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Comment se faire accepter par les enfants de votre nouveau conjoint ?

 


Familles recomposées…

.....quand les couples se séparent et en forment un nouveau, cela se passe parfois mal, notamment pour les enfants. Difficile alors de vous faire accepter par l’enfant de votre nouveau conjoint(e). Comment concilier cette nouvelle relation entre adultes et l’acceptation des enfants ?


En matière de familles recomposées, toutes les situations existent ! L’arrivée d’un nouveau conjoint peut se passer plus ou moins bien. D’autant plus si chacun amène ses enfants d’une précédente union…La nouvelle « famille » se révèle bien souvent complexe et délicate à gérer... et cette belle aventure peut vite se transformer en cauchemar.

Inutile de revenir aux mythes de Cendrillon ou Blanche Neige : le grand nombre de divorces a fait émerger ce phénomène des plus actuel qu'est la famille recomposée !. Quel rôle prend chacun mais surtout la « marâtre ». Comment peut se sentir heureux dans sa nouvelle famille ? Quelles sont les relations avec les beaux-enfants ?
Pour que tout ce passe pour le mieux, il est nécessaire d’éviter les situations conflictuelles ou douloureuses et trouver l'équilibre au sein des familles recomposées. Il s’agit de trouver la bonne distance sans empiéter sur le territoire de leur parent biologique. Cette place de la femme du père (et inversement) reste à inventer. Certaines se sentent utilisées comme une « bonne », ou une « baby-sitter »ou autres dénominations peu gratifiantes. D’autres ont envie de tenir un rôle plus actif dans la famille et d’être copine ou éducatrice. D’autres encore ont l’ambition d’assumer ce rôle de mère. Peu importe l’inclinaison de chacune, la plupart du temps, la belle-mère (même la plus conciliante) se heurtera à différents obstacles.

Tout d’abord, la belle-mère (le beua-père) ne remplacera jamais la maman (le papa) des enfants. Il ne faut pas vouloir aller dans cette direction. De même, la relation « mère »-enfant est une relation à deux. Il ne suffit pas de vouloir aimer et materner les enfants pour être acceptée et mieux encore aimée par eux. Le lien doit s’établir petit à petit. Avec les enfants plus jeunes, les choses sont plus simples. Ils sont en effet en demande de câlins et alors les deux désirs se rencontrent. Par contre, avec les plus grands, et notamment les adolescents, c’est plus problématique car ils sont à l’âge où ils doivent se détacher des images parentales pour se créer leur propre identité et accéder à l’autonomie. Le fait de leur montrer de l’attachement peut leur poser problème car l’attitude maternante offerte risque d’être perçue comme une sorte d’agression. Autre obstacle, celui de la société qui, pendant longtemps, a eu un regard négatif et a réprouvé la prétention de la belle-mère à usurper la position légitime de la mère.

Autre point épineux : la représentation symbolique du lieu de vie de cette nouvelle famille. Soit celui-ci est la propriété d’un des nouveaux conjoints, ou bien c’est un lieu nouveau, neutre, décidé en commun, ce qui semble la meilleure solution pour éviter toutes les frustrations, rancoeurs…. Chacun doit se sentir chez soi. En ce qui concerne la belle-mère, sa position doit lui être attribuée par le père ou alors elle doit la conquérir tout en étant confortée par le père. En effet, cette position validée par le chef de famille, lui permet d’instituer ses propres règles, de ne pas être désavouée, et ne pas être rabaissée au rang de l’employée de maison. Bien sur, tout est implicite. Et il faut s’efforcer d’éviter tous les non-dits et faire en sorte que les responsabilités de chacun soit précisées.

Du côté des enfants, le plus souvent, ils restent avec leur mère. Quand les parents refont leur vie, l’enfant est confronté non plus à deux parents séparés, mais à trois voire quatre adultes qui exercent sur lui leur autorité. Cette situation complexe et parfois confuse peut amener l’enfant à se révolter. Les relations de ces nouvelles familles sont donc difficiles. Il faut savoir que le nouveau conjoint n’a aucun statut juridique vis-à-vis de l’enfant de l’autre. Ce qui n’exclut pas les responsabilités et les devoirs qu’il a envers lui. L’implication du nouveau conjoint dans la vie de l’enfant qui n’est pas le sien peut attiser des gros conflits conjugaux. L’enfant est donc tiraillé dans cette guerre entre conjoints ou ex-conjoints. L’autorité est flouée et l’enfant joue de ce malaise : « Tu n’es pas mon père » , est un reproche largement répandu, de même que tout ce qui touche à l’absence du parent biologique. Le nouveau compagnon ou la nouvelle compagne est souvent perçu comme un intrus, qui vient faire effraction dans la famille et son intimité. Cela peut être amplifiée si la personne est à l’origine de la séparation des parents……l’intrus devient le traître pour l’enfant.

Volontairement ou inconsciemment, celui-ci peut chercher à mettre en échec cette nouvelle relation, d’autant plus qu’il n’a pas renoncé à “raccommoder” ses parents. Ce n’est donc pas seulement en se rendant sympathique à un enfant, en lui souriant, en le couvrant de cadeaux ou encore en satisfaisant tous ses caprices, que le nouvel arrivant réussira à vivre harmonieusement avec lui.

Un mot d’ordre : laissez du temps aux enfants !

Pour éviter les conflits sans fin et trouver sa place nécessite de respecter quelques principes :

Evitez de vivre en invité dans le logement familial déserté par le père ou la mère biologique, mais proposer une concertation collective pour un nouvel aménagement de l’espace, des tâches, en tenant compte de l’existence de chacun.

Ne tentez pas de prendre la place du parent absent en matière d’affection ou d’autorité. Soyez au clair, définissez avec le parent présent et les enfants des règles de vie commune. Respectez le refus de l’enfant de se confier à vous, de vous apprécier….etc…

Surtout ne décidez pas de tout, l’enfant s’est accoutumé à avoir sa vie familiale gérée d’une autre façon. Plutôt que de tout bouleverser, mieux vaut discuter en couple, et devant l’enfant, des projets, des modifications dans l’organisation familiale. Il est nécessaire de s’adapter à l’enfant, sans pour autant s’effacer devant lui. La bonne entente n’est pas forcément là dès le début : Soyez vous-mêmes, l’enfant sentira le mensonge et perdra toute confiance en vous le cas échéant. Il faut prendre le temps de s’apprivoiser l’un à l’autre. N’oubliez pas que l’enfant n’a pas eu le choix dans ce bouleversement familial ! Inutile alors de déterrer la hache de guerre : le calme et la fermeté sont plus efficaces pour surmonter ensemble les obstacles !

Au début, les enfants sont plutôt enthousiastes, car ils voient leur père ou leur mère retrouver le sourire. Cela commence à se corser lorsque le nouveau venu vient vivre avec eux. Car cette fois, il entre dans leur territoire ! Et c’est là que les difficultés apparaissent. Tant qu’il ne franchit pas cette limite, tout le monde y trouve son compte…

Il peut aussi y avoir des situations plus difficiles dès le départ. Par exemple, lorsque le nouveau venu est à l’origine de la séparation des parents. Cela se passe souvent plus mal, car les enfants prennent instinctivement parti pour le parent délaissé.

Lorsque le divorce ou la séparation sont trop récents, trop présents, les enfants peuvent réagir de manière violente. Car au fond d’eux-mêmes, les enfants ne veulent pas que leurs parents se séparent. Il faut du temps pour qu’ils digèrent. La recomposition sera plus facile et plus solide si la séparation est ancienne, et je dirais même si le parent a connu une période de solitude. Car alors, le fait de retrouver un conjoint est vécu par les enfants comme quelque chose de positif, une sorte de soulagement.

Le nouveau conjoint est accepté plus facilement avec des enfants plus jeunes. Même s’il existe des contre-exemples. Ainsi, il peut y avoir vers 4 ou 5 ans des difficultés : les enfants sont en phase oedipienne, ils peuvent avoir des réactions plus marquées face au nouveau conjoint du sexe opposé. Chez les enfants plus âgés, la cohabitation est souvent moins aisée : il a souvent déjà vécu plusieurs années avec ses deux parents, et il peut avoir du mal à accepter le nouveau conjoint. Chez l’ados, c’est encore pire : car la notion de territoire est plus marquée. Sans compter qu’il est dans la période où il va rechercher l’opposition : le nouveau conjoint est la victime idéale de cette révolte !

En tant que parent, il vous faut faciliter cette arrivée du nouveau conjoint : il faut avant tout laisser du temps. Ensuite, il est important que l’enfant ne vivent pas le nouveau conjoint comme quelqu’un d’imposé. Il est important de créer du lien, de démarrer une relation. La première pierre de l’édifice, c’est d’abord le lien entre le nouveau conjoint et le parent : si celle-ci est solide, l’enfant va le sentir. Il est important que le couple prenne le temps de construire sa relation, puis d’inclure progressivement les enfants.

Le plus difficile, c’est lorsque l’autre parent est toujours seul, ou n’apprécie pas l’arrivée d’un nouveau conjoint. Cela crée pour l’enfant un conflit de loyauté… La meilleure recomposition, c’est quand l’autre parent reconnaît l’autre conjoint, et lui délègue même quelque chose, une partie de l’autorité parentale : il lui confère "officiellement" un statut de belle-mère ou de beau-père. Cela permet à l’enfant de ne pas se mettre en porte à faux entre les deux parents : il se sent autorisé à aimer le nouveau venu.

Quand il y a des enfants des 2 cotés, une nouvelle solidarité se crée d’instinct. Car chacun des enfants a déjà vécu la douleur de la séparation de ses parents. On a d’emblée une sorte de reconnaissance : s’ils ne sont pas frères et soeurs de sang, ils sont frères et soeurs de souffrance, et cela crée forcément des liens. En revanche, il peut y avoir des cas de conflit : si par exemple le père n’a pas la garde, et qu’il a rencontré une autre femme avec un enfant. Dans ce cas, une jalousie peut apparaître. Les enfants peuvent se sentir abandonnés par ce père, qui donne à un autre l’affection qu’il ne leur donne plus… Il est donc très important d’en parler dans ce cas et là encore, d’essayer de créer du lien.
En ce qui concerne l’enfant qui naît dans la famille recomposée, il est généralement bien accueilli : il légitime la nouvelle union. Il rassemble, c’est le ciment du nouveau foyer.

 

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Tout sur l'encoprésie

C’est la persistance d’un non contrôle de l’émission de selles chez un enfant de plus de 2 ans, ceci en l’absence de tout trouble médical neurologique ou digestif de type malformation. On parle également d’incontinence fécale fonctionnelle.

L'encoprésie est la défécation "involontaire" ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d'âge chronologique et d'âge mental d'au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d'au moins une fois par mois.

L'encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l'enfant étant conscient de l'émission de la selle, qu'il dit ne pouvoir contrôler. Il s'agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L'encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l'enfant qui s'essuie mal après être allé à la selle.

L'encoprésie survient le plus souvent après une période de continence fécale d'au moins un an.

La fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l'énurésie (" pipi au lit ") ou à d'autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

L’encoprésie primaire est le fait d’enfants qui n’ont jamais pu maîtriser le contrôle de leurs selles. Les lésions neurologiques sont alors souvent la cause.

Bien souvent, l'encoprésie a été précédée d'une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés. Dans d'autres cas, il s'agit d'épisodes d'encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d'opposition ou de vengeance, naissance d'un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l'encoprésie est la manière de l'enfant de dire :"non"!

L’encoprésie secondaire est en effet le versant « fécal » de l’énurésie : c’est un mode de protestation ou de réaction contre des contraintes extérieures que l’enfant juge trop fortes ou trop contraignantes.
Il s’agit alors d’une régression, dont la cause est souvent une rigidité trop importante des parents, ou une volonté de ceux-ci à ce que l’enfant brûle des étapes. Le passage délicat de la mise sur le pot, s’il est mal géré peut être à l’origine d’une encoprésie secondaire.

Le mécanisme de l'encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l'enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c'est une opposition à la mère. L'effort qu'il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L'enfant s'isole, s'accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l'expulsion a commencé.

Une erreur éducative sphinctérienne est à l'origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l'encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l'enfant sont débordés ou lorsqu'une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.

Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l'enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d'opposition.

Les mères d'enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l'enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée. L'encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l'entourage, à l'école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l'enfant encoprétique. Le garçon d'âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.

Le trouble entraîne très souvent une baisse de l'estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.

Comment réagir ?

Préventivement il s’agit de laisser l’enfant aller à son rythme pour acquérir son autonomie.
Une fois installée, l’encoprésie primaire nécessite la consultation d’un pédiatre qui adressera l’enfant à un neurologue pour éliminer un trouble neurologique. Une encoprésie secondaire, elle, ne nécessite que le recours au psychologue. Celui-ci essayera de comprendre la raison de cette régression dans le contexte familial et personnel de l’enfant.

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