d’information animées par des professionnels pour permettre aux nouveaux venus de saisir toute la portée de l’échangisme.

- il y a désir mutuel de partager des moments intimes fantasmatiques.

- il ne s’agit pas d’une dictature des hommes et les femmes n’y sont pas soumises, mais consentantes.

Selon les sexologues, le plus souvent, les hommes veulent, par l’échangisme, briser la routine sexuelle qui peut s’installer après quelques années de vie conjugale et satisfaire aussi leur fantasme de bigamie.
Quel homme n’a jamais fantasmé sur d’autres femmes que la sienne ?
La virilité est souvent associée au nombre de conquêtes. Même à l’intérieur d’un couple non-échangiste, la libido de l’homme est généralement plus intense que celle de sa partenaire et c’est lui qui veut expérimenter différentes techniques et positions sexuelles.

Du côté de la femme, souvent, dans les clubs échangistes, elle y est considérée comme monnaie d’échange. Dépendante de son mari, c’est lui qui « négocie » l’échange avec un autre homme ; après l’échange, l’homme remercie le mari de lui avoir prêté « sa » femme.
Plusieurs hommes vont dans les clubs avec une jolie hôtesse plutôt qu’avec leur propre femme pour augmenter leur pouvoir de négociation. Et lorsqu’ils y vont avec leur partenaire régulière, ils essaient de l’échanger pour une autre esthétiquement plus belle. Dans certains clubs, les femmes peuvent être encouragées par leur mari à participer à divers concours, par exemple un stipease.
Le seul pouvoir de la femme semble être d’accepter ou de refuser les propositions. Souvent, la femme est chosifiée dans l’échangisme, comme dans la majorité des comportements sexuels marginaux.
Biensur ce sont des généralités et il est évident que certaines femmes ont la place dominante et décident !

En fait, l’homme échangiste essaierait de satisfaire ses fantasmes d’infidélité tout en contrôlant et minimisant les conséquences potentielles sur son couple et sous prétexte de respecter son partenaire, puisque l’autre accepte « librement » d’y participer. De façon assez générale, l’échangisme est initié par l’homme, comme on peut facilement le constater dans les clubs d’échangistes qui acceptent les célibataires : on y trouve alors beaucoup plus d’hommes. Mais, l’arroseur devient souvent l’arrosé. Par exemple, la femme plutôt réticente au début et qui accepte de suivre son mari y découvre rapidement son pouvoir de séduction lorsque plusieurs hommes la courtise au cours d’une même soirée.
Beaucoup de couples fragiles ou peu communicants ont éclaté lorsque l’un des partenaires a vu son conjoint se « révéler » sexuellement avec un autre. Qu’on le veuille ou non, faire l’amour avec différents partenaires permet la comparaison, laquelle ne se fait pas nécessairement à l’avantage de l’initiateur.
Tout comme dans l’infidélité classique, savoir que son partenaire a eu des rapports intimes avec quelqu’un d’autre peut blesser, mais jamais autant que la perte de confiance consécutive et la crainte de perdre son conjoint si celui-ci ou celle-ci a plus de plaisir sexuel ou de succès avec l’autre sexe. Personne (même quelqu’un de libéré), n’est à l’abri de la jalousie à la vue de son partenaire en extase avec une autre personne.

Tout cela semble bien organisé,simple……cependant, les échangistes, sauf rare exception, ne se vantent pas de faire partie de ces clubs, éprouvent même de la honte et de la culpabilité.
Il est rare que ces couples pensent aux risques, et aux Maladies Sexuellement Transmissibles (MTS). Des femmes ont peur de passer pour des dépravées et n’osent en parler à leur gynécologue lors de complications.
Les femmes échangistes déplorent souvent la disponibilité permanente qu’elles sont sensées afficher et assumer si elles se veulent libérées.
Les hommes souffrent davantage de la comparaison avec les autres hommes.

N’oubliez pas qu’il existe dans le monde échangiste une perception mécanique de la sexualité, comme si celle-ci pouvait exister en dehors de toute émotion et de tout sentiment ou signification. Partager sa sexualité avec une autre personne n’est jamais anodin, même si on veut fermement croire le contraire. Des sensations, des émotions et des sentiments surgissent forcément. Ce qui donnent un sens à ces sensations et ces émotions, c’est la raison ou l’intention pour laquelle nous posons des gestes sexuels.

Dans l’échangisme, il est difficile d’établir une relation d’intimité, permettant à chaque être humain de se dévoiler pleinement et de faire pleinement confiance. Cela n’est pas possible en une brève rencontre entre deux inconnus et que l’amour est l’objectif, si non la conséquence, d’une relation, le désir étant l’initiateur de la relation et la passion, ce qui scelle la relation de façon intense, mais brève. Seul l’amour permet la stabilité, l’engagement et le bonheur à long terme.

Certains craignent, qu’en mettant l’accent sur les comportements marginaux, tel l’échangisme, on en arrive à banaliser la sexualité vécue par tous et chacun.

Ce qui est vraiment important c’est que les 2 partenaires soient consentants réellement. Il est primordial également de maintenir le dialogue si jamais l’un ou l’autre a des remords, des griefs ou ressent un mal-être.

 
Quand le Désir Sexuel n’est pas au rendez-vous….Quelles sont les Causes d’une Baisse de Libido ?

 

La bonne santé physique et psychologique est essentielle à la naissance et l'épanouissement du désir. Alors que la sexualité joue un rôle majeur au sein de la relation de couple, il arrive parfois que le désir fasse défaut. Un manque d’envie sexuelle peut être constatée selon les moments et les événements de la vie. Cependant, un changement important et durable doit faire réfléchir et amener à consulter. Le déclin du désir sexuel n’est pas forcément une maladie mais souvent une réponse fonctionnelle et saine face au stress, à la fatigue ou au climat actuel au sein du couple. La sexualité est une chose complexe qui prend en compte une dimension psychologique importante. Et comme souvent quand la tête ne va pas, le corps ne suit pas.


On sait que la réponse sexuelle humaine se fait en trois étapes : le désir (qui serait d’ordre psychologique), l’éveil et l’orgasme (plutôt d’ordre physique). Si le désir est absent, la suite sera difficile.

La libido n’est pas forcément liée à la fréquence ou à la qualité de nos rapports sexuels. On peut dire que les causes sont souvent indirectes : physiques parfois mais surtout psychologiques.

La routine

La dégradation de la relation de couple avec le temps est le motif principal de consultation chez un sexologue. La routine est en effet le principal ennemi de la libido. La baisse de la libido peut également révéler des tensions au sein du couple. Le refus de faire l’amour sert alors à faire passer un message au partenaire, même si la meilleure solution reste le dialogue. Les deux partenaires ne cherchent plus à se séduire. Tout est acquis. Quelle femme ne regrette pas le romantisme du début ?
Souvent l’excuse évoquée sera la fatigue, mentale ou physique. Mais il est vrai que rien ne fait autant baisser la libido d’une femme que le manque de sommeil, les mauvaises habitudes alimentaires ou un style de vie sédentaire. Tout ce qui peut affecter la santé physique peut avoir un impact immédiat ou différé sur la libido.

La maternité

Des phénomènes physiologiques, comme les variations hormonales, peuvent aussi être à l’origine d’une baisse, ou au contraire d’un regain de la libido. L'influence des hormones est particulièrement notable chez la femme enceinte. Les facteurs qui perturbent la libido, pendant et après une grossesse, sont multiples et variés :

Les facteurs physiques : fatigue, nausées, tensions mammaires au cours du premier trimestre de la grossesse, gros ventre en fin de grossesse ; vagin élargi, distension des muscles de la vulve, épisiotomie lors de l'accouchement ; fatigue du post-partum accentuée par les réveils nocturnes de bébé et le manque d'aide dans les taches ménagères ; l'augmentation de la prolactine et de l'ocytocine, hormones de la lactation et du maternage qui, en provoquant détente et plénitude, détournent l’ intérêt maternel...

Les facteurs psychologiques : peur, à tort, de faire mal au fœtus ; attention centrée sur le nouveau-né avec une relation mère-enfant comblée ; crainte de le réveiller la nuit quand il dort dans la même chambre ; un corps "déformé avec des kilos difficiles à perdre…

Les facteurs relationnels : le regard et l'attitude du futur papa (perte de désir, crainte...), le changement du statut social et familial, surtout lors de la naissance du premier enfant, quand on passe du couple "amants" au couple "parents.

La ménopause

Elle se caractérise par une diminution importante, voire l'arrêt des sécrétions hormonales : œstrogène et progestérone. Cette carence permanente et définitive d'œstrogènes engendre des troubles tels qu'une sécheresse vaginale et une baisse de la libido. En réalité, il persiste souvent une discrète sécrétion hormonale ovarienne, d'importance variable d'une femme à l'autre, ce qui expliquerait pourquoi certaines femmes ont plus de troubles que d'autres. Mais, là encore, le facteur psychologique a sa part de responsabilité, comme la remise en cause de sa féminité en l'absence de règles ! Les hormones (testostérone et oestrogènes) sont un élément essentiel à la construction de la libido.

Le stress et les coups durs

Préoccupés par des problèmes professionnels, financiers, l’esprit s’abandonnera beaucoup moins facilement au plaisir. Pour les femmes, le stress de la vie quotidienne peut faire basculer dans la dépression. De même, lors d'un coup dur qui provoque un état émotionnel fort, comme le deuil ou l'annonce d'une maladie grave on peut comprendre que l’on ne pense pas à l’acte sexuel.

La dépression

Un des signes de la dépression est l’absence de libido. Ainsi, si vous avez des symptômes comme une tristesse persistante, l’anxiété, une humeur dépressive, une perte de plaisir dans vos activités, des changements au niveau du sommeil, de l’appétit ou du poids, l’irritabilité, le manque d’énergie, le sentiment d’être nulle, des difficultés à penser, à se concentrer ou à prendre des décisions ou des pensées morbides récurrentes, parlez-en à votre médecin qui sera plus à même de vous traiter ou de vous recommander un praticien qui vous aidera à surmonter votre dépression.

La pilule ou un traitement hormonal inadapté

Les œstrogènes, en augmentant la lubrification du vagin, vont favoriser le rapport sexuel. Alors, pourquoi certaines femmes se plaignent d'une baisse de leur libido sous pilule ? La raison serait essentiellement d'ordre psychologique. De plus, la pilule a en effet tendance à diminuer le niveau de testostérone, or cette dernière est l’élément essentiel du désir, de l’éveil et de l’orgasme.
Par ailleurs, une pilule mal adaptée, avec un taux de progestérone trop élevé, peut provoquer un assèchement du vagin, d'où des rapports moins faciles et, à la longue, une baisse de la libido. Le moyen de vérifier si la pilule est à l'origine de la baisse de la libido est d'employer un autre mode de contraception, comme le stérilet, et de voir si le désir sexuel revient.

Les médicaments

Beaucoup de médicaments sous prescription ou en vente libre peuvent avoir des effets sur la libido. Les antidépresseurs comme le prozac par exemple, ont également tendance à diminuer la libido.

Une maladie grave

L'annonce d'une maladie grave, comme un cancer, fait passer le sexe au second plan. Le choc du diagnostic remet tout le système affectif en question. Le corps, vécu jusque-là comme un support du désir et du plaisir, devient un corps affaibli et souffrant. Les traitements peuvent être aussi des entraves au désir. La chirurgie est vécue comme une mutilation et provoque souvent un traumatisme psychologique, et d'autant plus quand il s'agit d'une mammectomie (excision du sein) : on touche au symbole le plus fort de la féminité. La réaction du partenaire est primordiale car la femme se sent coupable de le priver d'un des plaisirs les plus charnels.

Le diabète

Un taux normal de sucre dans le sang est un élément important pour la fonction sexuelle. En effet, une augmentation de ce taux (hyperglycémie) peut provoquer des infections vaginales (champignons) dont la douleur et les démangeaisons diminuent le désir sexuel. Sans parler de la fatigue que l'on peut ressentir lorsque cet état se prolonge. Quant à l'hypoglycémie, la crainte de ressentir un malaise pendant l'acte peut refroidir les ardeurs. Pourtant, la baisse de la glycémie au cours d'un rapport sexuel est généralement mineure. Les complications à long terme du diabète, comme l'atteinte des nerfs, affectent plus la sexualité masculine avec des troubles de l'érection. Cependant, une réduction de la lubrification vaginale est observée chez certaines femmes.

Un dérèglement de la thyroïde

Si la baisse de la libido s'accompagne, sans raison apparente, d'une fatigue générale, d'une prise de poids, d'une frilosité, de trous de mémoire, de constipation, de perte de cheveux et d'ongles cassants... il peut s'agir d'un dérèglement possible de la thyroïde. Si cette glande ne secrète plus assez d'hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), l'organisme fonctionne alors au ralenti. Des examens de la thyroïde (dosages des hormones thyroïdiennes, échographie, scintigraphie) et des traitements adaptés (à base d'hormones thyroïdiennes) permettent le plus souvent que tout rentre dans l'ordre.

Les problèmes de santé

Les maladies comme l’anémie ou les autres maladies chroniques peuvent altérer la libido. N’hésitez pas à consulter votre médecin dès que des symptômes inexpliqués apparaissent ou se prolongent. Un check-up complet lui permettra de déterminer les causes de votre état et de vous prescrire le traitement adapté.

Les MST

Elles ont des conséquences plus sévères chez les femmes que chez les hommes. Non traitées, elles peuvent provoquer de graves inflammations de l’utérus et de la zone pelvienne -ce qui rend difficile tout rapport sexuel- et être cause d’infertilité ou de grossesse extra-utérine. Ainsi, des maladies comme la syphilis, l’herpès génital ou la blennorragie, pour ne citer que celles-là, peuvent également provoquer une baisse de libido.

Les causes profondes sont plus difficiles à cerner. Ce travail peut exiger le recours à un professionnel qui aidera à délier les nœuds. Traumatisme passé, facteurs inconscients sont autant de paramètres susceptibles d’inhiber le désir sexuel.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/04/04/106-madame-comment-booster-votre-libido

 
Mesdames, Comment Booster votre Libido ?

Il s‘agit souvent de briser la routine, de réinventer la sexualité : mise en scène de l’acte sexuel, strip-tease, nouvelles positions, lieu incongru… Au quotidien, la libido s’entretient. Cela signifie aussi tout simplement accorder du temps à son couple. Les aphrodisiaques (épices, gingembre,…) sont également là pour apporter un petit plus à la sexualité.


Voici quelques conseils pour vous, mesdames :

Déstressez:

Troubles du sommeil, surmenage, bouffées de chaleur favorisent le stress et la nervosité… qui sont tous deux ennemis de la libido ! Comment prendre ou donner du plaisir lorsqu’on est inquiète ou tendue? L’excitation sexuelle dépend en partie du bon fonctionnement du système parasympathique, le centre nerveux du repos.
Alors, acceptez de ne pas être une "super woman", parlez de votre stress à un médecin, oubliez le café et le thé, au moins après 17 h. De plus,vous vous sentirez plus sexy si vous prenez soin de vous. Ce qui signifie dormir au moins 8h par nuit, manger équilibré... Mais aussi, des soins beauté comme les massages vous font vous sentir mieux dans votre peau. Et puis, essayez la phytothérapie (tilleul, verveine officinale…) ou l’homéopathie (Argentum nitricium, phosphorus, sepia…).

Détendez vous:

Rien de plus facile que de retrouver goût à l'amour et toutes les sensations du plaisir… Et cela peut commencer par la détente du corps !
Il s’agit de déverrouiller certaines parties du corps. Pour cela, on peut assouplir sa colonne lombaire par des mouvements de bascule du bassin d'avant en arrière, ou prendre des postures de yoga pour libérer les hanches…
Autant d’exercices qui préparent le corps aux « positions » de l’amour.

Maintenez vous en formes et soyez bien dans votre peau:

Un peu de fatigue, un peu de laisser aller peut-être aussi, souvent un peu de poids dû aux grossesses, à l’âge, à la contraception orale, un peu de rides là où on ne voudrait pas les voir apparaître, voilà quelques-unes des raisons qui font que l'on se détache des choses de l'amour…
Pire, quand l'amour va mal, tout va mal. On se sent mal dans notre corps, que l'on rend responsable de notre "désamour", et l'on a vite fait de considérer que l'on n'est plus désirable… Une activité physique même modérée (marche, vélo, natation…) entretient et améliore la libido. D’abord, parce qu’elle permet souvent de limiter une éventuelle prise de poids, donc de garder une meilleure image de soi. Cependant, si on a envie de prendre du plaisir avec quelqu'un, c’est que le désir de l'autre est déjà là et que cet autre en question désire notre corps tel qu'il est. Alors, on décomplexe et on apprend à accepter son corps tel qu’il est.
Ensuite, parce que l'activité physique augmente le taux de testostérone, hormone qui pourrait booster l’attirance pour le sexe, chez la femme. De plus, faire de l’exercice stimule la sécrétion d’endorphines, hormones qui provoquent un état d’euphorie plus ou moins marqué, ce qui peut être propice aux rapprochements amoureux...

Hydratez les muqueuses:

Le délai de lubrification augmente dès la trentaine… Les rapports peuvent devenir parfois désagréables, voire douloureux, dus à la chute du taux d’oestrogènes qui provoque par ailleurs une perte d’élasticité et un amincissement des parois vaginales. Prenez le temps de vous montrer amoureuse, d’embrasser ou de vous déshabiller.
Les déficiences hormonales peuvent se corriger. En fonction de la nature de votre problème, vous recevrez des suppléments hormonaux, soit en testostérone, soit en oestrogènes. Si vous souffrez d’une diminution d’oestrogènes suite à l’allaitement ou à la pré ménopause, des crèmes à base d’oestrogènes ou des ovules vaginales peuvent aider à la lubrification. Discutez avec votre médecin de la possibilité de changer de traitement ou de moyen de contraception. Les réactions diffèrent d’un contraceptif oral à un autre. Sinon, les lubrifiants classiques sont à garder sous la main lors de chaque étreinte.
Les Traitements Hormonaux substitutifs de la Ménopause ont largement été remis en cause en raison des risques de cancer et de maladies cardio-vasculaires qu’ils impliquent. Toutefois, ils restent prescrits à des doses minimales pour la durée la plus courte possible, en cas de troubles invalidants de type bouffées de chaleur, troubles du sommeil, irritabilité ou fatigue, qui souvent jouent sur la libido.
Ces traitements classiques ont des équivalents phytothérapiques (à base de plantes).

Musclez votre périnée:

Rien à voir avec une activité sportive ! Il s’agit de renforcer ces muscles pour accroître vos sensations pendant le rapport. En contractant les muscles du périnée plusieurs fois, vous les affermissez et augmentez le plaisir. En pratique, pour parvenir à ces performances, il suffit de le contracter plusieurs fois dans la journée (au travail, chez vous, à l’arrêt de bus…). Pour localiser ces muscles, imaginez que vous avez une diarrhée et contractez pour retenir. Relâchez. Contractez…

Parlez en à votre médecin ou gynécologue:

On l’ignore trop souvent, mais une baisse de libido est souvent le premier symptôme de la dépression… Une chute de désir peut également être le signe d’un problème de thyroïde. Les médicaments comme les bêtabloquants (traitements clés en cardiologie), certains antidépresseurs et calmants peuvent amoindrir le désir sexuel... Même chose pour les neuroleptiques. La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas seule concernée (compte-tenu de la forte consommation de ces produits dans l’Hexagone, la libido de nombreux Français doit être aussi en berne !). La moins bonne, c’est qu’il est souvent difficile de définir si c’est le trouble traité (déprime, anxiété…) qui est en cause dans la baisse de désir, ou si ce sont les médicaments qui sont responsables. Vous avez un doute ? Consultez ! Votre médecin pourra peut-être vous proposer une alternative…même si, à vos yeux, votre sexualité ne regarde que votre couple !

Une atmosphère propice:

Opération séduction ! A vous les dessous affriolants, un chemisier transparent, une jupe, des bas pour améliorer la routine !! Le choix des vêtements nous met dans de bonnes conditions et participe à notre imagination. C’est la vue et le toucher qui sont sollicités pour attiser le désir.
Parfums suaves, lumière tamisée, musique sensuelle ……N’oubliez pas d’éteindre les téléphones, de fermer toutes les portes pour que personne ne puisse venir troubler ce moment de tendresse. Certaines auront besoin de lectures ou scénarios érotiques….. pourquoi pas si cela peut vous aider à pimenter les relations. Ensuite, place à l’imagination du couple pour une création à deux…

L'art des baisers et du regard:

Particulièrement sensuelles, les lèvres et la langue, lors des baisers, sont d’excellents préliminaires à l’amour. Les baisers sont aussi chargés d’affectivité dans la relation à l’autre. Le regard fait passer mille messages quand il se partage : l’étincelle du désir, le plissement du sourire coquin, la dilatation de la pupille quand le désir monte et la convulsion des yeux lors de l’orgasme. Bref le désir se lit aussi dans les yeux de l'autre…

Précautions d'usage:

Si on envisage de faire l'amour avec un nouveau partenaire, on pense donc au préservatif, pour prévenir une maladie sexuellement transmissible (MST ou IST) qui peut s’attraper à tout âge. N’hésitez pas à passer des tests, même si vous ne présentez aucun symptôme de ces maladies. Consultez dès que vous avez le moindre doute ou le moindre symptôme comme une sensation de brûlure quand vous urinez ou des saignements dans et autour de la zone vaginale.

N’hésitez pas à consulter un psy:

Toute baisse de libido n’est pas forcément liée aux hormones ! Elle peut notamment résulter de difficultés psychologiques à supporter l’infertilité, par exemple. Quand consulter ? Dès lors que la chute de désir fait souffrir... Il peut être intéressant alors, et bénéfique, de consulter un professionnel. Cela permet de pouvoir parler en toute liberté, de poser des questions, de faire le point, pour se rassurer déjà, mais aussi pour traiter le problème si besoin. Quant au choix du thérapeute, il n’y a pas de règle : thérapies courtes ou longues, tout dépend de votre vécu.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/10/13-comment-choisir-entre-psychiatre-psychologue-psychotherapeute-psychanalyste

Plus on fait l’amour… et plus on a envie de le faire ! Une stimulation sexuelle fréquente, qu’elle passe par la lecture, la masturbation, émane des caresses de votre moitié ou de l’étreinte elle-même, favorise systématiquement l’afflux sanguin vers l’appareil génital. Conséquence : les glandes à l’origine de la lubrification continuent d’être stimulées et l’élasticité des tissus des parois vaginales se maintient mieux… Enfin, le liquide spermatique conserve la qualité des muqueuses.

Cependant, n’oubliez pas qu’en amour, ce n’est, au final, pas la quantité qui compte, mais la qualité… Des rapports moins fréquents mais désirés par l’un autant que par l’autre, sont tout aussi épanouissants.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/04/03/104-quand-le-desir-sexuel-nest-pas-au-rendez-vousquelles-sont-les-causes-dune-baisse-de-libido

 

 

 
Les Mutilations Sexuelles Féminines

Une campagne de sensibilisation contre l’excision et les mariages forcés a commencé depuis quelques jours dans la presse à l’initiative de la Secrétaire d’Etat à la solidarité, Valérie Létard.


En Afrique surtout, mais aussi parmi les populations immigrées en France, deux millions de fillettes sont, chaque année, victimes de pratiques aux conséquences sanitaires et sociales très lourdes, les mutilations sexuelles.

Mais qu’est-ce que cela implique-t-il ?

Les mutilations sexuelles féminines désignent toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes sexuels externes des fillettes et des femmes ou toute autre mutilation de ces organes, pratiquée pour des raisons culturelles ou autres et non à des fins thérapeutiques.

Ces mutilations féminines sont classées en quatre catégories :

- Excision dite « sunna » : ablation ou incision du capuchon du clitoris.

- Excision ou clitoridectomie : ablation du clitoris et, souvent, des petites lèvres. Cette opération, la plus fréquente, est pratiquée dans plus de 25 pays d'Afrique noire, ainsi que, dans une moindre mesure, en Asie (notamment en Indonésie et en Malaisie), au Moyen-Orient (notamment en Égypte et au Soudan et dans la Péninsule arabique (notamment au Yémen).

- Infibulation ou circoncision pharaonique : excision doublée de l'ablation des grandes lèvres, suivie de la suture bord à bord des deux moignons. Ne subsiste qu'une petite ouverture permettant le passage des urines et du flux menstruel. Cette opération est pratiquée à Djibouti, en Égypte, dans certaines régions d’Éthiopie, au Mali, en Somalie et dans le nord du Soudan. Cela consiste donc au rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris. (excision complétée par la fermeture quasi-complète de l’orifice vulvaire).

- Autres types de mutilations sexuelles féminines : perforation, percement ou incision du clitoris et/ou des lèvres ; nymphotomie ou ablation des petites lèvres; cautérisation par brûlure du clitoris et des tissus qui l'entourent ; curetage de l'orifice vaginal ; scarification du vagin ; introduction de substances corrosives dans le vagin pour provoquer des saignements ou introduction d'herbes, toujours dans le vagin, dans le but de le resserrer ou de le rétrécir.

Ce sont le plus souvent des femmes âgées qui pratiquent les mutilations sexuelles. Le savoir est transmis par leurs mères. Les instruments aussi divers que des couteaux, des lames de rasoir, des morceaux de verre…sont utilisés pour ces gestes barbares. Pour favoriser la cicatrisation, elles appliquent sur la blessure des compositions à base d’herbes, de terre, de cendre, de bouse de vache ...

Dans ces pays, toutes les ethnies ne pratiquent pas les mutilations génitales féminines et dans une ethnie donnée, il y a aussi des variations. De plus, aucune religion n’impose les mutilations sexuelles féminines. Il s’agit d’une très ancienne pratique coutumière qui ne correspond aux préceptes d’aucune religion.

 

 
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