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J'apprends à lire en m’amusant !

 

J'apprends à lire en m’amusant !

Au pays des fées – illustré par Marianne Dupuy-Sauze

Bientôt, ce sera l’anniversaire d’Annabelle. Et à sept ans, quand on est une fée, on reçoit sa baguette magique. C’est la vieille fée Léontine qui les fabrique dans son atelier. Mais au moment de partir pour le palais, catastrophe ! Elle ne retrouve plus la baguette d’Annabelle…

Le capitaine Tribord - Illustré par Hervé Le Goff

Le capitaine Tribord est un drôle de marin : il n’a pas de bateau ! Pourtant, chaque jour, il raconte ses expéditions lointaines aux enfants sur le port. Peut-être est-il un menteur ? Peut-être pas…

Le mousquetaire amoureux -Illustré par Malorie Laisne

Luca est tout excité : il joue le mousquetaire du roi au grand théâtre de la ville ! Mais sur scène, une très mauvaise surprise l’attend…

Plouf un gentil hippopotame- Illustré par Pierre Caillou

Plouf l’hippopotame en a assez ! Gustave Croco le crocodile n’arrête pas de se moquer de lui et de le traiter de bébé ! Heureusement, il y a la belle gazelle Louana qui va lui donner du courage pour se défendre…

 

Chaque titre comprend :

1 livre : un conte, des jeux et une comptine

1 CD audio : un accompagnement sonore et musical

14 cartes-mots : son premier petit dico thématique

14 cartes illustrées reprenant des mots-clés de l’histoire permettent à votre enfant d’enrichir son vocabulaire.

 

Auteur pour la jeunesse depuis plus de 15 ans, Marlène Jobert se voit aujourd’hui couronnée d’un succès exceptionnel en librairie avec plus de 11 millions de contes vendus toutes collections confondues !Avec des berceuses comme Câlinoux de Loups, des contes musicaux, pour une initiation à la musique classique, des contes de voyage collection Un jour tout là-bas, voici 4 nouveaux titres de la collection J'apprends à lire en m’amusant !

 

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LE JEU DE LA BOBINE (FREUD)

 

Le jeu de la bobine (ou "Fort/Da") a été décrit par Freud dans "Au-delà du principe de plaisir" (1920).


Le jeu a une fonction symbolique. Il ne montre pas la réalité objective que vit l'enfant mais la réalité psychique. Le jeu est un moyen d'accès au vécu psychique de l'enfant.

Lorsqu’on veut parler des jeux d’enfants, comment ne pas évoquer le « fort-da » ou jeu de la bobine observé par Freud chez un petit enfant de son entourage.
L’enfant passait son temps à jeter au loin ses jouets, sous le lit, etc. En même temps, il prononçait le son prolongé « o-o-o-o-o » qui est l’ébauche du mot « fort « (« loin » en allemand).
Un jour, Freud observa également chez le même enfant un jeu plus complet. Il le vit jouer avec une bobine en bois entourée d’une ficelle. L’enfant jetait la bobine par-dessus son lit derrière les rideaux où elle disparaissait, tout en s’écriant et prononçant le même son « o-o-o-o » puis l’enfant tirait sur la ficelle pour faire réapparaître la bobine et la ramenait à lui en s’exclamant « Da ! » (« là »).

Freud relie alors ces jeux à la situation de l’enfant à cette période : une période où sa mère s’absentait pendant de longues heures. Le jeu symboliserait ainsi la disparition et la réapparition de la mère .

Freud a interprété ce jeu de « disparition-retour » comme une manière pour l’enfant de mettre en scène les disparitions et retours de sa mère et par là même de devenir actif par rapport à cet événement au lieu de simplement le subir.

Freud a donné un sens profond à ce jeu du « fort-da » : il lui paraissait évident que la disparition et la réapparition de la bobine représentait le départ et le retour de la mère. Comme les enfants vivent douloureusement cette séparation, ils la reproduisent symboliquement de façon répétitive. La joie de ces retours joués leur permet de supporter l’attente du retour réel. Ils aiment tous les jeux qui se répètent. Le jeu de cache-cache des yeux « coucou, beuh » recommencé indéfiniment est un autre exemple des situations par lesquelles les enfants vont aménager la séparation et vont se montrer capables d’agir intérieurement sur un monde extérieur qu’ils ont du mal à appréhender.

Le jeu serait donc similaire à un espace psychique dans lequel l’enfant peut faire le lien entre présence et absence, dedans et dehors, lui et les autres. Dans cet espace qui apprivoise le manque, il ne se pose pas la question du vrai ou du faux, et pénètre dans un univers singulier situé entre le réel et l’imaginaire où il peut déplacer, représenter, jouer ses émotions : c’est l’univers symbolique.

Pour Freud, la psyché de l’enfant va se construire sur ce prototype de la maîtrise de la présence-absence (de la mère, du corps).

Le jeu mène vers une unification et une intégration générale de la personnalité.

L’intériorisation psychique de la séparation signifie en même temps d’autres jeux : la capacité de se mettre à la place de l’autre, l’imitation, l’identification. A travers les jeux symboliques, la construction des relations sociales mais aussi le concept de temps vont pouvoir s’élaborer. Une grande partie de la vie de l’enfant est remplie par le jeu. Le jeu, c’est la preuve continue de la créativité, qui signifie la vie.

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