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Le «baby blues» : les papas aussi !

Une étude américaine menée par le Dr James Paulson de l'Eastern Virginia Medical School, et publiée dans le Journal of the American Medical Association conclut que le « baby-blues» n'est pas seulement l'affaire des jeunes mères. Les conclusions se fondent sur 43 études ayant inclus 28.004 parents de 16 pays différents.

Les papas souffrent aussi de dépression post-natale et il serait pertinent que les médecins songent à moins les ignorer. En effet, selon les chercheurs, un jeune père sur 10 pourrait souffrir de «baby blues».

Le Dr Paulson espère que plus d'attention sera accordée à ces pères dont la dépression post-natale est rarement diagnostiquée. Il déplore que peu de médecins soient même au courant du phénomène.

Le manque de sommeil, les nouvelles responsabilités, ou la dépression post-natale de la jeune mère comptent parmi les causes de ce «baby blues». La dépression, quand elle existe, étant souvent partagée par les deux parents, les chercheurs proposent donc que des traitements en couple soient envisagés.

D'après l'étude, le «baby blues» n'apparaît pas tout de suite. Les pères sont généralement très heureux dans les premières semaines après la naissance. La dépression n'arrive qu'au bout de 3 ou 6 mois. Comme chez les jeunes mères, les signes de dépression sont très variables, pouvant aller d'une dépression relativement faible à des pensées suicidaires.

Le «baby blues» des papas ne doit pas être sous-estimé, cependant, pas d’excès, il ne faut pas en arriver à médicaliser des émotions normales.

(www.slate.fr)

 

 

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Enfants et tabagisme passif

Des chercheurs de l’Institute of Environmental Medicine (IMM) du Karolinska Institute (Suède) avec une équipe d’experts de l’OMS ont réalisé une première série d'estimations de l'exposition au tabagisme à travers le monde.

Les chercheurs ont d’abord estimé l’ampleur de l'exposition à travers le monde à la fumée secondaire puis la charge de morbidité chez les enfants et les adultes non-fumeurs (en 2004). La charge du tabagisme passif a été estimée à partir du nombre de décès et d’années de vie d’invalidité ajustées (disability-adjusted life-years ou DALY) pour les enfants et les adultes non-fumeurs. Les calculs étaient basés sur des estimations du risque relatif des différentes maladies spécifiques réalisées à partir de données de 192 pays.

Les résultats publiés dans l’édition en ligne du Lancet du 26 novembre sont impressionnants :

- le tabagisme passif provoque 603.000 décès prématurés par an à travers le monde, dont 165.000 sont des décès d’enfants, écrit le Dr Annette Prüss-Üstün, co-auteur de l’étude. 40% des enfants dans le monde, 33 à 34 % des non fumeurs seraient donc exposés au tabagisme passif. La « fumée secondaire » provoquerait  chaque année dans le monde, 379.000 décès par AVC, 165.000 par infections respiratoires, 36.900 par crise d’asthme et 21.400 par cancer du poumon.

- cause d’invalidité… surtout chez les enfants : environ 11 millions d’années d’invalidité chaque année, seraient liées au tabagisme passif.  

Ainsi, près de 6 millions d’enfants souffriraient d’infections respiratoires et 1,2 d’asthme, liés toujours à l’exposition à la fumée du tabac. Deux tiers de ces décès surviennent en Afrique et au sud de l’Asie.

Les auteurs de cette recherche lancent un cri d'alerte car ces estimations de la charge mondiale de morbidité attribuable au tabagisme passif montrent que des gains substantiels pour la santé pourraient être apportés par une stratégie de lutte beaucoup plus intensive de réduction du tabagisme passif dans le monde entier.

 

(The Lancet  « Worldwide burden of disease from exposure to second-hand smoke: a retrospective analysis of data from 192 countries »)

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