Conseil-Psy: une écoute et un accompagnement permanents

Le jeu construit l'enfant

 

 

Le texte de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant affirme qu’un enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut éduquer, protéger, soigner quel que soit l’endroit où il est né mais que c’est aussi une personne qui a le droit de s’amuser, d’apprendre et de s’exprimer.


De nombreuses études ont montré qu’un tel droit constitue aussi une dimension essentielle du développement harmonieux de l’enfant.

Le plaisir est une composante essentielle de l’apprentissage.

Dans la vie de l’enfant, le jeu est la première action qui lui permette d’exploiter en même temps amusement et socialisation. Le jeu lui offre la possibilité de modeler son environnement, d’utiliser son imagination et de prendre plaisir aux activités auxquelles il participe. On sait que le plaisir reste l’un des premiers moteurs de l’apprentissage.

Participer à des activités artistiques, physiques ou sportives contribuerait au désir d’apprendre et aurait, de fait, des répercussions sur la performance scolaire. La pratique de ces activités permet non seulement d’améliorer son sens de l’exécution et sa capacité à fixer son attention mais également son aptitude à planifier, à anticiper, à prendre des décisions, à contrôler son stress et à corriger ses erreurs…
Autant de compétences qui se révèlent être très utiles dans la vie quotidienne et nécessaires pour la réussite scolaire.

La sociabilité et le sentiment de compétence sont des éléments fondateurs de l’estime de soi.

A travers l’observation, le jeu et le travail avec d’autres personnes un enfant découvre à la fois ce qu’il peut faire et qui il peut devenir et développe ainsi ses compétences et son identité.
Plus on propose à l’enfant des activités qui le font se sentir important et compétent, plus on crée chez lui le sentiment d’exister.
Ce sentiment, lorsqu’il s’exprime en présence d’autres enfants, renvoie une image positive d’eux-mêmes et les motive, en outre, à entretenir avec les adultes des relations bienveillantes, positives et encourageantes.

Développer son autonomie est la garantie d’un avenir plus facile.
L’enfant a besoin de faire des choix, d’avoir son mot à dire et de faire des choses par et pour lui-même. Il s’agit aussi de développer des compétences sociales et physiques dans des environnements variés afin d’avoir cette aptitude à être indépendant, à compter sur soi, à faire des choix réfléchis... Plus globalement, il s’avère que ces expériences le préparent à faire face aux situations de la vie susceptibles d’affecter sa confiance en soi.

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) défend le droit aux activités récréatives (art. 31 : «Les États parties reconnaissent à l’enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique»).
On entend par activité récréative toute activité qui encourage l’apprentissage progressif tout en s’amusant et en apportant de la satisfaction : sport, arts, théâtre, danse… et toute activité de loisirs de plein air. La valeur des activités récréatives a été reconnue dans la CIDE pour assurer le bien-être et le développement sain des enfants. A ce titre, cette dernière encourage tous les gouvernements à favoriser les programmes récréatifs pour les enfants.

 

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Actualités

Comment soigner l'énurésie ?

 

Votre enfant fait encore pipi au lit et cela commence à avoir des conséquences sur sa vie scolaire, amicale, familiale.... Quels traitements peuvent être proposés ?


- L’approche comportementaliste : une alarme « pipi-stop » constitue un premier pas. Cela ne suffit généralement pas ! Il s’agit d’accompagner votre enfant en lui proposant des astuces : - remplir un calendrier mictionnel, - éviter les boissons le soir, - apprendre des exercices pelviens (retenir sa miction)… - aller souvent aux toilettes pendant la journée, - ne pas porter de couches pour dormir. Surtout, il faut déculpabiliser votre enfant! Au contraire, responsabilisez-le, en le faisant participer, par exemple en vous aidant à changer les draps, non pas parce que c’est « sa faute » mais parce que vous réglez le problème ensemble…

Toute méthode doit être de préférence mise en œuvre avec le médecin, et encadrée par des consultations régulières. Cela prendra du temps et exigera de la patience, mais elle est efficace. Elle apporte en effet jusqu’à 60% de réussite.

- La desmopressine (Minirin) : ce traitement est efficace (40% de réussite et même 60% quand il est associé à l’alarme pipi-stop). Il peut être utilisé de façon ponctuelle pour une nuit passée chez un copain ou la durée d’une colonie de vacances. Mais il doit être poursuivi pendant 3 à 4 mois, et les rechutes sont nombreuses à l’arrêt. De plus, mieux vaut l’utiliser avec précaution : l’enfant ne doit pas boire juste avant ni après sa prise, car une rétention d’urine trop importante est dangereuse. Ce qui explique que seule la forme orale existe maintenant, et non plus la forme nasale, à l’effet trop rapide. Les comprimés sont réservés aux plus de 6 ans. Dans 50% des cas, la situation est améliorée. Et plus l’énurésie est prise en charge précocement, meilleurs sont les résultats.

- Les antidépresseurs tricycliques : ils ne sont plus prescrits aujourd’hui en raison de leurs effets secondaires nombreux, et graves. Sans oublier que leur efficacité s’avère très faible, avec moins de 20% de réussite.

Ainsi chaque enfant peut ainsi bénéficier d’un traitement bien adapté.

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