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Préparer sa retraite

 

La retraite est un cap qu’il est parfois difficile de passer. Certains l’attendent impatiemment depuis longtemps, tandis que d’autres la redoutent et souhaitent la retarder autant que possible. Chacun l’envisage à sa manière.


Avec l’arrivée des baby-boomers à l’âge de la retraite, de plus en plus de salariés vont cesser leur activité dans les années à venir et abandonner définitivement leur vie professionnelle. Si certains sont heureux, d’autres auraient bien aimer continuer à travailler. Contents ou pas, ce cap est extrêmement difficile à passer pour de très nombreuses personnes. Une fois les différents formulaires remplis et les démarches administratives effectuées, il faut bien se rendre à l’évidence : on ne travaille plus et une nouvelle vie doit commencer.

Il y a une vie après la vie active. La retraite ne signifie pas forcément une vie inactive et ennuyeuse. Aujourd’hui, une nouvelle vie commence à 60 ans ! Le sport, les voyages, les activités bénévoles, l’intérêt pour un nouveau hobby sont autant de loisirs qui transforment à coup sûr une retraite en un temps riche en accomplissement et en épanouissement. En un mot, une redécouverte du bien-être autant physiquement que psychologiquement. Parce que profiter pleinement de sa retraite n’est ni une question d’âge ni d’argent. Cela relève davantage d’un état d’esprit !

L'activité professionnelle cesse de plus en plus tôt et la durée de vie s'allonge. Cependant, peu de personnes sont conscientes que le passage à la retraite est l’un des plus grands changements et bouleversement de la vie : il implique une réorganisation de vie mais aussi une réorganisation « mentale », c’est à dire un changement dans sa façon de penser, de concevoir la vie et l’avenir.

Il faut anticiper en douceur les changements. Parce que contrairement aux idées reçues tout est désormais possible une fois à la retraite. Visualisez tous les avantages d’une vie sans travail, pour aborder sereinement ce cap et vivre pleinement tous ces nouveaux moments de temps libres. Pour vous, la retraite ne signifiera plus déclin et ennui…

Il s’agit d’aborder cette nouvelle vie avec confiance et sérénité. Pour cela, il faut s’y préparer et baliser le terrain, pour ne pas se trouver confronter, du jour au lendemain à une réalité différente. Disposer librement d'environ 1/3 de sa vie est un phénomène social nouveau qui mérite réflexion. Avoir plus de temps : c'est pouvoir se créer un nouvel espace de vie pour soi, pour se faire plaisir et rencontrer les autres.

Comment s’y préparer ?

1. Prendre conscience des conséquences psychologiques, familiales et sociales de son passage à la retraite. La cessation d'activités, choisie ou imposée, entraîne tôt ou tard certains flottements. Mais c'est aussi une nouvelle période de votre vie qui commence.

2. Apprendre à anticiper pour piloter ce grand changement ; et limiter ainsi au maximum les facteurs de stress et les risques de dépression.

3. Elaborer son nouveau projet de vie, à partir d’une meilleure connaissance de soi-même et d’une bonne identification de ses besoins fondamentaux et surtout de ses envies !

4. Agir avec bienveillance, de façon à quitter sereinement sa vie active et les anciens repères habituels de sa gestion du temps.

5. Comprendre comment formaliser ses nouveaux objectifs personnels, en accord avec ses propres possibilités et son environnement.

6. Améliorer sa communication pour savoir mieux s’affirmer et pouvoir s’épanouir.

7. Poser graduellement et avec conviction les actions fondatrices de sa nouvelle vie.

La retraite, c'est avoir plus de liberté : c'est élargir ses centres d'intérêt, faire aboutir ses rêves, avoir d'autres relations ( familiales, amicales...) , avoir un nouveau rôle social.

Une chose est sûre, la manière de concevoir la retraite a bien évolué au cours des années, et cette tendance s’observe partout. Le retraité du 21ème siècle est actif : il utilise tout ce temps dont il dispose pour prendre soin de lui, mais aussi des autres.

Par exemple, prendre des cours, reprendre des études…D’abord, pour ceux qui ont quitté la vie active, cela peut s’expliquer tout simplement par l’envie de nourrir son esprit intellectuellement et d’accroître ses connaissances. Un remède à l’oisiveté qui est aussi un bon moyen de rencontrer des camarades de différents horizons et de nouer de nouvelles relations.

Au côté socialisateur et convivial peut se greffer le côté professionnel. Des seniors -poussés par leurs employeurs ou bien de leur propre chef- décident de valoriser leurs expériences en comblant les éventuelles lacunes théoriques. La reconnaissance d’un savoir-faire artisanal, ou intellectuel peut ainsi passer par la formation professionnelle. Que la finalité soit professionnelle ou personnelle, tous ces élèves sont grisés par une envie d’apprendre.

Mais pour beaucoup, ces changements de situation peuvent être à l'origine d'un sentiment de solitude et d'isolement. Et avec le temps, il n'est pas toujours facile d'aller vers les autres. Le tout est de se lancer, pour ne pas passer à côté de bons moments... Oser se tourner vers les autres est parfois un cap difficile à passer, mais cela peut être un mal pour un bien. Discuter, partager des moments agréables avec d'autres personnes participent à développer un bon épanouissement moral. Il s’agit de lutter contre l'isolement.

Pourquoi ne pas s'inscrire dans une association ou dans un club. L'éventail d'activités proposées aux seniors est très large. Culture, numérique, sport, activités artistiques ou manuelles... N'avez-vous jamais eu envie de pratiquer un sport avec d'autres personnes ou de vous inscrire dans un club ? Et bien, maintenant que vous avez du temps libre, profitez-en. Renseignez-vous auprès de votre mairie.

Et le bénévolat ? D'autres préfèreront devenir bénévoles pour donner des cours de soutien ou aider des personnes âgées, des malades ou des exclus. Donner un peu de son temps aux autres, ça fait beaucoup de bien, on se sent utile.

Se mettre au sport. Pratiquer une activité sportive est un bon moyen pour faire de nouvelles connaissances tout en maintenant une bonne hygiène de vie. Les fédérations, qui sont reconnues par le ministère de la jeunesse et des sports, rassemblent plusieurs dizaines de milliers d'adhérents. Attention par contre, si vous voulez pratiquer une activité sportive, consultez votre médecin avant (un certificat médical vous sera demandé).

Voyager. Qui a dit que les voyages formaient la jeunesse ? Certaines agences proposent maintenant des séjours spécifiques pour les seniors. De plus, pour ceux qui ont une petite retraite, l'ANVC a mis en place un programme pour permettre aux seniors de partir en vacances.

S'occuper des petits-enfants. Quand vos chers petits débarquent à la maison pour les vacances, profitez-en pour sortir. Emmenez les en promenade ou jouer dans des parcs. Ou bien gardez les si les parents travaillent. Ces derniers seront plus rassurés, et vous vous pourrez voir vos petits-enfants et leur apprendre mille et une choses.

Recevoir vos ami(e)s. Invitez les à passer un après-midi avec vous, ou même toute une journée. Pourquoi ne pas revoir une personne que vous n'avez pas vue depuis longtemps? Boire un café et discuter permet de renouer des contacts. Vous avez sûrement beaucoup de choses à vous raconter...

Vivre en colocation. Même si ce concept est peu connu en France, il est beaucoup plus développé dans d'autres pays européens, comme en Allemagne. Aux Etats-Unis, des quartiers sont même spécialement créés pour eux.

Prendre un animal de compagnie. De nombreux seniors ont un chien ou un chat à leurs côtés. Lorsque vous le promenez, vous rencontrez d'autres personnes qui vont vouloir le caresser ou en savoir plus sur lui. Et à vous de nouvelles connaissances !

Un petit conseil, ce n'est pas le matin du dernier jour de travail qu'il faut y penser...Anticipez!! Tout du moins du point de vue mental..... Pour le concret, vous aurez tout le temps nécessaire pour chercher des bonnes idées, adresses, etc etc.....et surtout, Profitez!!!!!!!

 
Travail et Bien-être

 

Le travail compatible avec le bien-être ? Oui !! si certaines conditions sont respectées !!


Beaucoup de personnes perçoivent le travail comme un fardeau, une source de maladies. Elles travaillent pour pouvoir vivre et faire vivre sa famille. Notons aussi les accidents du travail et les maladies professionnelles.

A contrario, certaines personnes tombent malades au moment de leur retraite !!!

Le bien être au travail est souvent lié au sentiment de se sentir utile à ses collègues. Le but n’est pas tant de réaliser sa mission mais d’arriver à influer positivement sur la qualité du travail de ses collègues. Cela procure de la satisfaction. En plus de cela, il faut citer l’utilité non plus aux collègues mais à autrui (client, patient…) et à la société. Cette dualité entre intérêt personnel et intérêt général est primordiale.

Si l’activité professionnelle n’est pas nuisible sur le plan environnemental, elle aura des effets plus bénéfiques pour la santé du salarié que si celui-ci connaît les répercussions dramatiques de son travail pour la planète. L’engagement éthique d’une entreprise a donc des impacts intéressants sur le bien-être de ses salariés.

La liberté d’action du salarié semble être également importante quant au bien-être de celui-ci. Plus cette liberté se réduit, plus le travail devient source de souffrance morale. L’influence du pouvoir d’agir est extrêmement positive pour le bien être car le pouvoir d’agir est extrêmement protecteur et gratifiant. Certains affirment même, que le pouvoir d’agir est une des composantes de l’élan vital.

N’oublions pas les relations interhumaines, qui elles aussi sont primordiales. Celles-ci ont été réduites de par le développement de l’outil informatique. Par exemple, l’envoi d’un courrier électronique, même sympathique, ne remplacera jamais l’expression directe entre deux collègues ou avec un client. Cela peut aussi altérer la perception du salarié quant à l’utilité de son activité.

L’optimisation de l’activité de chacun passe par un équilibre entre exigence de performance et intelligence des moyens. En une phrase, on pourra d’autant plus demander aux salariés que les relations humaines seront d’une qualité exceptionnelle.

Certaines études auraient montré que « les encouragements au travail ont un effet protecteur contre les troubles psychiatriques. À l’inverse, une absence de soutien augmenterait le niveau de stress et d’anxiété ».

Il s’agit donc d’améliorer les relations interhumaines et de déboucher sur une motivation, importante source de bien-être.

En résumé, le bien-être au travail est possible en cultivant le bon sens. Celui-ci permet l’expression de l’utilité de son activité vis-à-vis de ses collègues, d’autrui et de la société en générale. Il laisse volontairement une place à la liberté d’action. Le bon sens est pertinent quand il se souvient que l’homme est surtout fait pour vivre en … société

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/21/82-le-stress-au-travail

 
Le Stress dans la Vie Professionnelle

 

Le stress est souvent présent dans le cadre de la vie professionnelle. Beaucoup de gens se plaignent d’être stressés au travail. Parfois, les entreprises exigent beaucoup de leurs cadres et cela provoque une situation de stress, de pression…


Certaines personnes aiment la poussée d’adrénaline qui les stimule, leur redonne de l’énergie pour se confronter à ce fameux stress ; elles se sentent revitalisées.
Néanmoins, ce n’est pas le cas de tout le monde.
En effet, d’autres se sentent très affectés par ce stress dans le cadre du travail.

Voici des signes qui ne trompent pas :

- Irritabilité, fatigue, difficultés de concentration, perte du sens de l’humour.

- Arrêts maladie plus fréquents.

- Moins d’implication dans leur travail.

- Disputes plus nombreuses que d’habitude.

- Manque d’intérêt pour leur vie en dehors du travail.

- Difficultés à se lever tôt en semaine.

La première chose à faire pour mieux gérer ce stress, est de savoir d’où il vient, notamment en notant les déclencheurs de celui-ci.

Les sources du stress au travail peuvent être :

- Surcharge ou manque de travail (trop ou pas assez de choses à faire).

- Trop ou pas assez de responsabilités.

- Insatisfaction du rôle ou des tâches actuelles.

- Environnement de travail (bruit, isolation, danger, etc.)

- Longues heures de travail, insécurité de l’emploi, voyages excessifs, absence de pause.

- Espoir de promotion limité, salaire minimun.

- Problèmes avec les clients, avec le patron, avec les collègues ou le personnel dirigé par la personne.

- Discrimination à cause du sexe, de l'origine ou de la religion.

- Un trajet domicile/travail éprouvant….

Il n’existe pas vraiment de travail qui ne soit pas stressant. Tous nous donnent à un moment ou à un autre des raisons pour stresser.

Il s’agit alors d’éliminer ces déclencheurs ou au moins les limiter. Cependant, les causes du stress ne peuvent pas toutes être éliminées ; dans ce cas, il faut faire au stress et le gérer du mieux que l'on peut, soit par soi-même, soit en consultant son médecin.

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/20/81-quels-medicaments-contre-le-stress

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/21/83-bien-etre-au-travail-realite-ou-utopie

http://www.conseil-psy.fr/admin/index.php?2009/03/21/86-comment-gerer-le-stress-en-cultivant-la-motivation

 
Quelles sont les professions les plus stressantes ?

 

Le travail est une des causes les plus importantes de stress. Dans le monde du travail, le salarié est stressé chaque fois que la charge qui pèse sur un lui est trop lourde et qu'il n'arrive pas à s'y adapter rapidement.


Les causes de stress en entreprise sont multiples.

Elles peuvent être inhérentes au travail lui-même : bruit, horaire interminable, monotonie, etc.
Elles peuvent aussi tenir à l'organisation du travail : ordres et consignes contradictoires, mauvaise circulation de l’information, non consultation du personnel…
Les travailleurs peuvent aussi être préoccupés par l'évolution de leur carrière ou une éventuelle perte d’emploi, par l’impact de la vie professionnelle sur la vie familiale.
Ils peuvent également être tiraillés entre leur vie familiale et leur vie professionnelle. Bref, le stress au travail est un phénomène aussi divers et complexe que le travail lui-même.

Ainsi, une étude conduite aux Etats-Unis par Blue Cross/Blue Shield montre que 5 travailleurs sur 6 se plaignant d’être malades, considèrent que le stress subi au travail est une des principales causes de leurs problèmes de santé.

D’autres enquêtes ont par ailleurs montré que les 3/4 des travailleurs Américains et Suédois jugent leur travail de plus en plus stressant.

Au Canada, 60% des travailleurs ont indiqué qu'ils avaient souffert du stress dans leur travail l'année précédente et 35% parlent des effets psychologiques néfastes. En 1990, en France, 64% des infirmières et 61% des enseignants interrogés au cours d'un sondage se sont plaints de conditions de travail stressantes.

Voyons donc les différentes professions jugées les plus stressantes :

- les Infirmières : elles doivent accomplir de nombreuses tâches à responsabilité, tâches parfois désagréables et très pénibles sur le plan physique. Elles s'occupent également de patients gravement malades, voire mourants, ce qui peut être éprouvant sur le plan psychique. Intermédiaires entre l'hôpital et le patient, elles doivent trouver un juste équilibre entre détachement et engagement, sans manifester leur stress, avec un soutien plus ou moins grand. Une des causes de stress est non seulement les horaires parfois lourds et un manque de personnel souvent flagrant.
Dans le cas des infirmières, le stress est apparemment davantage lié à l'organisation du travail qu'au travail lui-même (dont elles tirent une grande satisfaction).

- les Enseignants : nombreux sont ceux qui souffrent de problèmes de santé (maux de tête fréquents, dépression, anxiété constante, etc.). Ces symptômes d'anxiété, de dépression et de stress relevant parfois de la psychiatrie. Les principales causes d'insatisfaction sont la charge de travail et le salaire, le manque de débouchés et les mauvaises conditions de travail. Autrefois profession recherchée, celle-ci souffre désormais d’une mauvaise image : insatisfaction, conflits, violence, manque de reconnaissance….

- Les Travailleurs manuels : les conducteurs de machines et les ouvriers des chaînes de montage sont ceux qui se plaignent le plus de troubles somatiques, d'anxiété et de dépression..
Deux causes de stress ont été identifiées, à savoir le caractère répétitif du travail et l’obligation de suivre la cadence imposée par la machine. De ces deux facteurs, le second est peut-être le plus important. L'anxiété s’avère particulièrement forte chez les travailleurs les plus méticuleux.
Le bruit, outre qu'il peut rendre sourd, est une cause importante de stress. Il est souvent considéré comme un problème majeur, et est fréquemment associé à de la fatigue, à des maux de tête et à un manque de concentration (d'où une augmentation de la fréquence des accidents). Il a aussi tendance à rendre irritable, voire agressif.
Les vibrations, elles aussi, peuvent être nuisibles a la santé et accroître le stress. Les machines rotatives ou à percussion, les marteaux pneumatiques, les riveteuses, etc. sont une source courante de vibrations.

- Les Chauffeurs de bus : ils ont des taux les d'absentéisme, de maladie et de mortalité plus élevés que d’autres professions. Notamment du fait des contraintes associées à un travail posté, à une attention qui ne doit jamais se relâcher, à des horaires particuliers…..Jouent également la notion de temps, le fait d’être toujours dans la même position, ainsi que les vibrations du véhicule et le bruit de la circulation.

- Les Policiers : ce métier peut être considéré comme particulièrement stressant, du fait de l’exposition permanente à des risques et à la violence. Le stress de ces fonctionnaires provient aussi du fait qu’ils doivent constamment être prêts à faire face à des urgences. Parmi les opérations de police, les plus stressantes sont celles qui conduisent à assister à une mort brutale, à arrêter une personne violente, à s'occuper des victimes et à informer leurs familles. Il y a aussi la crainte de la mort, quotidienne. Les nombreuses crises cardiaques dont sont victimes les policiers seraient également liées au stress.

- Les Employés de la fonction publique et notamment de la poste : en effet, les postiers semblent particulièrement stressés. En Europe, les principales sources de stress pour les employés de tri manuel sont le rythme du travail, le bruit et la poussière, le manque d'espace et l'obligation de rester debout de longues heures. Beaucoup souffrent de problèmes physiques comme des douleurs musculaires, douleurs au dos, lésions répétées, etc…

- Les Employés de la fonction publique en contact direct avec le public et ayant guère de prise sur leur milieu de travail (C.A.F., C.P.A.M….), semblent être particulièrement exposés au stress, notamment dù à de fortes pressions psychologiques, et à leur pouvoir de décision limité.

- Les personnes travaillant sur écran : la principale source de stress semble être la surveillance électronique de ces travailleurs. Les employés des compagnies aériennes, des administrations, des compagnies d'assurances, des sociétés de vente par correspondance ou par téléphone, etc. sont les maillons d'une chaîne électronique qui permet à leurs employeurs de savoir à tout moment comment ils se comportent - nombre de caractères par minute, temps consacré à chaque client, nombre et durée des pauses, etc. La surveillance électronique permet aussi de savoir par exemple quelle est l'attitude d'un travailleur affecté à la vente par téléphone vis-à-vis du public. Ce système rassurant pour l'employeur ne l’est pas pour le salarié qui a plus de risques de souffrir de dépression, de tension et d'angoisse. De même, ils sont nombreux à se plaindre d'avoir mal aux poignets.

Quelle que soit votre profession, si vous vous sentez stressé au travail, consultez votre médecin du travail, ou contactez nous !

 
Le coût du stress en entreprise

 

Les exigences et les contraintes professionnelles sont des facteurs étroitement liés à la maladie et à la productivité.


Le stress coûte cher aux personnes qui en souffrent, surtout au niveau de la dégradation de leur santé. Cependant, les entreprises ainsi que l'économie nationale (et mondiale) sont également touchées.
Il faut savoir que l'absentéisme, les baisses de productivité, les indemnisations, l'assurance maladie et les frais médicaux directs représentent presque le quart des dépenses de personnel.
Il semblerait que le stress coûte à l'industrie nettement plus que les grèves, et dépasserait la totalité des bénéfices des sociétés les plus riches.

L'absentéisme représente un gros problème dans tous les pays industriels.
Ses causes peuvent être multiples : problèmes familiaux, problèmes de santé, intempéries…. Les problèmes de santé, notamment ceux d'origine psychologique sont l'une des causes principales de l’absence des travailleurs.
Une compagnie d'assurances aux Etats Unis (Metropolitan Life Insurance Company) a estimé il y a plus de 20 ans, qu’environ un million de travailleurs américains étaient absents chaque jour de travail, en grande partie à cause de troubles dus au stress.
On constate par ailleurs que le nombre de journées perdues augmente au fur et à mesure que le niveau socio-économique baisse et qu'il est donc particulièrement élevé chez les travailleurs manuels, professions les plus sujettes au stress.

L’absentéisme va souvent de pair avec l’instabilité professionnelle. L’insatisfaction du travailleur des raisons de santé l’amènent à quitter son emploi. En 1991 aux Etats-Unis, une compagnie d'assurances, la Northwestern National Life Insurance Company, a constaté lors d’une enquête que 14 % des travailleurs avaient quitté leur emploi ou changé de poste au cours des deux années précédentes pour cause de stress dans leur travail. Parmi les autres, 34 % avaient sérieusement envisagé de quitter leur emploi l'année précédente et 33 % estimaient qu'ils atteindraient bientôt leurs limites. Des sommes folles sont dépensées par an par les entreprises pour remplacer les travailleurs qui cessent leur activité avant l'âge de la retraite du fait de maladies coronariennes. Le stress augmentant les risques de telles maladies.

Le stress mal géré peut conduire à un épuisement nerveux. Le travailleur a épuisé sa réserve d'énergie et résiste donc mal à la maladie. S’installent alors une insatisfaction professionnelle, une certaine inefficacité et le travailleur sombre dans le pessimisme. L’épuisement nerveux ou burn out se met en place en plusieurs étapes :

- La «lune de miel» : le jeune travailleur est plein d'énergie et d'enthousiasme.
- Le manque de carburant : apparition dles premiers symptômes d'épuisement.
- Le stade chronique : symptômes permanents de fatigue, de mauvaise humeur , de maladie et de dépression.
- La crise en elle-même : les symptômes aigus : le travailleur a l'impression de sombrer.
- La limite est atteinte : le travailleur ne peut plus «fonctionner» et son état se dégrade terriblement.

Cet épuisement est fréquent chez les « drogués du travail » qui font jusqu'à 80 heures par semaine. Des horaires aussi longs finissent tôt ou tard par toucher la santé. Il faut savoir que le nombre d’heures ne rime pas forcément avec augmentation de production.

Les accidents du travail tuent chaque année plusieurs milliers de personnes dans le monde et entraînent une incapacité pour plusieurs millions d'autres. En résultent des pertes de productivité estimées à plusieurs milliards de dollars par an. Ces accidents se produisent pour de multiples raisons liées au lieu de travail, au matériel, à l'organisation des tâches ou à la condition du travailleur. Tout cela a un effet stressant. Il faut savoir qu’un seul des facteurs contribuant aux accidents apparaît comme dénominateur commun : un niveau de stress élevé.

Le coût financier du stress peut être illustré par le nombre de demandes d'indemnisation présentées par les travailleurs, dans le cadre des régimes auxquels ils sont affiliés, ou lors de procès devant les tribunaux civils. Dorénavant les demandes d'indemnisation pour cause de stress sont de moins en moins rares.

Dans les années à venir, le stress devrait être à l'origine de la majorité des procès intentés pour cause de maladie professionnelle. Une analyse des procès qui ont déjà eu lieu aux Etats-Unis dans les années quatre-vingt a montré que la plupart des demandeurs étaient des travailleurs manuels d'entreprises manufacturières et que 40 % seulement d'entre eux avaient obtenu gain de cause.

 
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Actualités

Tout sur l'encoprésie

C’est la persistance d’un non contrôle de l’émission de selles chez un enfant de plus de 2 ans, ceci en l’absence de tout trouble médical neurologique ou digestif de type malformation. On parle également d’incontinence fécale fonctionnelle.

L'encoprésie est la défécation "involontaire" ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d'âge chronologique et d'âge mental d'au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d'au moins une fois par mois.

L'encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l'enfant étant conscient de l'émission de la selle, qu'il dit ne pouvoir contrôler. Il s'agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L'encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l'enfant qui s'essuie mal après être allé à la selle.

L'encoprésie survient le plus souvent après une période de continence fécale d'au moins un an.

La fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l'énurésie (" pipi au lit ") ou à d'autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

L’encoprésie primaire est le fait d’enfants qui n’ont jamais pu maîtriser le contrôle de leurs selles. Les lésions neurologiques sont alors souvent la cause.

Bien souvent, l'encoprésie a été précédée d'une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés. Dans d'autres cas, il s'agit d'épisodes d'encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d'opposition ou de vengeance, naissance d'un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l'encoprésie est la manière de l'enfant de dire :"non"!

L’encoprésie secondaire est en effet le versant « fécal » de l’énurésie : c’est un mode de protestation ou de réaction contre des contraintes extérieures que l’enfant juge trop fortes ou trop contraignantes.
Il s’agit alors d’une régression, dont la cause est souvent une rigidité trop importante des parents, ou une volonté de ceux-ci à ce que l’enfant brûle des étapes. Le passage délicat de la mise sur le pot, s’il est mal géré peut être à l’origine d’une encoprésie secondaire.

Le mécanisme de l'encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l'enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c'est une opposition à la mère. L'effort qu'il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L'enfant s'isole, s'accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l'expulsion a commencé.

Une erreur éducative sphinctérienne est à l'origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l'encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l'enfant sont débordés ou lorsqu'une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.

Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l'enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d'opposition.

Les mères d'enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l'enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée. L'encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l'entourage, à l'école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l'enfant encoprétique. Le garçon d'âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.

Le trouble entraîne très souvent une baisse de l'estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.

Comment réagir ?

Préventivement il s’agit de laisser l’enfant aller à son rythme pour acquérir son autonomie.
Une fois installée, l’encoprésie primaire nécessite la consultation d’un pédiatre qui adressera l’enfant à un neurologue pour éliminer un trouble neurologique. Une encoprésie secondaire, elle, ne nécessite que le recours au psychologue. Celui-ci essayera de comprendre la raison de cette régression dans le contexte familial et personnel de l’enfant.

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