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Mon conjoint est infidèle

L'infidélité est l’une des crises majeures que peut traverser un couple, mais aussi l'une des plus douloureuses. Elle n’est plus l’apanage des hommes par contre, elle n’ est souvent pas la même : plus accidentelle pour les hommes, et souvent plus calculée et réfléchie chez les femmes. L'adultère n'est plus puni, et devient aujourd'hui une affaire strictement privée. D'ailleurs, cela fait longtemps qu'on ne dit plus «adultère» ni «flagrant délit» au sujet des frasques extraconjugales.

L'infidélité est souvent le reflet d’un problème perdurant au sein du couple, mais elle révèle souvent également l’existence d’un conflit à l'intérieur de soi. Il est donc essentiel de s'interroger sur le pourquoi de l'infidélité, tant du côté de celui ou celle qui trompe son partenaire que de celui ou celle qui est trompé.
Pour certains d’ailleurs, l'infidélité peut s'avérer une crise salutaire pour le couple, une occasion réelle pour faire le point et repartir, ensemble, dans une même direction. il s’agit alors de considérer ce bouleversement comme une chance pour essayer de mieux se comprendre et d'avancer.
Cependant, par les émotions, les remaniements personnels qu'elle entraîne, l'infidélité reste un bouleversement qui peut causer autant de bonheur que de dégâts irréparables.

En mettant de côté le plan moral et en se basant sur un plan purement psychologique, l’infidélité commence lorsque dans notre tête, on n'est pas avec la personne présente mais avec quelqu'un d'autre. Faire l'amour en pensant à quelqu'un d'autre, c'est déjà de l'infidélité. Par contre, éprouver de la tendresse pour quelqu'un, ce n'est pas de l' infidélité si les gestes sont exempts de désir. Souvent, dans l’infidélité, de toute façon, on se trompe soi-même, mais il n'y a pas à culpabiliser.

Pourquoi de nombreux couples connaissent l’infidélité ?

Le plus souvent, on pense que l'insatisfaction sexuelle est le moteur de la relation extraconjugale, ou que celle-ci résulte d’une perte de désir d’un des deux partenaires ou du couple lui-même. En tout cas, les raisons peuvent être multiples : l'ennui, combattre la routine du couple (ou la redouter), le coup de foudre, le plaisir de la transgression, le goût de la vengeance, chercher ailleurs tendresse et attention …

Un adultère n'est jamais anodin. Il s'agit d'un signal d'alarme qui indique un problème de couple : la perte du désir sous la pression anesthésiante de l'habitude ou un besoin profond d'espace personnel, par exemple. L’amant ou la maîtresse comblerait tous les manques, les angoisses et les désirs.

L'amant(e) serait le dopant du mariage, aussi efficace que le Viagra? Faire ménage à trois serait le seul moyen de réveiller sa vie à deux. Certains avancent même des vertus thérapeutiques sur la libido conjugale.

Le passage à l'acte se prépare longtemps à l'avance, sur le terrain inconscient des rêves, des fantasmes, des frustrations. Dans la majorité des cas, ce qui est en ressort, c’est que l'origine du comportement adultère vient d’un conflit datant de l'enfance, un besoin de réassurance narcissique. Plus rarement ce serait réellement un problème d'origine sexuel qui amènerait à l’infidélité.

Ce qui est nouveau, c’est que les femmes sont en train de rattraper les hommes. Cependant, pour les hommes, il s’agit souvent de se rassurer sur leurs performances, sur leurs capacités à séduire…..C'est aussi le fantasme de la madone et de la putain: d'un côté, la femme légitime, aimée ; de l'autre, la maîtresse, « baisée ». Pour les femmes, le principal est tout autant le plaisir charnel qu'une écoute, une attention, ce qu’elles ne retrouvent plus chez leur mari.

La tromperie est un acte de compensation aux frustrations conjugales. Mais inconsciemment, on trompe l'autre pour le punir de ses défaillances, parce qu'on se sent délaissé ou injustement traité.

Les adultères sont plus fréquents entre 30 et 50 ans tant chez les hommes que chez les femmes. C’est une période de doute quant à sa capacité de séduction. La confiance en soi a besoin d'être restaurée en se confrontant à quelqu’un de nouveau. Tout pour se prouver qu'on plait, et séduire, avec l'insouciance des 20 ans. Une sorte de conjuration face à la vieillesse encore lointaine mais inexorable.
Le couple est également en danger pendant la grossesse et immédiatement après la naissance d'un enfant. Si les deux partenaires n'y prennent garde, leur intimité peut être perturbée par la présence du bébé. Certains hommes ont du mal à faire l'amour à leur femme quand elle est enceinte ou après l’accouchement. Ils expliquent souvent qu'ils ne trouvent plus en leur femme toute la séduction qu'elle déployait au début. Ainsi, ils en viennent à la considérer davantage comme une mère. Souvent, ils ne veulent pas la quitter pour ne pas la faire souffrir et maintenir une stabilité chez l'enfant. Mais il faut savoir que c'est un faux prétexte car l'enfant sera plus heureux avec des parents séparés qu'avec des parents qui se disputent constamment. Certaines femmes, nouvellement mères, se consacrent exclusivement à leur enfant à la naissance de celui-ci. S’ajoute à cela la difficulté parfois à retrouver une image satisfaisante de leur corps... Les femmes qui sont infidèles peuvent aller chercher dans le regard d'un autre ce qu'elles ne trouvent plus dans les yeux de leur partenaire. Souvent aussi, mais cela est valable autant chez les hommes que chez les femmes, la santé sexuelle du couple chavire et elles ont besoin d'un petit coup de piquant pour la relancer. Pendant la période qui entoure la naissance d'un enfant, le couple doit s'efforcer de préserver des espaces de tendresse, d'échange et d'intimité. Sinon, le fait d’être devenu parent risque d’évincer totalement la sexualité et la sensualité.
L'infidélité peut survenir à cause d’un trouble sexuel, culpabilisant l’un et lassant l’autre. Dans ce cas précis, il est salutaire pour le couple d’aller consulter ensemble un spécialiste afin de trouver une solution satisfaisante pour les deux partenaires et pour que ceux-ci puissent exprimer leur vécu face à l'autre.
Chaque couple et même chaque individu donne un sens très personnel à l'infidélité. Est-elle la violation d'un serment social, religieux, sacré? Un petit écart sans lendemain ni conséquence, qui ne fait de mal à personne ou vraiment un coup de canif définitif dans le contrat conjugal?

L’incartade amoureuse est acceptée par la société, mais pour l’individu qui la subit, elle est insupportable. L'adultère incarne désormais l'expression d'une liberté mais peut entraîner une réaction radicale chez le/la trompé(e). Il reste d'ailleurs le motif principal de divorce. Personne n'en sort indemne : il y a toujours de la culpabilité et presque toujours une victime. La personne trompée se sent foudroyée par une blessure narcissique, comme si elle n’existait plus car n’existe plus pour le conjoint (en tout cas dans ses désirs). Parmi les causes d'infidélité, on a énoncé le tiédissement des sentiments et une frustration sous-jacente. Cependant, la réponse n'est pas forcément une aventure extraconjugale. Il faudrait analyser la situation dans le couple et de trouver les moyens d'être satisfait. Néanmoins, on ne peut pas grand chose contre le besoin d'exotisme, le besoin d'aventure. Mais encore faut-il être conscient, que pour assouvir ce besoin, on risque d'entrer dans des situations qui s'avèreront douloureuses.

L'adultère ne résout pas les problèmes du couple. Il est seulement l'indicateur de l'usure conjugale. Il révèle souvent un état de manque profond, qu'il faudrait peut-être analyser par un travail personnel. Et cette quête permanente de l'homme que mènent certaines, traduit sans doute un manque d'amour de soi et d'affirmation.

L'infidélité serait-elle thérapeutique ? Certains lui prêtent cette vertu. En effet, dans certaines circonstances, elle permettrait, en effet, de prendre du recul sur son quotidien... pour s'apercevoir ô combien finalement, on est bien dans son couple ! Cependant, entre l'infidélité qui va ressouder le couple et celle qui va l'éclater, très peu d’écart….. Rien n’est jamais sûr !!! Mais il apparaît que, souvent, lorsqu'un partenaire est infidèle, il lui arrive de réévaluer ses sentiments et de constater qu'il tient finalement à sa vie actuelle et son conjoint. Cela permet parfois de prendre un recul nécessaire afin de tirer un bilan plus positif de son quotidien. L’adultère amène une bouffée d'oxygène, quand un couple est en crise En s'éloignant du couple en souffrance, il pourra retrouver une harmonie après avoir relativisé les problèmes du couple. Cela permet de faire une mise au point. Mais attention, cela n’est pas un conseil, ça fonctionne pour certains mais cela peut mettre un point final à une union pour d’autres.
Les progrès techniques apportent de nouvelles formes d'infidélité, notamment la "cyber-infidélité", à portée d’écran, sans sortir de chez soi... Il existe même des agences spéciales qui fournissent des "alibis" pour "tromper" en toute sécurité. Si la ruse se perfectionne, quel combat permanent pour vivre dans la dissimulation. L'infidèle doit manier la double vie avec précaution parce que apprendre la trahison de son conjoint est toujours un choc.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/27/38-que-faire-en-cas-d-infidelite

 
Quelles sont les causes de la jalousie ?

La jalousie existe dans toutes les cultures et s’immisce dans de nombreux couples souvent sans raison apparente et sans que le jaloux puisse expliquer ce sentiment. Selon les individus, les origines de ce sentiment sont diverses : manque de confiance, projection, refoulement…

Les spécialistes expliquent souvent ce sentiment par un manque de confiance en soi. Le jaloux doute de son potentiel de séduction. (« je ne suis pas assez bien pour lui/elle », « je ne sais pas ce qu’il (elle) me trouve »…). Lorsque l'on a suffisamment confiance en soi, on projette en général sa confiance sur l'autre.

Paradoxalement, de nombreux jaloux, souvent des anxieux qui doutent d'eux même, choisissent une compagne qui va exacerber ce sentiment. Afin de se rassurer, ils se mettent en couple avec une femme attirante, voire parfois séductrice, très sociable et cela va entraîner finalement le sentiment de jalousie !

Il pourrait également s'agir dans certains cas d'une "angoisse de fusion". Le jaloux a peur de perdre son identité dans le couple, et cherche donc une tierce personne pour se rassurer. La jalousie lui permet en quelque sorte de conserver son autonomie, d'exister. Bien sûr, tout cela se joue sur le plan inconscient.

Outre le "cercle vicieux" de l’homme manquant de confiance en soi qui vit avec une femme séductrice et séduisante, il faut souligner que la jalousie peut-être un mode de vie librement consenti ! Certains couples basent leur relation sur un mode de fonctionnement provocation/jalousie. Et dans certains cas, le conjoint, objet de soupçons, peut trouver cette jalousie positive : il est le centre d'intérêt exclusif de l'autre !

Les causes de la jalousie ne sont pas toujours les mêmes que l’on soit un homme ou une femme.

Pour la femme jalouse, la notion de couple s'accompagne de la question de l’amour véritable ou non. La jalousie féminine se construit sur le fantasme que toute femme est une rivale en puissance ; la jalouse évalue les autres femmes, comme elle imagine que l'homme le fait, tout en guettant chez celui-ci le moindre signe de trahison. Sa peur d'être abandonnée est aussi violente que le désir inconscient de dominer l'homme par son exigence amoureuse. Cette jalousie féminine provient soit d'un manque d'assurance en soi, soit d'un désir immodéré de possession.

L'homme jaloux craint par dessus tout qu'un autre plaise à sa femme, dispose de son corps, la "possède" en quelque sorte. Lorsque sa femme est séduisante, il se persuade qu'elle cherche à plaire à d'autres que lui, et ne le supporte pas : il vit cette agression (même si elle est imaginaire) comme une perte de la virilité. Il accepterait que sa femme le quitte, mais il ne peut admettre que ce soit pour quelqu'un d'autre. En même temps, il est fasciné par cet autre, qu'il soit virtuel ou non, comme si celui-ci détenait la puissance sexuelle qui lui manquerait. Tout est question de pouvoir !!!

Pour certain(e)s, la manifestation de la jalousie consiste juste à vérifier auprès de l'être aimé qu'il est toujours au centre de ses pensées, que les autres ne comptent pas. Le besoin d’être rassuré(e) est profond et apaise. Le (la) jaloux(se) se tranquillise, tout en prouvant à l’autre, qu'il (elle) est soucieux de lui plaire. Cette jalousie-là, si elle reste légère, montre la bonne santé du couple qui reste à plaisir dans la phase de séduction.

Pour d'autres, la peur de perdre la place de l'être aimé est si forte, qu'elle en devient obsessionnelle. Ils (elles) cherchent les indices de leur infortune, la preuve de l’existence d’ un(e) rival(e). Cette attitude, si elle s'exacerbe, rend l'histoire amoureuse invivable : la victime de la jalousie se sent progressivement prise au piège : chacun de ses gestes ou de ses paroles est sujet à suspicion. Le (la) jaloux(se), par sa méfiance, étouffe toute expression spontanée chez son partenaire, y compris celle de l'amour.

Cependant les amoureux sont forcés de vivre avec les contraintes de la vie, avec la personnalité de l’autre, même inconsciente. Le couple ne vit pas dans sa bulle, seul sur terre mais dans un contexte social. Souvent se superpose alors un nouveau sentiment aux émotions : la possession : l’autre n’appartient qu’à moi et je dois tout faire pour qu’il ne s’échappe pas. De la même façon qu'il (elle) possède une voiture ou une maison, l'amoureux(se) jaloux(se) possessif(ve) possède l’autre, tel un objet de valeur, et craint qu'on ne le lui vole ! Dès lors, chaque regard, chaque marque d'intérêt envers d'autres personnes injectent de l’angoisse lancinante dans tout l’être du jaloux . Ainsi, la jalousie n'est souvent qu'une banale revendication de propriétaire face à une mise à l'épreuve de l'amour. Mais cela peut malheureusement prendre des proportions telles que cela peut dégénérer et briser le couple.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/19/78-je-suis-jaloux-se-est-ce-dangereux-pour-mon-couple

 

 
La jalousie et ses conséquences

Vous ne supportez pas qu'on regarde votre conjoint ? Vous surveillez toutes ses sorties ? Pas de doute vous êtes un jaloux ! Si ce sentiment n'épargne personne, il peut se transformer en calvaire pour celui qui le vit… et celui qui le subit ! Dans tous les couples, la jalousie existe. Normale lorsqu'elle est modérée, elle peut se transformer en véritable trouble pathologique, qui va gâcher la vie du conjoint. Mais où se situe la limite ?

La jalousie est un sentiment normal et courant : dès l'enfance, nous avons besoin d'être aimés, et même préférés ! Ce sentiment peut alors apparaître envers l'un des parents, un frère ou une soeur. D'ailleurs Freud écrivait qu'il n'est pas normal de ne pas éprouver de jalousie. Selon lui, ce serait même un besoin ! Il est vrai que l'on observe ce sentiment dans toutes les cultures, sous toutes les latitudes. Cependant, quand la jalousie devient maladive, c’est le cas, c’est la porte ouverte à des souffrances importantes et destructrices.

En fait, Freud distinguait ainsi trois formes de jalousie :

La jalousie normale, concurrentielle : C'est lorsque le partenaire est inconsciemment identifié à la mère ou le père. Le jaloux éprouve alors une sorte de peur de perdre le sein maternel...

La jalousie projetée : C'est lorsque le jaloux soupçonne l'autre car il est lui-même infidèle. Il projette sur l’autre ses propres doutes ou actes.

La jalousie délirante : Pour Freud, il s'agit d'une sorte de dénégation de son homosexualité : "Je ne l'aime pas car c'est un homme, mais c'est ma femme qui l'aime"...

La jalousie n'épargne personne, que l’on soit un homme ou une femme. Mais ce sentiment s'exprime-t-il de la même manière selon les sexes ? Les femmes ne sont-elles pas plus possessives ?

La jalousie est ce sentiment prenant qui prend possession de l'amoureux(se), lorsqu'il craint que d’être trahi(e) par son conjoint. Cette angoisse parasite violemment la relation, qu’elle soit justifiée ou non. Chaque regard du partenaire à un(e) autre, chaque rendez-vous, aussi anodin soit-il, déclenche la suspicion. Mais les raisons qui conduisent à la jalousie ne sont pas toujours communes aux deux sexes : tandis que la femme jalouse s'angoisse d'être laissée pour compte, l'homme vit la jalousie comme une perte de sa puissance. Dans les deux cas, pourtant, les jaloux poursuivent de leur haine amoureuse non seulement leur partenaire, mais aussi l'hypothétique rival(e).

Les jaloux, hommes ou femmes, tourmentent leur partenaire, mais chacun use de méthodes différentes (harcèlement, violence…) :

La femme jalouse cherchera toujours des preuves matérielles de l’éventuelle trahison : odeurs et parfums inhabituels, document oublié dans les poches des vêtements, ou même espionnage du téléphone portable, de l’ordinateur… Au moindre soupçon, elle pleure, menace et souffre à la hauteur de sa peur d'être abandonnée. … Elle s'efforce de rencontrer sa rivale, tente de la déstabiliser puis de la dévaloriser aux yeux de son partenaire. Enfin, elle n'hésite pas à mettre dehors celui qu'elle croyait aimer et à le rejeter sans autre forme de procès.

L'homme jaloux surveillera plutôt l'apparence de sa femme et contrôle son emploi du temps, comme si elle faisait partie de lui-même. Le changement de ses habitudes provoque une avalanche de remarques et questions. Il limite son autonomie, fait le vide autour d'elle, en l'isolant de ses amis et de sa famille. Quand ses soupçons sont forts, il peut devenir violent, en l'humiliant ou en démontrant sa force. Il n'a de cesse de la dominer, par tous les moyens, mais pour rien au monde il ne renoncerait à elle !

Dans tous les cas, il s'agit d'une tentative désespérée pour se réaliser dans un amour imaginaire, qui provoque forcément de la souffrance, aussi bien chez l'homme que chez la femme.

Sentiment parfaitement naturel quand il reste modéré, la jalousie peut aussi devenir maladive, démesurée, étouffante, insupportable, et mettre en péril santé mentale et vie de couple. Car si la jalousie modérée est indissociable de la relation amoureuse, elle devient, quand elle s’emballe et devient incontrôlée et incontrôlable, particulièrement nocive pour le couple.

En ce qui concerne la jalousie pathologique, les hommes semblent plus touchés que les femmes. Ou en tout cas, elle apparaît simplement plus visible chez la gent masculine… Car elle revêt souvent des formes plus aiguës chez l'homme. Ce sentiment n'est généralement pas permanent : on assiste à de grandes scènes, déclenchées par des évènements anodins. Mais le plus souvent le jaloux regrette ensuite ses emportements et ses crises. En fait, on peut distinguer plusieurs éléments qui caractérisent une jalousie pathologique : elle est chronique (et dure depuis plusieurs années) et souvent accompagnée d'actes d'agressivité.

Et il y a peut-être un biais lié à la culture : on considère souvent qu'un homme peut avoir des relations uniquement pour le sexe, alors qu'une femme met forcément des sentiments dans sa relation. L'infidélité féminine est considérée comme plus grave, ce qui pourrait expliquer des réactions plus violentes de leur partenaire.

Paranoïaque et extrêmement possessif, le jaloux devient rapidement obsessionnel, et il n’a plus qu’un but, chercher coûte que coûte, par tous les moyens possibles, à découvrir la «vérité», celle qui va le briser et foutre en l’air sa vie : son partenaire le trompe. Cette réaction d’agressivité et de haine à une perte (ou à une simple menace de perte) s’accompagne généralement d’une baisse de l’estime de soi. Le jaloux, s’il se persuade si facilement qu’on le trahit, pense qu’il ne mérite pas vraiment l’amour qu’on lui porte. Il vit dans le soupçon permanent, n’a confiance en personne, et se «fait un film» dès que le portable de l’être aimé ne répond pas ! Enfermé dans son obsession, il interprète les propos qu’on lui tient et dramatise le moindre détail. Ses soupçons incessants le rendent très malheureux et il peut aller jusqu’à détruire son couple.

Ainsi, amour et jalousie sont souvent indissociables car dans la plupart des couples, il y a un instinct de propriété sur l'autre. Cependant, n’oubliez pas que ce désir de possession nuit à l’épanouissement de la relation, et qu’il faut tout mettre en œuvre pour que règnent la confiance en soi et en l’autre.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/19/80-mon-conjoint-est-jaloux-comment-vivre-avec-cela-et-laider-a-surmonter-cette-jalousie

 
Vaincre sa jalousie

Vivre sans être jaloux, c'est possible ! Quelques conseils pour aider le (la) jaloux (se) à ne plus souffrir de ce sentiment, et ne plus le faire subir au conjoint.

Tout le monde est jaloux en amour, mais certains beaucoup plus que d'autres ! Si vous ne supportez plus l’attitude de votre conjoint, il est temps d'y remédier, sous peine de détruire votre couple. Ou alors vous êtes un jaloux chronique, et vous ne savez pas comment réfréner votre instinct de possession ?

Le principal est de retrouve la confiance qu’il vous manque.

Le jaloux souffre vraiment mais il fait aussi, malheureusement, souffrir son conjoint, et la vie de couple peut vite se transformer en cauchemar. En effet, la jalousie fausse complètement la vie de couple, la confiance, le dialogue. Quoi de plus terrible et de plus démotivant, quand on n’a rien à se reprocher, que de sentir que l’autre n’a pas confiance et s’entendre dire en permanence «je suis sûr(e) que tu me trompes, que tu veux me quitter».

Au quotidien, même si l’attitude du jaloux est très dure à supporter, n’abondez pas dans son sens en jouant à séduire, et ne cherchez pas à le provoquer cela pourrait très vite dégénérer… N’oubliez pas que certains jaloux peuvent commettre des actes irréparables… Évitez donc les allusions, l’humour, et les phrases à double sens, qui risquent de le rendre fou de rage. Au contraire, il (elle) a besoin d’être rassuré (e), alors répétez-lui qu’il peut avoir confiance en vous et que vous l’aimez.

Cependant, n’oubliez pas que tout ce que vous pourrez lui dire lors de ses crises «pourra être utilisé contre vous». Tout peut nourrir la jalousie, car tout est interprété et déformé. Expliquez-lui donc que vous ne répondrez pas à ses questions incessantes et restez insensible à ses harcèlements. Car vous ne devez pas non plus céder, sous peine de mettre le doigt dans un terrible engrenage. Ainsi, de nombreux maris jaloux demandent à leur femme d’arrêter de travailler… et quand elles acceptent, elles le paient souvent très cher. En effet tout jaloux cherche à aliéner la liberté de l’autre en l’isolant et en contrôlant tout.

En premier lieu, le (la) jaloux (se) doit guérir. Suggérez-lui de consulter un psychologue pour savoir d’où lui vient ce terrible manque de confiance en soi et en l’autre. En effet, face à une jalousie pathologique, la consultation d'un psychologue ou d'un sexologue reste indispensable. Dans certains cas, une thérapie de couple peut-être utile. Cependant, éviter par exemple de mettre un thérapeute du sexe opposé au conjoint du jaloux… N’oublions pas que la jalousie pathologique peut être normalement « vaincue », et permettre de retrouver une vie de couple normale. Car il est possible d'aimer sans se gâcher la vie.. et celle de l'autre !

Pour vous, le jaloux ou la jalouse, il est inutile de vous monter des films dès qu'il (elle) rentre un peu tard du bureau ! Evitez toute allusion déplacée. Si son travail lui prend du temps, il (elle) n'a certainement pas envie de se le voir reprocher en rentrant ! Essayez plutôt de lui changer les idées, en lui parlant d'autre chose que de son travail.
N’oubliez pas également, que chacun a le droit à une vie privée !!! Chacun a droit à son jardin secret, son intimité. Ce n'est pas parce que vous vivez ensemble qu'il (elle) doit tout vous dire. Vous n'avez aucun droit d'épier ses coups de fil ou d'ouvrir son courrier ! Imaginez, s'il (elle) faisait la même chose ! Au contraire, offrez-lui un téléphone portable pour Noël, afin de vous guérir de votre espionnite aiguë et lui montrer que vous respectez sa liberté.

Parfois, l’autre se montre proche d’autres personnes car il (elle) ne reçoit pas assez d’attention. Il est normal que l’autre cherche ailleurs une oreille plus attentive ! Au lieu de passer votre temps à le (la) surveiller et de lui faire des reproches, essayez d'être plus présent…

Si il (elle) sort souvent sans vous avec ses amis et vous n'êtes pas convié(e), ne pensez pas de suite qu’ il (elle) n'invente pas forcément un prétexte pour voir sa maîtresse (son amant). Là encore, il (elle) a le droit d'avoir une vie privée. Ne vous amusez pas à appeler ses amis pour vérifier. Inutile également de vous "incruster" : vous risquez de vous ennuyer! Alors profitez-en pour voir vos amis et passez du bon temps !

Finalement, si vous voulez qu'elle (il) n'ait d'yeux que pour vous, il s’agit de continuer à lui plaire, à le (la) séduire et donc continuer à soigner votre apparence ! Et cela ne concerne pas uniquement les grandes occasions, mais également le quotidien.

En résumé, les points primordiaux pour endiguer la jalousie : la confiance, le respect et la liberté.
Car si vous ne croyez pas en l'autre et ce qu'il dit, votre relation ne peut être solide. Pour donner les moyens à votre couple de s'épanouir, il est nécessaire de montrer à votre partenaire que vous ne cherchez pas à le mettre sous globe……
Ne confondez pas : "Avoir un sentiment amoureux" et "Avoir un amoureux". Personne n'a de droit sur l'existence d'autrui. Votre partenaire en amour n'est pas votre propriété.
Ne pas être jaloux, ce n'est pas de l'indifférence, c'est avant tout une marque de confiance en l'autre. L'appréhension d'être quitté peut s'exprimer par quelques manifestations de jalousie, à condition de ne pas mettre en doute la sincérité du partenaire. Car en aliénant la liberté de l'autre pour s'assurer de sa présence indéfectible, on risque de le (la) perdre.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/20/78-je-suis-jaloux-se-est-ce-dangereux-pour-mon-couple

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/19/79-pourquoi-suis-je-jalouxse

 
Quiz : couple : la routine ?

Vous pensez à vous refaire une beauté le soir avant le retour de l'homme de votre vie.
A - jamais
B - de temps en temps
C - Systématiquement

Le fait de le retrouver chaque soir est une fête et vous le lui faites comprendre.
A - jamais
B - de temps en temps
C - Systématiquement

Avec ou sans enfant, vous continuez à vous garder du temps pour des soirées en tête-à-tête.
A - jamais
B - de temps en temps
C - Systématiquement

Vous pensez à le surprendre en improvisant un dîner aux chandelles ou en portant une tenue sexy.
A - jamais
B - de temps en temps
C - Systématiquement

Vous êtes casée, du coup, vous ne faites plus trop attention à votre ligne et à votre look.
A - oui, en effet
B - non, je fais moins attention mais quand même.
C - non, je continue à prendre soin de mon apparence.

REPONSES :

Vous avez une majorité de A : attention, la routine guette votre couple, réagissez!!!

vous avez une majorité de B : faites un petit effort et le bonheur de votre couple en bénéficiera.

vous avez une majorité de C : bravo!! votre couple ne connaît pas (encore?!) la routine.

 
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Actualités

Le Complexe d'Oedipe

 

En ce qui concerne le développement d'un enfant, la psychanalyse identifie trois étapes fondamentales: le Stade Oral, le Stade Anal, et le Stade Phallique. C'est lors de ce dernier que survient le complexe d'Œdipe.


Concept théorique central de la théorie psychanalytique freudienne, le complexe d'Oedipe se définit comme une période de l'enfance, au cours de laquelle, l'enfant éprouve à l'égard de ses parents, tout un ensemble de désirs amoureux et hostiles.
Freud s’est servi du mythe grec narré par Sophocle (Œdipe tua son père et épousa sa mère) pour désigner une phase affective commune à tous les êtres humains. Sous sa forme dite positive, le complexe se présente comme dans l'histoire d'Oedipe : désir de la mort de ce rival qu'est le personnage du même sexe et désir sexuel pour le personnage du sexe opposé. Sous sa forme négative, il se présente à l'inverse : amour pour le parent du même sexe et haine et jalousie envers le parent de sexe opposé.

L'élaboration du complexe d'Oedipe constitue une étape normale dans le développement psychologique des enfants. Cette question est capitale dans les rapports parents-enfants.

Freud situe le complexe d'Oedipe dans la période entre trois et cinq ans. Celui-ci joue un rôle fondamental dans la structuration de la personnalité et dans l'orientation du désir humain.
A partir de 2 ans, l’enfant prend conscience de son sexe et de la différence des sexes. Cette « découverte » marque le passage d’une relation à deux « enfant-mère » à une relation à 3 « enfant-mère-père ». En fonction de son sexe, l’enfant connaît une évolution inconsciente qui se manifestera dans son comportement extérieur.
L’enfant se focalise sur un point très important de son corps : ses organes génitaux. L’enfant découvre que certaines personnes ont un pénis et d’autres non. Toutes les grandes personnes doivent avoir un pénis. Il se pose beaucoup de questions sur la sexualité, la grossesse, les relations entre ses parents… Ne comprenant pas tout, il trouvera des réponses à sa manière.
Difficile pour lui d’admettre ce qui n’est pas sa croyance fondamentale. Le fait de faire un bébé est donc lié pour l’enfant à ce qu’il connaît déjà, comme le fait de manger, le calin-bisou... L’enfant élabore aussi le fantasme de la « scène primitive », qu’il ait été témoin d’un coït de ses parents, ou seulement qu’il imagine ce qu’il se passe quand il est exclu de la relation.

Le petit garçon, très attaché à sa mère, reçoit l’empreinte de l’impulsion sexuelle. La mère est perçue, depuis le premier stade du développement, comme la « nourricière » qui procure du plaisir (en donnant le sein). Le petit garçon tend donc progressivement à « se l'approprier ». Il voudrait prendre la place de son père auprès de sa mère et se montre agressif vis-à-vis de lui. Dans certains cas, il exprime son désir par la parole, en disant que lorsqu’il sera grand, il se mariera avec Maman.

La petite fille vit exactement le même phénomène, mais de manière inversée. Elle veut plaire à son père et prendre auprès de lui, la place de sa mère. Comme le petit garçon, elle supporte mal les sentiments qui unissent ses parents.

Cette phase affective est nécessaire mais ne dure pas. Quand il va grandir, l’enfant comprendra qu’il ne prendra jamais la place de son parent « rival », et que ses parents resteront toujours ses parents. Vers 5 ans environ et jusqu’à l’adolescence, la petite fille a tendance à s’identifier à sa mère, et le petit garçon à son père.

Le complexe d’Œdipe disparaît et pendant cette nouvelle phase, l’enfant copie certains traits du parent du même sexe que lui,. Désormais, la fillette tend à devenir une femme afin de plaire aux hommes en général, et non plus uniquement à son père. Quant au petit garçon, il s’intéressera désormais aux femmes en général, et non plus à la figure maternelle.

Par la résolution du complexe d'Œdipe, l'enfant assume les interdits du parricide (meurtre du père) et de l'inceste (relations sexuelles parent-enfant) et s'identifie au parent du même sexe. En intériorisant ainsi l'autorité de ce parent, l'enfant le tue symboliquement en s'emparant de sa sphère d'influence et en rendant en quelque sorte ce parent superflu. L'intégration des interdits et recommandations des parents permet à l'enfant de mieux gérer ses futurs rapports avec le monde qui l'entoure.

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