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Troubles de l’identité sexuelle

Nous abordons ici les 3 principaux troubles de l'identité sexuelle répertoriés en psychiatrie.


Trouble de l’identité sexuelle de l’enfance : le sujet exprime, bien avant la puberté, un désir envahissant et persistant d’appartenir au sexe opposé ou affirme lui appartenir.

Transexualisme :trouble qui se traduit par le désir de vivre en tant que personne du au sexe opposé. S’y ajoute le désir d’être accepté ainsi. Souvent, le sujet ressent un sentiment de malaise envers son propre sexe anatomique , il émet aussi la volonté de recevoir un traitement hormonal et de bénéficier d’une intervention chirurgicale afin de rendre son corps aussi conforme que possible au sexe désiré. En premier lieu, il s’agit de proposer une psychothérapie, notamment pour valider ou non l’option du changement de sexe. La chirurgie est proposée dans quelques centres spécialisés, mais seulement après cette thérapie et une longue période d’organisation et de préparation durant laquelle la personne peut éventuellement recevoir un traitement hormonal et vit comme si elle appartenait au sexe souhaité.

Transexualisme bivalent : dans ce trouble, le sujet porte occasionnellement des vêtements du sexe opposé. Cependant, il ne désire pas appartenir à au sexe opposé. Généralement, le travestisme ne s’accompagne pas d’excitation sexuelle.

 
Prise en charge des troubles sexuels :

Après avoir abordé différents dysfonctionnements sexuels dans l'onglet "Pathologies", voyons comment peuvent procéder les sexologues ou thérapeutes face à ces différents troubles.


Tout d’abord il s’agit de procéder à une évaluation : anamnèse complète c’est à dire le recueil de renseignements effectué auprès d’un malade et de son entourage, afin d’obtenir des informations sur sa maladie ou son histoire personnelle ainsi qu’un compte-rendu détaillé du niveau de pulsion sexuelle, des connaissances et de la technique, de la consommation d’alcool (ou autres substances) et de la qualité de la relation avec le/la partenaire.

Il faut toujours envisager l’éventualité d’un trouble psychiatrique chez l’un ou l’autre partenaire (ex : épisode dépressif) et éliminer la possibilité d’une étiologie organique grâce à l’examen clinique et à des investigations appropriées.

Thérapie conjugale : elle est indiquée lorsque le dysfonctionnement sexuel a pour origine un conflit à l’intérieur du couple.

Thérapie sexuelle : il s’agit de traiter conjointement les deux partenaires ; mais aussi il peut être utile voire nécessaire d’informer le patient et son partenaire des aspects anatomiques, physiologiques et émotionnels des relations et réponses sexuelles. Le dernier principe réside dans l’encouragement des 2 partenaires à s’informer mutuellement de leurs désirs sexuels, leurs attentes, de ce qu’ils trouvent agréable dans l’acte mais aussi les préliminaires. Par la suite, les 2 partenaires doivent pratiquer des exercices sexuels progressifs : le1er stade est celui de la prise de conscience des émotions, des caresses et se toucher tout le corps à l’exception des parties génitales. Le stade suivant est celui de la communication et masturbation mutuelle : les partenaires sont incités à donner du plaisir à l’autre en s’arrêtant avant le rapport lui-même. Le dernier stade consiste en un rapport sexuel complet.

Techniques particulières : comme par exemple dans le cas de l’éjaculation précoce, la technique du pincement et la méthode arrêt-démarrage peuvent être utilisées.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/22/28-troubles-de-lidentite-sexuelle

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/22/27-troubles-de-la-preference-sexuelle

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/02/22/26-troubles-du-fonctionnement-sexuel

 
Comment savoir si je suis homosexuel(le) ?

 

 

Vous vous sentez attiré(e) par un(e) camarade de classe, une)( collègue, un(e) ami(e) du même sexe que vous...cela vous perturbe, vous gêne....


Tout d’abord, qu’est-ce que l’homosexualité ? Ce sont toutes les formes d'amour et d’attirance charnels entre des personnes appartenant biologiquement au même sexe.

Il arrive fréquemment, à l’adolescence, que l’on ait des attirances homosexuelles. Mais seul un petit nombre d’adolescents se révélera être vraiment homosexuel. Si les expériences amoureuses se font toujours avec une personne du même sexe, on pourra alors commencer à parler d’homosexualité.
Beaucoup d’adultes homosexuels déclarent s’être sentis gay dès leur puberté, certains le pressentaient même avant. En effet, l’homosexualité naît rarement à l’adolescence. La future orientation sexuelle se met probablement en place bien avant, durant les premières années, même si des remaniements ont lieu autour de la puberté.

Notre orientation sexuelle apparaît donc le plus souvent au moment de l'adolescence, période d'extrême fragilité psychologique et affective. Parfois c’est compliqué pour le jeune de faire face, à ce moment là, à une orientation affective et sexuelle différente de la norme hétérosexuelle ou de ses copains.

L’adolescence est le moment où le corps change, se développe. L’adolescent commence alors à s’éveiller à la sexualité. Des émotions et sensations nouvelles jaillissent et amènent de nombreuses questions sur soi et sur les futures relations amoureuses. C’est le moment où l’on tombe amoureux, parfois même sans connaître la personne : on se met à aimer quelqu’un pour son physique ou à cause d’un regard capté. On aime sans réfléchir et souvent de façon exclusive, possessive. Plus rien d’autre ne compte que la personne aimée.

Le désir, le besoin d’aimer et d’être aimé sont omniprésents et suscitent souvent de violentes pulsions difficilement canalisables et analysables. Les sentiments sont confus, et il peut arriver souvent que l’on ressente de l’amour pour un copain ou une copine du même sexe. On se sent tellement proche de cette personne que l’on a envie de la connaître le mieux possible, de connaître toutes ses pensées, parfois même de devenir celle-ci.

Et là, la grande peur est de se demander si c’est de l’amour qui est ressenti pour cet(te) ami(e), « suis-je homosexuel(le) ? ». On peut aussi se poser cette question lorsqu’une relation amoureuse, hétérosexuelle, se termine mal. Il est normal et courant, à l’adolescence, d’avoir ce genre de pensées, ce genre d’appréhensions. Il peut même y avoir une ébauche de relation sexuelle qui s’apparente plus à un éveil à la sensualité que les prémisses d’une orientation sexuelle durable. Encore une fois, ce type d’expérience est à dédramatiser. Il ne faut pas se sentir coupable ou honteux d’avoir ces pensées ou ces envies.

Cependant, il est clair que la sexualité reste encore un sujet tabou. Elle fascine, elle intrigue et celle des autres renvoie souvent à ses propres pratiques et à ses propres doutes. Cela s'accompagne d'une pression sociale obligeant chacun à se définir par rapport son comportement sexuel.

Quand on est adolescent, cette pression est souvent difficile à vivre et beaucoup de jeunes cherchent à savoir à quelle catégorie ils appartiennent. Homo ou hétéro, avec cette pression de devoir choisir son camp. Commence alors la recherche en soi des signes, des preuves de telle ou telle appartenance.

Mais la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individu la vit différemment et aucune règle n'existe en la matière. Il faut se donner du temps pour apprendre à se connaître, à identifier ses propres désirs. Toute expérience n'est pas forcément définitive, ni un engagement pour l'avenir. Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps. Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité exclusive, toute une gamme existe et c'est à chacun de faire son chemin pour savoir où il se positionne. A l'inverse, on peut se savoir homosexuel(le) sans avoir jamais eu de relations avec une personne de son sexe.

Assumer son homosexualité, c’est "faire le deuil" d’un mode de vie socialement reconnu, réussir à s’accepter tel que l’on est et parvenir à vivre une sexualité qui n’est pas forcément celle que l’on avait prévue. C’est faire le deuil de l’enfant idéal fantasmé par les parents. C’est aussi envisager autrement l’idée de parentalité et s’exposer parfois à de violentes critiques. En effet, il existe encore dans l’idée de certaines personnes que l’homosexualité est un "vice", une"perversité", même si de gros progrès ont été faits dans les mentalités.

La façon d’accueillir son homosexualité et de l’accepter est souvent liée à la façon dont les parents vont l’apprendre et aux discours qu’ils tiennent à ce sujet. Il n’est pas rare de ressentir de la honte ou de la culpabilité. Il s’agit de ne pas "décevoir" ses parents, même si eux ne le prennent pas comme cela.

Parlons du « coming out », c’est à dire le fait d’apprendre à sa famille et son entourage son homosexualité. Cette nouvelle peut provoquer un choc ou encore un soulagement. Oser le dire permet souvent de confirmer ce qui était pressenti. C’est souvent un moment douloureux, intense, qui demande beaucoup de courage. Les parents peuvent ressentir un sentiment d’échec et cela entraîne une très grande culpabilité chez le jeune. Pourtant, une éducation réussie n’est pas celle qui rend un "enfant" conforme au désir de ses parents, ni le fait de nier le droit à la différence. L’aboutissement de l’éducation parentale est de rendre son enfant autonome et le plus heureux possible, même (et surtout) dans sa différence.

Ce qui est primordial, c’est de parvenir s’accepter tel que l’on est, de vivre sa vie amoureuse et sexuelle en étant épanoui.

 
La bisexualité : une homosexualité mal assumée ? Comment savoir si je suis bisexuel(le) ? J’ai des doutes…

Vous êtes attiré(e) par les hommes et les femmes et cela vous pose question. Quelle identité sexuelle s’approprier ? Etes vous un(e) homosexuel(le) refoulé(e) ?


Tout d’abord, définissons la bisexualité. Il s’agit de dispositions psychiques masculines et féminines inhérentes à tout individu. La bisexualité désigne des choix, des absences de choix et des comportements.

Ainsi avons-nous, à un moment donné de notre vie au moins, des fantasmes voire une attirance pour le même sexe. Mais l’homosexualité, l’hétérosexualité, la bisexualité désignent avant tout des comportements sexuels. La bisexualité qualifie donc une orientation sexuelle : celle de quelqu’un qui a des partenaires des deux sexes.

Cette attirance amoureuse et/ou sexuelle pour des personnes du sexe opposé ou du même sexe est parfois difficile à vivre car source de questions et d'incertitudes dans une société qui demande souvent aux individus des choix sexuels précis.

La bisexualité a une signification à la fois psychosociologique et biologique. Tout d’abord, il faut différencier les comportements ou les attitudes de son orientation sexuelle d’un rôle sexuel.... Les bisexuels se revendiquent comme un groupe social à part entière au même titre que les hétérosexuels et les homosexuels.

Il faut parler davantage des individus que d'un groupe tant les choix individuels varient. Le choix des partenaires sexuels peut être soit hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, tout dépend de l'histoire de chacun. De plus, l'investissement affectif n'est pas toujours constant, comme cela arrive chez la plupart des gens quelle que soit leur orientation. La bisexualité serait donc le cadre d'expression le plus ouvert de la sexualité.

La plupart des gens ayant une pratique bisexuelle se disent homo ou hétéro, car ces catégories sont socialement mieux acceptées et l'attirance envers les hommes et les femmes n'est pas nécessairement égale. En effet, il ne suffit pas d'avoir des relations sexuelles avec des hommes et des femmes pour acquérir une identité bisexuelle.
De même, tout le monde n’est pas forcément d’un bord ou de l’autre. Ceci explique aussi que certaines personnes se disent bisexuels mais n'ont pas de relations avec les deux sexes. L’inhibition, les contraintes sociales les empêchent de passer à l'acte. Enfin, la bisexualité peut être parfois une étape entre hétérosexualité et homosexualité. L'identité bisexuelle telle qu'elle se dessine au travers de nombreuses publications, livres, presse, internet, associations diverses, correspond à un mode de vie qui tente de déconstruire les normes traditionnelles pour les remplacer par les leurs jugées plus conforme à la réelle ambiguïté humaine.

Cette double orientation sexuelle est très fréquente, autant chez la femme que chez l'homme. Car on peut avoir une conduite bisexuelle ou homosexuelle à une période de sa vie, sans avoir pour autant l'orientation qui lui correspond.

Les comportements bisexuels sont rarement la traduction d'une orientation sexuelle permanente, comme peuvent l'être l'homosexualité ou l'hétérosexualité. En fait, ils procèdent très souvent de rencontres fortuites, l'occasion faisant le larron.

Notre société est paradoxale car d’un côté, elle incite à la fin des tabous, a tendance à encourager les pratiques sexuelles hors norme. Cependant, l'intolérance reste encore fréquente vis-à-vis des sexualités différentes. On peut donc vivre des rencontres avec une personne du même sexe sans être un(e) homosexuel(le) refoulé(e) !

En ce qui concerne la bisexualité, toute explication doit être nuancée ! Avant d’être un comportement sexuel, c’est une position psychique. Pour Freud, il existe en chacun de nous une composante psychique bisexuelle :. C’est la construction psycho-affective de l’individu qui va faire que l’une de ces tendances va l’emporter sur l’autre. La plupart développeront un désir majoritairement hétérosexuel, ce qui n’empêchera pas les fantasmes ou même les possibles expériences homosexuelles. Il n’est ainsi pas rare, à l’adolescence, de se livrer à des pratiques érotiques avec des personnes du même sexe, y compris si l’on est hétérosexuel. Cela traduit la complexité de la construction de l’identité sexuelle.

L'orientation vers l'hétérosexualité est le résultat d'un long processus de maturation psychique, avec des périodes de variabilité et des périodes de fixation. Selon la psychanalyse, tout être humain passe d'abord par un stade classique de bisexualité psychologique durant l'enfance. Celui-ci se résout le plus souvent au moment de l'Oedipe. Mais il en reste des traces, plus ou moins profondes. Ainsi, à l'adolescence, il est fréquent de traverser à nouveau une phase de bisexualité psychologique. S'orienter vers le même que soi fait moins peur que d'aller vers l'inconnu. Les adolescents ne doivent pas avoir peur de cette attirance différente. Certaines personnes demeurent profondément bisexuelles, sans qu'aucune préférence ne se détache. Il se peut que leur histoire personnelle ait entravé leur orientation sexuelle. Outre les facteurs psychosociaux, des théories biologiques expliquent les troubles de la préférence sexuelle par des facteurs de vulnérabilité (d'origine génétique ou endocrinienne) qui influeraient sur la maturation physiologique précoce du cerveau. Mais ces pistes intéressantes ne sont pas encore prouvées et restent controversées.

Cette ambivalence érotique interpelle de nombreux hommes et femmes, soit qu’ils n’aient jamais connu d’attirance pour des personnes du même sexe, soit, au contraire, qu’ils aient été surpris par la force d’un désir auquel ils ne s’attendaient pas. Nous savons que les rencontres et les situations de vie peuvent faire pencher le curseur du désir d’un côté ou de l’autre. Un adulte hétérosexuel ou homosexuel peut avoir une ou plusieurs expériences bisexuelles pour pimenter ou enrichir sa sexualité. Les sexologues constatent que les hommes ont plus de mal que les femmes à accepter leur composante bisexuelle. Revendiquer sa bisexualité peut enfin être le moyen de ne pas assumer, tout au moins socialement, son homosexualité.
En conclusion, c’est une disposition commune à tous et que certains, en fonction de leur construction psychique, vont plus ou moins développer, en fantasmes ou en actes.

 
L' Echangisme : Remède contre l'Ennui du Couple, Sexualité Assumée et Complice ou Pratique Déviante ?

 

L'échangisme est une rencontre sexuelle dans le cadre d’un couple monogame, une rencontre sexuelle extra conjugale avec l’accord des deux partenaires, un adultère consenti en quelque sorte.


L’échangisme est un comportement aussi vieux que le monde et s’est manifesté autant à l’époque des cavernes que lors des orgies romaines, des festins du Moyen-Âge ou au moment du libertinage du XVIIIe siècle. L’époque victorienne le fit presque disparaître, mais l’échangisme reprit de la popularité avec le mouvement hippie des années 70, pour reculer à nouveau à cause du VIH au début des années 80. Actuellement, il connaît un nouvel engouement avec l’ouverture de clubs échangistes, de saunas et de soirées privées, mais également grâce à internet.

Il y a peu d’études scientifiques faites sur les couples échangistes. Sous couvert d’ouverture et d’amoralité, les échangistes sont souvent plus traditionnels et normatifs que les autres couples en défendant l’importance du couple : l’infidélité est vécu en couple, les deux individus n’existent que par le couple, le respect d’autrui est primordial (les quatre personnes doivent être d’accord pour procéder à un échange). Souvent, les membres des couples échangistes, en dehors de ce comportement sexuel marginal, ont une vie tout à fait conventionnelle.

Les motivations avancées par les échangistes sont très variables : mettre du piquant dans leur histoire conjugale et leur vie sexuelle, apprendre à surmonter la jalousie et l’instinct de possession, se faire des nouveaux amis, le sexe pour le sexe sans implication émotive (surtout pour les hommes), pour faire plaisir à son partenaire ou ne pas le perdre (surtout pour les femmes) et finalement, de façon paradoxale, dépasser les limites traditionnelles du couple, pour mieux y rester.

Même des sexologues, en toute bonne foi, préconisent l’échangisme pour certains couples et donnent des arguments en faveur de celui-ci :

- c’est un choix personnel.

- les échangistes ont opté pour la transparence et l’honnêteté, au lieu d’être infidèles.

- plusieurs d’entre eux ont une vie sexuelle saine et épanouie.

- le couple doit avoir une bonne communication et une complicité à tout épreuve pour fixer des règles strictes et les respecter.

- il existe des soirées d’information animées par des professionnels pour permettre aux nouveaux venus de saisir toute la portée de l’échangisme.

- il y a désir mutuel de partager des moments intimes fantasmatiques.

- il ne s’agit pas d’une dictature des hommes et les femmes n’y sont pas soumises, mais consentantes.

Selon les sexologues, le plus souvent, les hommes veulent, par l’échangisme, briser la routine sexuelle qui peut s’installer après quelques années de vie conjugale et satisfaire aussi leur fantasme de bigamie.
Quel homme n’a jamais fantasmé sur d’autres femmes que la sienne ?
La virilité est souvent associée au nombre de conquêtes. Même à l’intérieur d’un couple non-échangiste, la libido de l’homme est généralement plus intense que celle de sa partenaire et c’est lui qui veut expérimenter différentes techniques et positions sexuelles.

Du côté de la femme, souvent, dans les clubs échangistes, elle y est considérée comme monnaie d’échange. Dépendante de son mari, c’est lui qui « négocie » l’échange avec un autre homme ; après l’échange, l’homme remercie le mari de lui avoir prêté « sa » femme.
Plusieurs hommes vont dans les clubs avec une jolie hôtesse plutôt qu’avec leur propre femme pour augmenter leur pouvoir de négociation. Et lorsqu’ils y vont avec leur partenaire régulière, ils essaient de l’échanger pour une autre esthétiquement plus belle. Dans certains clubs, les femmes peuvent être encouragées par leur mari à participer à divers concours, par exemple un stipease.
Le seul pouvoir de la femme semble être d’accepter ou de refuser les propositions. Souvent, la femme est chosifiée dans l’échangisme, comme dans la majorité des comportements sexuels marginaux.
Biensur ce sont des généralités et il est évident que certaines femmes ont la place dominante et décident !

En fait, l’homme échangiste essaierait de satisfaire ses fantasmes d’infidélité tout en contrôlant et minimisant les conséquences potentielles sur son couple et sous prétexte de respecter son partenaire, puisque l’autre accepte « librement » d’y participer. De façon assez générale, l’échangisme est initié par l’homme, comme on peut facilement le constater dans les clubs d’échangistes qui acceptent les célibataires : on y trouve alors beaucoup plus d’hommes. Mais, l’arroseur devient souvent l’arrosé. Par exemple, la femme plutôt réticente au début et qui accepte de suivre son mari y découvre rapidement son pouvoir de séduction lorsque plusieurs hommes la courtise au cours d’une même soirée.
Beaucoup de couples fragiles ou peu communicants ont éclaté lorsque l’un des partenaires a vu son conjoint se « révéler » sexuellement avec un autre. Qu’on le veuille ou non, faire l’amour avec différents partenaires permet la comparaison, laquelle ne se fait pas nécessairement à l’avantage de l’initiateur.
Tout comme dans l’infidélité classique, savoir que son partenaire a eu des rapports intimes avec quelqu’un d’autre peut blesser, mais jamais autant que la perte de confiance consécutive et la crainte de perdre son conjoint si celui-ci ou celle-ci a plus de plaisir sexuel ou de succès avec l’autre sexe. Personne (même quelqu’un de libéré), n’est à l’abri de la jalousie à la vue de son partenaire en extase avec une autre personne.

Tout cela semble bien organisé,simple……cependant, les échangistes, sauf rare exception, ne se vantent pas de faire partie de ces clubs, éprouvent même de la honte et de la culpabilité.
Il est rare que ces couples pensent aux risques, et aux Maladies Sexuellement Transmissibles (MTS). Des femmes ont peur de passer pour des dépravées et n’osent en parler à leur gynécologue lors de complications.
Les femmes échangistes déplorent souvent la disponibilité permanente qu’elles sont sensées afficher et assumer si elles se veulent libérées.
Les hommes souffrent davantage de la comparaison avec les autres hommes.

N’oubliez pas qu’il existe dans le monde échangiste une perception mécanique de la sexualité, comme si celle-ci pouvait exister en dehors de toute émotion et de tout sentiment ou signification. Partager sa sexualité avec une autre personne n’est jamais anodin, même si on veut fermement croire le contraire. Des sensations, des émotions et des sentiments surgissent forcément. Ce qui donnent un sens à ces sensations et ces émotions, c’est la raison ou l’intention pour laquelle nous posons des gestes sexuels.

Dans l’échangisme, il est difficile d’établir une relation d’intimité, permettant à chaque être humain de se dévoiler pleinement et de faire pleinement confiance. Cela n’est pas possible en une brève rencontre entre deux inconnus et que l’amour est l’objectif, si non la conséquence, d’une relation, le désir étant l’initiateur de la relation et la passion, ce qui scelle la relation de façon intense, mais brève. Seul l’amour permet la stabilité, l’engagement et le bonheur à long terme.

Certains craignent, qu’en mettant l’accent sur les comportements marginaux, tel l’échangisme, on en arrive à banaliser la sexualité vécue par tous et chacun.

Ce qui est vraiment important c’est que les 2 partenaires soient consentants réellement. Il est primordial également de maintenir le dialogue si jamais l’un ou l’autre a des remords, des griefs ou ressent un mal-être.

 
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Préparer son enfant à l'arrivée d'une petite soeur ou d'un petit frère

 

Pas simple pour un enfant de partager papa et maman, alors que jusqu’à présent, il était le seul bénéficiaire de l’amour et de l’attention de ses parents.


C’est souvent en premier lieu de la rivalité qui est d’abord ressentie par l’aîné à l’égard du bébé.
Les parents ont expliqué à leur enfant qu’il allait bientôt avoir une petite sœur ou un petit frère, mais souvent c’est abstrait pour lui et donc il a du mal à croire à cette grande nouvelle. Bien sûr, la maman a eu un gros ventre, mais d’ici à ce qu’il en sorte un bébé….cela est difficilement concevable pour un jeune enfant. Un jour, pourtant, la maman part quelques jours à la maternité et revient avec un bébé. Si c’est possible, il est important que l’enfant aille visiter sa mère et son frère ou sa sœur à la maternité. C’est un bon endroit et le bon moment pour faire les présentations. Quel choc si l’aîné est envoyé dans la famille et rentre à la maison pour trouver « l’intrus » déjà installé !

Au début, la mère est fatiguée et s’occupe surtout du nouveau-né ; elle demande à son aîné de ne pas toucher le bébé et de ne pas faire trop de bruit. Pourtant toute cette nouveauté est intéressante et attirante !! Il serait amusant de faire bouger ce petit corps, de lui ouvrir les yeux, de l’inciter à jouer aux voitures, poupées …. L’enfant est très curieux et a besoin d’un contact physique avec le bébé. C’est sa façon d’en prendre possession et ainsi de pouvoir affirmer devant les étrangers « c’est mon bébé ». Cependant, la sécurité du bébé est primordiale et il faut donc retenir l’enfant pour protéger le petit être encore très fragile. Il faut d’autant être vigilant que l’aîné peut très bien pratiquer des jeux agressifs sans s’en rendre compte.

L’aîné aura certainement l’impression d’être négligé et en sera déçu, peiné ; la mère lui accorde fatalement moins de temps. Celui-ci en éprouvera très souvent de la jalousie. Les parents doivent donc faire très attention au favoritisme, et rassurer l’aîné en lui témoignant fréquemment leur affection. Il faut également penser à lui consacrer du temps rien que pour lui. Si maman s’occupe de bébé, alors papa peut emmener l’aîné en promenade ou jouer avec lui, rien que tous les deux (ou inversement).

Chez certains aînés, la venue d’un nouveau-né lui donne envie d’être traité comme lui, et en conséquence il pourra régresser dans certaines activités. Il s’agit pour les parents d’ accepter ce comportement sans y attacher trop d’importance ; une attitude trop intransigeante risquerait de provoquer des conflits inutiles. C’est la façon qu’à l’enfant aîné de redevenir petit bébé et ainsi capter l’attention des parents. Normalement, tout revient en ordre assez rapidement.

L’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur est donc parfois source de conflits, voire de contraintes pour l’aîné. Celui-ci pourra manifester ouvertement des sentiments hostiles envers le bébé. Attention aussi à l’ambivalence de l’aîné : il peut avoir envie d’embrasser le bébé avec enthousiasme mais au risque de l’étouffer. Tout cela peut être mu par un curieux mélange de tendresse et de haine. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette agressivité est banale et les parents doivent la considérer comme une phase naturelle de ce chamboulement. Trop de nouvelles émotions arrivent chez l'enfant aîné et celui-ci peut avoir du mal à canaliser tout cela.

Petit à petit, l’aîné comprendra que ce nouveau venu ne retire rien à l’amour que lui portent ses parents, et il consentira à lui faire une place. Il faut que les parents le rassurent. L’amour des parents ne se partage pas en fonction du nombre des enfants, mais il grandit avec ll'évolution de la fratrie. De même, les parents doivent éviter de juger les actes de l’aîné sur le plan de la morale parce qu’ils ne sont ni intentionnés ni calculés. Cependant, il ne faut pas le laisser faire mais lui expliquer calmement et simplement ce qu’il est interdit de faire et pourquoi.

Parfois, l'hostilité ressentie par l’aîné peut être masquée. Elle sera parfois déguisée en indifférence exagérée. Dans ce cas-là, laissez le temps à l’aîné d’apprivoiser le bébé, de s’adapter à la nouvelle situation. Les parents ne doivent pas intervenir. Ce comportement parental est le plus judicieux. Après tout, on doit bien admettre que rien n’oblige les frères et sœurs à s’aimer. L’affection ne se commande pas ; si elle est forcée, elle ne saurait être sincère. Ainsi il est préférable de laisser le temps aux enfants de se découvrir et de s’apprécier. Ne forcez pas les choses.

D’une façon générale, faites participer l'aîné à la grossesse, aux différents préparatifs. Ensuite, après la naissance, il faut protéger le bébé contre d’éventuelles violences, mais sans pour autant culpabiliser l’aîné. Il découvrira tout seul les joies (mais aussi les peines) d’avoir un frère ou une sœur.

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