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Guide des médicaments destinés aux enfants

Une nouvelle publication dressant la liste des médicaments formulés pour les enfants a été mise en ligne par l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour aider les médecins et les organisations à se procurer près de 240 médicaments essentiels susceptibles de sauver des vies d’enfants.

« On estime que neuf millions d’enfants meurent chaque année de causes évitables qui pourraient être traitées. Une meilleure offre de médicaments sûrs spécifiquement destinés aux enfants et un accès amélioré à ceux-ci sont encore loin d’être une réalité pour de nombreux enfants des pays pauvres. Cette publication, unique en son genre, sera utile aux organisations et au personnel chargés de l’achat des médicaments pour savoir où se procurer ceux-ci et à quel prix », a déclaré Hans Hogerzeil, Directeur du Département Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques à l’OMS. Plus de la moitié de ces décès sont provoqués par des maladies qui pourraient être traitées au moyen de médicaments essentiels sûrs, adaptés aux enfants: les infections respiratoires aiguës/la pneumonie (17%); les maladies diarrhéiques (17%); les infections néonatales graves (9%); le paludisme (7%) et le VIH/sida (2%).

La deuxième édition de la publication Sources et prix des médicaments sélectionnés pour les enfants contient des informations détaillées et à jour sur 612 formulations pédiatriques différentes de 240 médicaments figurant sur la Liste modèle OMS des médicaments essentiels pour les enfants, ainsi que des aliments thérapeutiques et des compléments en vitamines et minéraux, pour traiter les principales maladies et problèmes de santé de l’enfant. Ces informations sont indispensables aux partenaires de l’action de santé et de développement chargés de l’approvisionnement en médicaments essentiels pour les enfants.

Le guide note que le nombre de sources est limité en ce qui concerne le traitement pédiatrique de la diarrhée et du VIH/sida, et qu’il reste encore difficile d’obtenir des médicaments adaptés à l’enfant pour traiter les infections tropicales endémiques en Afrique et en Asie. Il établit un classement en fonction de l’offre des médicaments et note que 75% des formulations citées sont disponibles sur le marché. Il existe plusieurs sources de médicaments et de traitements pour prendre en charge les infections opportunistes, les soins palliatifs, la douleur et la pneumonie chez l’enfant. L’offre de formulations pédiatriques pour traiter le paludisme, assurer les soins de la mère et du nouveau-né et traiter la tuberculose est relativement bonne.

Les soins au nouveau-né laissent souvent à désirer dans les pays pauvres, en particulier dans des communautés difficiles d’accès. Au moment de la publication, on ne disposait pas d’informations en provenance des fabricants concernant les stimulants respiratoires et les surfactants pulmonaires pour le traitement de l’apnée et du syndrome de détresse respiratoire chez le nouveau-né.

Bien que des maladies comme la schistosomiase, la filariose et les géohelminthiases sévissent à l’état endémique dans certaines régions d’Afrique et d’Asie, peu de fabricants produisent des médicaments adaptés à l’enfant pour traiter ces maladies négligées. L’élargissement du marché pour les médicaments essentiels dans cette catégorie est un défi majeur.

D’après Francisco Blanco, Chef du service Médicaments et nutrition, Division UNICEF de l’approvisionnement, «s’il existe des médicaments efficaces pour combattre des maladies et traiter des problèmes de santé pouvant avoir des conséquences mortelles, tels que la malnutrition, il est souvent difficile de se procure des formulations adaptées aux enfants. Les données figurant dans cette nouvelle édition confirment que d’importants efforts et des recherches sont encore nécessaires pour améliorer l’offre de médicaments pour les enfants et les rendre plus accessibles à ceux qui en ont le plus besoin.»

Pour compenser l’absence de médicaments pédiatriques, les agents de santé comme les parents ont souvent recours au fractionnement des formes destinées à l’adulte ou bien confectionnent des préparations artisanales de médicaments en écrasant des comprimés ou en dissolvant des parties de gélules dans de l’eau. Ces procédés ne sont pas toujours sans danger ni efficaces, car la dose n’est pas exacte. Parmi les autres défis à relever figure la réalisation d’un plus grand nombre d’essais cliniques et de travaux de recherche concernant les médicaments pédiatriques.

L’OMS recommande que, dans la mesure du possible, les médicaments destinés aux enfants soient proposés sous des formes galéniques orales solides à usage pédiatrique qui puissent être administrées avec un liquide à un enfant malade. Les formulations liquides sont plus coûteuses à l’achat par rapport aux comprimés dispersibles et reviennent également plus cher à conditionner, à stocker et à transporter dans de bonnes conditions de sécurité.

La publication Sources et prix des médicaments sélectionnés pour les enfants s’inscrit dans le cadre des travaux menés par l’UNICEF et l’OMS pour rendre les médicaments essentiels pour les enfants plus universellement accessibles. Depuis le lancement de la campagne «Des médicaments sur mesure pour les enfants» en 2007, l’OMS et l’UNICEF se sont efforcés ensemble de sensibiliser davantage l’opinion et d’accélérer l’action, afin de résoudre les problèmes graves qui contribuent aux neuf millions de décès évitables d’enfants enregistrés chaque année.

L’OMS est l’autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies. Elle est chargée de diriger l’action sanitaire mondiale, de définir les programmes de recherche en santé, de fixer des normes et des critères, de présenter des options politiques fondées sur des données probantes, de fournir un soutien technique aux pays, et de suivre et d’apprécier les tendances en matière de santé publique. Le Département Médicaments essentiels et politiques pharmaceutiques considère que tous les individus doivent avoir accès aux médicaments essentiels dont ils ont besoin, que les médicaments doivent être sûrs, efficaces et de qualité vérifiée, et qu’ils doivent être prescrits et utilisés de façon rationnelle.

L’UNICEF est présent dans plus de 150 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à se développer, dès la petite enfance et pendant l’adolescence. Principal fournisseur mondial de vaccins pour les pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition de l’enfant, l’eau et l’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et les filles et la protection de l’enfant contre la violence, l’exploitation et le sida. L’UNICEF est financé entièrement par des contributions bénévoles.

Liz Finney
Chargée de la communication
Organisation mondiale de la Santé
Genève, Suisse
Téléphone: +41 22 791 1866
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Joan Howe
Spécialiste de la communication
Division UNICEF des approvisionnements
Copenhague, Danemark
Portable: +45 29 65 71 94
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(OMS)

 

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Actualités

Tout sur l'encoprésie

C’est la persistance d’un non contrôle de l’émission de selles chez un enfant de plus de 2 ans, ceci en l’absence de tout trouble médical neurologique ou digestif de type malformation. On parle également d’incontinence fécale fonctionnelle.

L'encoprésie est la défécation "involontaire" ou délibérée dans des endroits non appropriés chez un enfant d'âge chronologique et d'âge mental d'au moins 4 ans. Pour porter ce diagnostic, il faut que ce trouble survienne de façon durable (depuis au moins 6 mois) à une fréquence d'au moins une fois par mois.

L'encoprésie est presque toujours diurne ; elle se reproduit chaque jour, l'enfant étant conscient de l'émission de la selle, qu'il dit ne pouvoir contrôler. Il s'agit soit de selles véritables, dures ou liquides soit de simples souillures.
L'encoprésie ne doit pas être confondue avec les incontinences du sphincter anal (encéphalopathies, affections de la moelle etc.) et les banales souillures de slip de l'enfant qui s'essuie mal après être allé à la selle.

L'encoprésie survient le plus souvent après une période de continence fécale d'au moins un an.

La fréquence est de 3% à 4 ans et 1,5% à 8 ans. Elle est parfois associée à l'énurésie (" pipi au lit ") ou à d'autres troubles du développement : langage, coordination des mouvements etc.

L’encoprésie primaire est le fait d’enfants qui n’ont jamais pu maîtriser le contrôle de leurs selles. Les lésions neurologiques sont alors souvent la cause.

Bien souvent, l'encoprésie a été précédée d'une constipation opiniâtre pour laquelle différents traitements ont été essayés. Dans d'autres cas, il s'agit d'épisodes d'encoprésie sans constipation ni mégacôlon fonctionnel, liés à des troubles psychologiques (désir d'opposition ou de vengeance, naissance d'un puîné, difficultés scolaires ou familiales etc.) : l'encoprésie est la manière de l'enfant de dire :"non"!

L’encoprésie secondaire est en effet le versant « fécal » de l’énurésie : c’est un mode de protestation ou de réaction contre des contraintes extérieures que l’enfant juge trop fortes ou trop contraignantes.
Il s’agit alors d’une régression, dont la cause est souvent une rigidité trop importante des parents, ou une volonté de ceux-ci à ce que l’enfant brûle des étapes. Le passage délicat de la mise sur le pot, s’il est mal géré peut être à l’origine d’une encoprésie secondaire.

Le mécanisme de l'encoprésie est initialement une rétention fécale : au contraire de l'enfant qui acquiert le contrôle de la défécation, le futur encoprétique retient sa selle : c'est une opposition à la mère. L'effort qu'il fait pour retenir les selles est souvent interprété par les parents comme une tentative de défécation. L'enfant s'isole, s'accroupit et fait de violents efforts pour retenir ses selles ou les faire remonter si l'expulsion a commencé.

Une erreur éducative sphinctérienne est à l'origine de la plupart des cas : éducation coercitive ou trop précoce. A la longue, se crée une dyschésie intestinale génératrice de fécalomes ; la sensation de besoin est émoussée, l'encoprésie devient quotidienne, les exonérations ne se faisant plus que par regorgement. La défécation dans la culotte survient lorsque les moyens de rétention de l'enfant sont débordés ou lorsqu'une partie du fécalome se liquéfie et franchit le sphincter.

Les facteurs émotionnels et affectifs en cause se réfèrent au mode de relation de l'enfant avec ses parents, et surtout avec sa mère, vis-à-vis de laquelle le refus de la selle peut être une première manifestation d'opposition.

Les mères d'enfants encoprésiques ont souvent une personnalité particulière. Elles manifestent un intérêt pathologique aux évacuations intestinales de l'enfant . Elles sont incapables de tolérer une seule journée de constipation. Elles sont souvent angoissées, névrosées. La père est souvent absent. Une dissociation du couple est souvent retrouvée. L'encoprésie, une fois constituée, suscite des sanctions familiales, un comportement rejetant de la part de tout l'entourage, à l'école, qui peuvent aggraver le repli sur lui-même de l'enfant encoprétique. Le garçon d'âge scolaire devient souvent la risée de ses camarades de classe.

Le trouble entraîne très souvent une baisse de l'estime de soi avec un sentiment de honte et de culpabilité qui peut se compliquer de dépression.

Comment réagir ?

Préventivement il s’agit de laisser l’enfant aller à son rythme pour acquérir son autonomie.
Une fois installée, l’encoprésie primaire nécessite la consultation d’un pédiatre qui adressera l’enfant à un neurologue pour éliminer un trouble neurologique. Une encoprésie secondaire, elle, ne nécessite que le recours au psychologue. Celui-ci essayera de comprendre la raison de cette régression dans le contexte familial et personnel de l’enfant.

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