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"Alcool, drogues chez les jeunes : agissons" de Daniel Bailly

 

 



Daniel Bailly est pédopsychiatre, professeur de psychiatrie à l'université d'Aix-Marseille. Il exerce à l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille.
Quels sont les risques de consommer de l'alcool ou des psychotropes à l'adolescence ?
La consommation abusive devient problématique non pas tant par le produit que par les difficultés affectives, relationnelles et/ou sociales, qui risquent de conduire l'adolescent à la dépendance.
Pourquoi et comment un jeune est-il amené à expérimenter des pratiques illicites ? Quand faut-il s'inquiéter ? Quel rôle les parents doivent-ils avoir ? Banaliser ou dramatiser ? Comment prévenir ? Comment traiter ?

Solidement étayé, ce livre propose des éléments de réponse pour repérer et comprendre les comportements d'abus et d'addiction. Il s'adresse aussi bien aux parents qu'aux enseignants, aux professionnels de la santé et, de façon plus générale, à tous ceux qui sont concernés par les problèmes de l'adolescence.
Un livre utile pour agir et mettre en place les bonnes stratégies de prévention et de soin.

 
La dépendance à l’alcool

 

 

L'alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre ou par distillation.


L'alcool n'est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toute les parties de l'organisme.

A court terme et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, l'alcool provoque un état d'ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements... si on boit sans manger, l'alcool passe plus rapidement dans le sang et les effets sont plus importants.

L'alcoolisation, l'ingestion de boissons alcoolisées, régulière peut entraîner une dépendance, processus évolutif qui envahit l'ensemble de la vie physique, psychique et sociale de l'individu.

La dépendance à l'alcool peut être très forte, avec l'apparition de nombreux symptômes lors de la consommation ou de l'arrêt : tremblements, crampes, anorexie, troubles du comportement.
Cette dépendance s'accompagne de difficultés majeures d'ordre relationnel, social, professionnel, sanitaire, judiciaire.

La dépendance à l'alcool implique de :

- Boire en plus grande quantité pour trouver l'effet recherché.
- Passer un temps considérable à se procurer de l'alcool ou récupérer des effets de la boisson.
- Abandonner des activités sociales, professionnelles ou familiales.

La personne qui boit de l'alcool de façon régulière et répétée est amenée à :

- Eprouver une envie obsédante de boire.
- Ne plus arriver à réduire ou contrôler sa consommation d'alcool.
- Minimiser les conséquences de la prise d'alcool.

Pour une personne alcoolo-dépendante, l'arrêt brutal de l'alcool engendre :

- Un malaise psychique (angoisse, sentiment de tristesse ou d'énervement, difficulté à s'endormir...)
- Des troubles physiques (tremblements des mains, crampes et douleurs des jambes, nausées, sueurs, palpitations...).

La consommation d'alcool représente un risque pour la santé physique et psychique du consommateur mais aussi pour celle des conjoints et des enfants, des collègues et citoyens. Dans des situations de la vie courante ou professionnelle, que vous soyez à votre domicile, sur votre lieu de travail ou au volant de votre voiture, la consommation d'alcool peut avoir des effets néfastes.

La dépendance à l'alcool traduit un état de souffrance psychique et constitue une tentative pour résoudre des conflits, personnels, actuels ou anciens.

L'alcoolisme est une maladie qui nécessite une prise en charge thérapeutique pouvant associer un traitement médical, un suivi psychologique (individuel, en groupe ou en couple), un accompagnement psychosocial.

L'entourage familial, amical ou professionnel peut également contribuer à favoriser la prise en charge de la personne alcoolo-dépendante.

 
Le cannabis : la drogue illicite la plus consommée en France

 

 



En 2005, trois personnes sur dix parmi les 15-64 ans (30,6 %) signalent avoir déjà consommé du cannabis au cours de leur vie et un peu plus de quatre sur dix (43,1 %) déclarent s’en être déjà vus proposer5. Ces résultats confirment la place spécifique du cannabis parmi les drogues illicites observées en France depuis les années 1990 : c’est la drogue illicite la plus disponible et la plus expérimentée.
En 2005, le Ministère en charge de la santé, la Mildt et l’Inpes ont ainsi mis en place un programme de prévention de l’usage de cannabis. Il s’agissait de la première initiative médiatique en Europe sur ce thème, comprenant :

  • · une campagne médiatique qui s'adressait aux jeunes de 15-25 ans (période d'expérimentation et à risque d'usage nocif) mais également à leurs parents afin de répondre à leur inquiétudes ;
  • · l’édition et la diffusion de deux brochures d’information à destination des jeunes et des parents et d’un guide d’aide à l’arrêt destiné aux consommateurs désireux de cesser de fumer ;
  • · la création d’une ligne spécifique « Ecoute Cannabis » : 0 811 91 20 20, a été mise en place pour répondre aux questions ;
  • · la désignation, dans l’ensemble des départements, de 280 consultations jeunes consommateurs. Anonymes et gratuites, ces consultations ont pour but d’offrir aux jeunes une évaluation de leur situation face au cannabis et aux substances qui lui sont souvent associées, une information personnalisée, l’écoute, une aide pour arrêter, et si nécessaire, une orientation vers des structures de soins. Ces consultations sont ouvertes aux parents.

Une tendance de consommation à la baisse, malgré un niveau de consommation qui reste élevé
En 2008, quatre jeunes de 17 ans sur dix déclarent avoir fumé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Malgré une baisse significative enregistrée depuis 2003, la France reste à l’un des niveaux de consommation les plus élevés en Europe.
D’après l’enquête comparative européenne ESPAD 2007 auprès de lycéens, la France est encore dans le peloton de tête à la 5ème ou 6ème place. Si beaucoup de jeunes en restent à une unique expérience ou à une consommation occasionnelle, d’autres s’engagent dans une consommation régulière de cannabis.
Une fraction importante des garçons consomme régulièrement, plusieurs fois par semaine. Exceptionnelle avant 15 ans, cette consommation s’accroît ensuite nettement avec 11 % de consommateurs réguliers à 17 ans chez les garçons. Les filles sont moins concernées avec un taux de consommatrices de 4 % à 17 ans.
Ainsi, à partir de 16 ans, le niveau de consommation régulière de cannabis devient comparable à celui de l’alcool. Cependant, comme pour l’expérimentation et malgré une progression continue depuis le début des années 90, l’usage régulier de cannabis a enregistré en 2003 une première inflexion : il a baissé entre 2002 et 2003 chez les garçons de 17 ans (18 % en 2002 contre 15 % en 2003 et en 2005) et reste stable chez les filles du même âge (7 %). Cette baisse s'est encore accentuée depuis, l'usage régulier de cannabis concernant 7 % des jeunes de 17 ans en 2008.
Près de six personnes âgées de 15 à 64 ans sur dix (58 %) jugent que, si elles en voulaient, il leur serait facile d’obtenir du cannabis en 24 heures, (30,4% « assez facile » et 27,5% « très facile »). Les hommes de 20- 25 ans sont particulièrement nombreux à partager cette opinion (79,2 % vs 61,3 % dans le reste de la population). Le cannabis est globalement un produit jugé accessible même pour les tranches d’âges les plus élevées ; la proportion des personnes estimant que cela leur serait « très facile » baisse toutefois nettement avec l’âge (40,6 % à 15-19 ans vs 17,4 % à 55- 64 ans)7. Pour les jeunes de 16 ans, l’enquête ESPAD montre que 42 % considèrent qu’il leur serait facile de se procurer du cannabis en 2007.
sante.gouv.fr

 
La consommation de cocaïne est en hausse

 

 



Si après le cannabis, la cocaïne est l’une des drogues illicites les plus consommées, son niveau d’expérimentation en population générale est relativement faible, concernant 2,6% des 15-64 ans8. On note cependant, depuis 2000, une diffusion croissante passant de 1,6 % à 2,6 % sur cette même tranche d’âge. Le nombre d’expérimentateurs de cocaïne en France parmi les 12-75 ans est estimé à 1,1 million de personnes et le nombre d’usagers au cours de l’année à 250 000 personnes en 2005.
Chez les jeunes âgés de 17 ans, les chiffres sont en hausse depuis 2000 ; l’expérimentation de la cocaïne s’élève en 2008 à 2,4 % chez les filles et 4,0 % chez les garçons contre respectivement 2 % et 3 % en 2005.

Rappel :
La prise de cocaïne provoque, quant à elle, une euphorie immédiate, une stimulation intellectuelle et physique, une sensation d’accélération de la pensée et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets laissent place ensuite à un état dépressif et à de l’anxiété. Elle provoque des troubles du rythme cardiaque qui peuvent être à l’origine d’accidents cardiaques précoces chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac. Ses effets vont également avoir des répercussions sur le psychisme avec une grande instabilité d’humeur, des délires paranoïdes ou encore des attaques de panique. Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduireà des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de « toute-puissance »
entraînée par la cocaïne peut engendrer des passages à l’acte. De plus, les matériels utilisés, s’ils sont partagés entre plusieurs usagers pour « sniffer », peuvent transmettre les virus des hépatites B et C. En cas d’injection, le matériel peut transmettre le virus du sida et le virus des hépatites B et C.
Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante.
sante.gouv.fr

 
Les risques associés à la consommation de cocaine

 

 

Les effets de la cocaine sont immédiats et entraînent des risques somatiques et psychiques importants.


La prise de cocaïne provoque, quant à elle, une euphorie immédiate, une stimulation intellectuelle et physique, une sensation d’accélération de la pensée et une indifférence à la douleur et à la fatigue.

Ces effets laissent place ensuite à un état dépressif et à de l’anxiété.

La consommation de cocaine provoque des troubles du rythme cardiaque qui peuvent être à l’origine d’accidents cardiaques précoces chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac.

Ses effets vont également avoir des répercussions sur le psychisme avec une grande instabilité d’humeur, des délires paranoïdes ou encore des attaques de panique. Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduireà des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de « toute-puissance » entraînée par la cocaïne peut engendrer des passages à l’acte.

De plus, les matériels utilisés, s’ils sont partagés entre plusieurs usagers pour « sniffer », peuvent transmettre les virus des hépatites B et C. En cas d’injection, le matériel peut transmettre le virus du sida et le virus des hépatites B et C.

Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante.

 
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Actualités

Tout sur l'encoprésie

C’est la persistance d’un non contrôle de l’émission de selles chez un enfant de plus de 2 ans, ceci en l’absence de tout trouble médical neurologique ou digestif de type malformation. On parle également d’incontinence fécale fonctionnelle.


L'encoprésie est la défécation "involontaire" ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d'âge chronologique et d'âge mental d'au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d'au moins une fois par mois.

L'encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l'enfant étant conscient de l'émission de la selle, qu'il dit ne pouvoir contrôler. Il s'agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L'encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l'enfant qui s'essuie mal après être allé à la selle.

L'encoprésie survient le plus souvent après une période de continence fécale d'au moins un an.

La fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l'énurésie (" pipi au lit ") ou à d'autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

L’encoprésie primaire est le fait d’enfants qui n’ont jamais pu maîtriser le contrôle de leurs selles. Les lésions neurologiques sont alors souvent la cause.

Bien souvent, l'encoprésie a été précédée d'une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés. Dans d'autres cas, il s'agit d'épisodes d'encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d'opposition ou de vengeance, naissance d'un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l'encoprésie est la manière de l'enfant de dire :"non"!

L’encoprésie secondaire est en effet le versant « fécal » de l’énurésie : c’est un mode de protestation ou de réaction contre des contraintes extérieures que l’enfant juge trop fortes ou trop contraignantes.
Il s’agit alors d’une régression, dont la cause est souvent une rigidité trop importante des parents, ou une volonté de ceux-ci à ce que l’enfant brûle des étapes. Le passage délicat de la mise sur le pot, s’il est mal géré peut être à l’origine d’une encoprésie secondaire.

Le mécanisme de l'encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l'enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c'est une opposition à la mère. L'effort qu'il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L'enfant s'isole, s'accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l'expulsion a commencé.

Une erreur éducative sphinctérienne est à l'origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l'encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l'enfant sont débordés ou lorsqu'une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.

Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l'enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d'opposition.

Les mères d'enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l'enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée. L'encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l'entourage, à l'école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l'enfant encoprétique. Le garçon d'âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.

Le trouble entraîne très souvent une baisse de l'estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.

Comment réagir ?

Préventivement il s’agit de laisser l’enfant aller à son rythme pour acquérir son autonomie.
Une fois installée, l’encoprésie primaire nécessite la consultation d’un pédiatre qui adressera l’enfant à un neurologue pour éliminer un trouble neurologique. Une encoprésie secondaire, elle, ne nécessite que le recours au psychologue. Celui-ci essayera de comprendre la raison de cette régression dans le contexte familial et personnel de l’enfant.

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