Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Les dossiers de Conseil-Psy
A quoi servent les tests salivaires ?

 

 

En France, ils ont été mis en place depuis le mois de juillet 2008. Ils ont pour objectif (en dehors du contrôle et de l'éventuelle sanction), de dissuader les conducteurs à consommer des produits psychotropes illicites (cannabis, cocaïne, opiacés, amphétamines, ecstasy..).


Tous les conducteurs sont concernés, le test salivaire pouvant être réalisé sur les conducteurs de voiture, de moto ainsi que sur les cyclistes.

Lors du test, il s’agit de recueillir la salive du conducteur sur un bâtonnet. Le résultat du test salivaire est immédiat. Si le bâtonnet change de couleur, cela signifie que le test salivaire est positif et que la personne contrôlée a pris des stupéfiants (cannabis, cocaïne, ecstasy, amphétamines...).

Si le test salivaire est positif, une prise de sang sera effectuée en milieu médical pour identifier le type de produit consommé ainsi que sa quantité. Le test salivaire, lui, ne permet pas d'indiquer en temps réel, la quantité et la nature du stupéfiant.

Il faut savoir que la consommation d’un stupéfiant reste détectable plusieurs heures dans la salive (comme dans le sang d’ailleurs).
La durée de détection varie selon le type de stupéfiants :

- cannabis : détectable pendant 4 à 7 heures (tant que le principe actif agit. Ici c’est le T.H.C.)

- cocaïne : détectable pendant 12 à 24 heures

- opiacés (héroïne, morphine, opium, dérivés morphiniques...): détectables pendant 12 à 24 heures

- amphétamines et ecstasy : détectables pendant 12 à 50 heures

Les directives de réaliser ces contrôles de dépistage de drogue sont les suivantes :

- En cas d’accident de la circulation : tous les conducteurs impliqués sont contrôlés, même celui ou ceux qui ne sont pas en tort.

- En cas d’infraction au code de la route de la part du conducteur.

- A la demande du préfet, à des moments et à des endroits bien précis, par exemple à la sortie des discothèques ou des concerts...

En matière de stupéfiants, aucun seuil n’est toléré. Les stupéfiants étant des substances illicites (illégales), la simple consommation est une infraction.

La sanction en cas de refus de se soumettre au test salivaire est de 2 ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende. En effet, le refus d’obtempérer correspond à un contrôle positif.

La sanction en cas de conduite après usage de stupéfiants est de 2 ans de prison et 4500 euros (texte de référence : L235-1, I du code de la route).

Pour un conducteur ayant un taux d’alcoolémie supérieur ou égale à 0.5g d’alcool par litre de sang et ayant un test de dépistage de drogue positif, la sanction est de 3 ans de prison et 9000 euros d’amende (texte de référence : L235-1, II du code de la route).

Toutes ces sanctions sont les peines maximales encourues.

 
Qu’est-ce que le CRACK ?

 

 

Ce produit stupéfiant autrefois marginalisé, se démocratise de plus en plus en se banalisant.


Le crack est un produit stupéfiant. Il est fabriqué par un procédé de purification de la cocaïne. Celle-ci est mélangée à du bicarbonate de soude et/ou de l'ammoniac.

Le crack se présente sous forme de petits cailloux. Il est chauffé par l’usager, souvent dans une pipe à eau, une cannette métallique…et sa fumée est inhalée. Le fait de chauffer le produit provoque des craquements, d’où ce nom de « crack ».

Le crack provoque des effets plus intenses et plus brefs que ceux de la cocaïne dont il est un dérivé. Ces effets sont une forte stimulation mentale, une impression de rêve, suivies d'un état dépressif marqué.

Le crack induit une forte dépendance psychologique qui s’installe assez rapidement. L’ammoniac joue un rôle dans l’ampleur de la dépendance. Le consommateur de crack veut consommer encore et encore plus. C’est ce que l’on appelle le "craving", c’est à dire la volonté obsessionnelle d'en reprendre. Cette envie est incontrôlable.

L'usage régulier de crack peut provoquer des hallucinations et entraîner des comportements violents et paranoïaques.

Il existe des centres spécialisés pour accueillir les usagers du crack.

 
Consommation de crack : quelle évolution ?

 

 

La consommation du crack jusque là assez marginalisée, se diffuse et se banalise depuis quelques temps en Ile-de-France.


Cette diffusion de l'usage du crack inquiète les spécialistes de la toxicomanie. La banalisation du produit fait qu’il touche désormais un public plus large et plus inséré socialement que les consommateurs habituels de crack, usagers marginalisés.

Les anciens squats situés essentiellement dans le 18è arrondissement de Paris, fonctionnaient comme des lieux de vie et de consommation.
Dorénavant, on trouve facilement un marché du crack à ciel ouvert, aux portes de Paris, à la sortie d’une gare RER, carrefour important du trafic voyageur en Ile de France : c’est devenu une scène de vente et de consommation, avec une centaine d'usagers par jour.
Les intervenants en toxicomanie de l'association Aides 93 se sont implantés début 2008 dans ce lieu qui attire des consommateurs de toute l'Ile-de-France, public plus large que les consommateurs traditionnels de crack, très désocialisés et en errance.
La plupart des habitués de la gare semblent être des consommateurs occasionnels, insérés socialement et professionnellement. Ces personnes viennent s'approvisionner en crack et repartent aussitôt, sans consommer sur place. D'autres, au contraire, sont déjà en difficulté avec le produit et leur consommation car le crack induit rapidement une très grande dépendance.

Le visage de la consommation de crack est donc en train de changer. Le crack ne semble donc plus exclusivement réservé à quelques centaines d'usagers problématiques, notamment Antillais ou Africains, dont un bon nombre de femmes prostituées. Le crack surfe sur la vague de l'augmentation de la consommation de cocaïne en France : 1 million de personnes ont déjà sniffé au moins une fois de la "coke" et 3,3 % des jeunes de 17 ans.

Le crack est ainsi consommé comme un dérivé plus puissant de la cocaïne. Celle ci est plus facilement accessible, et donc de nouveaux modes d'usage apparaissent, au-delà du sniff. Une partie des usagers cherche à rendre le produit plus puissant.

Ces nouveaux consommateurs inhalent du "free-base" (cocaïne chauffée, transformée par leurs soins). Ainsi, ils n'ont pas le sentiment de consommer du crack, car le « free-base » bénéficie d’une image positive de drogue plus pure, alors qu'il s'agit pourtant du même produit, avec le même pouvoir addictogène.

Cette situation émergente est inquiétante car le public n’a plus ces représentations négatives associées au crack. Et les consommateurs ignorent largement les risques qu'ils prennent.

Les intervenants en toxicomanie sont relativement démunis face à la diffusion rapide de la cocaïne et de ses dérivés (crack, "free-base"). Contrairement à l'héroïne, il n'existe pas de produit de substitution à la cocaïne et aux stimulants.

L'Institut de veille sanitaire va lancer une première étude systématique sur les consommateurs de crack en octobre 2009. Cela devrait permettre de mieux identifier le profil des usagers ainsi que leur état de santé afin d'élaborer une stratégie de prévention des risques.

 
Quel numéro appeler pour être aidé ?

 

 

Savoir qui appeler pour parler de vos problèmes d'addictions ou demander des renseignements.


Si vous recherchez une aide et un soutien adaptés aux besoins de chacun ; des informations précises sur les effets, les risques, la loi, les lieux d’accueil ; des conseils de prévention, et/ou une orientation vers des professionnels compétents :

- 3 lignes téléphoniques gérées par le service national d’accueil téléphonique Drogues Alcool Tabac Info Service (DATIS) vont vous apporter des informations et une aide pour faire face aux difficultés liées à la consommation de toute substances psychoactives. Cette écoute vous est proposée 7 jours/7, de façon confidentielle et anonyme :

  • Drogues Alcool Tabac Info Service : 0 800 23 13 13
  • Ecoute Alcool : 0 811 91 30 30
  • Ecoute Cannabis : 0 811 91 20 20

- Une ligne téléphonique propose un accompagnement personnalisé aux fumeurs souhaitant arrêter leur consommation : au cours d’un entretien téléphonique, des tabacologues diplômés font le point avec leur interlocuteur sur sa dépendance, son expérience de l’arrêt, ses motivations, ses craintes, les difficultés qu’il peut rencontrer, les traitements les plus appropriés... La personne peut être rappelée, si elle le souhaite, pour être soutenue dans sa démarche :

  • TABAC INFO SERVICE : 0 825 309 310 (lundi au samedi de 8h à 20h - 0,15 €/min)

- Un service offre aux jeunes une écoute individualisée en matière de santé physique, psychique et sociale par des psychologues et des médecins :

  • Fil Santé Jeunes : 0 800 235 236 (anonyme, confidentiel et gratuit à partir d’un poste fixe).

http://www.conseil-psy.fr/e-therapie.html

http://www.conseil-psy.fr/tarifs.html

 
Centres de soins en addictologie : tabac, alcool, drogues (psychotropes)

 

 

En France, le dispositif spécialisé médico-social se décompose en plusieurs types d'institutions


- Les CSST (Centres de Soins Spécialisés aux Toxicomanes) : ils sont rattachés le plus souvent à un service psychiatrique hospitalier.

- Les CCAA (Centres de Cure Ambulatoire en Alcoologie)

Les CCAA et les CSST seront bientôt remplacés par les Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Ces centres ont vocation à accueillir toute personne souffrant d’un problème d’addictions. Les consultations sont pluridisciplinaires : médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers, éducateurs, assistantes sociales...

- Les CAARUD (Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques chez les usagers de drogues). L’objectif de ce dispositif est de prévenir, ou de réduire, les effets négatifs liés à la consommation de stupéfiants y compris dans leur association avec d’autres substances psychoactives et, ainsi, d’améliorer la situation sanitaire et sociale de ces consommateurs qui ne sont pas encore engagés dans une démarche de soins.

- Les consultations jeunes consommateurs (dites « consultations cannabis ») : destinées aux jeunes consommateurs de cannabis et autres substances psychoactives et à leur famille afin de permettre une meilleure évaluation de la situation des jeunes consommateurs et de les aider en facilitant l’accès à des professionnels.
Ces consultations sont appelées à s’intégrer au sein des CSAPA quand elles sont gérées par des établissements médico-sociaux et au sein des consultations d’addictologie quand elles sont sous la responsabilité d’un établissement de santé.

- Il existe également un dispositif hospitalier. Le plan de prise en charge et de prévention des addictions 2007-2011 et la circulaire DGS/DHOS du 16 mai 2007 relative à l’organisation du dispositif de prise en charge des personnes ayant une conduite addictive ont défini la filière hospitalière en addictologie et mis en place des structures de trois niveaux correspondant à la gravité de l’addiction, à la complexité du sevrage et des soins requis par les personnes ayant une conduite addictive. Dans de nombreux hôpitaux, vous trouverez des consultations en tabacologie, en alcoologie…
http://www.drogues.gouv.fr/article5591.html

Vous trouverez les coordonnées des différentes structures, classées par région, par addiction (domaine d'activité) et par secteur d'activité (soin, prévention....) : http://www.drogues.gouv.fr/rubrique83.html

Consultations jeunes : http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/07/31/431-consultations-cannabis-et-autres-substances-pour-les-jeunes-et-leur-famille

 
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Actualités

Mort subite du nourrisson: encore trop de décès pourtant évitables

 

Si le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé ces dernières années, un nombre important de décès pourraient encore être évités, selon une enquête menée par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Il observe qu'un tiers des décès d'enfants de moins de deux ans sont expliqués après une autopsie, examen pratiqué dans 72% des cas seulement.

L'étude a été menée entre octobre 2007 et septembre 2009 dans 17 départements volontaires représentant 38,5% des naissances en France pendant cette période. Au total, 281 morts inattendues du nourrisson (MIN) sont survenues et parmi elles, 256 ont été incluses dans l'enquête: 220 chez des petits de moins d'un an, dont 65% chez des garçons, et 36 chez des enfants d'un à deux ans.

Cinquante pour cent de ces décès sont survenus autour de trois mois, au domicile des parents dans 72% des cas. Leur cause a pu être identifiée dans 33% des cas. Il s'agissait à 42% de décès liés à une infection, à 24% d'un accident de couchage, à 15% d'une inhalation massive de lait, à 13% de maladies métaboliques et à 8% de diarrhée et/ou de déshydratation, observe le rapporteur de l'étude, le Dr Juliette Bloch. Et un décès était lié à une maltraitance.

Les autres décès étaient inexpliqués, mais "45% des enfants présentaient des facteurs de risques de mort subite du nourrisson", c'est-à-dire des "facteurs liés au couchage", a expliqué la pédiatre devant la presse à Paris. Et de citer une literie inadaptée (24% des cas), la présence d'une couette, d'un oreiller ou d'un objet de type doudou près du visage de l'enfant (57%) ou un couchage ventral (33%). Dans 13% des cas, le bébé avait été victime d'un tabagisme passif.

Si dans l'hypothèse d'un retournement de l'enfant (12% des cas), elle a reconnu que les parents ne pouvaient rien faire, le Dr Bloch a observé que les autres décès étaient "totalement évitables", avec de simples mesures: le couchage sur le dos, sans oreiller et sans couette, sans objet près du visage, dans une pièce tempérée et dans son propre lit, "pour tous les sommeils et jusqu'à l'âge de six mois". Au-delà, "c'est plus sûr". Elle a ajouté qu'il était "conseillé de faire dormir l'enfant dans la chambre de ses parents les six premiers mois". Il "a été démontré que c'est un facteur protecteur dans la mort subite du nourrisson".

Grâce à ces mesures de prévention, le nombre de morts subites du nourrisson a fortement reculé depuis une vingtaine d'années, passant de 1.464 en 1991 à 244 en 2008.

Le Dr Bloch a également insisté sur la nécessité de mener des investigations post-mortem, notamment des autopsies, pour tenter d'apporter des réponses aux parents. "Comprendre, c'est très important pour les parents en premier, parce que ça permet de déculpabiliser et aussi parfois de prévenir un décès ultérieur chez un enfant qui va naître", a-t-elle confié.

Elle a regretté qu'un fond d'oeil n'ait été réalisé que dans 6,5% des cas alors que cet examen est crucial pour diagnostiquer un syndrome du bébé secoué. Une autopsie a été pratiquée chez 72% des enfants, mais son utilisation variait de 33 à 100% selon les départements. Le refus des parents était le principal motif de non-réalisation d'une autopsie. La pédiatre a plaidé pour que sa pratique soit favorisée et pour qu'une imagerie complète soit obligatoire en cas de refus de la famille. Outre l'autopsie, des prélèvements (sanguins, urinaires, bactériologiques) peuvent être effectués, de même que des radios et des scanners.

AP

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